Enquête publique relative à l'extension du bassin de baignade de Grande Anse - Commune de Petite-Ile

Liste des observations
N° 865 : 7 août 2024 - 19:37
Dépôt par mail
*A l'attention du Commissaire-enquêteur.*
Bonjour Monsieur,
Nous vous transmettons notre avis à la fois en corps de message et en
fichier joint pdf. Notre avis est transparent et est rendu public sur
notre site internet.
Bien cordialement. Hoarau Gaëtan, Association Citoyenne de
Saint-Pierre-REUNION (ACSP-REUNION) , le 07/08/2024
*Projet d’extension du bassin de Grand-Anse. Ile de La Réunion.*
*AVIS de L’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (ACSP-REUNION).
07/08/2024*
*_Préalable :_*
Il faut rappeler qu’une réunion publique présentant l’avant-projet
d’extension du bassin de Grand-Anse a eu lieu en juillet 2019, suivi
d’une concertation publique en novembre 2019.
L’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (ACSP-REUNION) y était
présente, et elle a été la seule à étudier le projet, y proposer des
modifications aussi bien pour ce qui est des aménagements au niveau de
la plage/arrière plage, que du bassin.
La marque de l’Association Citoyenne (rare association Réunionnaise non
subventionnée et libre), étant *la transparence*, nos propositions et
avis, eux, ont toujours été rendus publics !
Juillet 2019
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/projet-d-extension-du-bassin-de-baignade-de-grand-anse

Novembre 2019
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/projet-d-extension-du-bassin-de-grand-anse-scenario2

Juillet 2024
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/extension-du-bassin-de-grand-anse-enquete-publique-du-8-juillet-au-7-aout-2024

Il est par contre étonnant de découvrir soudainement page 45 dans le
Dossier d’utilité publique qu’un /« //atelier organisé avec les
services de l’Etat, la commune, ainsi que l’association Vie Océane en
date du 08/06/2022 a permis d’acter les principales adaptations du
projet pour un meilleur fonctionnement et un impact moindre. »/
Alors que l’Association Citoyenne est un acteur historique Réunionnais
de la protection de Grand-Anse, les services de l’Etat, préfèrent
_manoeuvrer en toute opacité_ avec une autre association agréée par ce
même Etat …, association qui n’avait absolument pas bougé en 2019.
Cela a le mérite de mettre à jour une nouvelle fois le fonctionnement et
les pratiques de l’Etat dans le domaine environnemental à La Réunion.
*_Notre avis_*,
qui ne prétend pas être exhaustif évidemment, se base sur notre
connaissance historique des lieux, la lecture de divers documents
présentés à enquête publique comme l’avis de la Mission régionale
d'autorité environnementale (MRAE) et le mémoire en réponse à l'avis de
la MRAE, l’avis de l’ARS, le Dossier d’Utilité publique du projet.
Le projet d’extension du bassin est prévu pour être réalisé sur la durée
de 3 années, avec 6 mois effectifs de travaux en partie terrestre et 7
mois en partie marine.
Il est soumis à appel d’offres européen à hauteur de 7,5 M€.
Il faut reconnaître que la démarche menée par la commune de Petite-Île
depuis 2019 a été remarquable en ce qui concerne la concertation
publique, à part cette réunion cachée du 08/06/2022 probablement imposée
par les services de l’Etat.
La volonté de disposer d’une piscine sur la commune à destination des
scolaires et des habitants, est tout à fait louable, et les dirigeants
de la commune estiment que le coût de fonctionnement d’une piscine
communale (500k€/an) ne serait pas supportable sans augmentation des
impôts communaux, tandis que l’extension-sécurisation du bassin de
Grand-Anse, est présentée bien moins coûteuse pour la commune, alors que
malheureusement, le suivi, l’entretien et la maintenance ne sont jamais
pris en compte dans les aménagements à La Réunion … malgré nos demandes
systématiques et récurrentes.
*Cet aménagement est présenté comme d’utilité publique. Est-ce
réellement le cas ?*
*1/*Le dossier d’utilité publique (DUP) l’indique : /« La création de
zones de loisirs structurées autour de bassins de baignade est une
orientation prioritaire pour l’attractivité touristique de l’île de la
Réunion (décision prise en 2013 par le Comité d’Orientation
Stratégique du Tourisme - COST, associant l’État, le Département de
la Réunion et la Région Réunion). »/
Nous sommes en 2024, 11 années après !
Et 5 années après l’avant-projet, dont l’idée date déjà de 7 années !
Les alertes climatiques du GIEC, la montée prévisible du niveau des
océans, le risque croissant de phénomènes cycloniques plus puissants et
dévastateurs, cela devrait inciter à la prudence et à réfléchir sur la
faisabilité de projets anciens, surtout en sites exposés.
Etat, Région Réunion, Département, ne prennent pourtant absolument pas
en compte les alertes climatiques du GIEC, alors qu’aménager directement
en mer présente le risque d’y jeter à perte des millions d’euros
d’argent public !
Nous pensons qu’au vu des prévisions scientifiques, la responsabilité
impose d’abandonner ce projet situé directement en mer, d’autant plus
que c’est principalement un équipement de loisir, donc non essentiel, et
qu’une alternative terrestre plus sûre est possible.
*2/*Alors que partout dans le monde, la pollution et les impacts
négatifs du tourisme provoquent du rejet de la part des populations
locales, La Réunion figée dans un modèle de « l’ancien monde », ne vise
que la croissance effrénée d’un tourisme de masse sans aucune réflexion
sur l’avenir.
Nous pensons que le seul tourisme acceptable et soutenable, sera celui
qui respecte la population et la faune locale, et ne dénature pas nos
paysages.
- L’extension du bassin accentue l’artificialisation du site.
- De plus, l’argument de la nécessité d’une base de baignade pour
accueillir davantage de monde est fallacieux :
La fréquentation du site est déjà maximale !
En effet, Grand-Anse est déjà un lieu connu et reconnu, essentiellement
comme site majeur de pique-nique familial avec une valeur paysagère en
bordure d’océan, et non comme un lieu de baignade.
- De plus, il est totalement incohérent de prétendre répondre à des
enjeux écologiques en souhaitant attirer et concentrer davantage de
monde avec des pollutions inhérentes de toutes sortes (transports,
déchets etc), sur ce site, en y développant une activité majeure de
baignade !
*3/*Il est malhonnête de laisser croire que l’apprentissage utile de la
natation pour les scolaires de Petite-Île exigerait cet aménagement en mer !
L’ACSP-REUNION préconise une alternative bien plus logique d’une piscine
au plus près des établissements scolaires, et des habitants de
Petite-Île, piscine qui serait alors bien plus facilement accessible,
plus sûre, et qui serait disponible par tous temps.
Cette piscine pourrait être conçue pour être exemplaire, la plus
écologique et économique possible, et pour que son coût de
fonctionnement puisse être au plus bas.
Il n’est pas raisonnable de sous-entendre que le bassin en mer n’aurait
aucun coût de suivi, d’entretien, de maintenance, et que sa pérennité
serait certaine tout en faisant fi des évènements climatiques.
Il y a donc une autre alternative qui nous semble plus sensée et
raisonnable, à destination des scolaires et de la population de
Petite-Île, qui devraient être la PRIORITÉ.
Ce ne serait que justice et devoir de la part de tous les élu(e)s des
collectivités locales et de l’Etat à La Réunion, que d’aider
financièrement la commune de Petite-Île à disposer d’une piscine
terrestre sécurisée, alors que par ailleurs le site de Grand-Anse
profite à toute la Réunion, et même aux touristes extérieurs, pour le
pique-nique !
*4/*« Eskrologie » que d’oser affirmer que l’extension d’un bassin en
mer serait essentiel pour /« la préservation de la biodiversité marine »/ !
Donc sans intervention humaine, la Nature ne survivrait point ? Foutaise.
Bien sûr, nous reconnaissons que la commune de Petite-Île est soucieuse
de ses coraux, et que des précautions sont bien prévues lors des travaux
projetés.
Mais même avec de la bonne volonté, tout n’est pas prévisible en milieu
naturel, il n’y a pas de travaux en mer sans impact, et la meilleure
solution pour éviter tout risque sur le milieu est de privilégier une
autre alternative lorsqu’elle existe.
L’aménagement hydraulique pour le talweg ?
Il n’y a aucun document valide avec des données fiables prouvant sa
nécessité absolue, alors que le bassin existant a vu la biodiversité
marine s’y développer.
Le projet de canalisation sous la plage et sous le bassin pour exutoire
en mer est contestable à la fois pour son impact sur le milieu et son
inefficacité quasi-certaine !
Cette canalisation à 700k€ imposée par la DEAL (l’Etat) apparaît à la
fois comme une hérésie et de l’argent public jeté à la mer.
Une autre alternative (dérivation vers la Ravine de Français par
exemple) aurait dû être envisagée.
L’article 37 du plan Biodiversité fixe l’objectif de protéger l’ensemble
des récifs coralliens d’ici 2025.
(https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/protection-recifs-coralliens-outre-mer-francais#:~:text=l'article%20113%20de%20la%20loi%20pour%20la%20reconquête%20de,français%20d'ici%20à%202025.
)
Chacune, chacun, notera pourtant les silences assourdissants sur ce
projet d’aménagement en mer, à la fois de l’OFB (Office Français de la
biodiversité) trop occupé à faire du blue-washing sur la bosse des
baleines, et de l’ARB (Agence Réunionnaise de la Biodiversité) !
Nous le répétons, la priorité pour le milieu marin à La Réunion, ce ne
sont pas les baleines qui ne sont que de passage, mais la préservation
de nos coraux !
_En résumé_, ce projet d’extension du bassin de Grand-Anse :
*- est un projet d’une autre époque, qui occulte le changement
climatique et ses menaces*
*- accentue l’artificialisation d’un site littoral dénaturant son
paysage remarquable*
*- augmente la pression touristique sur un site majeur du pique-nique
Réunionnais déjà saturé, ce qui est contraire à la préservation durable
du site*
*- présente un risque d’impact sur le milieu marin malgré les
précautions envisagées*
*- n’est pas une priorité pour La Réunion*
*Ce projet, pour sa partie marine, n’est donc pas d’utilité publique*.
*Notre avis est logiquement défavorable, car il existe une autre
alternative*, celle d’une piscine au plus près des scolaires, sur terre,
qui serait bien plus sûre et utile aux habitants de Petite-Île.
**
*L’Association Citoyenne réitère son estime pour la remarquable
concertation menée par le maire de Petite-Île depuis 2019*, ce qui est
loin d’être le cas habituel à La Réunion, ce qui mérite donc d’être
souligné à sa juste valeur.
Justement, l’honnêteté consiste, en toute franchise, à l’alerter sur les
risques engendrés par ce projet qui date, et à l’encourager à s’orienter
vers une alternative plus fiable pour sa population.
*S’il y a bien un responsable de la situation actuelle, c’est la
représentation locale de l’Etat*qui aurait dû, dès l’avant-projet de
2019, orienter la commune de Petite-Île vers une autre alternative plus
raisonnable !
Pour l’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (ACSP-REUNION),
Le président, Gaëtan Hoarau, le 07 août 2024
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/

https://www.facebook.com/acsp974/
acsp974@gmail.com
/Membre du CLSPD Ville de Saint-Pierre/
/Membre de la CCSPL CIVIS (Eau)
Membre du Comité des Partenaires CIVIS (Mobilités)/
/Membre de la CCE Pierrefonds-aéroport/
/Membre de l'UFCNA (Association Française Contre les Nuisances Sonores
Aériennes)/


Mail receptionné le 07/08/2024 à 9:47
N° 864 : 7 août 2024 - 19:36
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,
voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058

1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).

2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.

3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.

4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur sont appelés à se manifester dans les prochaines années : augmentation de l’intensité des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des ravines et autres émissaires : tous phénomènes qui accroissent le risque de destruction des aménagements par la houle et par inondation et glissements de terrain, et qui menacent la population.
Artificialiser le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la population comme pour les aménagements...

5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
> la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre
des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
> préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...) ne pourra que s’amplifier !
> compétence communale du savoir nager en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru, d’autant que les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
> service HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas l’extension du bassin actuel...

6/ Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet : 
parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.

Pierre Alengrin 




Mail receptionné le 07/08/2024 à 14:46
N° 863 : 7 août 2024 - 19:36
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,

Voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral 2024-1058 :

1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est, selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024), le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe) ; Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).

2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour l’île de La Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles :
- il fait partie des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique) ;
- il est classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.

3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle en soit, semble- t-il, clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade.
Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.

4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur se manifesteront plus souvent dans les prochaines années : augmentation de l’intensité des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des ravines et autres émissaires : tous ces phénomènes accroissent le risque de destruction des aménagements par la houle et par inondation et glissements de terrain, et menacent la population.
Artificialiser le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la population comme pour les aménagements...

5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
- la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
- préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...) ne pourra que s’amplifier !
- compétence communale du savoir nager en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru, d’autant que les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
- service HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas l’extension du bassin actuel...

6/ Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de Petite-Île, mais aussi ceux de La Réunion toute entière, comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion

La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet, parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025 et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable, donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.

D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.

Avec mes salutations,


Virginie Borel
virginie.borel@free.fr





Mail receptionné le 07/08/2024 à 15:35
N° 862 : 7 août 2024 - 19:36
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,
voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058

1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).

2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.

3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.

4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur sont appelés à se manifester dans les prochaines années : augmentation de l’intensité des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des ravines et autres émissaires : tous phénomènes qui accroissent le risque de destruction des aménagements par la houle et par inondation et glissements de terrain, et qui menacent la population.
Artificialiser le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la population comme pour les aménagements...

5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
> la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre
des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
> préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...) ne pourra que s’amplifier !
> compétence communale du savoir nager en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru, d’autant que les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
> service HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas l’extension du bassin actuel...

6/ Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet :
parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.

Jean-Pierre HOAREAU


Mail receptionné le 07/08/2024 à 15:42
N° 861 : 7 août 2024 - 19:35
Dépôt par mail
Monsieur le Commissaire enquêteur, Philippe Masternak,Monsieur le Préfet de La Réunion, Jérôme Filippini,
Veuillez trouver ci-dessous le courrier au nom del'association ARBRE concernant l'enquête publique relative à l'extension dubassin de baignade de Grande Anse - Commune de Petite-Ile.Vous pouvez télécharger le rapport d'activités 2023 de l'association sur ce lien : https://arb-reunion.fr/wp-content/uploads/ARBRE_RAPPORT_ACTIVITE_2023_compressed.pdf
Vous en souhaitant bonne réception,
Bien à vous,
Estelle Crochelet

Estelle CROCHELET 
Docteur en écologie marine / Ingénieur agronome spécialisée en Technologies de l'Information & Communication
Consultante pour l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN - https://www.iucn.org/) 
Responsable scientifique de l'Agence de Recherche pour la Biodiversité à La Réunion (ARBRE - https://arb-reunion.fr/) 
Directrice de l’Observatoire des Elasmobranches de l'Archipel des Mascareignes MAEO (Mascarene Archipelago Elasmobranch Observatory - https://reseau.maeoproject.org ; maeoproject@gmail.com) 
Mobile: +262 (0)6 92 309 600 
Skype: estelle.crochelet 
ORCID: https://orcid.org/0000-0002-2791-2443


Mail receptionné le 07/08/2024 à 16:09
N° 860 : 7 août 2024 - 15:24
Auteur : francoise roussel
Son avis : Défavorable
bonjour,
PLUS RIEN ne peut et ne doit justifier aujourd'hui des atteintes nouvelles aux biodiversités, aux espaces terrestres et marins nécessaires à nos vies, à notre survie!.
Nous avons exploité, surexploité, pollué tant d'espèces et de milieux que nous sommes maintenant au bord du gouffre, soumis aux aléas du changement climatique, spectateurs de nos propres pulsions mortifères. Notre façon de nous accaparer "le vivant" est obsolète, dépassée, dangereuse, il nous faut changer vite, très vite de logiciel et défendre, protéger, restaurer la Nature dans toutes ses identités sous peine de disparaitre.
Vous savez tout cela, nous savons TOUS cette triste réalité mais il nous faut aujourd'hui AGIR, absolument, avec détermination et courage à préserver toutes les vies, tous les espaces car ils sont notre dernière chance.
Merci à vous de tout cœur
N° 859 : 7 août 2024 - 14:37
Auteur : Jean-Philippe CHOISIS
Son avis : Défavorable
Considérant que i) l'étude d'impact et l'avis de la MRAe identifient un impact des travaux sur la destruction d'une partie du récif corallien (alors même que le plan national «biodiversité» fixe un objectif de protection de 100 % des récifs coralliens d'ici 2025); ii) selon l'avis de la MRAe aucune alternative n'est vraiment présentée en termes de localisation, pour éviter de porter atteinte au récif corallien et iii) le changement climatique va amplifier la violence des cyclones et tempêtes tropicales, mon avis est plus moral que technique.
Pourquoi faut-il continuer à urbaniser et anthropiser le milieu naturel, alors même que nous en avons besoin pour lutter contre le changement climatique?
La Réunion a connu, ces dernières années, de nombreux travaux de grande ampleur (route des Tamarins, nouvelle route du littoral...) ayant eu un impact majeur sur le milieu naturel. Ces travaux ont été justifiés par l'intérêt public. A contrario, le caractère ludique du projet (la baignade) peut-il aujourd'hui constituer un motif de destruction de l'environnement ?
Je comprends l'intérêt de construire un lieu de baignade pour des raisons économiques et récréatives, mais ne peut-on pas envisager une construction ailleurs ou dans des conditions qui ne portent pas atteinte à l'environnement? Je crains que les travaux conduits ne s'accompagnent d'effets non maitrisés qui amplifient l'effet négatif sur l'environnement marin plus ou moins proche.
N° 858 : 7 août 2024 - 14:36
Auteur : Nicolas Pourquet
Organisation : Étudiant IUT saint pierre
Son avis : Défavorable
Ce projet va détruire la biodiversité du bassin de grande Anse, l’intérêt de ce bassin n’est pas dans sa longueur mais dans sa biodiversité unique. Détruire cette biodiversité, c’est détruire la plage sachant que les moyens misent en places pour les piques niques etc sont déjà largement suffisant.
N° 857 : 7 août 2024 - 14:21
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ici, pas besoin d'un grand discours en faveur de la protection des coraux : chacun de vous est déjà bien conscient de l'impact d'un tel projet sur la biodiversité. Et nous savons tous que l'objectif est de valider ce projet avant 2025.

Cependant, pensez-vous réellement qu'augmenter les infrastructures et la capacité de fréquentation bassin le rendra plus attractif ? Quel plaisir y a-t-il à s'entasser sur des plages déjà saturées ? Actuellement, l'aire de pique-nique est déjà bondée en période estivale et les week-ends. Détruire un site naturel ne le rendra pas plus attirant. Au contraire, c'est en préservant ce lieu brut et authentique que l'on contribue à en faire un espace encore plus précieux.

Lorsque vous recherchez votre prochaine destination de vacances, recherchez-vous l'endroit avec le plus d'aménagements ? Ou plutôt un lieu riche en culture et en biodiversité ? C'est souvent un beau joyau de nature préservée que vous recherchez.

Il est essentiel de considérer les implications à long terme de ces aménagements. Protéger les récifs de Grande Anse, c'est préserver un patrimoine naturel unique pour les générations futures, tout en maintenant l'équilibre écologique de notre île. La préservation des coraux n'est pas seulement une question de conservation de la nature, mais aussi de protection de nos ressources économiques, comme le tourisme, qui dépend de la beauté naturelle de sites comme celui-ci.
N° 856 : 7 août 2024 - 14:17
Cette observation a été classée comme doublon par le commissaire enquêteur.
N° 855 : 7 août 2024 - 14:15
Auteur : MATTHIEU LATOUR
Son avis : Défavorable
Bonjour M. Le Commissaire Enquêteur,

Voilà une fois de plus un projet d'aménagement touristique qui semble s'affranchir complètement des mesures environnementales pour la préservation des quelques espaces encore non souillés par l'humain et ses activités, en dépit cette fois de l'article 113 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages.
L'action 37 du plan Biodiversité qui étend l'objectif de la protection à la totalité des récifs coralliens français d'ici 2025 doit entrer en vigueur dans seulement quelques mois et nos décideurs s'empressent une fois de plus d'aller bafouer les lois environnementales, tant ils leur semblent en avoir encore le temps d'un pont de vie strictement légal.Maos alors quid de la morale ? Est elle réservée au simple citoyen ? Ne serait-il pas plus juste et novateur d'aller au devant des lois, en sauvegardant dans ce cas précis le récif le plus préservé de l'île de la Réunion où de nombreuses espèces protégées ou en passe de l'être (raies, requins de récif) vivent et se reproduisent ? D'autant que l'on sait par ailleurs, ce que la disparition de ces espèces implique (prolifération des requins bouledogues, etc.). Car justement du temps pour faire machine arrière et panser notre planète nous n'en avons plus !
Voilà donc en quoi ce projet semble totalement fou, incohérent et contraire aux impératifs de notre époque.

De plus comment peut-on envisager d'accueillir 100 000 personnes de plus par mois sur ce site quand il est tout simplement bondé à longueur d'année et que le stationnement y est si difficile ?
Des aménagements terrestres seront également nécessaires, en dépit de tous les dangers pour l'environnement et les humains eux-mêmes.
Sans aller jusqu'à douter du sérieux des expertises effectuées sur ordre des promoteurs du projet quant à l'impact de la turbidite de l'eau pendant et suite au travaux dans le bassin, et de la déviation du talweg, il semble tout de même évident que toutes les implications et impacts non pas été pris en compte, notamment celles et ceux liés à l'aménagement terrestre inévitable. Aussi, d'un point de vue sanitaire, savons nous quel impact tous ces baigneurs en plus auront sur le bassin et les récifs derrière ?
N'y a t'il pas des façons plus sensées d'utiliser les subventions européennes ? Au lieu de reporduire les mêmes erreurs que partout, ne pouvons nous pas tenter de faire de l'île de la Réunion un modèle de résilience écologique pour les autres îles de l'océan indien, voire pour le monde en plaçant noblement nos ambitions ? Ne serait ce pas là que resident nos meilleurs atouts pour le tourisme et le développement économique ?

Merci pour votre attention,

Cordialement,

Matthieu Latour
N° 854 : 7 août 2024 - 14:00
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Pour tout en respectant l'environnement
N° 853 : 7 août 2024 - 13:31
Auteur : Vanessa TURBELIN
Son avis : Défavorable
Je vis à Petite Ile et parce que j aime ma commune je suis contre ce projet.
Nous devons protéger Grande Anse! Les enfants, vos enfants vous remercieront d avoir abandonné ce projet.
N° 852 : 7 août 2024 - 13:24
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
C'est un dossier complet qui comporte des explications et des schémas claires facilitant la compréhension du projet. Ce bassin permettra aux usagers de l'utiliser gratuitement et en toute sécurité avec la création d'un poste de Maitre Nageur Sauveteur. Sa surface de 6400 m² avec sa zone d'apprentissage de la natation offrira une surface suffisante de baignade en période de fortes affluences et a été conçu pour tous types de public. Ce bassin sera protégé de la houle tout en permettant un renouvellement continu de l'eau à l'intérieur du bassin. Il est précisé que les travaux seront réalisés tout en préservant la biodiversité marine. En conclusion, c'est un projet qui a pris en compte toutes les contraintes, qui valorisera l'environnement existant et qui bénéficiera à l'ensemble de la population réunionnaise et qui sera aussi un atout touristique pour l'ile de la Réunion.
N° 851 : 7 août 2024 - 13:17
Auteur : Gaëtan HOARAU
Organisation : Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION
Son avis : Défavorable
Préalable :

Il faut rappeler qu’une réunion publique présentant l’avant-projet d’extension du bassin de Grand-Anse a eu lieu en juillet 2019, suivi d’une concertation publique en novembre 2019.
L’Association Citoyenne de Saint-Pierre-REUNION (ACSP-REUNION) y était présente, et elle a été la seule à étudier le projet, y proposer des modifications aussi bien pour ce qui est des aménagements au niveau de la plage/arrière plage, que pour le bassin.
La marque de l’Association Citoyenne (rare association Réunionnaise non subventionnée et libre), étant la transparence, nos propositions et avis, eux, ont toujours été rendus publics !

Juillet 2019
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/projet-d-extension-du-bassin-de-baignade-de-grand-anse

Novembre 2019
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/projet-d-extension-du-bassin-de-grand-anse-scenario2

Juillet 2024
http://citoyennedestpierre.viabloga.com/news/extension-du-bassin-de-grand-anse-enquete-publique-du-8-juillet-au-7-aout-2024

Il est par contre étonnant de découvrir soudainement page 45 dans le Dossier d’utilité publique qu’un « atelier … en date du 08/06/2022 a permis d’acter les principales adaptations du projet pour un meilleur fonctionnement et un impact moindre. » sans que l’Association Citoyenne qui est un acteur historique Réunionnais de la protection de Grand-Anse, n’ait été conviée …

Notre avis,

qui ne prétend pas être exhaustif évidemment, se base sur notre connaissance historique des lieux, la lecture de divers documents présentés à enquête publique comme l’avis de la Mission régionale d'autorité environnementale (MRAE) et le mémoire en réponse à l'avis de la MRAE, l’avis de l’ARS, le Dossier d’Utilité publique du projet ...
Le projet d’extension du bassin est prévu pour être réalisé sur la durée de 3 années, avec 6 mois effectifs de travaux en partie terrestre et 7 mois en partie marine.
Il est soumis à appel d’offres européen à hauteur de 7,5 M€.

Il faut reconnaître que la démarche menée par la commune de Petite-Île depuis 2019 a été remarquable en ce qui concerne la concertation publique, à part cette réunion du 08/06/2022 ...
La volonté de disposer d’une piscine sur la commune à destination des scolaires et des habitants, est tout à fait louable, et les dirigeants de la commune estiment que le coût de fonctionnement d’une piscine communale (500k€/an) ne serait pas supportable sans augmentation des impôts communaux, tandis que l’extension-sécurisation du bassin de Grand-Anse, est présentée bien moins coûteuse pour la commune, alors que malheureusement, le suivi, l’entretien et la maintenance ne sont jamais pris en compte dans les aménagements à La Réunion … malgré nos demandes systématiques et récurrentes.

Cet aménagement est présenté comme d’utilité publique. Est-ce réellement le cas ?

1/ Le dossier d’utilité publique (DUP) l’indique : « La création de zones de loisirs structurées autour de bassins de baignade est une orientation prioritaire pour l’attractivité touristique de l’île de la Réunion (décision prise en 2013 par le Comité d’Orientation Stratégique du Tourisme - COST, associant l’État, le Département de la Réunion et la Région Réunion). »

Nous sommes en 2024, 11 années après !
Et 5 années après l’avant-projet, dont l’idée date déjà de 7 années !
Les alertes climatiques du GIEC, la montée prévisible du niveau des océans, le risque croissant de phénomènes cycloniques plus puissants et dévastateurs, cela devrait inciter à la prudence et à réfléchir sur la faisabilité de projets anciens, surtout en sites exposés.
Etat, Région Réunion, Département, ne semblent absolument pas en compte les alertes climatiques du GIEC, alors qu’aménager directement en mer présente le risque d’y jeter à perte des millions d’euros d’argent public !
Nous pensons qu’au vu des prévisions scientifiques, la responsabilité impose d’abandonner ce projet situé directement en mer, d’autant plus que c’est principalement un équipement de loisir, donc non essentiel, et qu’une alternative terrestre plus sûre est possible.

2/ Alors que partout dans le monde, la pollution et les impacts négatifs du tourisme provoquent du rejet de la part des populations locales, La Réunion figée dans un modèle de « l’ancien monde », ne vise que la croissance effrénée d’un tourisme de masse sans aucune réflexion sur l’avenir.
Nous pensons que le seul tourisme acceptable et soutenable, sera celui qui respecte la population et la faune locale, et ne dénature pas nos paysages.
- L’extension du bassin accentue l’artificialisation du site.
- De plus, l’argument de la nécessité d’une base de baignade pour accueillir davantage de monde est fallacieux :
La fréquentation du site est déjà maximale !
En effet, Grand-Anse est déjà un lieu connu et reconnu, essentiellement comme site majeur de pique-nique familial avec une valeur paysagère en bordure d’océan, et non comme un lieu de baignade.
- De plus, il est totalement incohérent de prétendre répondre à des enjeux écologiques en souhaitant attirer et concentrer davantage de monde avec des pollutions inhérentes de toutes sortes (transports, déchets etc), sur ce site, en y développant une activité majeure de baignade !

3/ Il est malhonnête de laisser croire que l’apprentissage utile de la natation pour les scolaires de Petite-Île exigerait cet aménagement en mer !
L’ACSP-REUNION préconise une alternative bien plus logique d’une piscine au plus près des établissements scolaires, et des habitants de Petite-Île, piscine qui serait alors bien plus facilement accessible, plus sûre, et qui serait disponible par tous temps.
Cette piscine pourrait être conçue pour être exemplaire, la plus écologique et économique possible, et pour que son coût de fonctionnement puisse être au plus bas.
Il n’est pas raisonnable de sous-entendre que le bassin en mer n’aurait aucun coût de suivi, d’entretien, de maintenance, et que sa pérennité serait certaine tout en faisant fi des évènements climatiques.
Il y a donc une autre alternative qui nous semble plus sensée et raisonnable, à destination des scolaires et de la population de Petite-Île, qui devraient être la PRIORITÉ.
Ce ne serait que justice et devoir de la part de tous les élu(e)s des collectivités locales et de l’Etat à La Réunion, que d’aider financièrement la commune de Petite-Île à disposer d’une piscine terrestre sécurisée, alors que par ailleurs le site de Grand-Anse profite à toute la Réunion, et même aux touristes extérieurs, pour le pique-nique !

4/ « Eskrologie » que d’oser affirmer que l’extension d’un bassin en mer serait essentiel pour « la préservation de la biodiversité marine » !
Donc sans intervention humaine, la Nature ne survivrait point ? Ce n’est pas réaliste !
Bien sûr, nous devons reconnaître avec honnêteté que dans ce projet, à travers les documents présentés et leurs améliorations suite à la concertation, que la commune de Petite-Île met tout en œuvre pour préserver les coraux, et que des précautions sont bien prévues lors des travaux projetés.
Mais même avec de la bonne volonté, tout n’est pas prévisible en milieu naturel, il n’y a pas de travaux en mer sans impact, et la meilleure solution pour éviter tout risque sur le milieu est de privilégier une autre alternative, surtout lorsqu’elle existe.

L’aménagement hydraulique pour le talweg ?
Pourtant le dossier d’enquête publique ne présente aucun document valide avec des données fiables prouvant sa nécessité absolue, alors que le bassin existant a vu la biodiversité marine s’y développer !
Le projet de canalisation sous la plage et sous le bassin pour exutoire en mer est contestable à la fois pour son impact sur le milieu, et son inefficacité quasi-certaine !
Cette canalisation à 700k€ est discutable, apparaît à la fois comme trop impactante pour le milieu, difficile à gérer, et revient probablement à jeter de l’argent public à la mer.
Une autre alternative (dérivation vers la Ravine de Français par exemple) aurait dû être envisagée.

L’article 37 du plan Biodiversité fixe l’objectif de protéger l’ensemble des récifs coralliens d’ici 2025.
(https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/protection-recifs-coralliens-outre-mer-francais#:~:text=l'article%20113%20de%20la%20loi%20pour%20la%20reconquête%20de,français%20d'ici%20à%202025.)
Il est remarquable que ce dossier d’enquête publique ne présente ni l’avis de l’OFB (Office Français de la biodiversité) ni celui de l’ARB (Agence Réunionnaise de la Biodiversité) !
Nous le répétons, la priorité pour le milieu marin à La Réunion, ce ne sont pas les baleines qui ne sont que de passage, mais la préservation de nos coraux !

En résumé, ce projet d’extension du bassin de Grand-Anse :

- est un projet d’une autre époque, qui occulte le changement climatique et ses menaces
- accentue l’artificialisation d’un site littoral dénaturant son paysage remarquable
- augmente la pression touristique sur un site majeur du pique-nique Réunionnais déjà saturé, ce qui est contraire à la préservation durable du site
- présente un risque d’impact sur le milieu marin malgré les précautions envisagées
- n’est pas une priorité pour La Réunion

Ce projet, pour sa partie marine, n’est donc pas d’utilité publique.

Notre avis est logiquement défavorable, car il existe une autre alternative, celle d’une piscine au plus près des scolaires, sur terre, qui serait bien plus sûre et utile aux habitants de Petite-Île.


L’Association Citoyenne réitère son estime pour la remarquable concertation menée par le maire de Petite-Île depuis 2019, ce qui est loin d’être le cas habituel à La Réunion, ce qui mérite donc d’être souligné à sa juste valeur.
Justement, l’honnêteté consiste, en toute franchise, à l’alerter sur les risques engendrés par ce projet qui date, et à l’encourager à s’orienter vers une alternative plus fiable pour sa population.
N° 850 : 7 août 2024 - 13:14
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Outre les arguments sanitaires, sécuritaires et sociaux repris par les différentes institutions, le projet va engendrer des impacts environnementaux sur le récif corallien de Grande Anse le plus préservé de l'île, qui nécessitent d'être rappelés.

(1) L'aménagement va augmenter la turbidité de l'eau qui ne permettra pas aux coraux de puiser la lumière.
(2) Le projet d'acheminement des eaux usées dans le récif corallien de Grande Anse et qu'il est nécessaire de maintenir au regard du contexte environnemental.
(3) Ce projet ne respecte pas la Stratégie nationale pour les aires protégées qui vise à préserver les coraux qui sont qualifiés "d'écosystèmes remarquables et riches en biodiversité ou particulièrement vulnérables face aux changements à venir". L'objectif de la SNAP est de mettre sous statut d'aire protégée 100 % de récifs coralliens d'ici 2025 car il est rappelé "leur intérêt biologique, leur vulnérabilité aux changements globaux qui doivent prioritairement être ciblés pour le renforcement du réseau d’aires protégées" (SNAP, p.20).
(4) De plus la création de la zone d'enrochement ne permettra pas la même circulation de l'eau et des larves coralliennes que dans le bassin actuel ce qui va accentuer la mortalité des coraux.
(5) Le récif corallien de Grand Anse apparaît comme un site ressource enrichissant la côte Ouest de La Réunion, jusqu'au Cap La Houssaye. Il est le site de l'île qui résiste le mieux à l'artificialisation contrairement aux récifs coralliens de l'Ouest (jusqu'à 50 % de recouvrement corallien à Grand'Anse contre 16 % vers La Saline).
N° 849 : 7 août 2024 - 13:10
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je ne suis pas favorable à ce projet en raison des risques qu'il fait porter aux coraux. Par ailleurs, l'argument sécuritaire relatif à la présence de requins me semble totalement de mauvaise foi. S'il en était autrement, comment imaginer que le bassin actuel n'ait pas déjà été interdit à la baignade et qu'aucune implantation de poste de secours n'ait été envisagé. Je pense par ailleurs qu'il est urgent de sortir de logiques de rentabilité économique au mépris d'espaces naturels préservés qui se font de plus en plus rares.
N° 848 : 7 août 2024 - 12:54
Auteur : Gérard Hoarau
Son avis : Favorable
Enfin après 7 années d'études le projet devrait voir le jour n'en déplaise à ceux qui s'y oppose sans avoir pris le temps de lire son contenu. Cependant je note un bémol quant à la conduite des eaux pluviales qui nécessite des moyens colossaux pour un résultat très incertain. Une simple dérivation du talweg en amont du bassin serait plus pérenne avec un coût d'entretien minime à la collectivité et donc à nos impôts. J'encourage pleinement ma commune à la réalisation de cet équipement afin de le faire partager à l'ensemble des Réunionnais.
N° 847 : 7 août 2024 - 12:32
Auteur : Armand DAYDE
Organisation : Vie Océane, CORECIF
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Une étude récente annonce que les récifs coralliens de Grande Anse sont les plus conservés de toute La Réunion. Les coraux durs de la pente externe de Grande Anse recouvreraient, en moyenne, plus de la moitié de récif (54%). Pour comparaison, la pente externe de l’Hermitage – La Saline serait recouverte, en moyenne, par 16% de coraux durs. La pente externe de Grande Anse est à proximité immédiate du bassin. Un bassin à la biodiversité exceptionnelle, au point que l’association VieOcéane
y a dédié un livre (ref). Ce projet d’aménagement s’inscrit dans un contexte (i) de la dégradation accélérée des récifs coralliens mondiaux4, (ii) des prérogatives nationales avec la loi pour la reconquête de la biodiversité et les stratégies nationales biodiversité et aires protèges qui visent une protection de 100% des récifs coralliens en 2025 et (iii) de la dégradation aiguë des récifs coralliens de La Réunion (environ 65% de recouvrement par les coraux durs en 1980 pour environ 26% de recouvrement en 2024) qui diminue drastiquement la protection de la barrière récifale face aux fortes houles et aux cyclones, qui pourtant, vont augmenter en intensité au vu des prévisions météorologiques locales5.
Les travaux vont engendre une destruction physique des colonies coralliennes du bassin prévisible et une destruction d’un platier à élément dispersé avec des recouvrements coralliens supérieurs à 50% (selon la cartographie fine des habitats marins réalisés par Biotope) pour l’aménagement de la fosse de natation assurée. Une séquence Eviter – Réduire – Compenser a été proposé pour limiter les impacts écologiques et pourrait mitiger cet avis. La commune de Petite-Ile affirme que les travaux d’extension ne viennent pas impacter directement les formations coralliens en évitant les zones vivantes. La commune de Petite-Ile semble avoir confiance au suivi en continu de la turbidité des eaux pour éviter les impacts indirects sur les colonies coralliennes. Théoriquement, c’est possible, mais dans la mise en pratique, la complexité vient questionner l’efficacité d’une telle mesure. Puis, comment les colonies seront protégées de la fréquentation croissante du bassin par les différents usagers ? Des compensations sont également proposées, comme l’élaboration d’un plan de gestion. L’initiative est honorable, toutefois, l’échelle nationale a déjà préfiguré la mise en protection, et donc la gestion de tous les récifs coralliens français. Enfin, il a été fait mention de transplantation corallienne, dont Petite Ile veut être « précurseurs dans la mise en place d’un protocole de transplantation des coraux afin de compenser l’impact sur certaines colonies »6. La transplantation corallienne est une compétence absente du territoire. Qui sera responsable de cette action ? À cela s’ajoute la thèse de Charlotte Bigard7 sur la mise en œuvre du concept de la séquence Eviter – Réduire – Compenser, qui affirme que les mesures de compensation en milieu corallien est, en grande majorité, un échec.
À la question « Est-ce que le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse sur le territoire de la commune de Petite-Ile permettra d’assurer les valeurs écologiques, sociales et économiques ? », la réponse semble être sans équivoque pour la partie écologique. Non.

Impact sur l’aspect social
Un argument fort en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse est la protection face aux requins. La commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requin dans le bassin sans pour autant donner les sources ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin de rentrée et sortir est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Est-ce que la commune de Petite-Ile assure la protection des usagers en étant en connaissance de ce fait sans n’avoir jamais fermé l’ouverture à l’ouest du bassin ? Si le problème requin est la raison principale du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors la construction d’un poste de secours et l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest semble amplement suffisante. Ces installations devraient réduire drastiquement les impacts sur les colonies coralliens par rapport aux projets actuels.
L’extension du bassin permettrait une capacité de charge supérieure au bassin actuel, qui selon la commune de Petite-Ile est atteinte (selon quelle étude ?). Cela assurerait une l’accueil d’un public croissant. Sur le fond, la stratégie est intéressante et surement efficace. Or, à ma connaissance, aucune stratégie pour limiter la croissance de fréquentation du site n’est prévue. Ainsi, quand la commune de Petite-Ile répond aux remarques de la MRAE sur la question de la fréquentation en stipulant que l’ « agrandissant le bassin et en créant des espaces d’activité en dehors des zones de développement des coraux, le pétitionnaire vise à délocaliser la pression anthropique en dehors des zones d’enjeux et à rediriger / contrôler les usages, tout en assurant la sécurité et le confort des usagers » ne semble pas apporter de solution pour freiner l’augmentation de la fréquentation. En rendant le site de plus en plus attractif, l’extension du bassin aura-t-elle une capacité de charge suffisante pour accueillir le public dans les années à venir ? Il semble avoir une incohérence face aux prérogatives de soutenabilités soulignées par France Stratégie8 et une stratégie locale d’augmenter l’attractivité d’un site touristique sans stratégie pour limiter l’augmentation de fréquentation.
- Etude à venir
À la question « Est-ce que le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse sur le territoire de la commune de Petite-Ile permettra d’assurer les valeurs écologiques, sociales et économiques ? », la réponse semble être sans équivoque pour la partie sociale. Non.

- Impact sur l’aspect économique
En 2013, le Comité d’Orientation Stratégique du Tourisme a décidé que la création de zones de loisirs structurées autour de bassins de baignade est une orientation prioritaire pour l’attractivité touristique à La Réunion.
Projet d’agrandissement coute 5,07 M€ TTC. Coût de fonctionnement moyen annuel des piscines est estimé à 1 073 euros m² estimés par l’Observation des finances et de la gestion publique locales. La zone d’apprentissage à la natation du bassin de Grande Anse est prévue à 650 m². Le coût annuel pour la commune, à surface égale, de 697 50 euros, auquel il faut rajouter la dépense liée à la construction et à l’équipement du bâtiment. Cette somme peut paraître élevée. Or, est-elle comparable à la perte des services écosystémiques du récif corallien de La Réunion ? La question est rhétorique, la réponse est non. Le projet d’aménagement du bassin de Grande Anse ne sera pas le responsable de la destruction des récifs coralliens de La Réunion, mais y participera grandement en dégradant la zone la plus préservée de l’île.
- Création de zones de loisirs structurées autour de bassins de baignade est une orientation prioritaire pour l’attractivité touristique de l’île de La Réunion (décision prise en 2013 par le Comité d’Orientation Stratégique du Tourisme – COST)
- Pas adapté face à l’augmentation de la fréquentation du site

Arguments en défaveur du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse

Argument écologique
1. Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie (la lumière) tout en risquant de les étouffer avec la sédimentation. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU reste très élevé pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU. De plus, le chantier de la NRL a déjà pu nous montrer toute les failles dans la gestion de la turbidité sur un chantier.

2. Le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considéré à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact.
En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.
De plus, la question de la gestion de l’exutoire reste en suspend. Quand on voit l’état des exutoires proches du littoral, que ce soit sur Saint Pierre, Etang Salé, Saint Leu… comment a-t’on prévu de curer cet exutoire lorsqu’il sera comblé (et il le sera). La situation sera alors dégradée par rapport à l’état actuel.

3. L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de la digue actuelle. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une digue d’environs 10m de large pour une hauteur de



Les travaux vont affecter le platier interne et une partie du front récifal du récif de Grande Anse.
Si le front récifal est peu colonisé par les coraux du fait des conditions hydrodynamiques, le platier interne (qui occupe la quasi-totalité du récif) est composé de blocs basaltiques colonisés dans sa partie nord et d’un platier à éléments dispersés dans sa partie sud et centrale.
Accolée au bassin, la partie Sud de la plateforme récifale, concernée par l'aménagement, est partiellement protégée de la houle et des courants. Elle affiche donc un développement corallien relativement important (>40%). Les espèces sont globalement les mêmes qu’à l’intérieur du bassin (voir ci-dessous), avec des formes plus aplanies en lien avec l’important hydrodynamisme (Pareto & BCEOM, 2004).

--> En conséquence, les travaux, et en particulier le creusement du bassin de nage, vont affecter une zone corallienne construite.

Nous pouvons également citer les réglementations et recommandations relatives aux coraux et récifs coralliens Internationales nationales et même locales pour mettre en exergue la non-conformité du projet vis-à-vis du récif coralien existant.
CITES : Même s'il ne s'agit pas dans ce cadre de commerce d'espèces, rappelons tout de même que toutes les espèces de coraux Scléractiniaires sont inscrites à l’Annexe II de la CITES.

UE : Toutes les espèces de coraux Scléractiniaires sont inscrites à l'Annexe B du Règlement (CE) nº 338/97 du Conseil du 9 décembre 1996 relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce

UICN : tous les coraux constructeurs de récifs de La Réunion sont inscrits sur la liste rouge des espèces menacées en France.

(site du Ministère de l'Ecologie et de la cohésion des territoires)
Le plan d’actions pour la protection des récifs coralliens français structure l’action publique pour répondre aux objectifs nationaux de protection de ces écosystèmes. Élaboré dans le respect des compétences de chacun, il s’appuie sur l’IFRECOR pour obtenir l’engagement des collectivités ultra-marines à compétence propre en environnement.
Locales
Arrêté préfectoralN°1742-2008, dans sa version consolidée au 18 janvier 2023, réglementant l'exercice de la pêche maritime professionnelle dans les eaux du département de La Réunion :
Le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse est en contradiction avec l'article 16 : " La pêche ou le ramassage du corail vivant ou mort est interdite. Tout acte de destruction du corail est également prohibé."

Contexte et enjeux
Responsable de 10 % des récifs coralliens du monde, la France s’est dotée d’objectifs ambitieux pour la protection de ces écosystèmes vulnérables et précieux :
- l’article 113 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages fixe l’objectif de protéger 75 % des récifs coralliens ultramarins d’ici à 2021 ;
- l’action 37 du Plan biodiversité étend cet objectif à l’ensemble des récifs coralliens français d’ici à 2025.
Pour atteindre ces objectifs, le Plan d’actions pour la protection des récifs coralliens des outre-mer français structure l’action publique menée en faveur de ces écosystèmes. Il vise à encadrer et diminuer les pressions anthropiques locales qui s’exercent sur les récifs coralliens afin de favoriser leurs capacités de résilience. Le plan ne traite pas directement du changement climatique et sa réussite est liée à l’atteinte des objectifs internationaux fixés par la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, ainsi qu’à la bonne mise en œuvre des politiques d’adaptation.
Il s’articule autour de six axes structurants.
1- Renforcer le cadre de la protection en mer
2-Réduire les pressions venant du bassin versant
3-Éviter-réduire-compenser en milieu corallien
La séquence éviter-réduire-compenser (ERC) est solidement définie aux niveaux national et européen. Cependant, son application en milieu corallien reste imparfaite et le plan s’attache ici à accompagner les porteurs de projets et les services instructeurs dans la conduite des études d’impact des projets d’aménagements et à développer des outils opérationnels pour optimiser les mesures compensatoires nécessaires. L’objectif visé est l’absence de perte nette de biodiversité.
4-Gérer les crises touchant les récifs coralliens
5- Surveiller et mieux connaître pour ajuster l’action publique
6-Communiquer et sensibiliser pour renforcer la prise en compte des récifs coralliens par les différents acteurs

--> Le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse est en contradiction manifeste avec ce plan d"actions et notamment avec les axes 3 et 4.

A titre personnel, j'ai déjà observé des espèces rares dans ce bassin (murène dragon -Enchelycore pardalis-, des cigales de mer, langoustes) ainsi que 2 pontes de coraux. Ces pontes tendent d'ailleurs à montrer la fonctionnalité de ce bassin d'une part, et d'autre par que nous avons encore beaucoup à apprendre sur le fonctionnement des récifs de la Réunion, étant donné la période à laquelle cela a été observé.

Pour finir, ce projet pourrait être bien pensé et construit de manière intelligente. Pourquoi s’orienter vers des solutions aussi grossières et sans vision à long terme ? Les exemples de projets « ratés » ne manquent pas, les outils de décisions sont présents, les connaissances aussi. Les décideurs ne pourront pas se cacher derrière un « on ne savait pas » si le projet se réalise en l’état.
N° 846 : 7 août 2024 - 12:30
Auteur : Tiphaine Zuinghedau
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable à ce projet d'agrandissement du bassin de Grand-Anse en tant que citoyenne soucieuse de protéger le Vivant et la démocratie, mais aussi en tant qu'enseignante en primaire de la commune de Petite-Ile.
- en tant que citoyenne soucieuse de préserver le Vivant:
La disparition des coraux sur notre planète atteint à ce jour près de 50% des colonies et notre île n'est pas épargnée par le phénomène : les dernières études de terrain réalisées par le projet UTOPIAN montrent que le taux de recouvrement des coraux entre 0 et 15m de profondeur est d'environ 20% aujourd'hui contre 80% vers 1980. Les écosystèmes coralliens sont non seulement riches en biodiversité, mais aussi une barrière naturelle contre la houle. Le GIEC ainsi que Météo France national (corroboré par les travaux de Météo France à La Réunion), prédisent qu’avec le réchauffement global de la planète, le nombre de cyclones ne devrait non pas augmenter en fréquence, mais bel et bien en intensité. Préserver les récifs coralliens est donc indispensable pour protéger les littoraux de l’érosion.
Grand-Anse est, a contrario du reste de notre île, est un site exceptionnel où le taux de recouvrement atteint 54% (Broudic et al.), exception visible dès que l'on met la tête sous l'eau dans le bassin même lorsque l'on est un néophyte : des patates coralliennes accueillent le nageur dès son entrée dans l'eau, couleurs et disparités de formes nous indiquent une biodiversité que l'on ne retrouve plus dans les lagons de l'ouest ou de St Pierre depuis au moins 15 ans. De même, une plongée derrière le bassin, révèle une biodiversité exceptionnelle liée à un écosystème stable et sain. A ce titre, Grand-Anse est un lieu réputé pour les touristes amoureux et curieux de la biodiversité marine réunionnaise.
Les travaux que le projet d’agrandissement du bassin prévoient ne peuvent pas ne pas avoir d’impact sur ces deux écosystèmes : le dépôt de la canalisation d’évacuation des eaux usées au large, le dépôt des pierres pour augmenter la hauteur des enrochements ainsi que les excavations nécessaires pour l’agrandissement et le bassin d’apprentissage de la natation vont augmenter la turbidité de l’eau et le dépôt de sédiments sur les coraux, leur déplacement et leur destruction. Or la croissance des coraux est un phénomène extrêmement lent (1 cm par an) : face aux conséquences attendues su réchauffement global de la Terre sur les océans et le climat, je pense qu’il n’est pas du tout raisonnable de parier à la Pascal, sur la résilience de l’éco-système de Grand Anse. Nous avons tout à perdre et peu à y gagner.
- En tant que citoyenne de Petite-Ile :
A la problématique des difficultés de l’apprentissage du Savoir Nager tant dans les familles que dans les écoles, l’agrandissement du bassin de Grand Anse et la création d’un bassin d’apprentissage n’est qu’une des solutions possibles. Les communes limitrophes de Petite-Ile ont fait le choix de créer et entretenir des piscines municipales : 3 à Saint Pierre, 2 à Saint Joseph et 2 au Tampon. La création d’une piscine à Petite-Ile est donc un projet raisonnable, qui pourrait à l’instar du centre Aqualoisirs inauguré cette année à St Pierre, bénéficier de fonds FEDER pour sa construction. Or, un tel projet n’a pas été envisagé à ma connaissance, ou plutôt réactualisé.
Une autre alternative existe : se rendre dans ces piscines limitrophes, comme les collégiens de Petite-Ile, qui, en 6ème apprennent déjà à nager ou perfectionnent leurs techniques dans les piscines de St Pierre.
Ces choix possibles et tous raisonnables, méritent d’être creusés et présentés aux citoyens de Petite-Ile, afin qu’ils puissent se positionner sur l’un ou l’autre. Pour en avoir discuté avec des Petits-Ilois, je gagerais que la piscine recueillerait le plus de votes.
La construction d’une piscine à mi-pente, du type bassin d’apprentissage de Jean Petit à St Joseph, permettrait de créer un pôle sportif et attractif pour les habitants des hauts, très enclavés, mais serait aussi un moyen de créer un pôle économique, où pourrait se développer des commerces de proximité au moins de bouche.
Conjugué à la création de pistes cyclables et à l’intensification des désertes en bus (nombreux sont les habitants des Hauts qui n’ont pas de voiture), l’on peut très facilement imaginer que les enfants et familles du quartier, mais aussi ceux de la ligne des 700 et ceux du centre-ville s’y rendraient les mercredis après-midi, week-end et vacances scolaires.
Les créneaux restants pourraient être partagés entre les écoles et les crèches, mais aussi avec les associations sport-santé et de 3ème jeunesse, dans une eau à température et bactériologie régulée.
Une telle construction coûterait bien moins cher à la Commune que le projet de Grand-Anse et bénéficierait à bien plus de Petit-Ilois et serait un pôle de santé et économique qui serait bénéfique à ces quartiers (Ravine du Pont ou Charrié possèdent des terrains qui pourraient en accueillir une).
- En tant qu’enseignante en école primaire :
L’apprentissage du Savoir Nager dans un bassin en milieu naturel est tributaire des conditions météorologiques (houle, vent, pluie), mais aussi des conditions sanitaires en particulier après des épisodes de forte pluie. Ainsi, l’on peut tabler sur de nombreux annulations et reports, en période 3 (de févier à avril) période de pluies intenses et cyclones, mais aussi en période 1 et 5, pour cause de houle et température de l’eau non conforme, comme l’on en rencontre lors des sessions d’apprentissage du kayak et de la voile dans l’avant-port de St Pierre avec l’Association Nautique de St Pierre, déstabilisant la programmation des apprentissages faite par les enseignants.
Enfin, l’on pourrait imaginer que le bassin de Grand-Anse serait une solution réduisant les coûts (et temps) de transport qui sont nécessaires pour se rendre dans les piscines des communes limitrophes, mais en réalité les 7 écoles de Petite-Ile devraient s’y rendre en bus.
C’est pourquoi, une piscine à mi-pente, chauffée et couverte, comprenant un bassin d’apprentissage, type piscine de Jean Petit, me semble, en tant qu’enseignante, un bien meilleur outil pour le Savoir Nager des élèves de la commune qu’un bassin à Grand Anse.
Je concluerais ma participation à cette enquête publique en affirmant que je suis contre ce projet d’agrandissement du bassin de Grand Anse non seulement pour préserver cet écosystème marin fragile et exceptionnel, mais aussi parce que je pense que ce projet ne sera pas un outil efficient pour apprendre à nager à nos enfants et que l’argent qui y sera investit pourrait l’être dans d’autres projets dédiés, dévolus et construits par et pour les habitants de la Commune mais aussi aux touristes.
Enfin, je tiens à mentionner le fait que je n’ai jamais vu ni entendu parler de présence de requin dans le bassin de Grand Anse, en 25 ans de vie à Petite-Ile.
N° 845 : 7 août 2024 - 12:01
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Bonjour
L 'acces au site et les places de stationnement resteront gratuites?
N° 844 : 7 août 2024 - 11:51
Auteur : Michelle GOUPIL
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.



Arguments sociaux


7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.


8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.


9. Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.



Arguments économiques


10. Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.


11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.


13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 843 : 7 août 2024 - 11:50
Auteur : Rebecca Buffard
Son avis : Défavorable
Défavorable à l’approfondissement du bassin = destruction du massif corallien en place / déplacer l’exutoire du cours d’eau en place = ne permet plus de circulation d’eau et favorisera le développement algues au détriment des coraux.
Quid des mesures ERC - la mesure d’évitement doit être priorisée et la mesure de compensation mise en œuvre en dernier recours !
Un bon nombre d’éléments proposés (approfondissement du bassin, busage du talweg) peuvent être évités.
N° 842 : 7 août 2024 - 11:48
Auteur : Guillaume Mankowski
Son avis : Défavorable
1. Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

2. Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

3. L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de la digue actuelle. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une digue d’environs 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort, de zone corallienne avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Marines). Aucune mesure de compensation n’a également été retenue.

4. M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Or, il n’a aucune preuve de cet avancement si ce n’est son espoir et l’exemple du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 2024 et 1987 ? Le bassin actuel a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler librement et aux larves coralliennes de s’y implanter, or en 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environs 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler librement et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer. En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment à des recouvrements moyens de l’ordre de 65%., aujourd’hui, les récifs se meurent. En 1987, l’artificialisation des sols du sud était encore légère et le changement climatique une prédiction, or, en 2024, c’est plus de 70% d’artificialisation des sols de la Petite-Ile et nous sommes face à un changement climatique. Au vu de ce contexte, l’espoir de M. le maire est spéculatif, or, à l’heure du défi climatique et de la biodiversité, reposer un projet aux impacts écologiques forts sur un simple espoir n’est pas responsable.

5. Un argument fort en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse est la protection face aux requins. La commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requin dans le bassin sans pour autant donner les sources ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin de rentrée et sortir est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Est-ce que la commune de Petite-Ile assure la protection des usagers en étant en connaissance de ce fait sans n’avoir jamais fermé l’ouverture à l’ouest du bassin ? Si le problème requin est la raison principale du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors la construction d’un poste de secours et l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest semble amplement suffisante. Ces installations devraient réduire drastiquement les impacts sur les colonies coralliens par rapport aux projets actuels.

6. Si le projet chercher à concilier l’attractivité touristique et la biodiversité, alors au lieu de faire le pari risqué d’une extension sans impacter négativement les récifs coralliens sur le long terme, il serait plus intéressant de penser à faire passer le récif de Grande Anse en Espace Naturel Sensible. Un Espace Naturel Sensible préserve les sensibilités écologiques et paysagères tout en contribuant à la prévention des risques naturels d'inondation. Ainsi, selon cette définition et des fonctions socio-écologique du site, les récifs de Grande Anse (récif les plus vivants de l’île et source de vie pour les autres récifs) ont tout intérêt à être placé comme Espace Naturel Sensible.

7. D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Grande Anse devra alors être placée sous protection. Un projet qui va engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île sans garantie d’une résilience du site est une incohérence et une hérésie au vu de la stratégie nationale.

8. Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, c’est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Une déclaration d’utilité publique émanant du préfet a permis de passer outre cette réglementation. Or, bien que le dossier de déclaration d’utilité publique soit bien publié pour l’avis d’enquête publique, l’arrêté préfectoral n’est pas public. Ce document devrait être public pour laisser le soin d’appréciation des citoyens sur l’argumentaire déployé pour faire passer le projet comme d’utilité publique.
N° 841 : 7 août 2024 - 11:47
Auteur : Cedric Folio
Son avis : Favorable
Bonjour ce bassin de baignade meritait un rafraichissement modernisation et securisation. Je suis favorable a ce projet d extension cest un bon projet .
Vu le probleme de place de stationnement sur ce secteur il y aura t' il d'avantage de place de stationnement ?
Cordialement
N° 840 : 7 août 2024 - 11:22
Auteur : MATTHIEU LATOUR
Son avis : Défavorable
Voilà une fois de plus un projet d'aménagement touristique qui se fiche complètement de la préservation des quelques espaces encore non souillés par l'humain et ses activités, en dépit cette fois de l'article 113 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages.
L'action 37 du plan Biodiversité qui étend l'objectif de la protection à la totalité des récifs coralliens français d'ici 2025 doit entrer en vigueur dans seulement quelques mois et nos décideurs s'empressent une fois de plus d'aller bafouer les lois environnementales tant qu'ils leur semblent en avoir encore le temps, au lieu de prendre les devants et de montrer l'exemple en sauvegardant le récif le plus préservé de l'île où de nombreuses espèces protégées ou en passe de l'être (raies, requins de récif) vivent et se reproduisent. D'autant que l'on sait par ailleurs, ce que la disparition de ces espèces impliques (prolifération des requins bouledogues, etc.). Il serait grand temps de réaliser que justement du temps pour faire machine arrière et panser notre planète nous n'en avons plus !
Voilà pourquoi ce projet est tout bonnement inadmissible et par dessus tout totalement indigne.

De plus comment peut-on envisager d'accueillir 100 000 milles personnes de plus par mois sur ce site quand il est tout simplement bondé à longueur d'année et que le stationnement y est si difficile ?
Cela voudrait dire que des aménagements terrestres seraient également nécessaires, avec sans doute encore des ravines déviées (pour ne pas rappeler d'autres projets actuels tout aussi inacceptables) et que-sais-je encore comme inepties, en dépit de tous les dangers pour l'environnement et les humains eux-mêmes, tant que l'argent coule à flot.
Il suffit ! Mesdames, Messieurs, un peu de bon sens et de rationalité svp !
N° 839 : 7 août 2024 - 11:04
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Cet extension aura un impact écologique important.

ARGUMENT ECOLOGIQUE
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île

UN PROJET ECONOMIQUE
Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.

ARGUMENT LEGISLATIF
Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.
N° 838 : 7 août 2024 - 10:50
Auteur : Nicolas Fabien Etheve
Son avis : Favorable
Favorable a ce projet. Habitant de Petite ile, le bassin a besoin d'amélioration.
N° 837 : 7 août 2024 - 10:48
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le bassin lors des travaux va subir de gros dégâts et le bassin de natation au centre va encore poursuivre le destruction des coraux et les arrivées d eaux ne sont pas assez importantes pour que le bassin puisse se régénérer
Il faut revoir le projet
N° 836 : 7 août 2024 - 10:39
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Bonjour, je suis favorable à ce projet qui permettra de développer ce site et sécurisé la baignade des réunionnais ou des touristes.
N° 835 : 7 août 2024 - 10:38
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Bonjour, je suis favorable à ce projet qui permettra de développer ce site et sécurisé la baignade des réunionnais ou des touristes.
N° 834 : 7 août 2024 - 10:23
Auteur : Saïdou Emmanuel
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet qui participe au développement économique et touristique de notre île et surtout du bassin sud. Le bassin de Grande Anse est réputée et mérite une amélioration en sécurisation pour nos familles et surtout nos enfants. C'est dommage de le voir interdit à la baignade. Avec l'accompagnement des services de l'Etat et des associations je suis persuadé que ce projet suscitera l'adhésion de tous comme pour le bassin de Manapany et celui de Saint Philippe (Baril les bains après coup). Les études de conception et les travaux prendront obligatoirement en compte les aspects environnementales (faune et flore). Le projet prend en compte les aspects d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Ce projet donnera donc une image positive de notre territoire à travers le monde.
N° 833 : 7 août 2024 - 10:17
Auteur : Rebecca Buffard
Son avis : Défavorable
Défavorable à l’approfondissement du bassin = destruction du massif corallien en place / déplacer l’exutoire du cours d’eau en place = ne permet plus de circulation d’eau et favorisera le développement algues au détriment des coraux.
Quid des mesures ERC - la mesure d’évitement doit être priorisée et la mesure de compensation mise en œuvre en dernier recours !
Un bon nombre d’éléments proposés (approfondissement du bassin, busage du talweg) peuvent être évités.
N° 832 : 7 août 2024 - 10:08
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Enfin, une chance pour la baignade et la sécurisation du site. cela fait environ 10 ans que le bassin n'est plus autorisé.
Pour ceux qui oublient, il y a eu des noyades à proximité, car les gens pensent que tout le linéaire est praticable.
La lecture des pièces du dossier permet de comprendre le projet dans son ensemble, la recherche de préservation de la biodiversité qui s'est installée dans le bassin et la sécurisation d'un espace pour la nage. Le Haut de plage est retravaillé et le muret actuel est supprimé : ce qui est une bonne chose.
Un poste de MNS sera construit en partie haute. Des panneaux d'information sont prévus.
en comparaison, le littoral de la Saline et de l'Hermitage lorsqu'il a été réaménagé ces trois dernières années a fait l'objet de critiques. Le constat est que finalement les gens comprennent et s'approprient la démarche. Les études pour le bassin de Grande Anse montrent que la biodiversité est préservée et mise en valeur.
Pour la qualité des études produites, je suis favorable au projet dans son ensemble.
et le dernier point que j'ai noté, est que pendant la période de passage des baleines, les travaux en mer sont stoppés.
N° 831 : 7 août 2024 - 09:43
Auteur : Mathieu PINAULT
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je me permets de donner mon avis intuitu personae sur ce dossier d'aménagement, dont je reconnais l'utilité de rénovation et d’accès aux personnes à mobilité réduite, mais dont les dimensions et le peu d’intérêt porté aux formations coralliennes présentes dans le bassin actuel me semblent inadaptés aux spécificités du site et à son caractère attractif.

En effet, le site actuel se situe sur l'une des formations récifales les mieux préservées de l'île et le caractère naturel du site de Grande Anse est l'un de ses atouts paysagers. Dénaturer ce site exceptionnel en y intégrant un "bassin - piscine" standardisé, détaché de son environnement pourtant remarquable, représente à mon sens une sous estimation de l'attachement et de la curiosité des réunionnais à l'environnement marin, dont la configuration actuelle du site de Grande Anse permet une observation encadrée et sécurisée.

Agrandir et creuser le bassin en détruisant tout ou partie de ses formations coralliennes priverait les usagers d'un atout écotouristique remarquable et unique à Réunion, qui mériterait au contraire d'être valorisé et mis en avant à travers un projet plus intégrateur. Pour ces raisons, j’apporte un avis défavorable au projet tel que soumis à enquête publique.
Cordialement.
N° 830 : 7 août 2024 - 08:49
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
J'ai l'habitude de me baigner dans cette belle piscine de mer de Grande Anse. A chaque fois, je suis émerveillée par la faune aquatique et ne souhaite pas qu'elle disparaisse au profit d'un bassin sans intérêt...
N° 829 : 7 août 2024 - 08:44
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable à ce projet contre nature.
N° 828 : 7 août 2024 - 07:36
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je m'oppose au projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse.
Comme vous le savez, les baigneurs sont parfois enduits de crèmes solaires ou huiles solaires qui se répandent dans les eaux de mer sans s'y dissoudre. Ces substances sont nuisibles à la flore et à la faune. Une extension du bassin amènerait une plus grande quantité de baigneurs et baigneuses à se plonger dans ces eaux et l'impact sur les animaux et les plantes au sein de ce bassin et aux alentours serait complètement délétère. Je m'inquiète notamment pour les colonies de coraux qui sont si sensibles aux variations de leur milieu de vie.
Voilà, entre autres raisons, pourquoi je m'oppose à l'extension du bassin de baignade.
Merci.
N° 827 : 7 août 2024 - 07:12
Auteur : Aurelien Ferre
Son avis : Défavorable
Je ne suis pas fondamentalement opposé au projet car un lieu de baignade à Petite ïle me paraît important.
Mais ça ne doit pas être au prix de la destruction du vivant.
Est ce que le projet pourrais être de redensifier l'enrochement existant et la destruction du muret en béton devant le bassin. Et à distance ou collé au bassin existant de faire un deuxième bassin dans la zone maritime la moins peuplé du front de mer de grand anse.
Cela permettrait de respecter le vivant sans empêcher l'innovation.
N° 826 : 7 août 2024 - 06:57
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,
voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058

1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.
3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.
4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur sont appelés à se manifester dans les prochaines années : augmentation de l’intensité des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des ravines et autres émissaires : tous phénomènes qui accroissent le risque de destruction des aménagements par la houle et par inondation et glissements de terrain, et qui menacent la population.
Artificialiser le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la population comme pour les aménagements...
5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
> la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre
des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
> préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...) ne pourra que s’amplifier !
> compétence communale du savoir nager en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru, d’autant que les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
> service HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas l’extension du bassin actuel...
6/ Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet : 
parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.

Clotilde Pauvert




Mail receptionné le 06/08/2024 à 7:30
N° 825 : 7 août 2024 - 06:57
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,

voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058

1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le
patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans
conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de
son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et
marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de
santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon
les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs
coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La
Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le
bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante
biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de
la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
2/
Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être
préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour
l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État
français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
-
classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en
Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité
environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de
baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public,
ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes
réglementaires parfaitement justifiées.
3/ L’évolution
globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité
marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des
zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation
des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des
activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins
versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine
naturelle ou accidentelle en soit semble- t-il clairement déterminée par
les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a
gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de
baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact
négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du
bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de
la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur
le patrimoine naturel.
4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur sont appelés à se manifester dans les prochaines années : augmentation
de l’intensité des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le
réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la
mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des
ravines et autres émissaires : tous phénomènes qui accroissent le risque
de destruction des aménagements par la houle et par inondation et
glissements de terrain, et qui menacent la population.
Artificialiser
le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la
prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la
population comme pour les aménagements...
5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
>
la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est
nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du
puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre
des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
>
préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est
annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements,
enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues
amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre
(constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...)
ne pourra que s’amplifier !
> compétence communale du savoir nager
en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les
élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des
centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru,
d’autant que les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des
sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations
dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
> service
HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la
plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas
l’extension du bassin actuel...
6/ Conclusion :
Espace
public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son
arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et
sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement
démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de
Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du
territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi
sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le
potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte
sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet : 
parce
qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels
terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la
stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs
coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire
les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement
durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel
remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en
mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la
commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour
faire avantageusement face au risque requins.

Emilie MITSAKIS




Mail receptionné le 06/08/2024 à 9:52
N° 824 : 7 août 2024 - 06:57
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058

1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.
3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.
4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur sont appelés à se manifester dans les prochaines années : augmentation de l’intensité des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des ravines et autres émissaires : tous phénomènes qui accroissent le risque de destruction des aménagements par la houle et par inondation et glissements de terrain, et qui menacent la population.
Artificialiser le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la population comme pour les aménagements...
5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
> la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre
des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
> préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...) ne pourra que s’amplifier !
> compétence communale du savoir nager en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru, d’autant que les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
> service HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas l’extension du bassin actuel...
6/ Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet :
parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.

Pauline TAMBURINI



Mail receptionné le 06/08/2024 à 10:51
N° 823 : 7 août 2024 - 06:56
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058

1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.
3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.
4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur sont appelés à se manifester dans les prochaines années : augmentation de l’intensité des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des ravines et autres émissaires : tous phénomènes qui accroissent le risque de destruction des aménagements par la houle et par inondation et glissements de terrain, et qui menacent la population.
Artificialiser le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la population comme pour les aménagements...
5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
> la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre
des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
> préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...) ne pourra que s’amplifier !
> compétence communale du savoir nager en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru, d’autant que les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
> service HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas l’extension du bassin actuel...
6/ Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet : 
parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.
Thuy-Lan  Nguyen présidente de L'Effet Mer  

L'équipe de l’effet mer 
 Page FB L'Effet Mer 974






Mail receptionné le 07/08/2024 à 6:00
N° 822 : 7 août 2024 - 04:53
Cette observation a été classée comme doublon par le commissaire enquêteur.
N° 821 : 7 août 2024 - 03:10
Auteur : Aurélia ARNAUD
Son avis : Défavorable
Je m’oppose à ce projet d’extension du bassin de baignade de Grand Anse car le coût écologique est bien trop élevé et l’impact sur le bassin coralien catastrophique. L’état des coraux est déjà très inquiétant à la Réunion et un nouveau projet de ce type ne ferait qu’empirer la situation.
Il est urgent que nos élu(e)s œuvrent à la protection des ressources naturelles de notre île en promouvant des projets écoresponsables: piscine bioclimatique à Petite Île pour les scolaires, protection de l’actuel bassin de baignade contre le risque requins (poste de secours/surveillance baignade, sécurisation des accès ).
N° 820 : 7 août 2024 - 00:40
Cette observation a été classée comme doublon par le commissaire enquêteur.
N° 819 : 7 août 2024 - 00:35
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.
3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.
Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet :
parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.
N° 818 : 6 août 2024 - 22:35
Auteur : Cyrille BLOND
Son avis : Défavorable
J'ai eu l'occasion d'explorer le récif corallien de Grande anse en 2024 et de constater sa grande richesse biologique. Le talweg qui va acheminer les eaux usées va détruire cette merveille de la nature et contribuer à la perte de biodiversité du récif.Les récifs coralliens protègent l'ile des effets des cyclones et des fortes houles.
N° 817 : 6 août 2024 - 22:23
Auteur : Claire De Grivel
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable à ce projet à cause des conséquences négatives sur l'environnement que celui-ci aura, l'heure est à la remise en forme de notre environnement et non à sa destruction.
N° 816 : 6 août 2024 - 22:17
Auteur : Patricia RUBIROLA
Son avis : Défavorable
Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.
Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes. En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.
N° 815 : 6 août 2024 - 21:47
Auteur : Valérie Faber
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable à ce projet en raison des répercutions négatives qu'il aura sur le plan écologique, sanitaire, sociale et économique.

Le projet prévoit qu'une fosse de natation soit creusée à proximité de 2 zones à fort recouvrement corallien :

1) En passant de 3500m2 à 6500m2, l'extension du bassin de baignade prévoit un 1 renforcement et 1 prolongement de l'enrochement actuel. Cela implique la destruction, donc la mort de zones coralliennes avec un recouvrement de plus de 50%. Cela va contre la séquence ERC (Éviter-Réduire-Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

2) Lors de la construction du bassin en 1987, le recouvrement corallien du récif de la Réunion était de 65%. En 2024 il n'est plus que de 20%. L'extension du bassin avec un enrochent fort empêchera l'eau de circuler aussi facilement qu'actuellement et la vie corallienne déjà très fragilisée aura plus de difficulté à s'y installer. A l'heure de l'érosion de la biodiversité et du réchauffement climatique, ce projet constitue un manquement des responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.

3) Les seuils de turbidité de 15 NTU et 20 NTU prévus lors des travaux sont très élevés par rapport à une moyenne de turbidité d'environ 0,5 NTU en temps normal. Cela va priver les coraux de la lumière qui est leur source d'énergie. Cette fosse de natation peut être remplacée par un projet de piscine bioclimatique dans la commune de Petite Ile.

4) La forte richesse de biodiversité corallienne et le taux record de recouvrement corallien du récif de Grande Anse pourrait jouer un rôle de zone source pour les récifs de St Pierre et de l'ouest de l'île car le courant dominant de la Réunion va du sud-est vers le nord-ouest. Or l'étude d'impact environnemental n'inclut pas l'hypothèse d'un rôle d'ensemencement (ou zone source) de Grande Anse pour les récifs Réunionnais. Si le site de Grande Anse est menacé, le potentiel de résilience des récifs de l'ouest sera réduit en plus de la perdition de biodiversité du site. Cette dégradation renforcera l'impact des cyclones sur la population alors même qu'ils sont de plus en plus menaçants en raison du réchauffement climatique.

5) Le projet prévoit la déviation d'un talweg qui acheminera les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens, au sein même d'un réservoir de biodiversité et ce, dans un contexte d'effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d'augmentation de l'intensité des évènements extrêmes comme les cyclones.

6) Selon l'ARS l'eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet, elle ne le sera plus qu'à 98% en 24h. Le risque de développement bactériologique comme Staphylocoques et Esherichia-coli n'a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l'ARS. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d'eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantie pas la survie des colonies coralliennes présentes.

7) Dans la mesure où la barrière récifale protège l'île des fortes houles et des cyclones, proposer un projet d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif constitue une grave menace pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes qui vont s'amplifier et s'intensifier avec le réchauffement climatique.

8) D'ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les responsables politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, Grande Anse doit être placée sous la protection réglementaire.

9) Les impacts sociaux économiques ne sont pas considérés : Ce sont 1500 sociétés, 4000 emplois, et environ 15000 personnes qui dépendent de du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4200 ménages, 30000m2 d'infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leurs revenus du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenus et de protéines du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade représente un danger économique et social.

10) Le projet actuel est estimé à 7 milliards d'euros. D'autres options pourraient limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant au principaux objectifs du projet :
- une piscine bioclimatique à la place d'une fosse pour apprendre à nager aux enfants des classes élémentaires de Petite Ile,
- l'installation de blocs basaltiques pour fermer l'ouverture ouest pourrait constituer une protection contre les requins qui ne peuvent entrer et sortir du bassin que par l'ouest à marée haute. Cette installation devrait éviter les impacts négatifs sur les colonies coralliennes
- la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans le projet actuel pour autoriser la baignade.

11) Grande Anse est un territoire communal. Selon le PLU de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger.
Grande Anse, en incluant le bassin de baignade, est également considéré comme un "espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l'article L.121623 du code de l'urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible, à quelques exceptions près énumérées à l'article R.121-5 dudit code". Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d'utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant, le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de DUP du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d"enquête publique.
N° 814 : 6 août 2024 - 21:43
Auteur : Eliane Lecocq
Son avis : Défavorable
Aménager cette fosse de natation mettra en péril la santé des coraux du bassin de Grande Anse et de ceux des alentours. En effet, le projet veut creuser une fosse de natation de 350 m2 et de 1,50 mètres de profondeur...Cette fosse aura une profondeur moyenne de 50 cm : pour ce faire, il est prévu de creuser à 1 mètre de profondeur sur toute l'emprise de la fosse de natation et à proximité de 2 zones riches en coraux. Lors des travaux (avec 1 pelle mécanique), la turbidité de l'eau sera augmentée et trop élevée (entre 25 et 20 NTU) et privera les coraux de lumière qui est leur source d'énergie !

De plus, ce projet de fosse de natation pourrait être remplacé avantageusement pour l'impact écologique par le projet de construction de piscine bio-climatique sur Petite-Ile...

Dans une période de réchauffement climatique, de déclin de la biodiversité et surtout de dégradation drastique des récifs coralliens de La Réunion - 20% seulement de recouvrement corallien en 2024 pour 65% de recouvrement en 1980 - il est choquant et scandaleux de porter un projet aux impacts écologiques aussi négatifs.

Enfin, d'autres projets ciblés et plus économes existent et doivent être privilégiés au lieu de détruire un écosystème si riche! Les coraux du bassin de Grande Anse doivent être PROTÉGÉS de tels projets!
N° 813 : 6 août 2024 - 21:16
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je pensais qu'en 2024 aucune artificialisation des sols ne devait être autorisée. Toujours jouer à l'apprenti sorcier pour des loisirs!
N° 812 : 6 août 2024 - 21:08
Auteur : Gregory Larba
Son avis : Défavorable
J'espère simplement qu'il s'agit d'une blague. A force de bétonner le littoral et de massacrer la faune et flore locale ( terrestre ou sous marine), les touristes viendront en masse certes mais les locaux finiront par partir et quand vous aurez réussi à tout massacrer les touristes ne viendront plus. Pensez un peu a vos enfants.
N° 811 : 6 août 2024 - 20:51
Auteur : Clément Rousseau
Son avis : Défavorable
Plus de 3000m2 pour se baigner et se relaxer est largement suffisant.
Ce projet qui nuirait aux fonds marins est totalement contreproductif parce que c’est aussi la beauté de ceux-ci qui fait venir des touristes.
Ce n’est pas comme si les récifs ne souffraient pas déjà assez et c’est assez réducteur de croire qu’une extension d’un domaine de baignade rendrait notre île (d’ailleurs entourée de plages) plus attirante..
N° 810 : 6 août 2024 - 20:44
Auteur : Emile Gigan
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet et je remarque que les documents présentés sont très clairs et nous permettent de bien comprendre les nombreux enjeux : économique, sécuritaire, touristique et environnemental.

Je suis perplexe cependant à la lecture de certains commentaires et questionnements de personnes identifiables pour certains et d’autres en « anonyme » qui avouent avoir commis et toujours commettre des infractions en allant se baigner, plonger, sans autorisation et certainement écraser des coraux. « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».

Une verbalisation de ces personnes qui admettent ouvertement transgresser les arrêtés d’interdiction est -elle envisagée ?

Le commissaire enquêteur peut ‘il faire remonter les informations auprès de la gendarmerie ?
Peut-il prendre en compte des commentaires et remarques qui sont basés sur des constatations elle-même issues d’infractions ?
N° 809 : 6 août 2024 - 20:37
Auteur : Robert Ricouard
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
N° 808 : 6 août 2024 - 20:18
Auteur : Bernard VIALE
Son avis : Défavorable
Les Aires Marines Naturelles sont de plus en plus mises en danger. Un effort a été fait pour la protection de la faune marine avec la Réserve Marine. Poursuivons cet effort en protégeant le littoral ouest et sud-ouest. Au lieu d'empiéter sur des zones où le corail arrive encore à se développer, pourquoi ne pas simplement réaménager la piscine artificielle existante et la rendre plus accessible et plus agréable. Les touristes qui viennent sur notre île, dans sa grande majorité, aiment son côté naturel et sauvage. Merci d'avance pour La Réunion.
N° 807 : 6 août 2024 - 20:14
Auteur : Evelyne Barthélemy
Son avis : Défavorable
AVIS DEFAVORABLE.

La Grande Anse abrite les récifs les plus vivants de l'île de la Réunion. Ces récifs sont fragiles et hébergent une biodiversité aussi riche que nécessaire à la survie des écosystèmes.

Le projet ne peut pas être sans impact dévastateur sur ce milieu fragile. L'agrandissement du bassin, la fosse de natation, sans parler de la canalisation qui va ni plus ni moins polluer Grande Anse avec des pesticides, matières fécales etc. C'est de la folie!

Ce projet va également rendre la zone de Grande Anse moins résiliente face aux aléas du climat dans une période où nous constatons des phénomènes climatiques extrêmes et destructeurs.

Apprendre à nager aux enfants, c'est bien; le tourisme c'est souhaitable mais dans la mesure où la nature peut "l'encaisser". Or, notre terre est à bout de souffle, il convient donc de préserver les zones d'équilibre encore présentes et de trouver d'autres solutions pour les activités humaines.

Selon la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées, 100% des récifs coralliens doivent être protégés d'ici à 2025. Ce projet est incompatible avec cette Stratégie qui doit absolument être maintenue.

Pour les requins, l'installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest règlerait le problème sans impacter les récifs coralliens.

Bien sûr, la population de Petite-Île et les usagers de Grande Anse n'ont pas été consultés en amont du projet. Cette extension ne répond à aucune demande citoyenne, elle répond aux intérêts économiques du tourisme qui ne sont que des intérêts COURT TERME. STOP AU COURT TERME qui n'apporte jamais de vraies solutions et dévaste tout.

Non à l'extension du bassin de baignade de Grande Anse. Oui à la protection d'un écosystème fondamental à la vie locale, biodiversité et humanité.

Evelyne Barthélemy
N° 806 : 6 août 2024 - 19:58
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Arrêtons d'artificialiser nos plages. Le bassin de baignade actuel mériterait deux blocs à l'entrée ouest pour le sécuriser du risque requin mais rien de plus! Le récif coralien qui jouxte le bassin pâtira de ces travaux... et incroyable de vouloir déverser les eaux usées directement sur le récif au lieu de mettre en place en amont une step! Oui à la création d'un poste de MNS, non à l'extension du bassin de baignade.
N° 805 : 6 août 2024 - 19:49
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Les travaux prévus à Grande-Anse vont détruire de manière irreversible un écosystème coralien unique et irremplaçable dans un contexte mondial d' effondrement de la biodiversité, et du réchauffement climatique qui affecte la planète entière, et, dans les océans, plus particulièrement les coraux.
Le projet dont on parle ne provient pas d'une nécessité vitale de la population, et menace un espace naturel précieux sur notre île qui n'en contient pas tant, après la quasi disparition de la vie dans notre lagon, la disparition de la plage à Saint-Gilles, la crise requins, et j'en passe, il est temps de mettre le hola à ce genre d'initiatives.
On peut faire autrement.
N° 804 : 6 août 2024 - 19:47
Auteur : Nicole Gravier
Son avis : Défavorable
La raison principale pour laquelle j'émets un avis défavorable concernant ce projet est que l'actuel bassin de baignade de Grande Anse est d'une richesse incroyable concernant la biodiversité marine, bien au-delà des autres zones de baignades accessibles au public ailleurs dans l'île. Je trouve que ce serait un véritable désastre de détruire cet ensemble qui foisonne de vie. Par ailleurs, dans cette zone à très fort hydrodynamisme, casser et mettre ainsi tous les matériaux en suspension afin de reconstruire ensuite est totalement incompatible avec l'argument "préservation des milieux" invoqué par la commune; dans la même optique, une augmentation de la fréquentation de ce site déjà surbooké ne me paraît pas compatible avec sa préservation. Enfin il n'y a aucun risque requin dans ce bassin, et l'apprentissage de la natation pour les enfants est plus sûr et bien plus facile à mettre en oeuvre en piscine qu'en mer, et je suppose que la construction d'une telle piscine serait plus économe et coûterait donc moins cher à nous autres, les contribuables.
N° 803 : 6 août 2024 - 19:32
Auteur : MARINE MARTINEAU
Son avis : Défavorable
Je souhaite émettre un avis défavorable concernant le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse.
Ce pour plusieurs raisons :

- d'ordre politique : est-il responsable en 2024 de porter un projet de cet envergure dans un contexte de défi climatique au vu des impacts environnementaux divers associés. Nos politiques réunionnais.e.s ne devraient-ils pas préserver notre île plutôt que la "développer" inconsciemment à tout prix ?

- d'ordre de préservation du site : aucun aménagement n'est prévu par la commune pour gérer l'augmentation de fréquentation du site que cette extension de bassin va générer. A ce jour, le site est déjà plus que saturé. Aucun dispositif de type navette publique n'est programmé. Dispositif que l'on peut le voir dans d'autres départements : exemple Rivière Bleue en Nouvelle Calédonie : navette publique régulière avec remorque pour y déposer matériels de pique-nique desservant le site et le préservant de tout trafic et nuisances associées )
- d'ordre écologique :
     - la destruction d'une biodiversité exceptionnelle dans le bassin naturel construit en 1987
     - la déviation d'un talweg au sein d'un réservoir de biodiversité unique
- d'ordre sanitaire : la non prise en compte de risques sanitaires lié au renouvellement insuffisant du nouveau bassin : pour les baigneurs (un comble que ce nouveau bassin ferme!) ou pour tout espoir de survie d'une colonie corallienne
- d'ordre économique : les 7 millions nécessaires pourraient être utilisés à des fins de préservation du site, d'amélioration de son usage et non de développement destructif.
- d'ordre législatif : Le site est en zone naturelle considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver" (PLU Petite Ile) en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
- d'ordre de transparence publique : L'argument avancé pour ce projet d'une mise en œuvre de protection face au risque requins semble démesuré : des installations bien plus frugales pourraient être étudiées (poste de secours et fermeture de la brèche Ouest uniquement).
...Marine Martineau
Architecte DE HMONP0693 49 77 37
marinemartineau.architecte@gmail.com
N° 802 : 6 août 2024 - 19:16
Auteur : Hortense Huon
Organisation : mesopinions.com
Son avis : Défavorable
Je suis contre le possible massacre de ses magnifiques poissons qui n'ont rien demander.
N° 801 : 6 août 2024 - 18:50
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il est tout à fait possible d'envisager la construction d'un bassin de baignade ailleurs que sur des espèces de coraux rares et menacés.
N° 800 : 6 août 2024 - 18:48
Auteur : Louise Moreau
Son avis : Défavorable
Aménager cette fosse de natation mettra en péril la santé des coraux du bassin de Grande Anse et de ceux des alentours. En effet, le projet veut creuser une fosse de natation de 350 m2 et de 1,50 m. de profondeur...Même si cetter fosse ne repose pas directement sur la zone corallienne, sa profondeur moyenne sera de 50 cm : pour ce faire, il est prévu de creuser à 1 mètre de profondeur sur toute l'emprise nécessaire de la fosse de natation ET à proximité de 2 ZONES fortement recouvertes de coraux. Lors des travaux (avec 1 pelle mécanique), la turbidité de l'eau sera augmentée et trop élevée (entre 25 et 20 NTU) et privera les coraux de lumière - leur source d'énergie !

De plus, ce projet de fosse de natation pourrait être remplacé avantageusement pour l'impact écologique par le projet de construction de piscine bio-climatique sur Petite-Ile...

Dans une période de réchauffement climatique, d'érosion de la biodiversité et surtout de dégradation dramatique des récifs coralliens de La Réunion - soit 20% seulement de recouvrement corallien en 2024 pour 65% de recouvrement en 1980 - il est ABERRANT de porter un projet aux impacts écologiques aussi négatifs.

Il faut noter que d'autres projets ciblés et plus économes existent et doivent être privilégiés au lieu de perturber et/ou détruire un écosystème si riche en mettant à mal la santé des coraux du bassin de Grande Anse !
N° 799 : 6 août 2024 - 18:25
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis opposée à ce projet car les modalités de ce projet vont à l'encontre des contraintes écologiques de 2024, notamment l'emprise de l'enrochement qui va avoir des conséquences néfastes sur les récifs coralliens, bien plus vulnérables qu'en 1987, date de la construction du premier bassin.
Les risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin vont avoir des conséquences sur la qualité de cette dernière.
Sur le plan législatif, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale (D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France).
Le projet est onéreux (7 millions d'Euros) alors qu'il existe des projets moins coûteux et plus respectueux de la biodiversité.
N° 798 : 6 août 2024 - 18:02
Auteur : Nicolas Pourquet
Organisation : Étudiant IUT saint pierre
Son avis : Défavorable
Ce projet va détruire la biodiversité du bassin de grande Anse, l’intérêt de ce bassin n’est pas dans sa longueur mais dans sa biodiversité unique. Détruire cette biodiversité, c’est détruire la plage sachant que les moyens misent en places pour les piques niques etc sont déjà largement suffisant.
N° 797 : 6 août 2024 - 16:56
Auteur : Martine LEVEQUE
Organisation : Une citoyenne
Son avis : Défavorable
Je suis opposée à l'agrandissement du bassin de Grande Anse.

Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées).
N° 796 : 6 août 2024 - 16:46
Auteur : Bertrand EBER
Son avis : Défavorable
Bonjour,
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
Connaissant La Réunion, je ne pense vraiment pas que ce projet soit en phase avec les défis actuels en la matière, je suis donc contre et j'espère qu'il ne se fera pas
N° 795 : 6 août 2024 - 16:41
Auteur : Gilbert LA PORTE
Organisation : Domoun la Plaine
Son avis : Défavorable
Encore un faux beau projet pour développer le tourisme de masse dont meure la biodiversité et avec elle l'île de La Réunion. Il est inadmissible que l'argent public, y compris les fonds européens, soit déployé pour commettre ici écocide sur écocide.
On interdit à des gens de ramasser des coraux morts sur les plages, et on laisse faire sous la bénédiction d'une enquête publique le massacre de coraux vivants dans ce bassin. Je serais plutôt pour qu'on interdise tout simplement la baignade dans ce bassin naturel au lieu de procéder à la dévastation de cette côte pour qu'il y ait encore plus d'intrusions dans l'habitat naturel de ces êtres vivants qui protègent cette île.
Je vois bien, derrière ce nouveau projet écocide, tous les lobbies, des travaux publics notamment, qui manipulent des élus totalement incompétents et inconséquents, qui gaspillent au passage l'argent public dont la gestion leur est confié par leurs électeurs, non pas pour servir des besoins non satisfaits sur leurs territoires, mais pour gaver les lobbies puissants, en détruisant au passage notre zarlor, notre biodiversité unique et tous les jours menacée. Honte à ces élus.
La question ne devrait même plus se poser quand on touche à la biodversité. C'EST UN NON CATEGORIQUE.
N° 794 : 6 août 2024 - 16:39
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Avis défavorable
N° 793 : 6 août 2024 - 16:19
Auteur : Véronique BESNARD
Son avis : Défavorable
Avis défavorable pour les raisons suivantes:

Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Affirmation d'un argument non-fondé.(L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.)

Des impacts socio-économiques non-considérés.
Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 792 : 6 août 2024 - 16:08
Auteur : Christophe Duquenne
Son avis : Défavorable
Bonjour, je suis contre l'extension du bassin de baignade de grande Anse car les conséquences écologiques seront catastrophiques, détruisant une biodiversité exceptionnelle et son environnement. Il faut penser aux générations futures et arrêter d'avoir des projets mortifères comme celui-ci.
Je vous remercie pour votre compréhension.
Cordialement.
N° 791 : 6 août 2024 - 16:07
Auteur : Laurence Cassagnade
Son avis : Défavorable
À l'heure où l'urgence devrait être la protection des ressources et des écosystèmes, comment oser proposer un tel projet qui va détruire une partie de la faune et flore aquatique.

La somme d'argent proposée devrait servir à l'amélioration des services publics et non à la destruction de l'environnement. Il est temps que les politiques et les grands groupes industriels changent de paragdimes et cessent de proposer encore et toujours des projets destructeurs de la faune et de la flore.
N° 790 : 6 août 2024 - 15:56
Auteur : Eric Nicolini
Son avis : Défavorable
Réponse à l'enquête publique (ce texte à l'identique est joint en pdf)
Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Après avoir pris connaissance des documents concernant l'enquête publique " Extension du bassin de baignade de Grande Anse à Petite Ile "  je vous prie de bien vouloir recevoir mon avis défavorable à ce projet pour les raisons que j'invoque ci-dessous  sur le fond comme sur la forme.
Le citoyen, même s'il n'appartient pas à la commune de Petite Île, soucieux de la protection de l'environnement et des impôts qu'il paye est en droit de se poser des questions sur la nécessité d'un tel projet (chiffré à plus de 5 millions d'euros, sans compter les frais de maintenance) et sur les arguments évoqués pour le valider. (les aspects techniques du projets, réalisés par des bureaux d'étude ne sont pas pris en considération dans mes observations : ils n'ont pour objectif que de répondre à un cahier des charges établi par les objectifs du projet et le gestionnaire de l'étude).

SUR LE FOND

1 La finalité du projet: les arguments invoqués par la commune pour sa justification  dans "  contexte de la demande et présentation générale du projet "

" La baignade à Grande Anse est dangereuse du fait des forts courants, des vagues qui se cassent sur la plage " :
la baignade est dangereuse sur toutes les plages de la Réunion. Le bassin actuel permet d'éviter ce danger sans qu'il soit nécessaire d 'augmenter sa surface, ce qui n'élimera pas les dangers d'un baignade hors bassin.

" La baignade à Grande Anse est dangereuse du fait de l’observation à plusieurs reprises de requins. Le projet de la commune constitue un équipement d’intérêt général nécessaire à la sécurité des populations en raison du risque requin " :
Le risque requin existe sur toutes les plages de la Réunion. L'étude ne mentionne aucune observation de requins (dates, nombres....) sur le secteur et il n'est pas prouvé que l'augmentation de la surface actuelle du bassin éliminera le risque requin évoqué puisque il subsistera toujours un plan d'eau hors bassin vulnérable.

" Le bassin est une alternative mais il n’est plus adapté à l’augmentation de la fréquentation du site. La capacité d’accueil du bassin de baignade actuel dimensionné pour une cinquantaine de personne n’est plus adaptée à la fréquentation du site (jusqu’à env. 1500 personnes sur le site de Grande Anse le week end) et à la présence d’enjeux écologique dans le bassin (oursins, coraux…)
Cette argument non fondé n'a aucune valeur : Il n'y a (voir plus loin) aucun relevé de fréquentation du site Grande Anse ni du bassin au court de l'années et en particulier les week end. En quoi la sur-fréquentation proposée sera adaptée à la présence d'enjeux écologiques dans le bassin ?

L’extension du bassin permettra de mieux répondre aux besoins de la population tout en préservant la biodiversité et d’éviter ainsi les conflits d’usages. "
Comment la population a t'elle exprimé ses besoins : sait-elle que le projet communal coutera au moins 5 millions d'euros ?les conflits d'usage ne manqueront sur un site qui risque fort une sur-fréquentation

" Le projet de la commune participe à la préservation des espaces et des milieux " .
la préservation des espaces et le milieu ont-ils besoin de ce projet pour être préservés ?

" ce projet d’extension du bassin de baignade est également développé par la Commune afin d’assurer la « compétence communale du savoir nager en classe de primaire » " 
Pourquoi ne pas présenter d'autres options pour " savoir nager en classe primaire ": mutualisation avec la piscine (Centre nautique) de St Joseph (ville très voisine) , présenter le coût le coût de la réalisation et de la maintenance d'une piscine municipale, utilisation du bassin actuel réaménagé en conséquence........ ?

" ce projet d’extension du bassin de baignade est également développé par la Commune afin de proposer un service HANDIPLAGE " :
Le service Handiplage proposé n'a pas besoin d'agrandir la surface du bassin pour se réaliser : pourquoi ne peut-il être réalisé dans les conditions actuelles ?

" Renforcer le dynamisme et l’attractivité du site de Grande Anse dans la région sud sauvage "
Compte tenu de la fréquentation actuelle du site (qui n'est pas argumentée par des observations chiffrées mais semble montrer que le site est saturé certains week ends et en vacances scolaires d'été) . Est-il nécessaire de vouloir augmenter l'attractivité du site avec tous les risques que cela comporte sur une dégradation de l'environnement . La fréquentation est-elle extensible compte tenu de la la situation actuelle ? N'y a t'il à à craindre une sur fréquentation (destructrice pour le site) : camping sauvage les week end, et en été (comme cela se voit à l'Ermitage), occupation et entretient des WC (en nombre suffisant?) le jour ET la nuit . Curieusement l'aspect sanitaire (WC) d'une fréquentation augmentée n'est pas développé dans l'étude.

2 La présentation du projet
l'état de lieux avant projet :
Il est attendu par le lecteur que toute étude présentant un projet d'aménagement doit établir un état des lieux actuel . Dans l'avis soumis à enquête nous n'observons aucune étude de la sorte. C'est une grave carence ! Cet état des lieux doit se concrétiser par :

- une carte du site actuel ou sont représentés le bassin, les infrastructures et aménagement existants , le milieu naturel terrestre et marin et en vis avis une carte présentant toutes les aménagement et modifications du site . Le lecteur pourra ainsi comparer.

- un relevé des fréquentation du site terrestre et marin (le bassin actuel) : ceci à tout moment de l'années et les vacances scolaires et week ends particulièrement . Il est mentionné " (jusqu’à env. 1500 personnes sur le site de Grande Anse le week end) : à quelles dates …. ? n'est ce pas le signe d'une saturation du site ? Il manque un relevé des places de parking autos actuelles , des conditions sanitaires ( douche, nombre de WC..). Aucun de ces relevés ne figure sur l'étude proposé par le bureau d'étude (ce qui étonne le lecteur) . Toutes ces données doivent être prise en considération car l'objectif du projet étant " d'augmenter l'attractivité du site " il faut s'attendre à la nécessité de compléter ces équipement si le projet devait se réaliser (ce qui n'est pas présenté dans l'étude soumise à enquête) ou de renoncer à ce projet compte tenu de la perturbation importante générée par une sur-fréquentation du site. Si des aménagements complémentaires sont prévus (parkings, sanitaires.......) ils doivent être intégrés dans la présentation du projet et du sur-coût car occasionnés par une hausse de fréquentation.
Il serait souhaitable de présenter une alternative plus crédible et moins onéreuse à ce projet . La population a donné son avis 2019 ; pourquoi ne pas renouveler cet avis avec diverses options dont les coûts seront évalués : des réalisations plus modestes : l'accès handiplage, l'apprentissage de la natation dans le bassin actuel (éventuellement réaménagé), une surveillance les week end doivent être envisagées

3 l'aspect sanitaire du projet
Au moins trois sources de pollution du milieu marin du site sont présentées ainsi que les aspects techniques pour les maîtriser :
le rejets des eaux des douches communes du poste MNS : "En ce qui concerne les douches extérieures, les eaux-usées seront récupérées dans un regard de décantation puis infiltrée dans une tranchée " Page 98 A l’utilisation des douches extérieures par les usagers : les eaux-usées seront récupérées dans un puisard pour infiltration. Un puisard pour infiltration et une tranchées : c'est la même chose ?
Aucun autre rejet d’eaux polluées n’est attendu.
Tout le monde sait qu'il est d'usage courant d'uriner sous la douche surtout si des wc ne sont pas à proximité (ils ne sont pas mentionnés sur l'étude  : ou sont-ils, combien...,?) : la solution préconisée infiltration dans une tranchée ne semble pas appropriée à cette pollution (non identifiée dans l'étude) : quel est le devenir de l'eau infiltrée (quel volume?) dans cette tranchée  et son arrivée en mer (au droit du bassin?)?

les rejet de la ravine : " La canalisation permettant de diriger l’écoulement du talweg sera implantée sous le bassin et un exutoire sera créé côté mer de la protection en enrochement du bassin de baignade "

Que signifie cette phrase ? " les risques de pollution et de contamination sont de second ordre (sic) du fait du brassage et de la dilution et de par les débris apportés par la mer et le vent. " Elle n'est pas claire et n'est pas rassurante sur le devenir de cette pollution sur le bassin de baignade.
Que signifie cette phrase ? : " Il est possible de créer un accès au niveau de l’enrochement afin de pouvoir procéder à un curage si nécessaire. " cet accès sera t'il crée ou non ? Comment se rendra t'on compte que le curage est nécessaire ? Quels contrôles permettrons de rendre compte de la contamination par l'exutoire ?

le rejet des activités du poste MNS : sanitaires.... " Le poste MNS sera équipé d’un système d’assainissement autonomes pour la gestion de ces eaux usées qui auront pour origines : les eaux vannes des WC handicapés (1 cabinet d’aisance « Handi Plage » + lave-main avec savon) et dont l’accès sera être contrôlé , des eaux grises de la douche et de la kitchenette des MNS. " comment et par qui sera contrôlé le bon fonctionnement de cet assainissement autonome et son éventuel contamination sur les eaux de baignade ?
4 l'aspect environemental du projet : nous lisons :
" Les éventuels dommages causés à la biodiversité corallienne seront ainsi compensés par des mesures de transplantation corallienne comme préconisé notamment par l’IFRECOR "  (Initiative Française pour les Récifs Coralliens). Quels usages (les travaux?) sont susceptibles d'endommager la biodiversité corallienne ?
De qui se moque t'on ? voilà un beau détournement par un bureau d'études de résultats scientifiques qui semblent moins péremptoires :
" une étude historique sur plusieurs décennies des zones sujettes à une mortalité exceptionnelles s'impose avant tout choix de site pour la réalisation de jardins coralliens dont les coûts sont très élevés ( Salvat Bernard et al., “Restauration d'une zone corallienne dégradée et implantation d'un jardin corallien ) Bora Bora, Polynésie française,” Documentation Ifrecor, consulté le 5 août 2024, http://ifrecor-doc.fr/items/show/1360)

SUR LA FORME

Il est a remarquer que les documents présentés à la lecture ne semblent pas achevés : la relecture finale des documents a t'elle été entreprise ?

Relevé de quelques textes incompréhensibles ou figures ou non lisibles il y en a beaucoup d'autres  :

note de présentation succincte (D) : aucune carte de la situation actuelle (ou se trouve le bassin actuel....?) figure n° 2 aucune légende , figure n°3 situation du projet : aucune légende des couleurs, texte illisible pour partie
document A : le sommaire est sans contenu pour les pages 13 à 94
que signifie " un taux de renouvellement de l’eau dans le bassin supérieur à 20% en condition moyenne. " (page 98)
que signifie " les risques de pollution et de contamination sont de second ordre du fait du brassage et de la dilution et de par les débris apportés par la mer et le vent ". (p 48 A)
Dossier d’Autorisation Environnementale – Pièce E : Dans la présentation des titres des annexes page 0 à 746 : aucune aucune pagination pour indiquer ou lire chaque annexe (document de 746 pages !) … ?
Dossier d'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique : un document de 850 pages ou la table des matières s'arrête à la page 69. La page numérotée 1 débute à la page 8 du texte
Dossier d’Autorisation Environnementale - Pièce C : un document de 768 alors que la pagination s'arrête à la page 436
etc etc…........................
N° 789 : 6 août 2024 - 15:40
Auteur : nora zanoun
Son avis : Défavorable
Etendre le bassin n'est pas une nécessité vitale pour les habitants. Alors que les constats écologiques sont catastrophiques, il est insensé de vouloir encore modeler l'environnement aveuglément. Il est évident que ce chantier portera atteinte à l'écosystème. Réaliser ce projet irait à l'encontre du plan d'actions pour la protection des récifs coraliens engagé par le ministère de la transition écologique. De plus, en Réunion, d'après l'IFRECOR, 62% des récifs coraliens sont en état dégradé.
Le coût du projet s'élèverait à 6,5 / 7 millions d'euros. il serait plus judicieux d'utiliser cette somme à la protection des récifs coraliens dont leur survie permettra la notre, contrairement à un bassin de nage.
N° 788 : 6 août 2024 - 15:34
Auteur : Sabine Ozouf
Son avis : Défavorable
Il est nécessaire de préserver la biodiversité et le littoral car notre planète est en danger.Il est urgent de protéger les espaces naturels,leur faunes pour
permettre aux humains et aux animaux de vivres dans des espaces vivants.Cordialement Sabine Ozouf
N° 787 : 6 août 2024 - 15:28
Auteur : Guillaume Solarek
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je suis totalement contre l’extension du bassin de la grande Anse.
Dernier lieu au monde hébergeant certains récifs coralliens, il est inimaginable d’opérer ces transformations dont la nature va être une nouvelle fois victime.
Maintenons la biodiversité du site et laissons l’être vivant en paix !
Merci
N° 786 : 6 août 2024 - 15:26
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Nous devons absolument protéger notre île et nos fonds marins.
La réserve marine c'est une chose, ce n'est pas suffisant.
A grand Anse l'équilibre écologique s'est stabilisé depuis la création du bassin actuel. Il est impensable de tout massacrer alors qu'on sait actuellement à l'heure où on sait quels dégâts durables et irrémédiables les délires de l'humain ont sur la planète, sur les éco systèmes, sur l'érosion, sur la perte de diversité des espèces, sur le réchauffement climatique.
Nous sommes sur UNE Ile, c'est là où nous devons avoir l'imagination et le courage de protéger notre île.
Le taux de recouvrement Coraline du récif de grand Anse est une chance inouïe pour toute l'île où le taux de recouvrement coralien ne cesse de baisser. C'est son rôle ensemencer pour le reste de l'île qu'il faut ABSOLUMENT prendre en compte et protéger.
Il est urgent d'agir en protégeant l'existant, non en le détruisant!!!

Pour ce qui est d'agrandir le bassin pour ajouter une autorisation de baignade, de qui se moque-t-on?
S'il y a un pb par rapport aux requins (ce n'est pas prouvé) il suffit de rajouter quelques blocs vers l'entrée ouest du bassin actuel.
Lorsque nous nous baignions à Grand Anse auparavant il y avait un poste de secours.
Il suffit d'en re créér un pour assurer la sécurité des baigneurs, et nul besoin de massacrer tout le site et agrandir inutilement le bassin pour cela.

Pour permettre à tous d'apprendre à nager, à l'époque la ville de St Joseph s'est dotée d'une piscine.
La ville de Petite Ile peut se doter d'une piscine aussi.
Massacrer le site et les coraux n'est pas une solution.
Avec les cyclones qui deviennent de plus en plus violents avec les pb climatiques actuels, faire détruire par l'homme un site où le récif est là pour nous protéger des fortes houles c'est juste du délire. C'est dangereux.

D'ici 2025 la France veut protéger 100% des récifs coralliens. Cela a du sens! Alors on ne les détruit pas par précipitation!
N° 785 : 6 août 2024 - 15:17
Auteur : Franck Pallier
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.

En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.

En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.



À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.


Arguments sociaux

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.

l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.


Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

9. Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Arguments économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;

12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.


Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;

la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;

la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.



Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 784 : 6 août 2024 - 15:06
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Projet trop coûteux ,qui peut être remplacé par des solutions plus économes (piscine bio-climatique,blocs basaltiques anti-requins ,poste de secours)
De plus ,l'acheminement des eaux usées dans un réservoir de biodiversité déjà fortement malmenée ,le risque sanitaire de développement bactériologique et l'insuffisance de compensation pour la destruction de récifs coralliens ne plaident pas en faveur de ce projet.
N° 783 : 6 août 2024 - 14:59
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Est ce que ce projet respecte la biodiversité exceptionnelle du lieu ? Est ce que l'intérêt touristique mérite de saccager un des plus beaux lagon de la réunion ? On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas a posteriori. La doctrine ERC a t elle été correctement appliquée ? J'en doute fortement.
N° 782 : 6 août 2024 - 14:57
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Est ce que ce projet recoecte la biodiversité exceptionnelle du lieu ? Est ce que l'intérêt touristique mérite de saccager un des plus beau lagon de la biodiversité ? On ne pourra pas dire qu'on de savait pas a posteriori. La doctrine ERC a t elle été correctement appliquée ? J'en doute fortement.
N° 781 : 6 août 2024 - 14:41
Auteur : Claude GILET
Son avis : Défavorable
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. Il est donc prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Ces coraux sont très fragiles et risquent d'en mourir, même si des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts. Il y a toujours des dérapages...
Pourtant, cette fosse de natation, à destination des classes élémentaires, peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

Il est prévu de dévier un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées, directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, le talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones. Il vaudrait mieux commencer par installer une station d'épuration efficace pour traiter les eaux usées, quelle que soit leur destination. Si la piscine est construite dans la commune de Petite-Ile, la sécurité sanitaire des nageurs sera assurée.

Tout projet doit se conformer à la loi biodiversité 2018: "Éviter - Réduire - Compenser". L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

Les risques sanitaires vont augmenter car ils sont liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H. L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes. Encore un argument en faveur de la piscine !


Manquement aux responsabilités écologiques incombant aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles :
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Mais les temps ont changé et les projets ne sont pas les mêmes.
Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes, et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen était de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.

À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.


Les récifs coralliens protègent des événements extrêmes. Leur érosion nous expose de plus en plus à des catastrophes. Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux événements extrêmes.

Les récifs coralliens apportent aussi des avantages économiques : raison de plus pour les préserver.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;
9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.


Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.


C'est pourquoi je m'oppose à l'extension du bassin de baignade de Grande Anse Commune de petite-Ile et je demande aux Commissaires Enquêteurs de donner un avis très défavorable à ce projet.
N° 780 : 6 août 2024 - 14:14
Auteur : Jacqueline LEFEBVRE
Son avis : Défavorable
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
N° 779 : 6 août 2024 - 14:08
Auteur : Anne-Sophie Hoareau
Son avis : Défavorable
L'activité humaine avec, notamment la période d'exploitation pour la production de la chaux, la création du bassin actuel,(etc.) à déjà détruit une bonne partie des coreaux et de la biodiversité sur ce site. Il me semble important d'aller vers de la préservation en arrêtant notamment les interventions lourdes qui impactent fortement l'équilibre de ces écosystèmes.
N° 778 : 6 août 2024 - 14:02
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.
N° 777 : 6 août 2024 - 14:02
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ce projet va détruire la biodiversité du bassin de grande Anse, l’intérêt de ce bassin n’est pas dans sa longueur mais dans sa biodiversité unique. Détruire cette biodiversité, c’est détruire la plage sachant que les moyens misent en places pour les piques niques etc sont déjà largement suffisant.
N° 776 : 6 août 2024 - 13:59
Auteur : Thomas Hoarau
Son avis : Favorable
Très favorable au projet !!! Au vu de la problématique requin toujours en vigueur à la réunion, il permettra d’y apporter une réponse. De nombreux touristes et locaux se baignent en toute illégalité dans le bassin, cette sécurisation permettra d’éviter des drames dût aux courants cotés Est du bassin.

A-t-on quantifié le nombre d’accident et de décès dût à la dangerosité actuelle du bassin ?
les travaux d’extension et de sécurisation sont plus que nécessaires !!!
N° 775 : 6 août 2024 - 13:55
Auteur : Nicolas HUET
Son avis : Défavorable
Le bassin de Grand Anse est un des derniers bassins avec un récif corallien de bonne qualité. L'aggrandissement du bassin entrainera assurément une fréquentation encore plus importante sur le site, déjà surfréquenté par période. Et surtout plus de personnes à l'eau. Cela implique malheureusement plus de risques de piétinement, et l'augmentation des produits chimiques dans l'eau (certaines crèmes solaires, parfums, gels, etc.). Les sites naturels ont une limite, les modifications trop importantes/brutales assurent un déséquilibre en définitive, et nos milieux littoraux souffrent déjà par endroit fortement de l'érosion et de la surfréquentation. De plus, les milieux littoraux sont une véritable pouponnière pour nombre d'espèces marines.
N° 774 : 6 août 2024 - 13:48
Auteur : Nicole Ernest
Son avis : Défavorable
Alors que les activités humaines sont en train de détruire la vie sur notre planète nous faisons comme si de rien n’était comme on danserait sur un bateau qui coule !
Je suis donc opposée à ce projet.
N° 773 : 6 août 2024 - 13:16
Auteur : Tom Vitry
Son avis : Favorable
Bravo !!! très favorable au projet d’extension de bassin. Très impliqué dans la préservation de mon île je constate que le dossier est très complet. Des mesures de compensation lors des travaux et après sont prévues. En intégrant ces mesures, l'extension du bassin de baignade en mer peut non seulement répondre aux préoccupations environnementales, mais aussi devenir un exemple de développement durable et de coexistence harmonieuse entre les activités humaines et la préservation de la nature.

Les MNS auront t’ils également pour missions d’interdire certaines partie du bassin ?
N° 772 : 6 août 2024 - 12:54
Auteur : Eric Mussard
Son avis : Favorable
Avis favorable à ce magnifique projet qui va venir régulariser la situation et nous permettre de nous baigner en toute sécurité et également en préservant notre belle nature. Bravo à Mr le maire et à son équipe qui ont effectué un travail remarquable aussi bien dans l’idée du projet que dans la partie technique. Au vu de l’ensemble des études et des précautions, on peut être rassuré ! Des mécanismes de suivi et d'évaluation régulière seront en place pour ajuster les pratiques de gestion en fonction des résultats obtenus et des nouvelles connaissances scientifiques, garantissant une amélioration continue des pratiques environnementales.

Il y aura-t-il un projet de parking en amont du site et un service de navette ?

Tout le monde ne viens pas forcément se baigner sur le site, c’est un très beau site pour le pic nique dominicale.
N° 771 : 6 août 2024 - 12:14
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
N° 770 : 6 août 2024 - 12:04
Auteur : Jacqueline Poingt
Son avis : Défavorable
Par cette pétition, nous demandons à M. le Maire de Petite-île, à M. le président de la CIVIS et à M. le Préfet de La Réunion, de renoncer au projet d'extension du bassin de Grande Anse et de fosse de natation afin de protéger les récifs coralliens, et non détruire cette biodiversité exceptionnelle au service des seuls intérêts économiques, sans solliciter réellement l’avis de la population locale.
N° 769 : 6 août 2024 - 11:06
Auteur : MARTINE BILLIE
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je suis désolée qu'en l'état de nos connaissances actuelles on envisage encore de venir déranger les coraux et l'environnement. Que faut il vivre pour comprendre que l'environnement est notre avenir? Je suis pour un aménagement doux, une protection des baigneurs en respectant le milieu marin, rajouter quelques rochers pour éviter l'accès des requins. Je viens régulièrement à La Réunion, et, bien sûr à Grande Anse,à toutes les époques de l'année. Les gens s'arrangent, si il y a du monde on va sous les arbres et on revient plus tard se baigner sans que ça pose aucun problème. Il y a une sorte de rotation naturelle.
Il me semble qu'un plus grand projet dénaturerait ce que l'on vient chercher à Grande Anse; la nature la plus brute possible. Si on y trouve des structures, que l'on trouve dans d'autres lieux du monde, aménagés pour accueillir du tourisme de masse, on perd l’attractivité touristique du site: sa beauté naturelle.
Etes-vous obligés d'envisager un bassin d'apprentissage de la natation sur ce site? Il me semble que ce serai plus adapté dans des sites moins attractifs justement afin de diversifier l'offre de loisirs et d'activités proposée. Par exemple une installation hors sol qui n'endommagerai pas la nature.
Attention à ne pas perdre "l'essence de Grande Anse". Ne faisons pas comme si c'était accessoire, c'est essentiel.... Je voudrais que mes petits enfants et leurs descendants connaissent le Grande Anse que j'ai découvert.
N° 768 : 6 août 2024 - 10:52
Auteur : Florence Trentin
Son avis : Défavorable
- Le site est fortement attractif : quel est son taux de saturation? est-il raisonnable d'attirer plus de monde? Quelle sera la gestion du nombre d’utilisateurs du bassin de baignade? quelle sera sa charge maximale? Comment sera assurée la sécurité sanitaire?
- Le creusement du bassin : les impacts du chantier sur le milieu corallien (bassin de baignade actuel, platier et pente externe): il a fallu plus de 30 ans pour obtenir la biodiversité actuelle du bassin de baignade or les niveaux de turbidité au cours des travaux qui perdureront pendant plusieurs mois ne pourront qu'être nocifs pour la vitalité corallienne (étouffement des colonies, limitation de la photosynthèse, perturbation de la faune): quel sera le retour de cette biodiversité dans un contexte de changement climatique défavorable à la vie corallienne? ne joue-t-on pas aux apprentis sorciers? L'argument d'une augmentation de surface pour accueillir cette biodiversité ne prend pas en compte la nécessité d'un apport extérieur et du temps nécessaire à la structuration d'un écosystème.
Les compensations prévues pour l'impact sur le milieu et notamment sur les coraux espèces protégées à La Réunion par arrêté préfectoral sont largement insuffisantes : un plan de gestion? la transplantation de coraux est évoquée mais où et comment? ce sont des savoir-faire qui n'existent pas actuellement à La Réunion. Rien ne permet d'affirmer ici que nous n'aurons pas une perte nette en biodiversité corallienne. Il ne faut pas oublier que les récifs coralliens de La Réunion sont fortement impactés par les activités humaines et que leur état de santé est préoccupant (70% sont dégradés, rapport IFRECOR 2021, "Les pertes de biodiversité corallienne varient selon les secteurs considérés de 18 % à plus de 37 % au cours des 14 dernières années, et concernent aussi bien des espèces rares que des espèces structurantes à l’origine de l’édification du récif corallien -Point 2 de la Réserve Naturelle Marine, mai 2024 L. Bigot). Le platier récifal et la pente externe de cette zone ont certainement un rôle majeur à jouer dans la résilience des récifs coralliens du Sud ouest de La Réunion de par leur vitalité, et qu'en sera-t-il une fois les agressions subies suite aux aménagements prévus?
Le renouvellement de l'eau calculé pour assurer la qualité sanitaire requise pour les baigneurs, sera-t-il suffisant pour assurer la survie des coraux, bien plus exigeants en terme de qualité (oxygénation, taux de nitrates, taux de phosphates, transparence)?
L'annexion au projet d'une partie du platier corallien est en contradiction avec la volonté de protection de ses espaces (Action 37 du plan biodiversité) fortement menacés par les activités humaines! Cette plateforme récifale montre, à ce niveau, un recouvrement corallien de 40% ce qui est un des plus élevé de notre île. On pourra citer La Réunion comme exemple pour n'avoir pas eu la volonté de protéger son patrimoine naturel! il ne devrait pas être possible aujourd'hui de détruire des espaces coralliens pour satisfaire un désir d'aménagement non prioritaire pour la population (une piscine classique aurait pu être construite sur la commun e Petite-Île pour assurer les services visés par la Mairie, (apprentissage et pratique de la natation par les scolaires). Je ne pense pas que l'image écotouristique de la Petite-île et de notre île n'en soit pas ternie.
- Le creusement et la pose d'une canalisation sous le bassin de baignade auront une emprise importante avec des retombées négatives pour l'environnement terrestre et marin ( bruit, poussières, turbidité, ... ) mais surtout va apporter directement de l'eau de mauvaise qualité environnementale sur le récif et certainement de façon accrue dans le contexte de changement climatique, induisant une diminution de la vitalité corallienne dans cette zone récifale et qui peut par ailleurs être à l’origine de maladies pour les êtres vivants du récif... Et en cas de fortes pluies et de cyclones, n'est-elle pas condamnée à déborder?
- L'édification d'un enrochement accru en hauteur, en largeur et en longueur va entraîner une augmentation de la réverbération de la houle et aura sans doute un rôle non négligeable dans l'érosion de la plage déjà fortement impactée par rapport à son état initial. Quel impact également pour le paysage dans un site classé remarquable ?
Un réaménagement léger de l'actuel n'est-il pas préférable?
- La prévention contre le risque requin : il n'est pas possible pour le grand public de se baigner sur ce site étant donné le déferlement de la houle sur le platier, aussi comment peut-il être concerné par un risque requin sinon pour des activités situées au-delà du platier corallien infranchissable ?

Nous sommes ici devant un projet qui ne tient pas compte du Plan d’actions pour la protection des récifs coralliens des outre-mer français! Il est dans sa forme actuelle dans une vision passéiste de l'aménagement...
N° 767 : 6 août 2024 - 10:30
Cette observation a été classée comme doublon par le commissaire enquêteur.
N° 766 : 6 août 2024 - 10:18
Auteur : Elisabeth SALAUN
Son avis : Défavorable
- Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours
- Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île
- Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018
- Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles
- L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion
- Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres
- Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
- Des impacts socio-économiques non-considérés
- Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes
- Non-respect des stratégies et trajectoires nationales
- Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023
N° 765 : 6 août 2024 - 09:41
Auteur : GUY BALESTIER
Son avis : Défavorable
D'autres projets ciblés et économes peuvent remplacer de projet onéreux avec moins d'impacts économiques, sociaux, écologiques.
N° 764 : 6 août 2024 - 09:29
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je souhaite émettre un avis défavorable quand à la réalisation de ce projet.

Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet consiste à la création d'une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU, alors que cela pourrait être évité.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio climatique dans la commune de Petite-Île.


Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

Voici donc quelques arguments que je juge important de soulever, pour démontrer l'inutilité mais surtout les conséquences du projet sur l'environnement. Aujourd'hui, plus que jamais, il est nécessaire de préserver et de favoriser la biodiversité, tant végétale que animale, car nous en sommes dépendant pour notre survie en tant qu'espèce vivante. Agrémenter ou "aménager" un environnement naturel par des structures qui n'ont pas lieu d'être ne va faire qu'empirer les chose. Non à la destruction des coraux et des site encore naturels épargnés.

J'espère de tout cœur que ce projet ne verra jamais le jour.
N° 763 : 6 août 2024 - 08:56
Auteur : Juliette Blanchot
Son avis : Défavorable
Avis totalement défavorable.
N° 762 : 6 août 2024 - 08:55
Auteur : Christian LEGER
Son avis : Défavorable
Christian Léger
51, chemin des Niaoulis
St-François
97400 Saint Denis



Avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse
Arrêté préfectoral n°2024-1058/SG/SCOOP/BCPE:


1- Environnement du bassin de baignade de Grande Anse

L’état de santé du récif de Grande-Anse est selon les études scientifiques récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion ; c'est le site de référence de l’état écologique des récifs à La Réunion ; sa qualité pourrait aussi lui faire jouer un rôle d'ensemenceur corallien pour toute La Réunion (étude à faire avant de dégrader le site et de lui faire perdre ce rôle potentiel essentiel)
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par l'association Vie Océane en décembre 2022).
D'autre part, le site bénéficie d'un inventaire et de protections réglementaires :
- classement en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classement en Espace Naturel Remarquable du Littoral (voir remarques de la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
De façon plus générale, l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine à La Réunion et dans le Monde doit impliquer la préservation de ces zones marines et terrestres connexes.

2- Activités humaines

L'impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants est une des causes principales de la dégradation des récifs
L’extension proposée du bassin de baignade, avec l’accroissement de la fréquentation du site augmentera les risques de pollution et ne pourra qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.

Le changement climatique à venir va entrainer des phénomènes cycloniques extrêmes qui attaqueront de façon très violente les milieux terrestre littoraux que seule une barrière récifale corallienne pourra protéger. Artificialiser une telle zone fait prendre un risque majeur de submersion marine - y compris pour les aménagements proposés - en cas de montée des eaux et de phénomène météorologique extrême.

3- Arguments de la mairie de Petite-Île

L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension est spécieux :
- le risque requin n'est pas avéré (aucune étude ne le prouve) : ce risque est nul dans le bassin existant et la baignade est impossible hors du bassin (houle, ...)
- contrairement à ce qui est affirmé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, sur-fréquentation…) ne pourra que s’amplifier !
- rien ne prouve que le bassin actuel n'est pas suffisant pour permettre la baignade ; les réunionnais ne fréquentent essentiellement pas ce site pour la baignade, mais pour l'aire de pique nique et la découverte des fonds marins du bassin existant
- ce n'est pas dans le bassin de Grande-Anse que les enfants apprennent à nager (la mairie de Petite-Île serait peut-être mieux avisée de construire une piscine à proximité des écoles de la commune !!)
- l'accès handicapé - au demeurant très justifié pour ce site - n'impose pas l'extension du bassin actuel

4- Conclusion :

L'espace public de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, .... représente une valeur patrimoniale pour les habitants de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière et pour les touristes étrangers à notre île.
Pour les raisons évoquées ci-dessus, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel marin exceptionnel et je ne peux qu'émettre un avis défavorable à l'extension du bassin de baignade de Grande-Anse
N° 761 : 6 août 2024 - 08:42
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le réchauffement climatique mondial détruit les récifs coralliens. Il est donc "inutile" d'accroître volontairement cette destruction par des travaux.
N° 760 : 6 août 2024 - 08:23
Auteur : Philippe Delaygues
Son avis : Favorable
Je suis tout à fait favorable à l'extension du bassin de Grande-Anse (dont j'entends parler depuis 18 ans ...) Cette extension répond aux besoins du tourisme et aux écoles de la commune qui pourront enfin enseigner la natation (enseignement obligatoire). Le projet respecte l'environnement et pour avoir discuter de l'impact sur la faune marine, avec un biologiste renommé, Patrick Durville, je suis rassuré : cela sera même bénéfique aux coraux et aux poissons.
N° 759 : 6 août 2024 - 08:04
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Monsieur le commissaire enquêteur,


voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058


L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle
en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact
négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.

Diana Auzou
N° 758 : 6 août 2024 - 07:48
Auteur : Elodie Kerkaert
Son avis : Défavorable
Je m'oppose à ce projet, notamment en raison des dommages que les travaux vont occasionner à l'écosystème.
Arrêtons de toujours développer notre emprise sur les milieux naturels !
De plus, aucune étude sérieuse n'a été faite sur des mesures permettant de réduire l'impact de ces travaux, malgré les constats de l'étude d'impact.
Merci de prendre en considération mon avis
N° 757 : 6 août 2024 - 05:56
Auteur : Olivier Duval
Son avis : Défavorable
Pour protéger la biodiversité du site.

Grande Anse est le dernier lieu de La Réunion a accueillir des récifs coralliens riches et foisonnants.
N° 756 : 6 août 2024 - 05:50
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058

1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.
3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.
4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur sont appelés à se manifester dans les prochaines années : augmentation de l’intensité des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des ravines et autres émissaires : tous phénomènes qui accroissent le risque de destruction des aménagements par la houle et par inondation et glissements de terrain, et qui menacent la population.
Artificialiser le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la population comme pour les aménagements...
5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
> la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre
des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
> préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...) ne pourra que s’amplifier !
> compétence communale du savoir nager en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru, d’autant que les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
> service HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas l’extension du bassin actuel...
6/ Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet : 
parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.


Caroline MASSAC,
massac.caroline@gmail.com
Tel: 0692 395 998






Mail receptionné le 05/08/2024 à 15:14
N° 755 : 6 août 2024 - 05:50
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058

1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc National.
Pour l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.
3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.
4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur sont appelés à se manifester dans les prochaines années : augmentation de l’intensité des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des ravines et autres émissaires : tous phénomènes qui accroissent le risque de destruction des aménagements par la houle et par inondation et glissements de terrain, et qui menacent la population.
Artificialiser le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la population comme pour les aménagements...
5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
> la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre
des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
> préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...) ne pourra que s’amplifier !
> compétence communale du savoir nager en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru, d’autant que les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
> service HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas l’extension du bassin actuel...
6/ Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet : 
parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.

Isabelle Massac 



Mail receptionné le 05/08/2024 à 22:19
N° 754 : 6 août 2024 - 05:50
Dépôt par mail
Monsieur le commissaire enquêteur,


voici mon avis sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse faisant suite à l’arrêté préfectoral : 2024-1058


1/ Contexte environnemental du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :
Le patrimoine naturel terrestre et marin du site de Grande Anse est sans conteste d’un très grand intérêt, à la fois du point de vue paysager, de son identité typiquement réunionnaise, de sa biodiversité terrestre et marine, de sa valeur culturelle, sociale
et économique.
L’état de santé de la biodiversité corallienne et récifale de la zone est selon les études scientifiques les plus récentes (État écologique des récifs coralliens de La réunion, février 2024) le meilleur de l’île de La Réunion (plus de 50 % de couverture corallienne
en pente externe);
Grande Anse est ainsi considéré comme le site de référence concernant l’état écologique des récifs à La Réunion.
Le bassin de baignade actuel est aussi riche d’une très importante biodiversité (ouvrage édité par Vie Océane, décembre 2022, commande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).

2/ Pour ces raisons, le site de Grande Anse dans son ensemble doit être préservé comme patrimoine naturel terrestre et marin exceptionnel, à l’image de la partie haute du bassin versant intégrée dans le Parc
National.
Pour l’Île de la Réunion et au regard des dispositions affichées par l’État français, il bénéficie de protections réglementaires essentielles:
- des zones marines et terrestres classées en ZNIEFF, (Zones d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique)
- classé en Espace Naturel Remarquable du Littoral (Schéma de Mise en Valeur de la Mer) comme rappelé par la Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe).
L’opération d’extension du bassin de baignade envisagée par la commune de Petite Île, sur le domaine public, ne doit pas de ce fait échapper de façon dérogatoire à des contraintes réglementaires parfaitement justifiées.

3/ L’évolution globale alarmante de l’état de santé des récifs et de la biodiversité marine associée à La Réunion appelle à renforcer la préservation des zones littorales et marines :
Les causes générales de dégradation des récifs et de perte de biodiversité sont bien connues : impact des activités humaines sur le littoral et sur l’ensemble des bassins versants ; à Grande Anse, le rejet de boues (sans que l’origine naturelle ou accidentelle
en soit semble- t-il clairement déterminée par les autorités) par la ravine des Français lors des derniers cyclones a gravement affecté le milieu marin et la biodiversité du bassin de baignade. Toutes les formes de pollution, d’érosion ont ainsi un impact
négatif sur le littoral et la faune marine.
L’extension proposée du bassin de baignade, avec qui plus est l’accroissement de la fréquentation du site, ne peut qu’amplifier ces impacts négatifs sur le patrimoine naturel.

4/ Des phénomènes naturels atmosphériques et océaniques de grande ampleur sont appelés à se manifester dans les prochaines années : augmentation de l’intensité
des dépressions, cyclones, à laquelle s’ajoutent le réchauffement et l’acidification de l’océan, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion littorale, l’augmentation des débits de pointe des ravines et autres émissaires : tous phénomènes qui accroissent le
risque de destruction des aménagements par la houle et par inondation et glissements de terrain, et qui menacent la population.
Artificialiser le site de Grande Anse, en mer comme à terre, est contraire à la prudence qui doit être de mise face aux risques majeurs encourus pour la population comme pour les aménagements...

5/ L’argumentaire de la commune de Petite Île pour justifier du projet d’extension n’est pas satisfaisant :
> la sécurité des populations en raison du risque requin : le risque est nul dans le bassin de baignade actuel ; sur la plage, du fait du puissant déferlement des houles qui peuvent atteindre
des hauteurs de l’ordre de 6 à 10 m, la baignade n’est pas de mise...
> préservation des espaces et des milieux : au contraire de ce qui est annoncé, l’impact négatif sur la biodiversité marine (creusements, enrochements, réduction de la circulation de l’eau, réflexion des vagues amplifiant l’érosion en aval du bassin...) et
sur la partie terrestre (constructions, imperméabilisation supplémentaire, surfréquentation...) ne pourra que s’amplifier !
> compétence communale du savoir nager en classe de primaire : dans presque toutes les communes de l’île, les élèves apprennent à nager dans des piscines d’eau douce, près des centres urbains. Le choix de créer une piscine en mer est incongru, d’autant que
les risques sanitaires (débouché de ravine, horizon des sources de l’arrière plage) en seraient accrus et que les perturbations dues aux intempéries en limiteraient l’usage...
> service HANDIPLAGE – accès à tous : un aménagement pour permettre l’accès à la plage pour des personnes handicapées ne justifie absolument pas l’extension du bassin actuel...

6/ Conclusion :
Espace public, la baie de Grande Anse, avec sa zone marine, sa plage, son arrière plage, son talweg de fond de baie, son bassin versant amont et sa ravine des Français, représente une valeur patrimoniale clairement démontrée et concerne non seulement les habitants
de la commune de Petite-Île mais aussi ceux le La Réunion toute entière comme ceux du territoire national dont beaucoup de touristes sont issus. Il est aussi sous le regard de touristes internationaux qui ont déjà apprécié le potentiel esthétique, scientifique
et éducatif de ce secteur de la côte sud de La Réunion
La lecture et l’analyse des documents mis à disposition dans l’enquête publique ne peut que conduire à donner un avis défavorable sur ce projet :
parce qu’il ne pourra que contribuer à une dégradation des milieux naturels terrestres et marins. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt
majeur qu’il y a à inscrire les choix locaux d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants.



Pauline Leblanc










Mail receptionné le 06/08/2024 à 5:01
N° 753 : 6 août 2024 - 05:26
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le bassin de grand-anse est très bien comme il est, cet endroit est magique et ne devrait pas être dénaturé davantage. De nombreuses espèces de faunes et de flore végétale sont installées et la fréquentation du bassin est déjà suffisamment nuisible pour elles.
Des travaux c’est encore tout dénaturé pour le plaisir de l’homme.
Et si on respectait les traditions longtemps, qu’on améliore les espace au lieu de toujours tout voir en grand. Cet espace s’est parfait tel qu’il est, investie par de nombreuses familles tous les week-ends, fréquenter par des baleines qui apprécient la qualité de l’eau actuellement.
On sais ce ce qu’on a et c’est une chance de l’avoir.. En revanche on ne sais pas ce qu’on perd en agrandissant ce bassin!
N° 752 : 6 août 2024 - 05:22
Auteur : Paul Gigan
Son avis : Favorable
Au départ j’étais sceptique sur ce projet, mais après avoir parcouru le dossier qui est plus que complet, je suis favorable. Les services ont très bien travaillé et de nombreuses garanties sont et seront mise en œuvre afin de limiter l’impact de la présence humaine sur le site. Actuellement malgré les interdits de nombreux baigneurs n’hésite pas à braver les interdits. Il n’y a qu’à lire certains commentaires de gens et pseudos « écolos » qui sont contre le projet mais qui ont plongé illégalement dans le bassin « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais » Une étude après ouverture du bassin plus précise sur la fréquentation peut ‘elle être mise en place afin de bien distinguer les baigneurs qui seront moins élevé que les piqueniqueurs, coureurs, promeneurs etc. ?….
N° 751 : 6 août 2024 - 04:47
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Outre la destruction des coraux ;la surfréquentatoin du site qui va entraîner sa dégradation...le cout astronomique du projet...
Autre observations construire un bassin ou la baignade sera impossible en moyenne 3 mois par an ( avis de fortes houle pollution après chaque fois que la ravine aura déverser ses flots , il y aura certainement pas d eau lors des marées basse de l été, cyclone qui entraîne la fermeture sur plusieurs jours du site ,sacrifice d animaux réguliers aux abords qui va entraîner la fermeture....
Il serait plus judicieux et raisonnable de construire une piscine municipale.
N° 750 : 6 août 2024 - 04:45
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Comme de nombreux citoyens, il me paraît insensé de ne pas préserver la biodiversité, les colonies de corail, du bassin de Grande Anse. Vous aimez votre île ? Abandonnez ce projet, svp, mieux vaut un petit bassin, qu’un bassin, plus grand et une nature saccagée. Bientôt, 1 million d’habitants à la Réunion, qu’allons nous faire ? Agrandir encore la surface du bassin dans 10 ans ? saccager encore la savane dans l’Ouest ? Faire des pistes de ski autour du volcan ?
La nature, il faut la respecter, surtout qu’elle se fait de plus en plus rare, ne la défigurons pas. Ne touchez pas au bassin de Grande Anse, s’il vous plaît !
Merci
N° 749 : 6 août 2024 - 00:31
Auteur : Marie Thorel
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.
N° 748 : 5 août 2024 - 22:47
Auteur : Nicole HAMANN
Son avis : Défavorable
Inutile d'en rajouter.
Ily a déjà suffisamment de dégradations actuelles et à venir des bords de mer et traits de côtes par la montée marine,les cyclones,les activités humaines assez disproportionnées voire même les pollutions pluvialles ou par échouage etc..
Pour entraîner à la baignade on doit s'orienter vers les bassins non naturels et intérieurs des commune.
Projet coûteux sans nécessité publique et qui a été pour le moins très peu médiatisé.....
N° 747 : 5 août 2024 - 22:24
Auteur : Yasmine Bodineau
Son avis : Défavorable
Tant d’arguments contre ! Économique-très coûteux - et écologique -récifs coralliens en danger- sont sans doute les plus importants.
Alors que d’autres solutions sont possibles, moins onéreuses et destructrices, un bassin bio par exemple n’aura pas d’impact significatif sur les recifs.
N° 746 : 5 août 2024 - 22:19
Auteur : THERESE REDA
Son avis : Défavorable
protection de la diversité
N° 745 : 5 août 2024 - 22:01
Auteur : Wilfried Gobel
Organisation : Oasis Réunion
Son avis : Défavorable
La barrière corallienne est primordiale entre autres pour la Réunion ! Ne touchez surtout pas pour des projets touristiques à court ou moyen termes. L'intervention dans un milieu naturel menace est un acte de droit commun, un crime!
N° 744 : 5 août 2024 - 20:54
Auteur : Bruno Gavarri
Son avis : Défavorable
Ce projet d’aménagement s’inscrit dans un contexte plus global de dégradation accélérée des récifs coralliens mondiaux (50% des récifs coralliens mondiaux ont déjà disparu !) - et de la dégradation aiguë des récifs coralliens de La Réunion (environ 65% de recouvrement par les coraux en 1980 pour environ 20% de recouvrement en 2024). Parallèlement, des lois nationales visent à protéger la biodiversité.
N° 743 : 5 août 2024 - 20:14
Auteur : Méryl Pinque
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.
N° 742 : 5 août 2024 - 19:45
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour, je suis défavorable à la réalisation de ce projet pour plusieurs raisons:
-Je suis plongeur et une quantité de coraux seront détruits par la réalisation des travaux (déjà qu'il n'y en a presque plus...)
-J'habite la Petite Ile et j'ai de plus en plus de difficulté à venir à Grande Anse à cause du monde, donc un plus grand bassin attirera plus de passage donc augmentera le problème d'accès.
-Plus de monde donc plus d'usure du lieu et dégradation des milieux naturels.
-Les gens aiment le côté simple et authentique de Grande Anse, un bassin plus grand va dénaturer l'aspect du lieu.
-Il y a un super complexe sportif au centre de Petite Ile, il manque justement une piscine, les jeunes et les vieux pourront y aller à pieds, ce ne sera pas le cas si la piscine est au bord de la mer.
-A chaque cyclone ou grosse intempérie le bassin sera impraticable et peut être aussi à réparer.
-C'est un non sens aux vues des directives écologiques déjà trop souvent bafouées.
-Nous avons d'autres choix possibles.
Merci
N° 741 : 5 août 2024 - 19:44
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Defavorable compte tenu de l’impact des travaux sur la biodiversité marine notamment les coraux. Projet qui n’est pas indispensable face aux priorités environnementales : il n’est pas souhaitable que le bien être d’un petit nombre de personnes se fasse au péril de notre patrimoine ecologique commun déjà bien malmené par le changement climatique et autres perturbations anthropiques.
N° 740 : 5 août 2024 - 19:38
Auteur : NICOLE CARAOUE
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.

En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.

En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.



À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.


Arguments sociaux

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.

l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.


Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

9. Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Arguments économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;

12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.


Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;

la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;

la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.



Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 739 : 5 août 2024 - 19:31
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.



Arguments sociaux


7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.


8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.


9. Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.



Arguments économiques


10. Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.


11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.


13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.


8
N° 738 : 5 août 2024 - 19:28
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
N° 737 : 5 août 2024 - 19:28
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis contre ce projet qui va causer des dommages irréversibles sur la biodiversité de cette zone qui détient une forte densité de coraux et la faune sous-marine qui y vit. De plus, le bassin actuel est suffisant pour les activités.
N° 736 : 5 août 2024 - 19:19
Cette observation a été classée comme doublon par le commissaire enquêteur.
N° 735 : 5 août 2024 - 19:15
Auteur : FLORENCE LABREGERE
Son avis : Défavorable
Grande Anse est le dernier lieu de La Réunion à accueillir des récifs coralliens riches. En 2024, l'urgence est de préserver la biodiversité, là où elle est encore foisonnante. Le projet d'extension de la baignade à Grande Anse portera un coup fatale à la biodiversité. Il doit donc être abandonné.
N° 734 : 5 août 2024 - 19:15
Auteur : Lucas BENARD
Son avis : Défavorable
Le projet d'extension va nuir à la biodiversité, à notre environnement. Préservons notre île du mieux que nous pouvons, pensons à notre futur mais aussi à celui de nos descendants.
N° 733 : 5 août 2024 - 18:25
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.

En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.

En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.



À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.


Arguments sociaux

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.

l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.


Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

9. Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Arguments économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;

12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.


Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;

la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;

la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.



Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 732 : 5 août 2024 - 18:22
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
N° 731 : 5 août 2024 - 17:51
Auteur : Denis Montet
Son avis : Défavorable
Totalement défavorable à ce projet contraire à la protection de ka biodiversite.
N° 730 : 5 août 2024 - 17:49
Auteur : Coralie Josseron
Son avis : Défavorable
Projet inutile
N° 729 : 5 août 2024 - 17:46
Auteur : Marie-Luce Bonfanti
Son avis : Défavorable
Bien que ne résidant pas à l'Île de la Réunion, je me sens directement concernée par ce qui pourrait endommager la superbe richesse naturelle que sont les magnifiques récifs coralliens réunionnais. Ils font partie de notre patrimoine national que je tiens à préserver en tant que citoyenne française respectueuse de ce que nos anciens nous ont légué et que nous devons - à notre tour - léguer aux futures générations nationales et mondiales.

Rendez-vous compte : L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, selon le projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h (selon le scénario le plus pessimiste). Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du GIEC pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

En outre, ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options qui pourraient grandement limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
• une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
• la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
• la construction d'un poste de secours ainsi qu'il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.

Franchement, à l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, pensez-vous qu’il soit raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
N° 728 : 5 août 2024 - 17:21
Auteur : annie leguézennec
Son avis : Défavorable
tout à fait défavorable
N° 727 : 5 août 2024 - 17:13
Cette observation a été classée comme doublon par le commissaire enquêteur.
N° 726 : 5 août 2024 - 17:12
Cette observation a été classée comme doublon par le commissaire enquêteur.
N° 725 : 5 août 2024 - 17:11
Auteur : Frédéric Roussel
Son avis : Défavorable
Ce projet est une aberration écologique.
N° 724 : 5 août 2024 - 16:30
Auteur : Fernand HERMET
Son avis : Défavorable
Liste des arguments contre le projet d’extension du bassin de baignade de
Grande Anse :
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des
coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement
sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à
la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du
bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables
politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore
raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts
sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience
corallienne ?
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle
d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La
Réunion.
Arguments sociaux
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des
solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements
extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
9. Affirmation d'un argument non-fondé.
Arguments économiques
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Arguments législatifs
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de
déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 723 : 5 août 2024 - 16:11
Auteur : Mariane Rosel
Son avis : Défavorable
Je suis contre ce projet d’extension du bassin pour les raisons suivantes :

Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours et amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs corallien

Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île et risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

Manquement aux responsabilités écologiques des responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles & inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion et aucune étude n’a été menée pour prouver que la capacité de charge du bassin actuel est atteinte.

Ce projet onéreux préconise des installations complexes aux impacts négatifs au lieu de solutions plus sobres, ciblées et économes. En conclusion, il ne respecte pas les stratégies et trajectoires nationales.
N° 722 : 5 août 2024 - 15:59
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'un plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.
N° 721 : 5 août 2024 - 15:57
Auteur : Ségolène Morisset
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.
N° 720 : 5 août 2024 - 15:57
Auteur : Paule Girard
Son avis : Défavorable
A l'heure du changement climatique et de l'érosion de la biodiversité qui s'opèrent actuellement dans le monde, il faut cesser ces projets inutiles:
-qui détruisent la vie existante (ici, les récifs coralliens, véritable trésor de la Réunion) sans assurer un impact positif ou compenser cette destruction.
- qui accumulent les risques pour la sécurité humaine ( face aux évènements climatiques extrêmes par exemple)
- qui sont un non sens social-économique.

Je ne peux qu'être contre ce projet.
N° 719 : 5 août 2024 - 15:54
Auteur : Thomas GHIGLIONE
Son avis : Défavorable
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.



Arguments sociaux


7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.


8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.


9. Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.



Arguments économiques


10. Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.


11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.


13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 718 : 5 août 2024 - 15:48
Auteur : Marie Pierre Campistron
Son avis : Défavorable
Je viens en vacances tout les ans à La Réunion et ce bassin de Grande Anse est un lieu privilégié et encore protégé du tourisme de masse.
Le corail est indispensable pour protéger la côte des cyclones qui, d'après le GIEC, seront de plus en plus nombreux et plus puissants.
C'est un des récifs les mieux préservés de l'île et il faut continuer à le protéger pour pouvoir le transmettreà nos enfants.
De plus, si la fréquentation augmente, le pollution augmentera et cela engendrera la disparition de ce ieu unique à la Réunion.
Cordialement.
Marie Pierre Campistron
N° 717 : 5 août 2024 - 15:47
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
L'enrochement du bassin va s'agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l'eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l'eau. Selon l'Agence Régionale de Santé, l'eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l'eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n'a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l'Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d'eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.
N° 716 : 5 août 2024 - 15:44
Auteur : Gérard Beurgaud
Son avis : Défavorable
L'extension du bassin ne justifie pas le sacrifice de la biodiversité et notamment les colonies coralliennes.
N° 715 : 5 août 2024 - 15:42
Auteur : Jean Vitry
Son avis : Favorable
Hyper favorable à ce projet !!! Étant dans l’enseignement j’ai lu dans le projet qu’il sera possible de mettre en place des campagnes de sensibilisation et des programmes éducatifs pour informer les usagers sur l'importance de la préservation de l'environnement marin et des comportements responsables à adopter.
Ce n’est pas en interdisant qu’on éduque à la préservation mais bien en faisant découvrir et en sensibilisant. Un partenariat éducation national et collectivités territoriales est -elle envisagée ?
N° 714 : 5 août 2024 - 15:42
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Totalement défavorable tant au niveau écologique qu'économique.
Ce bassin est un aquarium géant qui perdra tout si on y touche.
Et y faire venir plus de monde est absurde et dangereux pour les eco systèmes.
L'histoire de la piscine ne tient pas debout, vous allez détruire un site sauvage magnifique.
N° 713 : 5 août 2024 - 15:38
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable pour plusieurs raisons, et voici les principales :
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Des impacts socio-économiques non-considérés :Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.
N° 712 : 5 août 2024 - 15:29
Auteur : Isabelle Ruffin
Son avis : Défavorable
Ce projet est complètement incompatible avec la nécessité de préserver la biodiversité.
N° 711 : 5 août 2024 - 15:25
Auteur : Graciane Berrocq-irigoin
Son avis : Défavorable
La destruction du récif coralliens qu'engendre t'ai l'extension du bassin de baignade serait catastrophique pour l'écosystème.
Il est important de préserver ces lieux de biodiversité
N° 710 : 5 août 2024 - 15:11
Auteur : Michael Cardinal
Organisation : Association Bigcats
Son avis : Défavorable
Il est tout à fait anormal quand 2024 on décide pour répondre sa des convenances purement touristique ou de comfort humain de modifier ou pire détruire un environnement marin naturel essentiel au maintient de l’écosystème marin .
La protection de l’environnement est l’avenir de notre civilisation .
N° 709 : 5 août 2024 - 15:05
Auteur : Patrick BOOT
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.
N° 708 : 5 août 2024 - 15:02
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Messieurs,
Renoncez à votre projet irresponsable d'extension du bassin de Grande Anse et de fosse de natation qui est en totale contradiction avec les objectifs nationaux - protection de 100 pourcents des récifs coralliens en 2025 !
Écoutez le constat CLAIR des scientifiques : "Grande Anse abrite le plus de coraux alors que la situation est TRÈS PROBLÉMATIQUE à l'ouest", et le livret rédigé par VieOcéane témoignant de la BIODIVERSITÉ EXCEPTIONNELLE du bassin de baignade de Grande Anse !
ARRÊTEZ DE SOUILLER, DE DÉTRUIRE LES ESPACES NATURELS POUR LE PROFIT, VOS SEULS MINABLES INTÉRÊTS ÉCONOMIQUES COMME FONT TOUS LES FOUS DE CETTE ÉPOQUE MALADE ET DÉCADENTE !!!!
N° 707 : 5 août 2024 - 14:52
Auteur : Laurence Mary
Son avis : Défavorable
Je pense qu’il est essentiel de préserver les sites naturels de la présence humaine qui n’apporte que dégradation et pollution.
N° 706 : 5 août 2024 - 14:51
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le tourisme industriel nuit gravement à notre ile, la préservation de nos sites naturels dont l'océan et son littoral est essentiel pour la continuité de notre existence.
N° 705 : 5 août 2024 - 14:50
Auteur : Cedric Lessatini
Son avis : Défavorable
Je donne un avis défavorable a cette honte de projet qui est un non sens a la préservation de biodiversité.Honte a ceux qui osent réfléchir un instant pour se donner ou pas bonne conscience alors que le projet est tout bonnement un écocide.Pourquoi détruire a tout pris cette merveilleuse nature,pourquoi,pourquoi,pourqoui?Dons encore une fois un grand NON A CE PROJET OU DU MOINS NON A CE TORCHON
N° 704 : 5 août 2024 - 14:47
Auteur : Éliane SONNTAG
Son avis : Défavorable
Alors qu'à la Réunion on assiste à un effondrement des systèmes coralliens, le projet d'extension du bassin de baignade et le détournement des eaux usées directement dans ce réservoir de biodiversité qu'est le recif corallien de Grande Anse, actuellement le mieux préservé, serait aller totalement à l'encontre de la responsabilité que nous avons de tenir compte des impacts écologiques de nos décisions humaines.
N° 703 : 5 août 2024 - 14:44
Auteur : ISABELLE AUBERT
Son avis : Défavorable
CONTRE A 100% Pour la vie des coraux, et donc notre vie à tous.
N° 702 : 5 août 2024 - 14:44
Auteur : nathalie marreau
Organisation : citoyenne
Son avis : Défavorable
Les coraux se meurent, partout sur la planète.
Nous savons quel impact ont chacun de nos gestes sur la diversité.
Nous en subissons, déjà les conséquences et cela s'accélère; de façon alarmante.
Les scientifiques nous préviennent et nous informent; depuis des années.

Il faut stopper ces projets qui détruisent tout, qui ne visent que les profits immédiats et individualistes.
Qui jamais ne prennent en compte le vivant à long terme.

Pensez à vos enfants, bon sang !
D'ici peu, ils aurons raison de nous insulter, de nous renier.
N° 701 : 5 août 2024 - 14:23
Auteur : Marie Thérèse Mort
Son avis : Défavorable
Avis défavorable à ce projet.Je suis au côté des gens et des sites impactés.
N° 700 : 5 août 2024 - 14:14
Auteur : Isabelle BRZEZIANSKI
Son avis : Défavorable
il faut absolument protéger les massifs coraliens !!! stop à tous les projets qui detruisent la faune et la flore !!!
N° 699 : 5 août 2024 - 14:08
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.
N° 698 : 5 août 2024 - 13:59
Auteur : Annelore LARTIGAU
Organisation : aucune
Son avis : Défavorable
Je ne vais pas répéter ce qui se dit déjà de défavorable, des associations et leurs représentants s'en étant déjà chargés.
Moi, je vois par rapport à des documentaires un peu partout déjà sur "les erreurs de construction" qui coûtent finalement des milliards, parce qu'on a, à chaque fois, omis ci et ça et encore ça, auquel on n'a pas pensé sur le moment.

On réalise tous les jours que nos oeuvres, finalement, nous coûtent encore + cher. Qu'on a parfois trop confiance. Que des années avant, on n'avait pas pensé, et on ne peut pas toujours penser à tout, et que, aujourd'hui, il nous faut ou nous faudrait tellement d'argent... (le désamiantage, les ponts à restaurer, les problèmes des dolines, etc. Mais, comme j'ai attiré l'attention de l'Etat/barrage de Vouglans qui, s'il lâche, Lyon disparait de la carte en quelque sorte: déjà barrage pas sûr (Fréjus) mais, en +, les incendies récents de la forêt voisinne et l'instabilité provoquée... Etc. Tout comme des ouvrages sont prévus pour tel environnement, des ponts telle fréquentation et telle vitesse..., et que aujourd'hui, comme ça change, ben on doit pallier...)

Là où je vis, il y a le lac d'Osselle. Autrefois, il y a longtemps, ce lac était totalement libre d'accès. Je ne sais même pas si prévu ou non de s'y baigner. Les gens du coin y allaient. Et comme pas prévu pour la baignade, rien d'indiqué, les gens faisaient attention. Parce qu'on n'avait aucune garantie. Chacun assumait.
Puis, ? a rendu ça payant. Du même coups, les gens ont eu des attentes et des exigences. Ceux qui, avant, y allaient, y sont moins allés: payant et tas de monde, etc. Par contre, la population ayant des attentes et des exigences ont commencé à s'y rendre. Il a donc fallu investir encore +. Et comme c'est un endroit reconnu comme lieu de baignade, il a fallu prévoir des maitre-nageurs sauveteurs.
A savoir que un lac tranquille, surveillé, payant, avec des toilettes, un restaurant, une aire de jeu, etc., n'a pas empêché tout récemment un homme de mourir noyé. Avec une enquête en cours sur les circonstances de sa mort, vu que la structure PUBLIQUE, dépendant d'une commune, n'a pas vu aussitôt, n'est pas intervenue suffisamment assez vite, et est donc responsable de sa mort... D'autant + responsable aux yeux de tous, qu'ils font payer, qu'ils font penser au regard des gens qu'il n'y a aucun danger, qu'ils sont équipés s'il y a le moindre problème, etc.
Moi-même, autant autrefois je n'avais eu AUCUN soucis, autant dernièrement, comme aujourd'hui très très fréquenté (et pas de vrai limite de fréquentation), un jeune m'a heurté apparemment volontairement avec son bateau, et vu le nombre de gens dans l'eau/nombre de maitre nageur sauveteur, ce dernier, pourtant en face, n'a semble-t'il rien vu. Alors que dans une simple VRAIE piscine (celle dans un établissement totalement bétonné, où pas d'eau au-delà, etc.), ils réagissent aussitôt... J'ai eu mal mais rien de grave, mais j'aurais pu porter plainte car le maitre-nageur est sensé surveiller etc. et vu que comme la communauté de communes a définit ce lieu comme, il en est du même coups, vraiment responsable, et bcp + que s'il n'était pas définit comme un lieu de baignade, etc.

Alors, là où vous êtes, déjà qu'un peu partout, on détruit les lieux de vie et de développement de la flore et faune sous-marine et qu'il est + facile de la détruire que de la re-créer, vous allez non seulement détruire une de vos richesses qu'on ne trouve pas partout, faire croire aux gens qu'ils sont en sécurité et les encourager encore + à tous venir, avec les conséquences qu'on connait tous quand on attire + de monde de tout style et qui, ça ne loupe jamais, ne respecte pas tout... et donc vous attirez probablement encore + de risque d'incidents, de blessés, de potentiels morts, etc. dont vous pourrez vous retrouver rendus comme responsables. En + de tous les frais non attendus, supplémentaires, et d'entretien en +.

Je pense que réaliser cette extension de bassin n'est pas une preuve de sagesse, de recul, de conscience, de voir plus loin que le bout de son nez et de tous les dominos qui pourraient tomber dans des tas de direction et qu'on n'avait pas imaginé.

Enfin, c'est amusant de construire, construire, construire... Mais regardez les urbex. Il y a des endroits fabuleux. Mais vraiment.
Et en Franche-Comté, nous avons de nombreux lacs et endroits qui n'ont pu finalement être ouverts au public. Non parce que l'eau n'était pas correct. Non parce que pas correctement aménagé. Mais le manque de maitre-nageurs sauveteurs, ceux-ci réalisant pour certains leurs responsabilités juridiques et ne voulant plus exercer ce type de travail... A Annecy, chaque année, on déplore de nombreux morts noyés. Pas ceux sur la plage.

Mais de nombreuses civilisations ont disparu, parce que probablement avancées, elles ont pris une telle confiance en elle-même et aspect narcissique, qu'elles ont cessé d'écouter la prudence et n'ont écouté que les folies des grandeurs inexorables "quoiqu'il en coûte"... mais a-t'on encore assez d'argent pour réparer toutes nos erreurs?
N° 697 : 5 août 2024 - 13:57
Auteur : Danièle Labesse
Son avis : Défavorable
A l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore responsable de porter un projet aux impacts écologiques?
Stop à l'atteinte à la biodiversité
N° 696 : 5 août 2024 - 13:46
Auteur : Carole Colbère
Son avis : Défavorable
100% des récifs coralliens de France doivent être protégés.
Ce projet est une vraie menace pour le récif de Grande Anse car il s’agit de creuser un bassin sous l’eau ce qui va troubler l’eau et mettre en danger la survie des coraux qui utilisent la photosynthèse. De plus je pense qu’augmenter la densité des baigneurs à proximité du récif est une source de pollution supplémentaire.
N° 695 : 5 août 2024 - 13:35
Auteur : Christine Josselin
Son avis : Défavorable
Avis très défavorable pour ce projet.
Ce projet est anti écologique : l’aménagement d’une fosse de natation nuirait à la santé des coraux environnants, tout comme la déviation d’un talweg qui achemine les eaux usées et autres manquements rendant impassible la pérennité de l’environnement.
Par ailleurs ce projet invoque des problèmes liés à la présence de requins dont l’accès peut être facilement contrôlé d’une autre façon, moins coûteuse, et met en danger la population qui ne serait plus protégée par le récif face au regain de cyclones à venir.
L’aspect socio-économique n’a pas été pris en considération alors même que les récifs coralliens ont un attrait essentiel pour le tourisme et les emplois. Sans compter l’importance que leur présence revêt pour prévenir les inondations.
N° 694 : 5 août 2024 - 13:32
Auteur : Yolande LECONTE
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.


Arguments sociaux

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

9. Affirmation d'un argument non-fondé.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Arguments économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Arguments législatifs
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 693 : 5 août 2024 - 13:30
Auteur : olga provencio
Son avis : Défavorable
Je suis totalement contre l'extension du bassin de baignade de Grande Anse. Projet aberrant !
N° 692 : 5 août 2024 - 13:25
Auteur : Marie-Paule D HAESE
Organisation : 56240
Son avis : Défavorable
Il faut absolument préserver ce massif coralien et la biodiversité , le protéger en ce monde déjà bien éprouvé au point que notre planète est en danger et nous avec.
Nous avons ici la possibilité de le faire, alors faisons le.
D'autre part les fonds du financement prévu serait sans doute mieux utilisés à être orientés pour les besoins sociaux de la population, en concertation avec elle.
N° 691 : 5 août 2024 - 13:21
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,

En tant qu'habitant de La Réunion, je souhaite préserver la richesse de la biodiversité marine et limiter au maximum les impacts de l'activité humaine sur cette dernière. Même si le projet d'extension du bassin de baignade semble étudié pour limiter ces impacts, il est certain qu'une construction et des travaux aussi proches des coraux auront des impacts sur la biodiversité.

A l'heure où les changements climatiques impactent déjà fortement les coraux, ne venons pas rajouter une pression supplémentaire sur cette formidable richesse écologique. Les bénéfices à long terme sur la qualité de vie et l'attractivité de La Réunion seront bien plus importants que l'extension d'un bassin de baignade.

Merci de prendre en compte l'intérêt écologique, et donc vital pour les habitants, en priorité par rapport à un intérêt économique qui aura des répercussions à court terme que pour nombre d'acteurs limités.
N° 690 : 5 août 2024 - 13:20
Auteur : maitena aubertin
Son avis : Défavorable
- Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
- Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
- Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
- Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
- Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
- L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
- Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
- Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
N° 689 : 5 août 2024 - 13:07
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.
N° 688 : 5 août 2024 - 13:02
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Pour des motifs écologiques ,sociaux , sanitaires , économiques et législatifs je suis très défavorable à cette idée d'extension !
N° 687 : 5 août 2024 - 13:00
Auteur : Charles Gigan
Son avis : Favorable
Je suis très content qu’un projet comme cela sorte enfin pour le sud car il faut toujours aller sur la côte Ouest pour pouvoir se baigner de façon sécurisée en mer. Certes, quelques petits impacts (qui reste relatifs) sont inévitables, mais des mesures de compensation écologiques seront mises en œuvre. J’ai vu que cela pourrait même inclure la création de nouvelles zones de protection marine ou des programmes de restauration d'habitats dégradés. Une étude de grande ampleur pourrait -elle être envisagé afin de comprendre comment le site peut ‘il être le plus développé en en terme de coraux malgré une forte fréquentation.
N° 686 : 5 août 2024 - 12:59
Auteur : DOMINIQUE RACHEL SECONDI
Son avis : Défavorable
Madame, Monsieur,

Je ne suis pas du tout favorable à l'extension du bassin de baignade de Grande Anse, à Petite-Ile.

L'île de la Réunion est spectaculaire pour la beauté et les richesses qu'offre la Nature.

La Nature ne fait pas les choses au hasard. Chaque espèce ou être vivant a un rôle bien spécifique.
L'Homme se croit au-dessus de ses règles et s'octroie le droit de modifier pour ses propres intérêts, quitte à tuer. Sur le long terme, il s'avère qu'il agit contre ses propres intérêts de survie.

Tout le monde sait que les coraux sont la nurserie de nombreux poissons et protègent tout un écosystème.

Les travaux vont nuire à leur survie:

- par l’emprise de cette fosse même si elle ne se trouve pas directement sur des zones coralliennes, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU

- pour éviter les risques sanitaires, le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion. Le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion

- le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes

- Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique. Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

Au nom du respect de la vie offert par la Nature, ces travaux ne doivent pas avoir lieu.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

Je vous remercie de prendre en compte mon avis.

Cordialement,

Rachel SECONDI
N° 685 : 5 août 2024 - 12:58
Auteur : renaud dumoget
Son avis : Favorable
Bravo je suis favorable au projet et je remarque qu’il y a eu concertation et implication des parties prenantes !!! L’extension du bassin a été développé en concertation avec les parties prenantes locales, y compris les associations environnementales et les autorités locales. Leur implication assurera une prise en compte équilibrée des intérêts économiques, sociaux et environnementaux. Il y aura-t-il une extension du projet « UTOPIAN » mené par Mr Léo Broudic de l’état écologique des récifs coraliens qui ont estimé que le site de Grande Anse était celui qui était le mieux préservé de l’île malgré que la fréquentation soit quotidienne ?
N° 684 : 5 août 2024 - 12:56
Auteur : annette sadoul
Son avis : Défavorable
surtout ne massacrez pas cette merveille, laissez la tranquille
N° 683 : 5 août 2024 - 12:56
Auteur : Françoise VUEZ
Son avis : Défavorable
Il est important de protéger les récifs coralliens, par ailleurs on peut constater en de nombreux endroits de la planète que le surtourisme est plus que nuisible à l'environnement et est très mauvais pour la biodiversité. La Grande Anse doit rester en l'état pour permettre à La Réunion de proposer aux visiteurs soucieux d'écologie et de protection de la nature d'y trouver des récifs coralliens riches et foisonnants.
N° 682 : 5 août 2024 - 12:54
Auteur : Grégory Guittaut
Son avis : Défavorable
Je souhaite exprimer un avis défavorable au projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse. Ce site est d'après une étude récente est une des rare zone de notre ile à abriter de nombreux coraux et une grande diversité.
Les travaux prévus dégraderont fatalement la zone.
Comment peut on envisager de réaliser des travaux de la sorte a notre époque ou nous devons absolument préserver notre biodiversité.
N° 681 : 5 août 2024 - 12:48
Auteur : Laurence Mary
Son avis : Défavorable
Je pense qu’il est essentiel de préserver les sites naturels de la présence humaine qui n’apporte que dégradation et pollution.
N° 680 : 5 août 2024 - 12:45
Auteur : Léo Broudic
Organisation : Agence de Recherche pour la Biodiversité de La Réunion
Son avis : Défavorable
Avis sur projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse
Broudic Léo, doctorant sur la question de la dégradation des récifs coralliens d’un point de vue écologique et politique, je cherche à comprendre les mécanismes écologiques et de gouvernance qui ont conduit à la destruction d’environ 40% du récif corallien réunionnais en 40 ans. Salarié au sein de l’association Agence de Recherche pour la Biodiversité de La Réunion et rattaché à deux université qui sont l’Université de Rennes 1 et SciencePo Paris. Ma thèse est financée par l’IFRECOR. Nous avons pu échanger sur le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse lors de la matinée du 1 août. Je vous laisse mon mail pour plus de détail si besoin : leobroudic@proton.me


Contexte
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, c’est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. ». Le site de Grande Anse est également classe en ZNIEFF de type I et II et une fiche lui est dédiée dans le cadre de la Stratégie Nationale des Aires Protégées qui prévoit 100% des récifs coralliens sous protection à partir 2025.
Comme le souligne la réponse de la commune de Petite-Ile et de Maraina, « il est à noter que le plan d’actions pour la protection des récifs coralliens des outre-mers français, ne semble pas intégrer les récifs du bord de mer de Petite-Ile ». Ce constat est actuellement obsolète puisqu’il est prévu d’intégrer les récifs coralliens jusqu’à Manapany, ce qui englobe ceux de Grande Anse, dans le plan d’action pour la protection des récifs coralliens des outre-mers français.
Actuellement, le bassin de Grande Anse est un succès écologique (notamment grâce à la digue basse laissant entrer la houle, ce qui facilite la circulation de la masse d’eau), social (accès à la baignade attractivité du site) et économique (attractivité touristique). Il peut être cité comme un exemple dans ce qu’est la science de la soutenabilité. Son succès lui vient certainement de sa réalisation dans les années 1987, quand le tourisme à La Réunion était encore léger, l’artificialisation des sols du bassin versant de Petite-Ile et le dérèglement climatique à sa genèse.

Une extension, c’est-à-dire ?
L’aménagement du bassin a pour but de rendre la baignade autorisée et sécurisée par rapport aux risques requin. En cohérence aux besoins précités, un poste de secours occupé par des maitres-nageurs sauveteurs sera construit.
Toutefois, le bassin va être agrandi. Est-ce que le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse sur le territoire de la commune de Petite-Ile permettra de maintenir les valeurs écologiques, sociales et économiques du bassin actuel ? À cette question, l’aménagement du bassin s’inscrit dans un objectif communal qui veut assurer la compétence du savoir nager en classe de primaire et de proposer un service HANDIPLAGE. En ce sens, l’enrochement, d’une largeur de 10m pour 2m de hauteur, va être reconstruit et prolongé d’un peu moins du double de la longueur actuelle pour atteindre un total d’environ 6 600m² (contre environ 3 600m² actuellement). Une fosse de natation va être creusée sur une surface de 650m² avec une profondeur maximale de 1,50 m. Une canalisation d’une longueur d’environ 120 m sous la plage et le bassin de baignade sera construite pour dévier les eaux pluviales d’un talweg naturel directement sur le récif de Grande Anse. Sur ce dernier point, la commune de la Petite-Ile répond à l’avis de MRAE le 10/08/2023 en précisant que cette canalisation est en cohérence avec le plan national « Biodiversité » adopté en 2018 et à la volonté nationale de mettre sous protection 100% des récifs coralliens. Réponse étonnante.
Au vu de la noble volonté de la mairie de Petite-Ile quant à ce projet, des propositions alternatives semblent nécessaire pour assurer la pérennité du succès écologique, sociale, économique et patrimoniale du bassin de baignade de Grande Anse. Les alternatives font déjà figures dans les observations déjà déposées, je serai alors succinct. L’autorisation à la baignade est une mesure à conforter au vu de la biodiversité remarque du bassin. Le poste de secours permet de lever l’arrêté communal d’interdiction de baignade datée de 2014. L’ajout de 3-4 blocs basaltiques à l’entrée de l’eau océanique au nord ouest du bassin éviterait toute introduction de jeunes requins – dont les espèces restent non identifiées dans les dossiers du projet – et sécuriserait les usagers de ce risque. Par cet aménagement léger, la biodiversité serait préservée avec un impact moindre que le projet actuel. La valorisation du bassin serait alors assurée et des panneaux de sensibilisation de la richesse biologique du site, des sentiers sous-marins assurés par des structures compétentes ou encore la mise en aire protégée impulsée par la stratégie nationale pourraient être à envisager. Enfin la construction d’une piscine bio-climatique à mi-pente assurerait la compétence du savoir nager sur la commune de Petite-Ile.
Ces propositions éviteraient le pari risqué quant au maintien et à la reconquête de la biodiversité du bassin. Aucune étude technique ou scientifique n’a été menée quant à cette reconquête. L’exemple du franc succès de l’aménagement de 1987 est sans considérer le contexte social, écologique et climatique actuelle. En 2024, nous sommes confrontés à une croissance démographique permanente, d’un tourisme grandissant (objectif 1 million de tourisme par an en 2030), d’un cycle de l’eau perturbée par un sol de plus en plus artificialisé, à la chute drastique de la biodiversité marine de La Réunion, au dérèglement climatique qui modifie les paramètres physico-chimiques des eaux réunionnaises dont ces dernières assurent la pérennité de nos récifs coralliens. Baser le projet actuel sur un pari qui s’appuie sur un exemple d’un autre temps nous conforte dans mon avis défavorable par rapport au projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse. Je rejoins la majorité des avis défavorables des observations déjà faites, notamment les arguments de la pétition de Greenpeace (plus de 5000 signataires en ce 04 août 2024) et ceux de l’association Vie Océane. Je ne reviens pas sur ces points. Toutefois, je voudrais apporter des éléments de réflexion, qui à mon sens, sont essentiels face à un tel projet.
Des questions sans réponses
- Dans le projet il a été affirmé que le bassin est actuellement sur fréquenté. Or, cette affirmation n’est basée sur aucune étude, ou en tout cas, elle n’est pas référencée. Si le projet s’appuie sur un postulat démontrable, mais non étudié, alors, à mon sens, c’est le premier point à éclaircir. Il manque une étude de la fréquentation du site pour savoir si le bassin est réellement en sur fréquentation, en quelle saison, quel type de public, quelles pratiques, etc. A partir de cela une stratégie pourrait être pensée pour limité cette sur fréquentation.
- Dans le projet il a été affirmé que le bassin est soumis au risque requin. Or, cette affirmation n’est basée sur aucune étude référencée. La préoccupation de la protection de ses concitoyennes et concitoyens est une évidence, toutefois, imposer une interdiction à la baignade et un projet d’extension sans sourcer ses observations alimente la psychose générale de l’île quant à la crise requin (il faut préciser que depuis 4 ou 5 ans il n’y a pas eu d’attaque).
- Il est prévu de transplanter les colonies coralliennes incrustées sur les blocs basaltiques qui vont être impactés par l’agrandissement. La translocation vise l’intérieur du bassin de baignade. Si le projet veut vraiment éviter au maximum ses impacts, il serait plus judicieux de les transplanter en dehors du bassin. L’hydrodynamisme du bassin après projet ne permet pas d’affirmer que les colonies présentes pourront survivre, alors prévoir une mesure de transplantation dans un espace à risque est une mesure de réduction étonnante.
- Un plan de gestion sur 10 ans est proposé comme mesure de compensation. Ce plan de gestion se superpose à la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées. D’autant plus, il est étonnant de proposer un plan de gestion après avoir impacté le site et sans garanti que le pouvoir de résilience dans les conditions hydrologiques prévu soit efficace. Nous pouvons également souligner que cette mesure de compensation a été refusée par le service Eaux et Biodiversité de la DEAL.
- Une étude de l’IFRECOR porté par moi-même (Broudic et al., 2024), montre que Grande Anse est la pente externe la plus vivante de toute La Réunion. Les observations des photographes permettent d’affirmer que la ponte des coraux se réalise dans le bassin et sur la pente externe. A cela, rajoutons que le courant dominant de La Réunion est sud-est nord-ouest. Ainsi, quand les coraux pondent leurs œufs et gamètes par millions dans la masse d’eau, cette dernière pourrait transporter le résultat de la ponte des coraux jusqu’aux récifs de Saint-Pierre, Etang-Salé, Saint-Leu et Saint-Gilles. Cette hypothèse n’a pas été étudiée, pourtant, les compétences sur l’étude de la dynamique des populations et de la génétique sont présentes sur le territoire. Prévoir un projet qui va impacter directement et indirectement le récif le plus préserver de La Réunion et qui joue potentiellement un rôle d’ensemenceur sans étudier cette hypothèse est dangereux. La trajectoire corallienne est à la baisse, et ce de manière drastique. Enlever un facteur de résilience à nos récifs coralliens est un danger pour la biodiversité marine, mais également pour les populations des bas de l’ouest qui seront de plus en plus exposés aux fortes houles et aux cyclones (qui selon le projet Futurisk sont augmentés en intensité avec le temps).
- La dernière observation avérée de ponte de tortues marines date de 1999, il y a 25 ans. Après la naissance, les jeunes tortues partent en mer pendant plus de deux décennies avant de revenir sur leur plage de naissance et déposer leur propre œuf. Ainsi, la descendance des dernières tortues marines devrait bientôt revenir sur la plage de Grande Anse pour venir pondre. Or, avec l’extension du bassin, c’est plus d’1/3 de la frange littorale qui sera physiquement inaccessible, une plage sur fréquentée (encore plus qu’aujourd’hui), un trait de côte qui, d’après les experts de VieOcéane en dynamique sédimentaire, pourrait être modifié, et une végétation indigène et endémique trop peu abondante pour guider les tortues marines jusqu’à leur lieu de naissance. La commune de Petite-Ile pourrait imaginer un projet de replantation inspiré de celui de Saint-Paul pour garantir la survie des espèces végétales, la valorisation du site et l’attrait touristique avec un site de ponte de tortue conservé. Toutefois, si la commune ne veut pas considérer ce point, une dérogation d’espèce protégée aurait dû être demandé. Or à ma connaissance, rien n’a été fait en ce sens ! Pour plus d’information, vous pouvez contacter le CEDTM ou Kelonia. katiaballorain@cedtm-asso.org
- Les raies sont également observées sur le site de Grande Anse. Une reproduction a même été filmée par une personne et diffusée sur Zinfo974 au droit du bassin actuel. Les études du projet ne parlent pas de l’impact sur ces espèces. Le projet MAEO de l’association ARBRE est une ressource pour avoir de l’information supplémentaire relative à ce point qui aurait dû être exploré dans les études d’impacts. maeoproject@gmail.com
- Les travaux seront contraints par le passage des baleines, et heureusement. Ainsi, l’hiver austral ne sera pas une période de travaux. Il reste donc les intersaisons et la saison des cyclones. Construire un enrochement en mer, dans le sud (partie de l’île la plus exposée aux fortes houles), entre octobre – novembre (départ des baleines) et mai – juin (arrivé des baleines) va considérablement augmenter le risque de destruction des travaux et du site par un cyclone ou des coulées de boue suite à une forte pluie et à un terrain mis à nu pour les travaux (la zone de passage des machines est prévue juste devant le bassin). Ces enjeux climatiques s’ajoutent au pari déjà risqué de ne pas faire de dégâts sur le peuplement biotique pendant les travaux.


Des réponses de la commune de Petite-Ile et de Mariana peu satisfaisant
- Réponse à l’avis MRAE p.8 (p.16 du mémoire en réponse) : la réponse confirme le constat de la MRAE quant à la complexité d’évaluer avec précision et certitude les effets du projet sur la biodiversité. Pourtant, nous pouvons entendre dans les médias, comme Antennes Réunion, le maire assurer que les impacts sur la barrière récifale seront évités. Il assure également que la biodiversité va revenir dans le bassin. Les affirmations médiatiques du représentant de la commune de Petite-Ile vont à l’encontre de la réponse de la commune de Petite-Ile à la MRAE. Ce qui est dommageable pour l’enquête publique. La population se voit mal informée. Serait-ce une raison suffisante pour remettre en question l’enquête publique ? Dans tous les cas, la commune de Petite-Ile a bien évalué les impacts directs du projet, mais pas les impacts indirects, ce qui est regrettable au vu des enjeux écologiques majeurs du site.
- Réponse à l’avis MRAE p.8 (p.17 du mémoire en réponse) : la MRAE souligne que les alternatives à l’extension n’ont été que trop peu considérées au vu de la richesse du bassin existant. La réponse se concentre sur les impacts directs de l’aménagement, mais non sur les impacts indirects qui devront être beaucoup plus importants et qui n’ont pas été quantifiés. Pour souligner la considération de la commune de Petite-Ile, la réponse rappelle la mesure de réduction avec des seuils de turbidité à ne pas dépasser qui sont 15 et 20 NTU. Pour comparaison, les eaux récifales réunionnaises en début d’été ont un NTU moyen inférieur à 1. Les seuils proposés, sans être dépassés, auront très probablement des impacts irréversibles sur les colonies coralliens sous l’influence du panache de turbidité. La réponse souligne également la prise en compte de l’érosion des plages, or, comme le dit l’avis de l’association VieOcéane, rien n’est garantie et pire, cela pourrait amplifier le phénomène d’érosion côtière. Enfin, la réponse fait mention de la déviation du talweg sur le récif le plus préservé de l’île. Bien que le talweg coule peu, il est le trajet préférentiel des eaux pluviales en cas de forte pluie. De ce fait, une telle mesure d’évitement deviendrait une mesure de risque en cas de forte pluie puisque toutes les eaux pluviales de ce talweg seront expulsées sur le récif. Il faut rappeler que la dégradation des récifs coralliens est notamment due aux impacts chroniques (fort ruissellement d’eaux pluviales) et à la faible capacité de résilience post-impact à cause des impacts aigus.
- Réponse à l’avis MRAE p.10 (p.21 du mémoire en réponse) : La MRAE propose de compléter les inventaires notamment par une évaluation de la biomasse. La réponse rétorque à juste titre que ce genre d’approche est utilisé surtout pour les réserves. On parle du Before After Control Impacts. La commune de Petite-Ile compte agrandir le bassin et faire un plan de gestion du site sur 10 ans. Pour répondre aux obligations de l’agrandissement, une étude d’impact est suffisante, or, pour un plan de gestion, une approche de Before After Control Impacts est essentielle pour suivre correctement la biodiversité. Le point 0 serait l’état de référence. Les travaux impacteront la biodiversité, ça sera l’impact à temps 0+1. Ensuite, le plan de gestion se met en place et l’objectif à tendre sera de retrouver l’état au point 0. Sans le point 0, les objectifs du plan de gestion ne pourront qu’être flou et sans fondement. La réponse apportée par la commune est peu convaincante.
- Réponse à l’avis MRAE p.10 (p.23 du mémoire en réponse) : La MRAE fait mention de Grande Anse comme ancienne plage de ponte, or, la commune ne rebondit pas sur ce point. La réponse est tout à fait pertinente, mais il est dommage qu’elle ne fasse pas mention de ce point qui pourrait demander une dérogation d’espèce protégée.
- Réponse à l’avis MRAE p.11 (p.26 du mémoire en réponse) : l’Ae estime à 25% les destructions coralliennes et la commune à 3,42%. Les méthodes de calcul sont différentes notamment sur la surface à considérer. Quoi qu’il en soit, la fourchette se trouve donc entre 3,42% et 25%. Il est dommage que la commune rejette ce point sans le considérer réellement. Il est encore plus dommage d’y lire « Il est important de rappeler ici que ce sont les conditions hydrodynamiques à l’intérieur du bassin, qui ont favorisé le développement de la biodiversité qui est qualifiée de remarquable. Ainsi, l’agrandissement du bassin, et surtout l’agrandissement de la surface protégée des fortes houles pourrait permettre le développement de davantage de coraux, de même envergure que ceux de l’actuel bassin. » Alors que la courantologie post projet ne sera plus comparable à la courantologie actuelle. Émettre l’hypothèse du développement corallien post-aménagement sur la base de la courantologie actuelle est non recevable d’un point de vue scientifique.
- Réponse à l’avis MRAE p.13 (p.34 du mémoire en réponse) : la MRAE discute des seuils de turbidité. La réponse est complète et fait mention des rideaux anti-MES. Les travaux sur la Nouvelle Route du Littorale ont pu montrer l’inefficacité d’une telle mesure, ou du moins la complexité de la mettre en place de manière adéquate.
- Réponse à l’avis MRAE p.13 (p.35 du mémoire en réponse) : la MRAE s’inquiète, notamment, des impacts quant à la construction de la fosse de natation. La réponse est très peu convaincante, notamment en disant que l’emprise de la fosse n’inclut pas de zone à risque. Une telle réponse pourrait laisser supposer dans les impacts sur les zones à enjeux qui sont à proximité immédiate de la fosse n’ont pas été pris en compte. Creuser 1m de profondeur dans une roche basaltique va évidemment dégrader la qualité de l’eau, notamment en MES. La réponse de la commune ne répond pas à la question de l’impact indirect de la construction de la fosse de natation.
- Réponse à l’avis MRAE p.16 et 17 (p.45 du mémoire en réponse) : La MRAE relève l’avis de l’ARS quant au renouvellement de la masse d’eau de 98% en 24h. La réponse souligne que les modèles ont été repris avec un abaissement du côté d’arase de l’échancrure de +0,8 à 0,4 m NGR. De par mon métier je fais également des modélisations et j’ai conscience de l’influence des données d’entrée sur la sortie des résultats. D’autant plus que les schémas du dossier B – Éléments graphiques parlent d’un NGR +0,49m et +1m. Je ne comprends pas cette partie. Si les modèles ont été faits avec 0,4m NGR, pourquoi cette valeur ne figure-t-elle pas sur la figure ? Est-ce par ce que ce décrochage ne concerne que l’enrochement de la largeur nord ? Si c’est le cas, les résultats me semblent très étonnants et des détails seraient appréciés pour se faire un réel avis sur ce point.
- Réponse à l’avis MRAE p.19 et 20 (p.57 du mémoire en réponse) : La MRAE souligne que les solutions de substitution ont peu été étudiées. La commune répond avec les différentes études réalisées historiquement, or, aucune ne répond aux interrogations relatives à « la solution d’un confortement des enrochements du bassin existant dans leur actuelle emprise aurait pu être examinée ». Ainsi, existe-t-il des études qui ont exploré la faisabilité d’une telle solution ? Solution qui semble répondre à elle seule au risque requin et à l’autorisation de baignade si la mesure est accompagnée d’un poste de secours.
N° 679 : 5 août 2024 - 12:41
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le bassin de baignade de Grande Anse reçoit un avis négatif de ma part étant donné les arguments écologiques, économiques, législatifs et sociaux à son encontre. Pour éviter les effets négatifs de ce projet, il est possible de le remplacer par une construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île !

ARGUMENTS ÉCOLOGIQUES :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation À PROXIMITÉ DE DEUX ZONES À FORT RECOUVREMENT CORALLIEN. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée À FORTE SENSIBILITÉ ÉCOLOGIQUE lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, LE PROJET D’EXTENSION DU BASSIN DE BAIGNADE DE GRANDE ANSE PREVOIT D’ACHEMINER DES EAUX PLUVIALES ET USEES DIRECTEMENT AU SEIN D’UN RESERVOIR DE BIODIVERSITÉ À L’ÉCHELLE DE LA RÉUNION, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’EMPRISE DE CETTE EXTENSION VA IMPLIQUER LA DESTRUCTION PHYSIQUE DE ZONES CORALLIENNES avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, AUCUNE MESURE D'ÉVITEMENT ET DE RÉDUCTION n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. AUCUNE de ces MESURES DE COMPENSATION n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation et la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une DÉTÉRIORATION DE LA QUALITÉ DE L'EAU. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le RISQUE DE DÉVELOPPEMENT BACTÉRIOLOGIQUE comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et LA VIE CORALLIENNE AURA DE GRANDES DIFFICULTES A VENIR S’Y INSTALLER.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les RÉCIFS CORALLIENS ÉTANT EN 2024 PLUS VULNÉRABLES, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.
À L'HEURE DU DÉFI CLIMATIQUE ET DE L'ÉROSION DE LA BIODIVERSITÉ, EST-IL ENCORE RAISONNABLE ET RESPONSABLE DE PORTER UN PROJET AUX IMPACTS ECOLOGIQUES FORTS SANS LE MOINDRE FONDEMENT SCIENTIFIQUE D'UNE POTENTIELLE RÉSILIENCE CORALLIENNE ?

6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un POTENTIEL DE RÉSILIENCE DES RÉCIFS DE L'OUEST QUI VA ÊTRE REDUIT EN PLUS DE LA PERDITION DE LA BIODIVERSITÉ DU SITE. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.
Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

ARGUMENTS ÉCONOMIQUES

7. Des impacts socio-économiques non-considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue, alors que :
- 28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
- 12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;
- 9 millions pour la pêche.
Ce sont 1 500 SOCIÉTÉS, 4 000 EMPLOIS ET ENVIRON 15 000 PERSONNES QUI DÉPENDENT DU RÉCIF ET DE SON BON ÉTAT DE SANTÉ. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion, comme expliqué ci-dessus.

8. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
- une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
- la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
- la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.

ARGUMENTS LÉGISLATIFS

9. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors GRANDE ANSE DOIT ÊTRE PLACÉE SOUS PROTECTION RÈGLEMENTAIRE. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

10. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, LE SITE DE GRANDE ANSE EST UNE ZONE NATURELLE À PROTÉGER. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.

ARGUMENTS SOCIAUX

11. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
- la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors L'INSTALLATION DE BLOCS BASALTIQUES pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
- l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la PRÉSENCE D'UN POSTE DE SECOURS.
Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

12. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un GRAVE RISQUE POUR LA SÉCURITÉ HUMAINE face aux évènements extrêmes.

13. Affirmation d'un AGUMENT NON-FONDÉ.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.

Merci pour votre lecture, en espérant que vous tiendrez compte de mon avis,
M G
N° 678 : 5 août 2024 - 12:38
Auteur : NATHALIE GOUTINES
Son avis : Défavorable
1. Afin de préserver la biodiversité et la beauté du site, il me semble primordial de ne pas modifier la nature pour l'adapter aux loisirs de l'être humain. C'est bien à l'être humain d'adapter ses activités aux sites naturels.
2. Si l'on souhaite développer un lieu de baignade, alors construisons une piscine.
3. Augmenter la taille du bassin ne pourrait qu'augmenter la pression touristique du site, ce qui me semble totalement néfaste.
Respectons les sites naturels. Leave no trace.
N° 677 : 5 août 2024 - 12:37
Auteur : christine convert
Son avis : Défavorable
RAS
N° 676 : 5 août 2024 - 12:31
Auteur : Hélène ASTRIC
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Alors que la loi de biodiversité 2018 met en évidence la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser), ce projet va totalement à l'encontre de ce paragraphe.
Cette fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale, à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.
En plus d'être construite dans un environnement fragile et remarquable, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein de ce réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones. C'est un manquement aux responsabilités écologiques incombant aux responsables politiques.
D'autre part, et bien qu'il soit quasi nul, le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Les options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet sont, en plus des blocs basaltiques mentionnés ci-dessus : 1/ une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île, 2/ la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.
En conclusion, Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. ».
Cet état des lieux est incompatible avec le projet d’extension du bassin.
Cordialement,
Hélène ASTRIC
N° 675 : 5 août 2024 - 12:29
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Rien pour protéger l’environnement
N° 674 : 5 août 2024 - 12:26
Auteur : Marie-Lise BALLANDRAS
Son avis : Défavorable
La santé des coraux et la santé des baigneurs sont en jeu. Il serait préférable d'abandonner ce projet néfaste pour tous.
N° 673 : 5 août 2024 - 12:25
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Les récifs coralliens de La Réunion sont dans un état déplorable et c'est de pire en pire au fil du temps... les activités humaines sont responsables de cette détérioration. La baie de Grande Anse est encore préservée (voir l'état des lieux de l'étude d'impact), dans et en dehors du bassin. Il reste des colonies en bon état dans et autour du bassin, mais aussi principalement dans le sud de l'île... Les travaux auront un impact catastrophique sur la biodiversité dans et hors du bassin. Il faudra au moins 30 ans pour revenir à l'état actuel, si on y parvient, malgré les bouleversements dus au réchauffement climatique. Les travaux bruyants pourront également déranger les cétacés, et il n'y a pas d'autorisation pour cela (pas de dérogation pour les espèces protégées prévue dans le dossier)
Enfin, augmenter la fréquentation et le nombre de baigneurs sur ce site aura des conséquences désastreuses sur l'écosystème. Les mesures de gestion de la fréquentation sont largement sous dimensionnées et l'impact n'est pas compensé correctement. Ce projet ne devrait pas voir le jour. Laissons tranquille ce bassin et construisons une piscine à Petite Ile plutôt que de tout détruire en mer !
N° 672 : 5 août 2024 - 12:25
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Grande Anse est le dernier lieu de La Réunion a accueillir des récifs coralliens riches et foisonnants.
Dans l'état actuel du réchauffement climatique impactant défavorablement les coraux (leur mort assurée), il est criminel et aberrant de vouloir installer un bassin de baignade dans une île ! Déjà, l'homme détruit naturellement le milieu marin dans son quotidien, pas la peine d'en rajouter.
Sans coraux -> disparition de poissons -> mort d'un écosystème. Cela suffit.
N° 671 : 5 août 2024 - 11:53
Auteur : Marie Anne Mogensen
Organisation :
Son avis : Défavorable
Ce projet qui va à l’encontre de la préservation du vivant déguisé en enrichissement socio-économique serait un désastre aussi bien pour les massifs coralliens que le tourisme bleu et tous les emplois liés à la côte, notamment la pêche.
N° 670 : 5 août 2024 - 11:47
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour, veuillez trouver ci-après les différents arguments qui me semblent importants :
- Cet aménagement d'une fosse de natation aura un impact négatif sur la santé des coraux du bassin et aux alentours,
- La déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île aura un impact hautement négatif,
- À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
- Des solutions plus sobre peuvent être envisagées avec des impacts négatifs beaucoup moins importants,
- Des projets ciblés et économes peuvent être étudiés pour aboutir à un projet moins onéreux,
- Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
Voilà quelques unes de mes observations concernant ce projet.
Cordialement
N° 669 : 5 août 2024 - 11:46
Auteur : de chenerilles Chris
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.



Arguments sociaux


7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.


8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.


9. Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.



Arguments économiques


10. Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.


11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.
N° 668 : 5 août 2024 - 11:44
Auteur : Jean-Paul Halloy
Son avis : Défavorable
l'impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.
N° 667 : 5 août 2024 - 11:43
Auteur : Geneviève Merlo
Son avis : Défavorable
Madame, Monsieur,
Je suis défavorable à ce projet. Ma famille habite Petite-île et j'ai passé mes vacances à me baigner dans le bassin de Grande-Anse. C'est un endroit que je connais bien et que j'ai fait découvrir à ma fille. Chaque année, nous y revenons avec plaisir. C'est notre endroit de baignade favori parce qu'il est encore sauvage. Le bassin s'accorde avec l'environnement et ne nuit pas à la faune et la flore aquatiques. L'agrandir, le refaire, engendrerait une nuisance pour l'environnement. Une nuisance durant les travaux et après.
Votre projet revendique une volonté d'accroître l'attractivité de ce lieu. C'est déjà un endroit très fréquenté. Il suffit de se déplacer un dimanche de beau temps pour le constater. Avoir plus de baigneurs revient à apporter plus de pollution (déchets abandonnés sur la plage qui se retrouvent dans l'eau, utilisation de crèmes solaires qui se mêlent à l'eau...)
De plus, votre volonté de lutter contre "le risque requin" ne semble être qu'un argument pour susciter la peur des gens et obtenir l'adhésion de la population. Les requins ne présentent aucun danger pour l'homme dès lors que l'on ne dénature pas son habitat. Quand les requins trouvent de quoi manger dans l'océan, ils ne s'approchent pas des côtes. Toucher au bassin, c'est créer un désordre dans l'équilibre de l'océan et perturber le comportement des requins et d'autres espèces.
La construction de la nouvelle route a déjà perturbé les espèces aquatiques. Est-il nécessaire de faire plus ?
Pourra-t-on encore appeler le Sud "le Sud sauvage" si vous dénaturez ce site?
Cordialement
N° 666 : 5 août 2024 - 11:37
Auteur : marie-anne pasturel
Son avis : Défavorable
Ne pas toucher à la mer ni aux récifs coralliens. Tout le monde sait leur immense importance pour la vie soumarine!
N° 665 : 5 août 2024 - 11:37
Auteur : Marie-José CHABBEY
Son avis : Défavorable
Des arguments de différentes natures vont tous à l'envcontre de la réalisation de ce projet :
ARGUMENTS ÉCOLOGIQUES :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.La fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île. Pour éviter les risques sanitaires, le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Des mesures de compensation ont été proposées, mais aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles. À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
ARGUMENTS SOCIAUX :
1. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.
Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.
2. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.
ARGUMENTS LÉGISLATIFS :
1. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France.
2. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 664 : 5 août 2024 - 11:33
Auteur : Floryan fabrol
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.


Arguments sociaux


7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.


8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.


9. Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Arguments économiques


10. Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.


11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.

Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.


13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 663 : 5 août 2024 - 11:32
Auteur : Christian Vigato
Organisation : Greenpeace
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable au projet de Grande Anse, il est important dans le changement climatique de protéger la nature la mer et cesser de détruire
N° 662 : 5 août 2024 - 11:30
Auteur : Catherine ARTINIAN
Organisation : ARTINIAN Catherine
Son avis : Défavorable
Biodiversité en danger, la protéger à tous prix.
Avis défavorable à l'extension.
N° 661 : 5 août 2024 - 11:30
Auteur : Jean-Pierre Thullier
Son avis : Défavorable
M. le Maire de Petite-île, M. le président de la CIVIS et M. le Préfet de La Réunion,
Je vous demande instamment de renoncer au projet d'extension du bassin de Grande Anse et de fosse de natation afin de protéger les récifs coralliens, et non détruire cette biodiversité exceptionnelle au service des seuls intérêts économiques, sans solliciter réellement l’avis de la population locale.
N° 660 : 5 août 2024 - 11:29
Auteur : Christine Roux
Son avis : Défavorable
Je suis contre ce projet pour les raisons suivantes :
-impact négatif de la fosse de natation sur la santé des coraux du bassin aux alentours,
-impact négatif de la déviation d'un talweg acheminé sur les récifs coralliens,
-risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant du bassin sur 12 heures,
-graves manquements aux responsabilités écologiques des responsables politiques face aux problèmes climatiques et environnementaux actuels,
-mise en danger de l'environnement et de la population,
- impacts socio économiques non considérés avec un projet très onéreux,
- non respect des stratégies et trajectoires nationales,
- non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique du 13 juin 2023.
N° 659 : 5 août 2024 - 11:28
Auteur : Noah Govindaretty
Son avis : Défavorable
Ce projet va contre toute démarche écologique
N° 658 : 5 août 2024 - 11:28
Auteur : Anne-Marie Thullier
Son avis : Défavorable
M. le Maire de Petite-île, M. le président de la CIVIS et M. le Préfet de La Réunion,
Je vous demande instamment de renoncer au projet d'extension du bassin de Grande Anse et de fosse de natation afin de protéger les récifs coralliens, et non détruire cette biodiversité exceptionnelle au service des seuls intérêts économiques, sans solliciter réellement l’avis de la population locale.
N° 657 : 5 août 2024 - 11:23
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Avis défavorable
N° 656 : 5 août 2024 - 11:22
Auteur : CYRIL DURDUX
Son avis : Défavorable
Un avis défavorable car Grande Anse abrite énormément de coraux. De plus Vie Océane évoque une biodiversité exceptionnelle du bassin de baignade de Grande Anse.


Respectons la nature s'il vous plaît
N° 655 : 5 août 2024 - 11:16
Auteur : Jacqueline BRIDET
Son avis : Défavorable
Je suis très soucieuse de l'avenir de notre planète. Les projets à court terme qui ne voient pas l'ampleur des désastres à venir me sidèrent car ils montrent les oeillères des décideurs pour qui nous sommes peanuts. C'est le contraire qui devrait exister: les défenseurs de la planète devraient être les décideurs car ils représentent les sans-voix et non les quelques irresponsables qui prennent des décisions mettant à mal notre avenir collectif et celui de nos descendants qui feront peser cela sur nous tous alors que seulement quelques uns ont décidé à notre place.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.
N° 654 : 5 août 2024 - 11:13
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
1) Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2) Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3) Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
4) Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
5) Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
6) Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
7) Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.
N° 653 : 5 août 2024 - 11:09
Auteur : Pascale BOUR
Son avis : Défavorable
Les conséquences potentielles écologiques du projet semblent importantes en regard de ce qu'il peut apporter.
De solution plus sobres pour protéger la zone de baignade des requins peuvent être mise en œuvre.

1/ Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

2/ Le déplacement des rejets d'eaux pluviales et d'eau usées directement vers le réservoir de biodiversité qu'est le récif corallien ne peut pas être une bonne solution à l'heure ou l'on prévoit de protéger d'ici 2025 100% des récifs coralliens. C'est incohérent.

3/ C'est un projet onéreux :
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. D'autre options pourraient limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
- une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
- la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
- la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.
N° 652 : 5 août 2024 - 11:07
Auteur : Françoise GAUDOU
Son avis : Défavorable
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
N° 651 : 5 août 2024 - 11:03
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il faut absolument cesser d'abimer la nature.
N° 650 : 5 août 2024 - 10:58
Auteur : Christian Lasou
Son avis : Défavorable
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.
N° 649 : 5 août 2024 - 10:57
Auteur : Sophie Malet
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Je me prononce contre ce projet inutile.
En effet ,j'estime que les humains prennent déjà assez de place et les animaux qui,pour certains parcourent des centaines de km par jour,se retrouvent avec des territoires de plus en plus restreints et,de fait,de moins en moins de nourriture.De plus cet aménagement pourrait gravement impacter la santé des coraux.
Je pense également qu'un tel projet va à l'encontre de la loi pour la biodiversité.À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
Il serait grand temps de se rendre compte que nous ne vivons pas hors sol et que tous les autres êtres vivants participent au bon fonctionnemnt de la planète.
On dit que l'intelligence est de s'adapter à son environnement et,justement s'adapter ne veut pas dire tout chambouler et, ce, à des fins seulement récréatives ou commerciales!

Cordialement.
N° 648 : 5 août 2024 - 10:55
Auteur : Jean-Luc BERNARD
Son avis : Défavorable
Les scientifiques ont parcouru tous les récifs coralliens de La Réunion pendant trois ans. Leur constat est clair, Grande Anse abrite le plus de coraux (recouvrement corallien moyen d’environ 54%), alors que la situation est très problématique à l’ouest (recouvrement corallien moyen d’environ 16% sur la pente externe de l'Hermitage - La Saline). À cela vient s’ajouter un livret rédigé par VieOcéane pour témoigner de la biodiversité exceptionnelle du bassin de baignade de Grande Anse. 
Ces résultats ont été partagés aux services de l’État compétents en la matière (la commune de Petite Ile, Préfecture, DEAL, etc.). Toutefois, la mairie et la préfecture prévoient l’agrandissement du bassin de baignade, les arguments étant la compétence du savoir nager en classe primaire et la sécurisation de la baignade. 

Ce projet d’aménagement s’inscrit dans un contexte plus global de dégradation accélérée des récifs coralliens mondiaux (50% des récifs coralliens mondiaux ont déjà disparu !) et de la dégradation aiguë des récifs coralliens de La Réunion (environ 65% de recouvrement par les coraux en 1980 pour environ 20% de recouvrement en 2024).
Parallèlement, des lois nationales visent à protéger la biodiversité, notamment la protection de 100% des récifs coralliens en 2025, objectif de la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées.
Ce projet d’extension du bassin est donc en totale contradiction avec ces objectifs nationaux.
À l’heure où la biodiversité réunionnaise s’effondre, à l'heure où notre vulnérabilité face au changement climatique est galopante, avons-nous besoin de projets comme celui défendu par la commune de Petite-Île ?
N° 647 : 5 août 2024 - 10:52
Auteur : Rémi Coquin
Son avis : Défavorable
Comme à l'accoutumée pourquoi faire simple pratique et écologique alors qu'on peut détruire un peu plus la planète . Car oui les travaux risquent d'endommager durablement les coraux voisins en dégageant dans l'eau des milliers de mètres cubes de tourbe. La déviation de la canalisation vers le récif corallien de Grande Anse va aussi le mettre en péril. Et on peut continuer ainsi ... En pratique ce projet comme à chaque fois va détruire une partie de la biodiversité en proposant de compenser par des mesures soit inapplicables comme la transplantation corallienne que personne ne sait faire ou qui ne seront jamais appliquées. Tout ceci sans parler des risques sanitaires éventuels qui n'ont pas été évalués correctement. Est ce que quelqu'un certainement haut placé veut laissé son nom dans l'histoire comme celui qui a réalisé ce bassin le tout en sous évaluant volontairement tous les risques (sanitaires , écologiques) à moyen ou long termes ? Je pense que la question peut être posée.
N° 646 : 5 août 2024 - 10:52
Auteur : Pascal GUERRIN
Son avis : Défavorable
A tous et à chacun,
Encore une fois, ni bon sens ni conscience ne sont au rendez-vous.
Seuls des intérêts particuliers et des intérêts financiers sont en jeu et bénéficient à ceux qui conduisent et construisent ce projet.
Avec cette extension, il ne s'agit pas de préserver le présent et le futur, mais de détruire le présent et le futur aux profits de quelques-uns, d'une rentabilité à courte vue, de s'accrocher à un leurre.
Le projet d'extension du bassin de Grande Anse constitue un projet écocide par excellence, sans avantages réels pour les locaux et encore moins pour la nature et l'environnement.
Il y a plus d'intérêts humains et économiques à conserver qu'à détruire.
L'extension du bassin de Grande Anse n'est ni plus ni moins qu'une aberration.
N° 645 : 5 août 2024 - 10:51
Auteur : Joëlle Danger
Son avis : Défavorable
Nous, citoyens citoyennes, sommes régulièrement sollicités (ées) pour préserver la planète, ce que nous tentons de faire au mieux à notre échelle.
Il est important que les gouvernements et les politiques s’investissent également dans la préservation des écosystèmes.

En ce qui concerne Grande Anse, la biodiversité serait menacée et les récifs coralliens pourraient disparaître. De nombreuses personnes (sociétés, pêcheurs, ménages) dépendent de ces récifs.
La sobriété doit être de mise et les investissements servir à des projets plus économes.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

Merci de préserver l’avenir de nos enfants, petits-enfants et futures générations.
N° 644 : 5 août 2024 - 10:51
Auteur : Norbert DIVEU
Son avis : Défavorable
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale.Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.
Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet : une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ; la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.
Pour cette liste de raisons qui n'est pas exhaustive, je suis opposé à ce projet.
Cordialement, Norbert DIVEU.
N° 643 : 5 août 2024 - 10:48
Auteur : françoise lombard-farille
Son avis : Défavorable
Comme toujours, les humains veulent détruire la biodiversité pour leurs plaisirs égoïstes : il y a bien assez de lieux de baignade
N° 642 : 5 août 2024 - 10:44
Auteur : Pascale Cordeau
Son avis : Défavorable
Il est urgent de sauver ce qui le peut être encore ! Pitié pour notre pauvre planète
N° 641 : 5 août 2024 - 10:39
Auteur : Claire Ruiz
Son avis : Défavorable
Je trouve cela inadmissible que l’on puisse agir comme cela en détruisant des coraux exceptionnels au lieu de construire des piscines
La mer est un bien commun à l’humanité et non à un conseil municipal
De plus cette intervention n’est pas écologique on a le devoir de respecter notre environnement
Arrêtons de faire n’importe quoi préservons le peu de coraux qui nous reste
Mc Ruiz
N° 640 : 5 août 2024 - 10:38
Auteur : Nicole Ernest
Son avis : Défavorable
Alors que les activités humaines sont en train de détruire la vie sur notre planète nous faisons comme si de rien n’était comme on danserait sur un bateau qui coule !
Je suis donc opposée à ce projet.
N° 639 : 5 août 2024 - 10:36
Auteur : Philippe bourges
Son avis : Défavorable
Ce projet est incohérent sur de nombreux aspects.

Incohérence écologique :
👉 Les travaux vont engendrer une destruction physique des coraux du bassin. Les impacts physiques des machines de construction viendront déstabiliser la biodiversité, et des tonnes de sédiments en suspension viendraient étouffer les coraux du bassin mais aussi du récif corallien juxtaposé. Ainsi, les récifs coralliens auront peu de chance de pouvoir revenir à leur état actuel après les travaux, le changement climatique et les pressions grandissantes du bassin versant ne donnent pas les conditions environnementales à cette résilience.

👉 Cette dégradation attendue des récifs nous rend plus vulnérables face aux fortes houles et aux cyclones qui vont augmenter en intensité au vu des prévisions météorologiques locales.

👉 Ce projet d’aménagement s’inscrit dans un contexte plus global de dégradation accélérée des récifs coralliens mondiaux (50% des récifs coralliens mondiaux ont déjà disparu !) - et de la dégradation aiguë des récifs coralliens de La Réunion (environ 65% de recouvrement par les coraux en 1980 pour environ 20% de recouvrement en 2024). Parallèlement, des lois nationales visent à protéger la biodiversité, notamment la protection de 100% des récifs coralliens en 2025, objectif de la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées. Ce projet d’extension du bassin est donc en totale contradiction avec ces objectifs nationaux.
À l’heure où la biodiversité réunionnaise s’effondre, à l'heure où notre vulnérabilité face au changement climatique est galopante, avons-nous besoin de projets comme celui défendu par la commune de Petite-Île ?

Incohérence sociale :
👉 Un argument en faveur du projet est la protection face aux requins. La commune affirme observer de façon récurrente des requins dans le bassin, sans pour autant donner les sources de ses propos. Or, le seul accès des requins serait l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Est-ce que la commune de Petite-Ile assure la protection des usagers en ayant connaissance de ce fait sans n’avoir jamais fermé cet accès ? Si les requins constituent la raison principale du projet, il existe des alternatives, comme la construction d’un poste de secours et l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest, mesures qui semblent amplement suffisantes, et qui permettraient de réduire drastiquement les impacts sur les coraux.

👉 L’argument pour cet aménagement est d’offrir une capacité de charge supérieure au bassin actuel, qui selon la commune de Petite-Île est atteinte (selon quelle étude ?), ce qui assurerait l’accueil d’un public croissant. Or, aucune mesure n’est prévue pour freiner l’augmentation de la fréquentation du site. Il semble y avoir une incohérence entre les prérogatives de soutenabilité soulignées par France Stratégie et la stratégie locale d’augmenter l’attractivité d’un site touristique sans objectif de limiter l’augmentation de fréquentation.

👉 De plus, la population de Petite-Île et les usagers de Grande Anse n'ont pas été sollicités en amont du projet. Cette extension ne répond à aucune demande citoyenne, elle répond aux intérêts économiques du tourisme.
N° 638 : 5 août 2024 - 10:30
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Outre le cout pharaonique du projet, qui peut être remplacé par exemple par une piscine bio climatique, ce sont des objectifs humains socio economiques qu'il faut considerer, liés à la bonne santé du massif coralien!(tourisme, pêche,protection côtière, sécurité humaine) donc l'impact écologique essentiel dans cette période cruciale est à lui seul un argument suffisant à ne pas réaliser ce projet.
La survie du massif coralien et donc sa protection est un défi majeur de ce monde déchiré... Soyons à la hauteur des enjeux.
Merci
N° 637 : 5 août 2024 - 10:07
Auteur : Remy Merlo
Son avis : Favorable
Un projet d’une belle envergure pour le Sud, avec un plan de gestion environnementale continu sur 10 ans, c’est très bien pensé pour surveiller et atténuer les impacts environnementaux tout au long de la durée de vie du bassin. Ce plan inclura aussi des mesures régulières de la qualité de l'eau, de la faune et de la flore. Il y aura-t-il un plan de gestion du bassin à court, moyen et long terme ?
N° 636 : 5 août 2024 - 04:42
Auteur : Yves Jean
Son avis : Favorable
Beau projet, très bien réfléchi, j’y suis favorable en tant qu’éco citoyen. Je constate à la lecture du dossier qu’il y a eu des études d'impacts environnementales approfondies.
En effet, aussi bien avant l'aménagement, des études d'impacts environnementales détaillées ont été menées pour évaluer et minimiser les effets potentiels sur l'écosystème marin. Ces études ont permis et permettront d'identifier les meilleures pratiques pour protéger la faune et la flore locale. Les matériaux utilisés pour l’extension du bassin ont été choisis pour leur durabilité et leur faible impact environnemental. Même le renouvellement de l’eau du bassin a été prévu et modélisé. Ce n’est pas le cas de certains autres bassins de l’île. Un bassin d’eau de mer naturel permet de ne pas recourir à des produits chimiques nocifs (eaux de piscine chloré). Auront nous des analyses régulières sur la qualité de l’eau de baignade ?
N° 635 : 4 août 2024 - 22:46
Auteur : Anne Lise Boulevard
Son avis : Favorable
Beau projet, est ce qu il sera possible d avoir plus de parking?
D avoir a nouveau un camping avec emplacement réservé à cet effet avec gardien? Pour ne pas faire n importe quoi, n importe où
Et des jeux d eau pour les touts petits.
N° 634 : 4 août 2024 - 19:09
Auteur : Philippe Ducaffy
Son avis : Défavorable
Ce projet est en opposition avec la protection du lagon de Grand Anse. Les travaux vont déstabiliser la faune du lagon et peuvent provoquer un coup d'arrêt important à son développement d'ou une diminution de la protection de la plage contre la houle. Par ailleurs ce nouveau bassin va attirer encore plus de personnes sur un site déjà fragilisé par sa surexploitation pendant les week end et les vacances.
N° 633 : 4 août 2024 - 19:01
Auteur : monique benard
Son avis : Défavorable
Ce projet dénature un site déjà surfréquenté, qui subit les assauts de visiteurs qui visiblement le trouve très bien comme il est ,donc pourquoi vouloir en attirer davantage ? De plus l'impact environnemental sur la flore et la faune sera une catastrophe supplémentaire. Continuez comme cela et ce qui fait le charme de notre île ne sera bientôt plus qu'une légende...
N° 632 : 4 août 2024 - 16:59
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
En quête de public…

Juillet 2018 – juillet 2024 : 6 années depuis que la décision de modification du Schéma d‘Aménagement Régional a été prise par la Région Réunion !
De quoi s’agissait-il ? D’ajustements à la marge…

- de permettre la réalisation d’un TCSP de type transport par câble entre le Pôle Principal « Saint-Denis » et sa vile-relais « La Montagne »,
- d’inscrire deux espaces carrières de roches massives pour les besoins de la Nouvelle Route du Littoral (NRL),
- de permettre l’extension de la Station d’Epuration des Eaux Usées (STEP) de Saint-Pierre/Le Tampon,
- de garantir le développement futur de l’aéroport de Pierrefonds,
- d’ouvrir la possibilité de réaliser des bassins de baignade dans les Zones d’Aménagement liées à la Mer (ZALM) identifiées aux cartes du SAR en vigueur valant Schéma de Mise en Valeur de la Mer (SMVM).

Sur ces objectifs, le second n’aura pas été tenu et pour cause : par la persévérance des associations environnementales, les 2 carrières, Lataniers et Ravine du Trou, n’ont pas été ouvertes, la justice administrative leur a donné raison!

Le 5ème, c’est celui qui nous mobilise aujourd’hui, avec le projet d’extension du bassin de Grande Anse porté par la commune de Petite Île.

Octobre 2020 : le pétitionnaire dépose simultanément auprès du Préfet une demande d’autorisation environnementale, une demande de concession du domaine maritime, une demande d’utilité publique…

Le dossier fourni par la commune L’État sollicite des demandes successives de compléments au dossier (2021, 2022), au motif notamment que la demande initiale ne tenait pas compte de la richesse du biotope marin et de l’impact du projet sur le milieu, que le renouvellement insuffisant de l’eau dans le nouveau bassin pouvait faire encourir des risques sanitaires aux baigneurs et provoquer la destruction de ce milieu.

Après transmissions de compléments par la commune (2022, 2023), le dossier est soumis à évaluation par la Mission Régionale d’Autorité environnementale. Août 2023, la MRAe rend son avis : l’étude d’impact fournie par la commune/SPL Maraina « soulève des difficultés et des incertitudes dans l’évaluation du projet, tant en phase de travaux que d’exploitation » en rappelant que le projet présente « des impacts notables comme la destruction d’une partie du récif corallien, sans qu’aucune solution alternative ne soit présentée en terme d’évitements et que celui-ci ne respecte pas l’action 37du plan biodiversité de 2018 fixant un objectif de protection de 100 % des récifs coralliens français d’ici 2025 ».

La commune / SPL Maraina fournit une réponse incomplète minimisant les impacts en décembre 2023, avec une indication que le renouvellement de l’eau dans le nouveau bassin serait de 98 % / 12h.

17 juin 2024 : l’arrêté d’enquête publique est édité par le Préfet de la Région Réunion.
5 années pour venir solliciter l’avis des citoyens sur ce projet ! Une extension d’un bassin de baignade en mer qui défie les éléments, la puissance de l’océan ; dans une époque de bouleversements naturels, atmosphériques, marins, aquatiques, terrestres, déjà en cours… Alors que les milieux naturels et leurs ressources sont déjà trop fortement atteints sous le coup de boutoir des actions humaines répétées et toujours plus amplifiées ! A La Réunion, un littoral qui s’est dégradé considérablement ces 50 dernières années, des récifs protecteurs et source de nourriture et d’attrait touristique en régression manifeste, une biodiversité terrestre et marine qui s’appauvrit dans un territoire insulaire tropical fragile.

L’entêtement des aménageurs n’a pas de limite : creuserons-nous le socle minéral et vivant de nos existences et de celle de nos enfants ?

L’intérêt commun, l’intérêt général, l’intérêt public, quel sont-ils ?

Mon pays bato fou
Oussa ban’na y ral’ a nous ?

Que l’État, garant de nos libertés et de notre bien-être assume pleinement la responsabilité d’une transition écologique véritable et urgente, c’est notre souhait le plus cher. Non à l’extension du bassin de baignade de Grande Anse ! Il y a bien d’autres solutions, raisonnables et durables, pour apprendre à nager et pour préserver un site exceptionnel aux yeux des réunionnais et des touristes épris de beauté et d’authenticité !
N° 631 : 4 août 2024 - 16:57
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
En quête de public…

Juillet 2018 – juillet 2024 : 6 années depuis que la décision de modification du Schéma d‘Aménagement Régional a été prise par la Région Réunion !
De quoi s’agissait-il ? D’ajustements à la marge…

- de permettre la réalisation d’un TCSP de type transport par câble entre le Pôle Principal « Saint-Denis » et sa vile-relais « La Montagne »,
- d’inscrire deux espaces carrières de roches massives pour les besoins de la Nouvelle Route du Littoral (NRL),
- de permettre l’extension de la Station d’Epuration des Eaux Usées (STEP) de Saint-Pierre/Le Tampon,
- de garantir le développement futur de l’aéroport de Pierrefonds,
- d’ouvrir la possibilité de réaliser des bassins de baignade dans les Zones d’Aménagement liées à la Mer (ZALM) identifiées aux cartes du SAR en vigueur valant Schéma de Mise en Valeur de la Mer (SMVM).

Sur ces objectifs, le second n’aura pas été tenu et pour cause : par la persévérance des associations environnementales, les 2 carrières, Lataniers et Ravine du Trou, n’ont pas été ouvertes, la justice administrative leur a donné raison!

Le 5ème, c’est celui qui nous mobilise aujourd’hui, avec le projet d’extension du bassin de Grande Anse porté par la commune de Petite Île.

Octobre 2020 : le pétitionnaire dépose simultanément auprès du Préfet une demande d’autorisation environnementale, une demande de concession du domaine maritime, une demande d’utilité publique…

Le dossier fourni par la commune L’État sollicite des demandes successives de compléments au dossier (2021, 2022), au motif notamment que la demande initiale ne tenait pas compte de la richesse du biotope marin et de l’impact du projet sur le milieu, que le renouvellement insuffisant de l’eau dans le nouveau bassin pouvait faire encourir des risques sanitaires aux baigneurs et provoquer la destruction de ce milieu.

Après transmissions de compléments par la commune (2022, 2023), le dossier est soumis à évaluation par la Mission Régionale d’Autorité environnementale. Août 2023, la MRAe rend son avis : l’étude d’impact fournie par la commune/SPL Maraina « soulève des difficultés et des incertitudes dans l’évaluation du projet, tant en phase de travaux que d’exploitation » en rappelant que le projet présente « des impacts notables comme la destruction d’une partie du récif corallien, sans qu’aucune solution alternative ne soit présentée en terme d’évitements et que celui-ci ne respecte pas l’action 37du plan biodiversité de 2018 fixant un objectif de protection de 100 % des récifs coralliens français d’ici 2025 ».

La commune / SPL Maraina fournit une réponse incomplète minimisant les impacts en décembre 2023, avec une indication que le renouvellement de l’eau dans le nouveau bassin serait de 98 % / 12h.

17 juin 2024 : l’arrêté d’enquête publique est édité par le Préfet de la Région Réunion.
5 années pour venir solliciter l’avis des citoyens sur ce projet ! Une extension d’un bassin de baignade en mer qui défie les éléments, la puissance de l’océan ; dans une époque de bouleversements naturels, atmosphériques, marins, aquatiques, terrestres, déjà en cours… Alors que les milieux naturels et leurs ressources sont déjà trop fortement atteints sous le coup de boutoir des actions humaines répétées et toujours plus amplifiées ! A La Réunion, un littoral qui s’est dégradé considérablement ces 50 dernières années, des récifs protecteurs et source de nourriture et d’attrait touristique en régression manifeste, une biodiversité terrestre et marine qui s’appauvrit dans un territoire insulaire tropical fragile.

L’entêtement des aménageurs n’a pas de limite : creuserons-nous le socle minéral et vivant de nos existences et de celle de nos enfants ?

L’intérêt commun, l’intérêt général, l’intérêt public, quel sont-ils ?

Mon pays bato fou
Oussa ban’na y ral’ a nous ?

Que l’État, garant de nos libertés et de notre bien-être assume pleinement la responsabilité d’une transition écologique véritable et urgente, c’est notre souhait le plus cher. Non à l’extension du bassin de baignade de Grande Anse ! Il y a bien d’autres solutions, raisonnables et durables, pour apprendre à nager et pour préserver un site exceptionnel aux yeux des réunionnais et des touristes épris de beauté et d’authenticité !
N° 630 : 4 août 2024 - 15:23
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Mesdames, messieurs,

La présente enquête publique ayant pour but de permettre aux citoyens de partager leurs opinions et questionnements concernant le projet d’ extension du bassin de baignade de Grande Anse, et aux vues des multiples impacts négatifs qu’il ne manquerait pas d’ infliger aussi bien aux personnes qu’à notre environnement, j’ ai le regret de vous signifier mon entière désapprobation.

En effet, les motivations axées sur une valorisation du site à fin d’en augmenter la fréquentation et de développer le tourisme sur la commune de la petite île, semblent décorrélées d’une réalité où surfréquentation et dégradation de l’ environnement sont déjà à l’œuvre. Qui à déjà essayé de trouver à stationner à grande anse en week-end ou en période de vacances scolaire peut aisément en témoigner. Les parkings sont nombreux et déjà très bien aménagés mais saturés. La structure du site même ne semble pas pouvoir accueillir plus de véhicules, et penser qu’il pourrait y en avoir plus alors que les stationnement de chaque cotés d’une route sinueuse (et devenant ainsi dangereuse) sont réguliers est irraisonnable.

Par ailleurs, les détritus laissés sur la plage et dans la mer sont eux aussi en surnombre.
Vous trouverez en pièce jointe, une photo de fils de pêche, plombs, hameçons, savates, bouchons et autres, ramassés aussi bien sur le littoral que sur les coraux immergés sur une durée de moins d'un mois dans la zone allant du cap de grande anse jusqu’au bassin. Elles témoignent d’une partie du phénomène, et de la pression que la fréquentation actuelle exerce déjà.

En ce qui concerne la fausse de natation, sa profondeur de 1m50, est tout a fait suffisante pour un accident et largement insuffisante pour le plaisir d’ un bon nageur. Elle implique donc la destruction d’une partie de la plaque corallienne sans bénéfice notoire pour les baigneurs.

De plus l’avenir incertain de coraux qui déjà soumis au stress du changement climatique devront s’ adapter à la turbidité de l’ eau du fait des travaux, ne saurait nous laisser indifférent.
Faut-il rappeler que les océans et les récifs absorbent eux aussi le co2 responsable du changement climatique ?Les études sur l’estimation du bilan carbone des récifs coralliens désignent ces derniers comme puits de carbone (bien qu’ils libèrent du CO2, les coraux sont capables d’en accumuler une quantité supérieure dans leur squelette). Ainsi chaque atteinte à un récif corallien, via l’ augmentation du CO2 dans l’ atmosphère, est un risque supplémentaire pour notre climat, et la sécurité de chacun. Qui plus est lorsque l’ atteinte touche un récif ( celui de grande anse)pour lequel l'étude d'impact environnementale n’ a pas inclut l'hypothèse de son rôle d'ensemenceur (ou de zone source) pour les autres récifs de La Réunion.

En ce qui concerne le Talweg. Il paraît inconcevable d’ envisager le rejet d’ eaux pluviales et à fortiori d’ eaux usées en mer. Au delà d’une pollution qui du fait de la volonté d’une augmentation de fréquentation humaine sera exponentielle, au delà de la fragilisation des espèces marines et de leur habitat, le paradoxe existant entre la justification de la réalisation de l’ agrandissement de ce bassin par le risque requin et la création de conditions favorables à sa présence est difficilement acceptable.
Le requin bouledogue , qui est devenu la bête noire de notre île est un adepte des eaux troubles, et douces, le rejet de ces eaux en mer reviendrait à ne tenir aucun compte des enseignements d’ une crise requin qui a déchiré notre territoire et dont les conséquences sont encore effectives.

La population réunionnaise et les touristique utilisent quotidiennement et en grand nombre ce bassin qui est interdit à la baignade mais qui leur donne pourtant beaucoup de satisfaction. La question de la responsabilité communale et de la sécurité doit bien évidement être prise en considération. Cependant des moyens répondants aux besoins spécifiques, sans dépenses excessives et sans destruction de l’ environnement sont possibles et absentes du projet actuel. L’ agrandissement passant par l’ entame de la plaque corallienne n’ est pas nécessaire, et rien dans l’ actuel projet ne compense les dégâts qui seront occasionnés à la biodiversité.

A l’heure où les catastrophes écologiques s’ enchaînent, entraînant leur cortège de désastres humains économiques, politiques, la transparence et la mise à disposition des documents prouvant le bien fondé de telles opérations ne sont pas négociables, or, elles ne sont aucunement respectées dans le cas présent (Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023), et les dépenses prévues pour ce projet substituable sont à l’opposée des stratégies et trajectoires nationales.


Aussi, et sans que ce projet ne tienne compte des impacts environnementaux, humains, économiques, je suis défavorable à sa réalisation.
N° 629 : 4 août 2024 - 14:31
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
je suis defavorable àceprojet
N° 628 : 4 août 2024 - 14:28
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je souhaite exprimer mes préoccupations concernant le projet d'aménagement de la fosse de natation. Ce projet présente plusieurs risques écologiques significatifs, notamment l'impact négatif sur la santé des coraux environnants et la déviation d'un talweg, ce qui acheminerait des eaux pluviales et usées vers les récifs coralliens les plus préservés de l'île. De plus, la séquence Éviter - Réduire - Compenser, essentielle selon la loi biodiversité 2018, n'est pas respectée, ce qui remet en question la viabilité écologique du projet. Les risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de l'eau sur une période de 12 heures sont également préoccupants. Socialement, il est possible d'opter pour des installations moins complexes et plus respectueuses de l'environnement. Enfin, les impacts socio-économiques n'ont pas été suffisamment pris en compte et le coût élevé du projet pourrait être mieux investi dans des initiatives plus durables et économes. Pour toutes ces raisons, je m'oppose à ce projet.
N° 627 : 4 août 2024 - 14:25
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
je suis defavorable
N° 626 : 4 août 2024 - 14:02
Auteur : Bastien Morelli
Son avis : Défavorable
Je suis complètement contre
Ne touchons pas à la plage de grande Anse qui est parfaite
Arretons de construire sur les espaces naturels, et d'agrandir les espaces aménagés
La plage de grande Anse n'est pas destinée à la baignade principalement, mais plutôt aux barbecue en final, volley, etc. Stop aux dépenses publiques inutiles. Investissons plutôt dans la réhabilitation des sentiers des hauts de petite île
N° 625 : 4 août 2024 - 14:01
Auteur : Bastien Morelli
Son avis : Défavorable
Je suis complètement contre
Ne touchons pas à la plage de grande Anse qui est parfaite
Arretons de construire sur les espaces naturels, et d'agrandir les espaces aménagés
La plage de grande Anse n'est pas destinée à la baignade pronxiaplel
N° 624 : 4 août 2024 - 12:47
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ce projet dénature le site il faut laisser la nature comme elle est et ça deviendra bétonné alors qu'on aime aller à grande anse pour la beauté naturelle
N° 623 : 4 août 2024 - 12:16
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Grand anse mérite son bassin de baignade sécuriser
Je suis très favorable à ce projet
N° 622 : 4 août 2024 - 12:10
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Un projet très important pour notre belle comme commune. Un site comme cela,mérite un bassin de qualité. Je donne un avis très favorable
N° 621 : 4 août 2024 - 11:50
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Monsieur le commissaire enquêteur,

Après consultation des documents portés à la connaissance du public lors de l’enquête, j’exprime un avis défavorable sur ce projet pour les raisons réglementaires suivantes :

1. Sur l’autorisation environnementale :

• recherche de solutions de substitution raisonnable et indication des principales raisons du choix effectué (requis en application de l’article R.122-5 du code de l’environnement) : la solution alternative à ce projet la plus simple serait la création d’une piscine municipale (accessible aux scolaires) sur le territoire de la commune de Petite-Ile , cette solution n’est pas clairement examinée alors qu’elle est à même de présenter des impacts bien plus faibles que le projet actuel porté par la commune de Petite-île ;
• il ne fait nul doute que les communautés coralliennes au sein du bassin existant et à proximité attestent d’une zone à très fort enjeu écologique marqué par certaines espèces de corail classé en danger d’extinction à la Réunion comme Acropora hyacynthus ou bien Acropora abrotanoides ;
• la responsabilité de la France en la matière est très importante à la fois au travers de la protection des recifs en tant qu’habitats car elle s’est engagée formellement à protéger 100 % des récifs coralliens d’ici 2025 (https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/publications/DGALN_plan-actions_protection-recifs-coralliens_web.pdf) et a d’ores-et-déjà inscrit dans la loi biodiversité en son article 113, la protection de 75 % de ces récifs d’ici 2021 mais également pour la conservation des espèces qui sont dans un statut de conservation défavorable ;
• mesures d’évitement, de réduction et de compensation (L.163-1 du code de l’environnement, R .122-5 du code de l’environnement) : les mesures d’évitement et de réduction inscrites dans le dossier présentent un caractère expérimental : par exemple : pour la définition du seuil d’arrêt de travaux en cas d’augmentation de la turbidité, aucune référence bibliographique ne permet de vérifier la pertinence de ce seuil qui est 40 fois supérieure à la turbidité communément observée en mer. Il semble plutôt que la définition de ce seuil corresponde à ce qui est observé au cours d’un chantier en mer sans lien avec les impacts sur les coraux. La mesure doit donc être considérée comme expérimentale et ne peut valablement être classé dans les mesures de réduction ; c’est le cas aussi pour d’autres mesures comme la translocation de coraux, mesure qui ne bénéficie pas de retour d’expérience à la Réunion. Enfin, rien n’atteste que les conditions dans le futur bassin seront favorables au développement des coraux. Aussi, en application du code de l’environnement (L.163-1 code de l’environnement), « si les atteintes liées au projet ne peuvent être ni évitées, ni réduites, ni compensées de façon satisfaisante, celui-ci n'est pas autorisé en l'état », de fait , le projet ne peut être autorisé ;
• enfin, l’autorité décisionnaire est tenue de prendre en considération les avis émis par le public qui dans le cas d’espèce sont très nettement défavorables, en plus de l’ensemble des avis émis sur le registre dématérialisé, une pétition contre le projet circule en ce moment, elle a recueilli plus de 5 000 signatures. Cette intense participation est encore plus surprenante alors que l’enquête publique s’est tenue en plein pendant les vacances scolaires et pendant les jeux olympiques de Paris 2024.

2. sur la déclaration d’utilité publique

• afin de pouvoir rendre une décision éclairée sur le projet, et s’agissant d’une opération portée par une municipalité, il y a lieu de pouvoir disposer du plan de financement prévisionnel de l’opération.

Pour toutes ces raisons, j’émets un avis défavorable.
N° 620 : 4 août 2024 - 11:39
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis CONTRE le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse, ce projet à l'heure actuelle n'a aucuns sens si ce n'est de détruire ce que nous devons au contraire protéger avec la plus grande fermeté.

Ce projet aura un impact négatif sur la santé des coraux (la majorité meurent dans le monde, il faut conserver ceux qui sont encore viables), du bassin et des coraux alentours avec le rejet des eaux pluviales et usées dû à une déviation d'un talweg.
De plus l'extension du bassin ne respecte pas la loi biodiversité 2018 : séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser).

Si le projet devait se faire il y a aurait également des risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H, avec une eau qui aura tendance à stagner.
Les responsables du projet devrait également prendre leurs responsabilités écologiques en cas de problèmes.

Nous parlons du défit climatique au quotidien en prenant la mesure de son changement, il est temps de prendre des mesures concrète et de bon sens.
Ce projet n'a pas sa place et doit être abandonné pour le bien de l'environnement et de ses habitants.
Cela suivrait également les stratégies et les trajectoires nationales qui prévoient la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France pour les Aires Protégées.

Merci de tenir compte de ces éléments concrets afin de prendre la meilleure décision pour tous.
N° 619 : 4 août 2024 - 11:32
Auteur : Moïse ouy-barles
Son avis : Défavorable
Bonjours,

Je ne vois pas de quel droit est ce que vous vous permettez de faire ce projet au sein d'une zone classée inconstructible qui a ces raisons de l'être, c'est pour quoi je suis en désaccord avec votre projet, de plus, à quoi bon toujours croître, ne pouvez-vous pas vous satisfaire de ce que vous avez déjà ?

Merci.
N° 618 : 4 août 2024 - 08:14
Auteur : JEAN THEVENET
Son avis : Défavorable
Il est difficile de donner un avis pour un site qui ne fait pas partie de mon quotidien de vie et je suis partagé en imaginant que si j'étais habitant des environs, j'apprécierais d'accéder à la baignade.
Je serais donc favorable à cette idée pour l'accès à la baignade pour la population locale, mais outre les nuisances des travaux et la modification du trajet des eaux usées qui semble une menace pour les coraux, donc une atteinte, même si les travaux sont temporaires c'est une atteinte quand même,
IL FAUT ANTICIPER LA PRESSION TOURISTIQUE sur tout bassin de baignade pression de plus pour un environnement déjà en perdition.

L'affluence sera le "nouveau" problème: risque d'aboutir à des mesures liberticides pour limiter la fréquentation, tel un pass pour que seulement les locaux habitant dans un certain périmètre y accèdent, ou des quotas pour endiguer les foules, avec des nouveaux problèmes avec un risque de discrimination. Gérer ainsi les flux se fait déjà dans d'autres "pays", mais est vraiment contraire à la culture locale, ça passerait très mal ici.

C'est donc pas une bonne idée d'aménager un tel lieu sachant... qu'il y a trop de monde qui en "profiterait"!
Ce "trop de monde" appelant à réaliser de nouveaux aménagements, on risque d'engager une spirale d'artificialisation des lieux. Que ça soit beau avec le risque requin et admiré comme ça est peut être le mieux.
N° 617 : 4 août 2024 - 06:05
Auteur : anonyme
Son avis : Ne se prononce pas
J’ai eu la chance d’identifier 14 espèces d’oursins dans ce bassin en 1997;qu’en restera-t-il après ces grands dragages?Cela n’est rien à côté de la surpopulation de Mayotte :15400 habitants récentes en 1950 ,280000en2000,380000 en 2020;sur une superficie de 365km carrés dont seulement 180km habitables (volcan,padzas, retenues collinaires,aéroport,usines dessalinisatrice et électriques mangroves,reserves de pontes des tortues …)Seuls les anciens de Wallis et Futuna y ont reflechi BPMS
N° 616 : 3 août 2024 - 22:23
Auteur : Jean Michel Le Corre
Son avis : Défavorable
Il faut faire attention à la nature.
N° 615 : 3 août 2024 - 21:53
Auteur : Christine Richon
Son avis : Défavorable
Je ne suis pas favorable à la création d'une fosse de natation à Grande Anse car il n'est plus temps de développer des projets coûteux qui ont de forts impacts négatifs environnementaux et sociaux, mais plutôt de préserver la biodiversité.
La création de cette fosse aurait des répercussions directes et indirectes sur les coraux (pendant le creusement, puis l'utilisation de la fosse). Les enfants, pour qui cette fosse est supposée être créée, apprécierons plus de pouvoir continuer à voir des coraux vivants que de barboter dans la fosse.
Il serait moins coûteux, financièrement et écologiquement parlant, de créer une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île.

Arrêtons d'imaginer des projets destructeurs pour la nature et la population (hormis les entreprises et les financiers).
N° 614 : 3 août 2024 - 20:49
Auteur : Thomas Meynier
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je souhaite apporter une observation quant à la destruction de cet écosystème unique au monde. Votre projet a été validé par un comité scientifique cité en préambule de l ouverture de l enquête publique. Je souhaiterai d une part savoir qui sont ces différents éminent scientifiques car il a été prouvé par certaines études que le domaine récifale de grand anse est le plus riche de l île. Je souhaite apporter ma contribution quant à la minimisation de l impact sur l existant en exortant la direction de l aménagement de préserver les récifs existants a l intérieur du bassin. En effet quitte à creuser un bassin de nage il serait judicieux de le faire sur la partie ouest afin de maintenir en bonne santé la faune déjà présente dans le bassin.
D autre part , je suis totalement contre la solution de degagement des eaux aux larges, qui devraient plutôt être traité par une station adaptées. En effet , la création du nouveau bassin va augmenter la fréquentation du site déjà trop importante pour les structures d acceuil, notamment les parkings, et la capacité citoyenne et politique générale d éviter les actes de pollution et de dégradation de l environnement ne sont vraiment pas a la hauteur de notre temps. La preuve en est du simple fait de ce projet. Toujours plus D infrastructures pour toujours moins de préservation. Ainsi, il m apparaît tout a fait insalubre de vouloir rejeter des eaux aux larges, ce qui va naturellement avoir un impact sur la qualité de l eau et sur l écosystème.
Je vous remercie pour la prise en compte de cet avis et pour l ouverture de cette enquête publique.
N° 613 : 3 août 2024 - 18:16
Auteur : RENE-FREDERIC MONNIER
Son avis : Défavorable
Bonsoir Madame, Monsieur.
Si je m'oppose à se projet c'est en partie pour le massifie Coralien un projet qui risque de le détruis, est il y à une autre solution pour un petit bassin d'apprentissage comme une piscine Municipal avec maitre nageur sauveteurs? Ou bien un hôtel avec piscine. Bien cordialement.
N° 612 : 3 août 2024 - 17:06
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le bassin de baignade est très rarement saturé. Sa dimension actuelle est adaptée au nombre de baigneurs. Il semble plus logique de conserver la dimension actuelle du bassin et d'améliorer les aménagements autour (accès, douches, végétation).
N° 611 : 3 août 2024 - 16:43
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Conserver la biodiversite et trouver des alternatives pour evacuer les eaux usees ou donner acces aux handicapes.
90% des personnes ne viennent pas nager mais apprecier le cadre "sauvage" le detruire ne permettra pas de revenir en arriere. Investir dans le jardin autour
N° 610 : 3 août 2024 - 15:48
Auteur : Laya Costes-Régnault
Son avis : Défavorable
Je suis choquée d'apprendre la prochaine validation du projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse. Les arguments contre ce projet sont pourtant nombreux. Le plus frappant est sans doute la non-disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023, ce qui est une violation de la loi. Il me semble honteux de faire passer un projet de force sans prendre en compte l'opinion éclairée des populations directement impactées par ce projet. L'impact écologique de cette extension serait pourtant catastrophique. Les récifs coraliens du bassin de natation et aux alentours seraient détériorés et il y aurait des risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H, ce qui marque incontestablement une inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018, et un manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles. De plus, ces installations amplifieraient les risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens. Pourtant, des solutions plus sobres et économes seraient aisément substituables à ce projet onéreux aux impacts socio-économiques non-considérés.
Je vous encourage à abandonner ce projet néfaste.
N° 609 : 3 août 2024 - 09:14
Auteur : Emmanuelle Croze
Son avis : Défavorable
Je suis contre principalement pour les raisons suivantes :

- Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

- Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018 : L’emprise de l’extension du bassin va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées).

- Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H : L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


A cela s'ajoute l'absence de nécessité de ce projet pour les habitants de Petite île. Les enfants apprennent à nager dans les piscines des villes voisines et cela fonctionne très bien. Le site de Grand Anse est magnifique et riche de biodiversité, pour le bien de toutes et tous, je suis pour la protection de sa biodiversité.
N° 608 : 3 août 2024 - 08:43
Auteur : Daniel Lebois
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Ce projet ne peut être accepté pour de nombreuses raisons :

Des arguments écologiques tout d'abord, à savoir

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU*.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

*Broudic, L., Pinault, M. (2022). UTOPIAN – Identification des zones d’enjeux prioritaires de conservation au sein des platiers récifaux de La Réunion. 29 p + annexes.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île. Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion*, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

* Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'un plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’a été retenue par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation et la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’avis de l’Agence Régionale de Santé (ARS)*, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

* ARS - Avis sur projet.pdf / https://www.democratie-active.fr/enquete-publique-bassin-grande-anse/dossier-enquete-publique-dematerialisee-s1012.html

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
● Le bassin datant de 1987 à un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
● En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen était de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%*. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
● En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70%** et le changement climatique est indéniable.

À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

*Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État Écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

**Le Mézo, Lionel; Dupuy, Stéphane; Gaetano, Raffaele, 2022, "La Réunion - occupation du sol - carte 2021 (Spot6/7) - 1.5m", https://doi.org/10.18167/DVN1/MR4YT9, CIRAD Dataverse, V1


6. L'étude d'impact environnemental n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse*. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

* Ifrecor, 2021. État de santé des récifs coralliens, herbiers marins et mangroves des outre-mer français. Bilan 2020. 335 pp


Des arguments sociaux ensuite :

1. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
● la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
● l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

2. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses*. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

* Marie-Dominique Leroux, Russel Elsberry, Esperanza Cayanan, Eric Hendricks, Matthew Kucas, et al.. Recent Advances in Research and Forecasting of Tropical Cyclone Track, Intensity, and Structure at Landfall. Tropical Cyclone Research and Review, ESCAP/WMO Typhoon Committee (TC) and Shanghai Typhoon Institute of China Meteorological Administration (STI/CMA), 2018, 7 (2), pp.85-105. 10.6057/2018TCRR02.02. hal-01722708

3. Affirmation d'un argument non fondé.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Pour poursuivre, des arguments économiques :

1. Des impacts socio-économiques non considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion*. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
● 28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
● 12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;
● 9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

*Pascal N., Leport G., Allenbach M., Marchand C., 2016. “Valeur économique des services rendus par les récifs coralliens et écosystèmes associés des Outre-mer français“ Rapport technique IFRECOR, 56 pages.

2. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
● une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
● la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
● la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Enfin, des arguments législatifs :

1. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

2. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023. Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.

Je vous remercie de prêter attention à l'ensemble de ces arguments justifiant pa position contre ce projet.

Cordialement.

Daniel Lebois
N° 607 : 3 août 2024 - 08:12
Dépôt par mail
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Content-Transfer-Encoding: quoted-printable
Madame, Monsieur,
Je m’adresse à vous aujourd’hui en tant que citoyen soucieux de l’avenir de
nos océans et de la biodiversité marine.
Je souhaite attirer votre attention sur une solution novatrice qui pourrait
contribuer de manière significative à la restauration des coraux et à la
dépollution de la mer, tout en étant respectueuse de l’environnement et
économiquement viable.
Résidant actuellement à l’île de la Réunion, un expert renommé dans le
domaine de la biologie marine, de la médecine, de l’agriculture et bien
d’autres domaines encore, a développé une technologie révolutionnaire qui
permet de restaurer les récifs coralliens endommagés et de réduire la
pollution marine sans recourir à l’utilisation de produits chimiques
nocifs.
Cette solution repose sur des méthodes biologiques et physiques, offrant
ainsi une alternative durable aux approches traditionnelles.
Grâce à cette technologie innovante, il est possible de stimuler la
croissance des coraux et de favoriser leur résilience face aux stress
environnementaux. De plus, elle permet de dépolluer les eaux marines en
éliminant efficacement les contaminants et les déchets, préservant ainsi
l’équilibre écologique des écosystèmes marins.
De surcroît, une machine spécialement mise au point pour le traitement de
l’eau a été développée, permettant de purifier les eaux marines de manière
efficace et écologique.
Cette innovation technologique joue un rôle crucial dans la réduction de la
pollution marine et la protection de la biodiversité.
En améliorant la qualité de l’eau, cette machine et les ajustements
associés favorisent également la repousse des coraux, contribuant ainsi à
la restauration des récifs coralliens.
Je vous sollicite aujourd’hui pour soutenir l’intégration de cette solution
novatrice dans les politiques et les initiatives visant à préserver nos
océans.
Son adoption et intégration pourrait non seulement bénéficier à la
biodiversité marine, mais également contribuer à la réalisation des
objectifs de développement durable en matière d’environnement et de lutte
contre la pollution.
Je tiens également à souligner que cet expert pourrait apporter des
solutions significatives aux projets du bassin de Grand Anse, renforçant
ainsi la protection et la restauration de cet écosystème précieux.
Je me tiens à votre disposition pour vous fournir de plus amples
informations sur cette technologie prometteuse et pour discuter des actions
concrètes à entreprendre pour sa mise en œuvre.
Je vous remercie pour votre attention et votre engagement en faveur de la
préservation de nos océans.
Veuillez trouver ci-joint des documents PDF démontrant quelques travaux de
cet expert.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations
distinguées.
Cordialement,
James Lech
Stéphane Barret
I.A Intelligence de l’Autisme
Iaaireunion@gmail.com
Jameslech@gmail.com
Barretstphane05@gmail.com
0693 45 48 51
--0000000000006b87aa061ea16c01
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Content-Transfer-Encoding: quoted-printable
Madame, Monsieur, 

Je m’adresse à vous aujourd’hui en tant que citoyen soucieux de l’avenir de nos océans et de la biodiversité marine. 

Je souhaite attirer votre attention sur une solution novatrice qui pourrait contribuer de manière significative à la restauration des coraux et à la dépollution de la mer, tout en étant respectueuse de l’environnement et économiquement viable. 

Résidant actuellement à l’île de la Réunion, un expert renommé dans le domaine de la biologie marine, de la médecine, de l’agriculture et bien d’autres domaines encore, a développé une technologie révolutionnaire qui permet de restaurer les récifs coralliens endommagés et de réduire la pollution marine sans recourir à l’utilisation de produits chimiques nocifs. 

Cette solution repose sur des méthodes biologiques et physiques, offrant ainsi une alternative durable aux approches traditionnelles. 

Grâce à cette technologie innovante, il est possible de stimuler la croissance des coraux et de favoriser leur résilience face aux stress environnementaux. De plus, elle permet de dépolluer les eaux marines en éliminant efficacement les contaminants et les déchets, préservant ainsi l’équilibre écologique des écosystèmes marins. 

De surcroît, une machine spécialement mise au point pour le traitement de l’eau a été développée, permettant de purifier les eaux marines de manière efficace et écologique. 
Cette innovation technologique joue un rôle crucial dans la réduction de la pollution marine et la protection de la biodiversité. 

En améliorant la qualité de l’eau, cette machine et les ajustements associés favorisent également la repousse des coraux, contribuant ainsi à la restauration des récifs coralliens. 

Je vous sollicite aujourd’hui pour soutenir l’intégration de cette solution novatrice dans les politiques et les initiatives visant à préserver nos océans. 

Son adoption et intégration pourrait non seulement bénéficier à la biodiversité marine, mais également contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable en matière d’environnement et de lutte contre la pollution.
 
Je tiens également à souligner que cet expert pourrait apporter des solutions significatives aux projets du bassin de Grand Anse, renforçant ainsi la protection et la restauration de cet écosystème précieux. 

Je me tiens à votre disposition pour vous fournir de plus amples informations sur cette technologie prometteuse et pour discuter des actions concrètes à entreprendre pour sa mise en œuvre. 

Je vous remercie pour votre attention et votre engagement en faveur de la préservation de nos océans. 
Veuillez trouver ci-joint des documents PDF démontrant quelques travaux de cet expert. 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.


Cordialement,

James Lech
Stéphane Barret

I.A Intelligence de l’Autisme 

Iaaireunion@gmail.com

Jameslech@gmail.com

Barretstphane05@gmail.com

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Mail receptionné le 01/08/2024 à 18:08
Pièce jointe : [02] JC Lech CV.pdf
N° 606 : 3 août 2024 - 08:12
Dépôt par mail
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Monsieur le commissaire enquêteur,



Nous souhaitons, au nom de l'association Corécif, vous adresser ces

arguments contre le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse

:





*- Concernant le volet écologique :*



*1. *Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m²

(équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien

que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle

est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est

prévu de creuser 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à

proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité lors

des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source

d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont

prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU

restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ

0,50 NTU.



*2. *Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux

pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour

éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, *Escherichia coli*), le

projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin

pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone

allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à

forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon

une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs

coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le

plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen >40% , en

comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La

Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet

d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des

eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité

à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des

écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de

l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.



*3. *L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un

renforcement et un prolongement de la digue actuelle. Le bassin va passer

de 3 500m² à 6 500m² avec une digue d’environs 10m de large pour une

hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la

destruction physique, c’est-à-dire la mort, de zone corallienne avec des

recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été

calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en

cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs

coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Marines). Aucune mesure de

compensation n’a également été retenue.



*4. *La digue du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le

renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à

stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau.

Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à *100%

en moins de 12h*. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera

renouvelée à *98% en 24h* ! Le risque de développement bactériologique

comme les Staphylocoques ou *Escherichia coli* n’a pas été anticipé à la

hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques

sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin va

rendre vulnérables les colonies coralliennes présentes.



*5. *M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra

accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Or, il n’a

aucune preuve de cet avancement si ce n’est son espoir et l’exemple du

bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 2024 et 1987 ? Le bassin

actuel a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler librement et

aux larves coralliennes de s’y implanter, or en 2024, l’extension prévue

est un enrochement fort avec une largeur d’environs 10m pour une hauteur de

2m. L’eau ne pourra plus circuler librement et la vie corallienne aura de

grandes difficultés à venir s’y installer. En 1987, les récifs coralliens

de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment à des

recouvrements moyens de l’ordre de 65%., aujourd’hui, les récifs se

meurent. En 1987, l’artificialisation des sols du sud était encore légère

et le changement climatique une prédiction, or, en 2024, c’est plus de 70%

d’artificialisation des sols de la Petite-Ile et nous sommes face à un

changement climatique. Au vu de ce contexte, l’espoir de M. le maire est

spéculatif, or, à l’heure du défi climatique et de la biodiversité, reposer

un projet aux impacts écologiques forts sur un simple espoir n’est pas

responsable.

*Les colonies coralliennes présentes actuellement sont en parfaite santé

car le bassin bénéficie d'un brassage d'eau important, permettant une bonne

oxygénation. Un enrochement fort sera un réel chamboulement de l'équilibre

biologique actuel, et privera ces colonies des conditions de développement

optimales dont elles bénéficient jusqu'à aujourd'hui.*



*6. *Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse

et la forte richesse de biodiversité corallienne pourrait jouer le rôle de

zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte

productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des

conditions environnementales. *Le site de Grande Anse semble être un site

source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest

réunionnais.* (-->

Nous avons eu la chance d'assister à une ponte de coraux branchus du genre

Acropora en janvier 2021 :

https://corecif.wordpress.com/2021/01/22/les-coraux-ont-pondu-a-grand-anse/

).

Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui

transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela

s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des

millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec

les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés

dans les récifs du sud et de l'ouest.

Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience

fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font

face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le

site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de

résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition

de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts

sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants

en réponse au changement climatique.





* - **Concernant le volet social :*



*7. *Un argument fort en faveur de l’extension du bassin de baignade

de Grande Anse est la protection face aux requins. La commune de Petite-Ile

affirme des observations récurrentes de requin dans le bassin *sans donner

les sources ses propos*. Le seul accès potentiel pour un requin de rentrer

et sortir est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes.

Est-ce que la commune de Petite-Ile assure la protection des usagers en

étant en connaissance de ce fait sans n’avoir jamais fermé l’ouverture à

l’ouest du bassin ? Si le problème requin est la raison principale du

projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors la construction d’un

poste de secours et l’installation de blocs basaltiques pour fermer

l’ouverture ouest semble amplement suffisante. Ces installations devraient

réduire drastiquement les impacts sur les colonies coralliens par rapport

aux projets actuels.



*8. *Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle,

a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur

l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur

La Réunion. Les résultats sont clairs, les cyclones à venir seront de plus

en plus puissants. Or, c’est bien la barrière récifale qui nous protège des

fortes houles et des cyclones. Si les projets d’aménagement persistent à

les détruire ou à faire des paris non fondés sur la résilience du récif

post-construction, alors nos représentant.es

nous

font courir des risques de sécurité humaine. Faire un tel aménagement à

proximité immédiate du récif le plus préservé de La Réunion est un risque

pour l’ensemble de la population côtière de l’ouest et du sud.



*9. *Après plusieurs échanges avec les usagers du bassin de Grande

Anse, il en ressort une volonté de sécuriser la mise à l’eau de la bande

basaltique glissante. L’agrandissement du bassin est vu comme une menace

face au flux touristique qui va en découler. L’usage culturel du site est

mis en danger par un projet qui est clairement tourné vers le tourisme. En

effet, le Comité d’Orientation Stratégique du Tourisme a décidé que la

création de zones de loisirs structurées autour de bassins de baignade est

une orientation prioritaire pour l’attractivité touristique à La Réunion.



*10. *L’extension du bassin permettrait une capacité de charge supérieure

au bassin actuel, qui selon la commune de Petite-Ile est atteinte, *mais il

n'y a aucune étude à ce sujet*. Cela assurerait l’accueil d’un public

croissant. Sur le fond, la stratégie est intéressante et surement efficace.

Or, à notre connaissance, aucune stratégie pour limiter la croissance de

fréquentation du site n’est prévue. Ainsi, quand la commune de

Petite-Ile répond aux remarques de la MRAE sur la question de la

fréquentation en stipulant que l’ « agrandissant le bassin et en créant

des espaces d’activité en dehors des zones de développement des coraux, le

pétitionnaire vise à délocaliser la pression anthropique en dehors des

zones d’enjeux et à rediriger / contrôler les usages, tout en assurant la

sécurité et le confort des usagers » ne semble pas apporter de solution

pour freiner l’augmentation de la fréquentation. Certes, le nombre de

places limitées du parking devrait faire office de régulateur, mais à La

Réunion, sur les sites touristiques, nous constatons que se garer en-dehors

des zones réservées est courant. L’argument de l’autorégulation par les

places de parking n’est pas suffisant pour anticiper la sur-fréquentation

du site.



*- Concernant le volet économique :*



*11. *L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a

évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls,

c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu, 12 millions pour la

protection côtière (nous évite de reconstruire les infrastructures et

dédommager les ménages) et 9 millions pour la pêche. Ce sont 1 500

sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif

et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m²

d’infrastructures scolaires et pus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque

année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent

leur revenus du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu

et de protéines du récif.

Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont

les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être prévus est un

danger économique et social. D’autant plus quand -comme cité au point 6- le

récif de Grande Anse semble jouer le rôle de semencier des récifs du sud et

de l’ouest.



*12. *Si le projet cherche à concilier l’attractivité touristique et la

biodiversité, il serait judicieux de classer le récif de Grande Anse en

Espace Naturel Sensible, au lieu de faire le pari risqué d’une extension

sans impacter négativement les récifs coralliens sur le long terme. Un

Espace Naturel Sensible préserve les sensibilités écologiques et paysagères

tout en contribuant à la prévention des risques naturels d'inondation.

Ainsi, selon cette définition et des fonctions socio-écologique du site,

les récifs de Grande Anse (récif les plus vivants de l’île et source de vie

pour les autres récifs) ont tout intérêt à être placés comme Espace Naturel

Sensible.





*- Concernant le volet législatif :*



*13. *D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit

la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Grande Anse

devra alors être placée sous protection. Un projet qui va engendrer des

dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le

plus préservé de l’île sans garantie d’une résilience du site est une

incohérence et une hérésie au vu de la stratégie nationale.



*14. *Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local

d’Urbanisme (PLU)1 de la commune de Petite Ile, c’est une zone naturelle à

protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également

considérée comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en

application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une

zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à

l’article R.121-5 dudit code. » Une déclaration d’utilité publique émanant

du préfet a permis de passer outre cette réglementation. Or, bien que le

dossier de déclaration d’utilité publique soit bien publié pour l’avis

d’enquête publique, l’arrêté préfectoral n’est pas public. Ce document

devrait être public pour laisser le soin d’appréciation des citoyen.nes sur

l’argumentaire déployé pour faire passer le projet comme d’utilité

publique.





*- Revenons sur le contexte récifal :*

Les travaux vont affecter le platier interne et une partie du front récifal

du récif de Grande Anse.

Si le front récifal est peu colonisé par les coraux du fait des conditions

hydrodynamiques, le platier interne (qui occupe la quasi-totalité du récif)

est composé de blocs basaltiques colonisés dans sa partie nord et d’un

platier à éléments dispersés dans sa partie sud et centrale.

Accolée au bassin, la partie Sud de la plateforme récifale, concernée par

l'aménagement, est partiellement protégée de la houle et des courants. Elle

affiche donc un développement corallien relativement important (>40%). Les

espèces sont globalement les mêmes qu’à l’intérieur du bassin (voir

ci-dessous), avec des formes plus aplanies en lien avec l’important

hydrodynamisme (Pareto & BCEOM, 2004).

*--> En conséquence, les travaux, et en particulier le creusement du bassin

de nage, vont affecter une zone corallienne construite.*



*- Les réglementations et recommandations relatives aux coraux et récifs

coralliens :*

- * Internationales :*

*CITES* : Même s'il ne s'agit pas dans ce cadre de commerce d'espèces,

rappelons tout de même que toutes les espèces de coraux Scléractiniaires

sont inscrites à l' Annexe II de la CITES.

*UE* : Toutes les espèces de coraux Scléractiniaires sont inscrites à l'

Annexe B du Règlement (CE) nº 338/97 du Conseil du 9 décembre 1996 relatif

à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle

de leur commerce

*UICN* : tous les coraux constructeurs de récifs de La Réunion sont

inscrits sur la liste rouge des espèces menacées en France.



- *Nationales :*

*(Site du Ministère de l'Ecologie et de la cohésion des territoires)*

Le plan d’actions pour la protection des récifs coralliens français

structure l’action publique pour répondre aux objectifs nationaux de

protection de ces écosystèmes. Élaboré dans le respect des compétences de

chacun, il s’appuie sur l’Ifrecor pour obtenir l’engagement des

collectivités ultra-marines à compétence propre en environnement.

Contexte et enjeux :

Responsable de 10 % des récifs coralliens du monde, la France s’est dotée

d’objectifs ambitieux pour la protection de ces écosystèmes vulnérables et

précieux :

- l’article 113 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la

nature et des paysages fixe l’objectif de protéger 75 % des récifs

coralliens ultramarins d’ici à 2021 ;

- l’action 37 du Plan biodiversité étend cet objectif à l’ensemble des

récifs coralliens français d’ici à 2025.

Pour atteindre ces objectifs, le Plan d’actions pour la protection des

récifs coralliens des outre-mer français structure l’action publique menée

en faveur de ces écosystèmes. Il vise à encadrer et diminuer les pressions

anthropiques locales qui s’exercent sur les récifs coralliens afin de

favoriser leurs capacités de résilience. Le plan ne traite pas directement

du changement climatique et sa réussite est liée à l’atteinte des objectifs

internationaux fixés par la convention-cadre des Nations unies sur le

changement climatique, ainsi qu’à la bonne mise en œuvre des politiques

d’adaptation.

Il s’articule autour de six axes structurants.

1- Renforcer le cadre de la protection en mer

2-Réduire les pressions venant du bassin versant

*3-Éviter-réduire-compenser en milieu corallien*

La séquence éviter-réduire-compenser (ERC) est solidement définie aux

niveaux national et européen. Cependant, son application en milieu

corallien reste imparfaite et le plan s’attache ici à accompagner les

porteurs de projets et les services instructeurs dans la conduite des

études d’impact des projets d’aménagements et à développer des outils

opérationnels pour optimiser les mesures compensatoires nécessaires.

L’objectif visé est l’absence de perte nette de biodiversité.

*4-Gérer les crises touchant les récifs coralliens*

5- Surveiller et mieux connaître pour ajuster l’action publique

6-Communiquer et sensibiliser pour renforcer la prise en compte des récifs

coralliens par les différents acteurs

-*-> Le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse est en

contradiction manifeste avec ce plan d'actions et notamment avec les axes 3

et 4.*



- *Locales :*

Arrêté préfectoralN°1742-2008, dans sa version consolidée au 18 janvier

2023, réglementant l'exercice de la pêche maritime professionnelle dans les

eaux du département de La Réunion :

*Le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse est en

contradiction avec l'article 16 : " La pêche ou le ramassage du corail

vivant ou mort est interdite. Tout acte de destruction du corail est

également prohibé."*







*Conclusion :*



Les arguments énumérés ci-dessus relatifs au projet d’extension du bassin

de baignade de Grande Anse soumis à l’enquête publique nous placent

clairement contre ce projet :

Celui-ci ne conduirait qu’à produire une dégradation des milieux naturels

terrestres et marins d’un territoire extrêmement précieux en terme de

patrimoine paysager et de biodiversité, dans le domaine public, et dans des

zones bénéficiant de protections réglementaires parfaitement justifiées. Y

déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à

fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à

l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix d’aménagements dans une

démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et

du patrimoine naturel remarquable de l’île.

D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées

pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre

l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face

au risque requins.





L'équipe de l'association Corécif

(Sensibilisation et protection des écosystèmes marins)



https://corecif.wordpress.com

corecif.reunion@gmail.com

Tel: 0692 395 998

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Monsieur le commissaire enquêteur,



Nous souhaitons, au nom de l'association Corécif, vous adresser ces arguments contre le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse :



 

- Concernant le volet écologique :



1.       Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.  

 

2.       Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen >40% , en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.   



3.       L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de la digue actuelle. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une digue d’environs 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort, de zone corallienne avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Marines). Aucune mesure de compensation n’a également été retenue. 



4.       La digue du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h ! Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin va rendre vulnérables les colonies coralliennes présentes.  



5.       M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Or, il n’a aucune preuve de cet avancement si ce n’est son espoir et l’exemple du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 2024 et 1987 ? Le bassin actuel a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler librement et aux larves coralliennes de s’y implanter, or en 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environs 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler librement et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer. En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment à des recouvrements moyens de l’ordre de 65%., aujourd’hui, les récifs se meurent. En 1987, l’artificialisation des sols du sud était encore légère et le changement climatique une prédiction, or, en 2024, c’est plus de 70% d’artificialisation des sols de la Petite-Ile et nous sommes face à un changement climatique. Au vu de ce contexte, l’espoir de M. le maire est spéculatif, or, à l’heure du défi climatique et de la biodiversité, reposer un projet aux impacts écologiques forts sur un simple espoir n’est pas responsable.  

Les colonies coralliennes présentes actuellement sont en parfaite santé car le bassin bénéficie d'un brassage d'eau important, permettant une bonne oxygénation. Un enrochement fort sera un réel chamboulement de l'équilibre biologique actuel, et privera ces colonies des conditions de développement optimales dont elles bénéficient jusqu'à aujourd'hui.



6.       Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourrait jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. (--> Nous avons eu la chance d'assister à une ponte de coraux branchus du genre Acropora en janvier 2021 : https://corecif.wordpress.com/2021/01/22/les-coraux-ont-pondu-a-grand-anse/ ). 

Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest.

Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique. 

 

 

 - Concernant le volet social :

 

7.       Un argument fort en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse est la protection face aux requins. La commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requin dans le bassin sans donner les sources ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin de rentrer et sortir est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Est-ce que la commune de Petite-Ile assure la protection des usagers en étant en connaissance de ce fait sans n’avoir jamais fermé l’ouverture à l’ouest du bassin ? Si le problème requin est la raison principale du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors la construction d’un poste de secours et l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest semble amplement suffisante. Ces installations devraient réduire drastiquement les impacts sur les colonies coralliens par rapport aux projets actuels.  



8.       Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle, a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs, les cyclones à venir seront de plus en plus puissants. Or, c’est bien la barrière récifale qui nous protège des fortes houles et des cyclones. Si les projets d’aménagement persistent à les détruire ou à faire des paris non fondés sur la résilience du récif post-construction, alors nos représentant.es nous font courir des risques de sécurité humaine. Faire un tel aménagement à proximité immédiate du récif le plus préservé de La Réunion est un risque pour l’ensemble de la population côtière de l’ouest et du sud.  



9.       Après plusieurs échanges avec les usagers du bassin de Grande Anse, il en ressort une volonté de sécuriser la mise à l’eau de la bande basaltique glissante. L’agrandissement du bassin est vu comme une menace face au flux touristique qui va en découler. L’usage culturel du site est mis en danger par un projet qui est clairement tourné vers le tourisme. En effet, le Comité d’Orientation Stratégique du Tourisme a décidé que la création de zones de loisirs structurées autour de bassins de baignade est une orientation prioritaire pour l’attractivité touristique à La Réunion.  



10.   L’extension du bassin permettrait une capacité de charge supérieure au bassin actuel, qui selon la commune de Petite-Ile est atteinte, mais il n'y a aucune étude à ce sujet. Cela assurerait l’accueil d’un public croissant. Sur le fond, la stratégie est intéressante et surement efficace. Or, à notre connaissance, aucune stratégie pour limiter la croissance de fréquentation du site n’est prévue. Ainsi, quand la commune de Petite-Ile  répond aux remarques de la MRAE sur la question de la fréquentation en stipulant que l’ « agrandissant le bassin et en créant des  espaces d’activité en dehors des zones de développement des coraux, le pétitionnaire vise à délocaliser la pression anthropique en dehors des zones d’enjeux et à rediriger / contrôler les usages, tout en assurant la sécurité et le confort des usagers » ne semble pas apporter de solution pour freiner l’augmentation de la fréquentation. Certes, le nombre de places limitées du parking devrait faire office de régulateur, mais à La Réunion, sur les sites touristiques, nous constatons que se garer en-dehors des zones réservées est courant. L’argument de l’autorégulation par les places de parking n’est pas suffisant pour anticiper la sur-fréquentation du site. 

 

- Concernant le volet économique :



11.   L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue. 28 millions d’euros viennent du tourisme bleu, 12 millions pour la protection côtière (nous évite de reconstruire les infrastructures et dédommager les ménages) et 9 millions pour la pêche. Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et pus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenus du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéines du récif. 

Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être prévus est un danger économique et social. D’autant plus quand -comme cité au point 6- le récif de Grande Anse semble jouer le rôle de semencier des récifs du sud et de l’ouest.  



12.   Si le projet cherche à concilier l’attractivité touristique et la biodiversité,  il serait judicieux de classer le récif de Grande Anse en Espace Naturel Sensible, au lieu de faire le pari risqué d’une extension sans impacter négativement les récifs coralliens sur le long terme. Un Espace Naturel Sensible préserve les sensibilités écologiques et paysagères tout en contribuant à la prévention des risques naturels d'inondation. Ainsi, selon cette définition et des fonctions socio-écologique du site, les récifs de Grande Anse (récif les plus vivants de l’île et source de vie pour les autres récifs) ont tout intérêt à être placés comme Espace Naturel Sensible.   



 

- Concernant le volet législatif :



13.   D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Grande Anse devra alors être placée sous protection. Un projet qui va engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île sans garantie d’une résilience du site est une incohérence et une hérésie au vu de la stratégie nationale.  



14.   Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU)1 de la commune de Petite Ile, c’est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considérée comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Une déclaration d’utilité publique émanant du préfet a permis de passer outre cette réglementation. Or, bien que le dossier de déclaration d’utilité publique soit bien publié pour l’avis d’enquête publique, l’arrêté préfectoral n’est pas public. Ce document devrait être public pour laisser le soin d’appréciation des citoyen.nes sur l’argumentaire déployé pour faire passer le projet comme d’utilité publique.  









- Revenons sur le contexte récifal :



Les travaux vont affecter le platier interne et une partie du front récifal du récif de Grande Anse.

Si le front récifal est peu colonisé par les coraux du fait des conditions hydrodynamiques, le platier interne (qui occupe la quasi-totalité du récif) est composé de blocs basaltiques colonisés dans sa partie nord et d’un platier à éléments dispersés dans sa partie sud et centrale.

Accolée au bassin, la partie Sud de la plateforme récifale, concernée par l'aménagement, est partiellement protégée de la houle et des courants. Elle affiche donc un développement corallien relativement important (>40%). Les espèces sont globalement les mêmes qu’à l’intérieur du bassin (voir ci-dessous), avec des formes plus aplanies en lien avec l’important hydrodynamisme (Pareto & BCEOM, 2004). 

--> En conséquence, les travaux, et en particulier le creusement du bassin de nage, vont affecter une zone corallienne construite.





- Les réglementations et recommandations relatives aux coraux et récifs coralliens :

 Internationales :

CITES : Même s'il ne s'agit pas dans ce cadre de commerce d'espèces, rappelons tout de même que toutes les espèces de coraux Scléractiniaires sont inscrites à l' Annexe II de la CITES.



UE : Toutes les espèces de coraux Scléractiniaires sont inscrites à l' Annexe B du  Règlement (CE) nº 338/97 du Conseil du 9 décembre 1996 relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce



UICN : tous les coraux constructeurs de récifs de La Réunion sont inscrits sur la liste rouge des espèces menacées en France. 



Nationales :

(Site du Ministère de l'Ecologie et de la cohésion des territoires)

Le plan d’actions pour la protection des récifs coralliens français structure l’action publique pour répondre aux objectifs nationaux de protection de ces écosystèmes. Élaboré dans le respect des compétences de chacun, il s’appuie sur l’Ifrecor pour obtenir l’engagement des collectivités ultra-marines à compétence propre en environnement.

Contexte et enjeux :

Responsable de 10 % des récifs coralliens du monde, la France s’est dotée d’objectifs ambitieux pour la protection de ces écosystèmes vulnérables et précieux :

- l’article 113 de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages fixe l’objectif de protéger 75 % des récifs coralliens ultramarins d’ici à 2021 ;

- l’action 37 du Plan biodiversité étend cet objectif à l’ensemble des récifs coralliens français d’ici à 2025.

Pour atteindre ces objectifs, le Plan d’actions pour la protection des récifs coralliens des outre-mer français structure l’action publique menée en faveur de ces écosystèmes. Il vise à encadrer et diminuer les pressions anthropiques locales qui s’exercent sur les récifs coralliens afin de favoriser leurs capacités de résilience. Le plan ne traite pas directement du changement climatique et sa réussite est liée à l’atteinte des objectifs internationaux fixés par la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, ainsi qu’à la bonne mise en œuvre des politiques d’adaptation.

Il s’articule autour de six axes structurants.

1- Renforcer le cadre de la protection en mer

2-Réduire les pressions venant du bassin versant

3-Éviter-réduire-compenser en milieu corallien

La séquence éviter-réduire-compenser (ERC) est solidement définie aux niveaux national et européen. Cependant, son application en milieu corallien reste imparfaite et le plan s’attache ici à accompagner les porteurs de projets et les services instructeurs dans la conduite des études d’impact des projets d’aménagements et à développer des outils opérationnels pour optimiser les mesures compensatoires nécessaires. L’objectif visé est l’absence de perte nette de biodiversité. 

4-Gérer les crises touchant les récifs coralliens

5- Surveiller et mieux connaître pour ajuster l’action publique

6-Communiquer et sensibiliser pour renforcer la prise en compte des récifs coralliens par les différents acteurs

--> Le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse est en contradiction manifeste avec ce plan d'actions et notamment avec les axes 3 et 4.



Locales :

Arrêté préfectoralN°1742-2008, dans sa version consolidée au 18 janvier 2023, réglementant l'exercice de la pêche maritime professionnelle dans les eaux du département de La Réunion : 

Le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse est en contradiction avec l'article 16 :  " La pêche ou le ramassage du corail vivant ou mort est interdite. Tout acte de destruction du corail est également prohibé."











Conclusion :



Les arguments énumérés ci-dessus relatifs au projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse soumis à l’enquête publique nous placent clairement contre ce projet  : 

Celui-ci ne conduirait qu’à produire une dégradation des milieux naturels terrestres et marins d’un territoire extrêmement précieux en terme de patrimoine paysager et de biodiversité, dans le domaine public, et dans des zones bénéficiant de protections réglementaires parfaitement justifiées. Y déroger serait contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.

D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins.









L'équipe de l'association Corécif

(Sensibilisation et protection des écosystèmes marins)

 

https://corecif.wordpress.com

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Tel: 0692 395 998











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Mail receptionné le 01/08/2024 à 21:01
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N° 605 : 2 août 2024 - 19:41
Auteur : Bernard BONNET
Organisation : Vie Océane (Président)
Son avis : Défavorable
L'avis complet n'ayant pas été enregistré précédemment, il est joint ci-après
N° 604 : 2 août 2024 - 19:34
Auteur : Bernard BONNET
Organisation : VIE OCÉANE (Président)
Son avis : Défavorable
L'association Vie Océane (https://vieoceane.fr) émet un avis défavorable sur ce projet d'extension du bassin de baignade actuel, nombreux arguments à l'appui. L'avis complet (9 pages et 1 annexe) est joint ci-après.

Nos conclusions finales sont les suivantes:

"6 / Conclusions

La lecture et l’analyse des documents relatifs au projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse soumis à l’enquête publique conduit l’association Vie Océane a donner un avis défavorable sur ce projet : à la fois parce qu’il ne conduirait qu’à produire une dégradation des milieux naturels terrestres et marins d’un territoire extrêmement précieux en terme de patrimoine paysager et de biodiversité, dans le domaine public, et dans des zones bénéficiant de protections réglementaires parfaitement justifiées. Y déroger serait à notre sens contraire à la fois, à la stratégie nationale qui consiste à fixer un objectif de 100 % des récifs coralliens à l’horizon 2025, et à l’intérêt majeur qu’il y a à inscrire les choix d’aménagements dans une démarche de développement durable donc respectueuse de l’environnement et du patrimoine naturel remarquable de l’île.
D’autres solutions qu’un bassin de baignade en mer peuvent être étudiées pour répondre notamment à l’objectif de la commune de permettre l’apprentissage de la nage aux enfants et pour faire avantageusement face au risque requins...
N° 603 : 2 août 2024 - 18:35
Auteur : Romain DELCROS
Son avis : Défavorable
Je suis opposé au projet d'extension du bassin de Grande Anse pour les raisons suivantes :

Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.

La protection de l'environnement doit être érigée en priorité à tous les projets désormais afin d'essayer d'endiguer le réchauffement climatique et la chute de biodiversité.
N° 602 : 2 août 2024 - 18:09
Auteur : JULIEN GIRARDOT
Organisation : KAZABUL
Son avis : Défavorable
assez d'artificialisation des sites de baignade autant que de promenade.
je pratique la plongée depuis bientôt 25 ans sur ma Réunion et plus de 20 ans sur St Pierre, à titre professionnel. je puis vous assurer que le milieu naturel n'a certainement pas besoin d'un aménagement supplémentaire sur le littoral, quand bien même ce serait pour "améliorer" les conditions de baignade des administrés.
merci de laisser le bassin tel qu'il est.

cordialement.
N° 601 : 2 août 2024 - 17:03
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
LE projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse ne prend pas suffisamment en compte tous les aspects écologiques du site, notamment l'impact écologique sur la santé des coraux du bassin et aux alentours. La compensation telle qu'un projet de transplantation de coraux n'a pas été retenue par les services de l'Etat.
Il est dommage de proposer un tel projet mettant à mal un milieu naturel alors qu'une piscine bioclimatique pourrait être envisagée à la place.
N° 600 : 2 août 2024 - 17:00
Auteur : Sébastien SPOLADORE
Son avis : Défavorable
. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
N° 599 : 2 août 2024 - 15:58
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Malgré l'avis favorable du Conservatoire du littoral, avis que je trouve vraiment surprenant, je considère que cette extension qui n'a d'autre but que d'accentuer la pression touristique est inacceptable. En effet, à la suite de divers confinements, il est à noter que de plus en plus de personnes fréquentent des sites naturels et les abîment. Certains sites sont devenus payants, d'autres réduisent le nombre de visiteurs. Le littoral est toujours une zone très fragile, ses abords sont pleins d'animaux qui y vivent et s'y reproduisent, les baignades augmentent les destructions: produits solaires, déchets en tous genres, piétinement de la zone. En cette période de destruction accélérée de toute la biodiversité, ce genre de projet montre que les risques environnementaux pour les générations futures ne sont toujours pas pris en compte à leur juste valeur. S'ajoute l'impact climatique: construire sous-entend extraction de matériaux, déplacement de ces matériaux par camions. A nouveau, cet aspect n'est pas chiffré en matière de réchauffement climatique.
N° 598 : 2 août 2024 - 13:52
Auteur : Alix Payet
Son avis : Favorable
Favorable car les études présentes dans le projet permettent aujourd’hui de minimiser l'empreinte environnementale de cet équipement structurant pour les habitants et toute la Réunion. De plus le poste de surveillance des MNS peuvent permettent de réguler et de contrôler la densité de baigneurs dans certaines zones, évitant ainsi la surpopulation sur certains endroits mais également des autres plages et ainsi diminuer les impacts négatifs associés à une forte fréquentation. La partie baignade sera-t-elle bien délimité ?
N° 597 : 2 août 2024 - 13:47
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
La protection de la biodiversité est un IMPÉRATIF en ces temps de crise environnementale. Tous les pays sont déjà forcés de restaurer une partie de la biodiversité tuée ces dernières décennies, ce projet menaçant pour le récif coralien et les nombreuses especes qui y vivent est donc une absurdité qui n'a pas lieu d'être. J'espère vivement que les autorités responsables sauront entendre le cri de leurs populations pour sauver leur nature.
N° 596 : 2 août 2024 - 13:41
Auteur : Olivier RIMBAULT
Organisation : SAS VILLA DES MASCAREIGNES
Son avis : Défavorable
Madame, Monsieur,

Je vous adresse par la présente mes observations concernant le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse, situé dans la commune de Petite-Ile. Après une analyse approfondie du dossier mis à disposition du public, je souhaite exprimer plusieurs réserves et préoccupations majeures à l'égard de ce projet.

1. Impact environnemental
L'extension du bassin de baignade présente un risque significatif pour l'écosystème local. La zone de Grande Anse abrite une biodiversité marine et terrestre riche et fragile. L'agrandissement du bassin pourrait entraîner :
* La destruction des habitats marins : L'extension pourrait affecter les coraux, les herbiers marins et les espèces protégées qui y vivent. La construction et l'usage accru pourraient également provoquer une augmentation de la turbidité de l'eau, nuisible à la faune et à la flore marine.
* La perturbation de la faune terrestre : Les travaux d'extension et l'augmentation de la fréquentation humaine pourraient perturber les espèces terrestres présentes dans cette zone, dont certaines peuvent être protégées ou en danger (Gecko vert de Manapany).

2. Risques pour la sécurité publique
L'augmentation de la superficie du bassin de baignade pourrait également poser des problèmes de sécurité. Une plus grande superficie peut rendre la surveillance plus difficile et augmenter le risque de noyades ou d'accidents. Les infrastructures de secours et de surveillance devront être adaptées en conséquence, ce qui n'est pas clairement détaillé dans le projet actuel.

3. Pression touristique et infrastructure
L'extension du bassin de baignade entraînera probablement une augmentation de la fréquentation touristique. Cette augmentation de l'affluence pourrait avoir plusieurs effets négatifs :
* Pression sur les infrastructures locales : Routes, parkings, services sanitaires et de secours devront être renforcés pour faire face à un afflux accru de visiteurs. Actuellement, il semble que les infrastructures existantes ne soient pas en mesure de supporter cette pression supplémentaire.
* Dégradation du site : Une fréquentation accrue peut entraîner une dégradation plus rapide du site naturel, par des déchets, des dégradations et une usure générale de l'environnement.

4. Considérations légales et réglementaires
Il est essentiel de vérifier que le projet respecte toutes les réglementations en vigueur, notamment en matière de protection de l'environnement et de gestion des espaces littoraux. Toute extension doit être conforme aux lois et directives françaises et européennes sur la conservation des habitats naturels et de la faune et flore sauvages.

5. Alternatives et mesures d'atténuation
Il serait souhaitable que l'enquête publique explore des alternatives à l'extension du bassin de baignade qui pourraient répondre aux besoins des usagers tout en minimisant l'impact environnemental et social. Des mesures d'atténuation des impacts négatifs doivent être clairement définies et mises en œuvre.

En conclusion, bien que l'objectif d'améliorer les infrastructures de baignade soit louable, le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse présente de nombreux risques et impacts négatifs potentiels qui nécessitent une réévaluation approfondie. Je recommande vivement que ces points soient pris en compte et qu'une étude d'impact environnemental plus détaillée soit réalisée avant toute décision finale.

Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ces observations et reste à votre disposition pour toute information complémentaire.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Olivier RIMBAULT
Membre Globice ; Membre Nature Ocean Indien
N° 595 : 2 août 2024 - 12:48
Auteur : Delphine Moritz
Son avis : Défavorable
Je suis totalement opposée à ce projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse. On peut tout à fait se baigner et nager sans mettre en péril les espèces animales et végétales. La protection de l'environnement et la préservation de la biodiversité sont primordiales pour le bien et l'intérêt de tous.
N° 594 : 2 août 2024 - 12:43
Auteur : Christophe Palcani
Son avis : Défavorable
J'émets un avis défavorable au projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse. Ce projet serait préjudiciable pour la biodiversité et notamment pour la santé des coraux du bassin et des alentours. La préservation de la biodiversité est une priorité à l'échelle nationale, d'autant plus que d'autres projets sont tout à fait réalisables et sans endommager notre faune et notre flore sauvages.
N° 593 : 2 août 2024 - 12:37
Auteur : Aurélien TRÉBEL
Organisation : Particulier
Son avis : Favorable
1. Le projet d'extension du bassin de baignade de Grand Anse est d'utilité publique :
A. L'objectif de cet aménagement est de permettre une baignade sûre et surveillée donc en toute sécurité pour tout public (enfants et adultes petite-ilois, réunionnais et touristes). Cet aménagement leverait l'interdiction actuelle de se baigner dans le bassin (plus de sécurité face aux risques requin et houle)
B. Proposer un bassin de baignade avec une plus grande surface face à une population de plus en plus utilisatrice du bassin notamment en période estivale.
C. Répondre à la demande des personnes soucieuses de se baigner en milieu naturel et exceptionnel en confortant l'offre de baignade en mer dans le Sud Sauvage.
D. Permettre notamment aux jeunes de Petite-Île (écoles et collège) de pouvoir disposer d'un bassin naturel pour découvrir, apprendre et se performer en nages.

2. Un projet d'extension du bassin respectueuse de l'environnement :
A. Pas de ressources utilisées (ni eau, ni électricité, ni fossile) pour le fonctionnement et l'entretien du bassin qui se fera naturellement.
B. Pas de nécessité pour la commune de Petite-Île d'investir dans une piscine municipale qui aurait un coût pour les administrés mais aussi un impact en termes de consommation de ressources.
C. Protéger davantage la bande sableuse grâce à l'enrochement supplémentaire qui permettra de "casser" les vagues.
D. Des études longues et vigoureuses menées par des experts qui encadrent ce projet avec un objectif de développement durable tout en améliorant l'accueil touristique.
N° 592 : 2 août 2024 - 12:32
Auteur : ANNE DELPEUCH
Son avis : Défavorable
Madame, Monsieur,
à l'heure où le réchauffement global menace humains et nature,
où les humains déruisent leur environnement et ne le restaurent que très partiellemnt ,
où l'humanité prend conscience qu'il est urgent de modifier ses habitudes,
ce projet écocide appartient maintenant au passé . Réduisons nos ambitions destructrices !!!

Merci de m'avoir lue et de prendre conscience avec moi que le profit est un argument dépassé .
N° 591 : 2 août 2024 - 12:00
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
C’est une bonne initiative. Aussi bien pour la sécurité des baigneurs que dans l’idée de respecter l’environnement voire de lui redonner plus de place.
N° 590 : 2 août 2024 - 10:22
Auteur : Josette GALERA
Son avis : Défavorable
Je suis contre ce projet car ses avantages ne valent pas son coût écologique, social, économique. D'autres solutions, moins onéreuses et moins impactantes pour l'environnement existent.
La planète brûle, l'eau devient une denrée qui se raréfie et on continue à faire comme si l'homme pouvait encore maîtriser la nature.
Une mamie qui s'inquiète pour l'avenir des jeunes générations
N° 589 : 2 août 2024 - 09:49
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
C'est une catastrophe pour l'écologie si le projet aboutissait
N° 588 : 2 août 2024 - 09:33
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Vous trouverez dans le document joint, mon avis défavorable pour ce projet avec mes arguments.

Bien cordialement,
N° 587 : 2 août 2024 - 09:25
Auteur : Erika Suzanne
Son avis : Favorable
Ce projet est une véritable aubaine pour l’ingénierie marine
car l’extension de ce bassin de baignade peut inciter à l'innovation dans les domaines de l'ingénierie marine et de la préservation des espèces. Cela peut nous permettre de nous positionner comme un leader en matière de développement durable et de solutions côtières innovantes pour la protection de la faune et la flore aquatique. Envisage t’on un partenariat avec l’université de la réunion et certaines associations pour un suivi et à long terme afin de faire avancer la recherche ?
N° 586 : 2 août 2024 - 08:40
Auteur : Ombeline ETHEVE
Son avis : Favorable
Je suis favorable car je ne veux pas que les autres enfants aient peur de l'eau comme moi. Apprendre à nager dans une piscine ce n'est pas pareil que dans a mer.
Je voudrait bien voir le bassin ENFIn fait, maintenant que la plage a été refaite. C'ets URGENt que les enfants et les élèves puissent apprendre à nager !
N° 585 : 2 août 2024 - 08:40
Auteur : Muriel Boyer
Son avis : Favorable
Je suis très favorable à ce projet car en cette période de crise du BTP c’est un véritable Stimuli économique.
L'aménagement d'un bassin de baignade crée des opportunités d'emploi durant la phase de construction et, à long terme, pour la gestion et l'entretien des installations. Les entreprises locales peuvent également bénéficier de l'augmentation de la fréquentation touristique. J’ai également vu que beaucoup de précaution ont été prise afin de diminuer l’impact sur les coraux.
C’est très bien d’avoir pris en compte l’ensemble des éléments. La collectivité et la CIVIS prévoit t’ils des solutions pour améliorer les emplacements parkings ?
N° 584 : 2 août 2024 - 04:57
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet si toutes les conditions sont réunis pour ne pas détruire l'éco système.
N° 583 : 1 août 2024 - 20:44
Auteur : Pierre Gerville
Son avis : Favorable
Je suis extrêmement favorable au projet de bassin de baignade car il possède un véritable potentiel éducatif. En effet, Ce bassin pourra servir de plateformes pour l'éducation environnementale, permettant aux écoles et aux organisations de sensibiliser les jeunes et les adultes à la biodiversité marine et à la protection des océans. Des programmes éducatifs pourront ainsi être intégrés pour encourager la compréhension et le respect de l'environnement marin. La commune envisage t’elle un partenariat avec les associations du type « Globice » pour une sensibilisation récurrente sur la préservation de l’environnement ?
N° 582 : 1 août 2024 - 19:28
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis pour le bassin de baignade
N° 581 : 1 août 2024 - 19:22
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Cette fosse de natation aura des conséquences néfastes sur les coraux du bassin et des alentours, alors que nous devons plus que jamais préserver la biodiversité.
Il est impératif de remplacer cette installation, qui s'avère en outre onéreuse, par un projet beaucoup plus économe et respectueux de l'environnement.
N° 580 : 1 août 2024 - 18:52
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Pas de dégâts supplémentaires sur le récif corallien svp, laissez le peu de nature qui reste tranquille ! Il y a déjà trop de monde il faut limiter plutôt l accès des voitures ! Seul un poste MNS serait de rigueur pas plus!
N° 579 : 1 août 2024 - 18:25
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Trop de pollution dans l’océan à cause des travaux
N° 578 : 1 août 2024 - 18:24
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il faut préserver la nature
N° 577 : 1 août 2024 - 17:50
Auteur : Nadia FURSTOSS
Son avis : Défavorable
Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes
Non-respect des stratégies et trajectoires nationales
N° 576 : 1 août 2024 - 17:33
Auteur : MROSE NAGES
Son avis : Défavorable
PAS D'EXTENSION . CET ENDROIT DOIT GARDER SON AUTHENTICITE
N° 575 : 1 août 2024 - 17:14
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable à la création d'un bassin baignade sur le site de Grande Anse. Les jeunes Petits Ilois n'auront ainsi plus besoin de se déplacer jusqu'à la ville voisine pour pouvoir profiter de la piscine.
N° 574 : 1 août 2024 - 16:53
Auteur : Johan Ethève
Son avis : Favorable
Ce sera un plus pour ma commune
N° 573 : 1 août 2024 - 16:50
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Grande anse est un lieu et un site à protéger du à sa faune sous-marine très riche. Le tourisme ne peut pas justifier tous les méfaits que notre île connait en ce moment au nom de son pseudo développement, la nature ne doit pas en pâtir.
N° 572 : 1 août 2024 - 16:43
Auteur : SANDRINE MANTOVANI
Son avis : Défavorable
Je suis arrivée il y a quelques mois sur l'île et j'ai eu l'occasion de faire du snorkeling sur différents secteurs. Le bassin de grande anse reste de loin mon préféré pour la diversité des espèces et coraux que l'on peut observer, couleur...
Bien sûr le lagon (Hermitage.. ) est plus facile d'accès mais on voit comment l'augmentation de la population ces dernières années est problématique pour le récif coralliens. Il ne ressemble plus à rien là bas.
A Grande Anse on peut tristement voir Les personnes marcher dans le bassin qu'ils soient au bord ou non. Ces personnes ne se rendant pas compte que les patates sous leurs pieds ne sont pas des pierres mais bien des coraux vivants. L'éducation serait bien plus utile que construire un nouveau bassin.
Êtes vous déjà venus les vendredi samedi et dimanche sur cette plage ? Il faut parfois se garer au piton grand anse et marcher un moment pour trouver un stationnement. La plage est complète (pour autant elle reste une des plus agréable et conviviale de l'île selon moi). Je ne comprends pas l'idée de ramener du monde. Il n'y a pas assez d'embouteillage sur cette partie de l'île ? De problématique de stationnement autour de cette plage ? Pas assez de personnes qui piétinnent les coraux ? L'idée est-elle de faire un nouveau saint Gilles ? Sachant que les touristes iront à St Pierre et certainement pas à petit île.
Il y a de nombreuses piscines vers St Pierre dont une toute nouvelle à Terre Sainte qui n'attend qu'une chose d'être utile et de servir à l'apprentissage des enfants. Et il n'y a que 10km de différence.
Et enfin d'un point de vue écologique, l'agrandissement du bassin ne permettrait pas renouvellement suffisant de l'eau afin de préserver les coraux.
Donc non ce projet est un non sens
N° 571 : 1 août 2024 - 16:19
Auteur : nicole Grinfeder
Organisation : attac
Son avis : Défavorable
Ce magnifique ensemble que est une merveille pour la diversité des coraux a déjà été attaqué a des fins mercantiles pour favoriser les clients de l'hôtel Palm il y a une quinzaine d'années .L'union des habitants de la Petite ile dont je faisais partie à l'époque à réussi à sauver ce lieu dont ils ont bien le droit de jouir en priorité .
Voila une nouvelle attaque qui souhaite pour le bénéfice de quelques uns risque en prolongeant le bassin de baignades et en le creusant de mettre en danger non seulement les coraux mais la sante même des baigneurs car la digue et la profondeur vont entraver le renouvellement de l'eau et en faire une espèce de lagon putride.
Aux nom des enfants qui vont se trouver barboter dans une eau insalubre et dangereuse par sa profondeur il faut arrêter ces travaux mal pensés qui présentent plus de dangers pour les coraux et les hommes qu'ils n'ont d'avantages que pour les touristes du Palm et mettraient d'ailleurs leur santé en danger
Merci te tenir compte d'un avis désinteressé.
N° 570 : 1 août 2024 - 14:42
Auteur : Béatrice GRENON
Son avis : Défavorable
D’un point de vue écologique et social, mais également économique et législatif, ce projet doit être abandonné car il est d’un autre temps. Il est important de préserver les coraux du bassin et la biodiversité qui en dépend. L’érosion des coraux présenterait en outre un risque majeur pour la sécurité humaine. Ce projet ne répond pas aux besoins de sobriété économique. Par ailleurs, il est choquant qu’il n’ait pas respecté les stratégies et trajectoires nationales.
Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, il me semble qu’il doit être abandonné.
N° 569 : 1 août 2024 - 14:21
Auteur : MONIQUE VENTROUX
Son avis : Défavorable
Au moment où nous devons réduire notre impact délétère sur la biodiversité animale et végétale, il est inadmissible de vouloir étendre le bassin de baignade de Grand Anse. Ce n'est plus l'heure de créer des "attractions touristiques" pour quelques privilégiés. Il serait plus judicieux de se tourner vers un tourisme plus "vert" qui donnerait du travail aux gens qui résident sur place.
N° 568 : 1 août 2024 - 14:19
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Pourquoi vouloir modifier encor ce bout de nature, il es où notre sud sauvage, si on ressemble à la zone ouest.. perdu sous les aménagements laids et gris.
Notre île c'est l'abattre, laissons la s'exprimer.
N° 567 : 1 août 2024 - 14:16
Auteur : Erick Fontaine
Son avis : Défavorable
La Réunion se noie sous les modification et perds de son authenticité, le beau panneau a grand anse que je vois tous les jours demande la préservation de la biodiversité, et voilà ce projet qui veux casser.. pour faire le beau pour des touristes qui veulent voir la reunion, pas un truc aseptisé et sans âmes.
Former plutôt les locaux au tourisme, à l'accueil...
Arrete bousillé nout' pei!
N° 566 : 1 août 2024 - 13:12
Auteur : Camille Potin
Son avis : Favorable
Je suis très favorable au bassin de baignade sécurisé de grande anse car il permet la diversification des loisirs. Un bassin de baignade en mer enrichit l'offre de loisirs dans notre micro-région sud. Il peut être utilisé pour des activités variées telles que la natation, le snorkeling, et les jeux aquatiques, répondant ainsi aux besoins et aux désirs d'un large éventail de la population. La collectivité prévoit -elle d’autoriser la création d’une boutique souvenir avec location ou vente de matériels pour les activités autorisés dans le bassin ?
N° 565 : 1 août 2024 - 13:06
Auteur : R. Velia
Son avis : Favorable
Je suis natif de Petite-Île, je suis très heureux que ce projet aboutisse enfin et suis favorable à sa mise en œuvre car c’est la promotion d'un mode de vie sain et un rappel à notre culture et notre histoire.
Les bassins de baignade encouragent également l'activité physique et le bien-être, offrant une alternative naturelle accessible et agréable à la natation en piscine qui est une structure polluante, énergivore, couteuse avec un impact carbone élevé. Ce bassin de baignade permettra d’améliorer les dépenses publiques, la santé publique et de promouvoir un mode de vie actif. La collectivité par le biais des associations prévoit -elle d’attribuer des créneaux spécifiques aux écoles et associations pour la pratique d’activités ?
N° 564 : 1 août 2024 - 12:56
Auteur : Sophie Begue
Son avis : Défavorable
Je suis contre ce projet d’extension du bassin de Grand Anse car il va à l’encontre de l’écosystème existant et contre la biodiversité marine.
Faire des travaux de cet ampleur détruirai un écosystème rare et fragile.

La fréquentation du lieu a augmenté depuis que l’espace de pique a été réaménagée il y’a quelques années. Il y a déjà énormément de mondes qui fréquente les lieux actuellement au point que le week end il est impossible de trouver une place pour stationner si on n’arrive pas de très bonne heure.
Je ne comprends pas ce projet et je resterai contre.
On doit préserver cet environnement, cet écosystème.
Ce bassin est magnifique il ne faut pas y toucher!
N° 563 : 1 août 2024 - 12:02
Auteur : Emmanuel Etheve
Organisation : Petite ilois
Son avis : Favorable
L'agrandissement du bassin de baignade est essentiel pour petite ile. De nombreuses personnes profiteront du site en toute sérénité. Pas de piscine municipale chlorée, mais un bassin de baignade d'eau de mer est la meilleure solution écologique pour petite ile. Donc projet tres important et écologique. De plus le fait de faire un enrochement plus long, favorisera la population aquatique. Plus d'abris pour les poissons, crabes, bernics etc....
N° 562 : 1 août 2024 - 11:12
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Surtout qu il pourrait y avoir la construction d un bassin bio-climatique
pour les élèves de Petite-Île ailleurs
N° 561 : 1 août 2024 - 10:59
Auteur : Ombeline ETHEVE
Son avis : Favorable
Je suis favorable car je ne veux pas que les autres enfants aient peur de l'eau comme moi. Apprendre à nager dans une piscine ce n'est pas pareil que dans a mer.
Je voudrait bien voir le bassin ENFIn fait, maintenant que la plage a été refaite. C'ets URGENt que les enfants et les élèves puissent apprendre à nager !
N° 560 : 1 août 2024 - 10:58
Auteur : Antoinette Lebreton
Son avis : Favorable
Moi et ma famille nous sommes favorable pour un nouveau bassin a grande anse. Plus sécurisé, pour l'embellissement du site.
N° 559 : 1 août 2024 - 10:54
Auteur : Morgan ETHEVE
Son avis : Favorable
Je SUIS POUR un nouveau bassin de baignade.
C'est pas commode de devoir aller à St Pierre pour pouvoir nager avec les copains.
Grand Anse est pour PETITE ILE ! Déjà qu'on devait aller à St Pierre pour la voile et à St Joseph au collège pour la piscine... Alors OUI, je SUIS POUR un GRAND bassin de baignade sécurisé et suffisament profond pour nager à Petite Ile; Ca nous évitera d'aller vers l'abri où c'est dangereux...
N° 558 : 1 août 2024 - 10:44
Auteur : Dévika ETHEVE
Son avis : Favorable
Petite Îloise, je fréquente activement a plage de Grande Anse en famille.
Mais le bassin est interdit à la nage car il n'est plus aux normes de sécurité.
IL FAUT LE MODERNISER et proposer un lieu de baignade à tous les enfants qui comme moi ont dû aller à St Joseph pour apprendre à nager. Et encore, heureusement que mes parents en avaient les moyens ! Vivement la nouvelle aire de baignade à Petite Île !!!
N° 557 : 1 août 2024 - 09:48
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Madame, Monsieur,
je me permets de participer à cette enquête afin de signifier avis défavorable à ce projet, contraire à toutes les intentions de respect de l'environnement et des directions proposées localement et nationalement pour le protéger.
Bien cordialement
AG.
N° 556 : 1 août 2024 - 09:07
Auteur : Agnès Gillekens
Son avis : Défavorable
Je souhaite émettre un avis défavorable au projet d’agrandissement du bassin de Grande Anse à Petite Île, il semble suite à une enquête menée par les organismes écologistes, que ce projet d’extension serait extrêmement nuisible à l’environnement et particulièrement à notre écosystème corallien qui est déjà en grand danger.
De plus, ce bassin étant classé au patrimoine et comme une zone non constructible, il me semble qu’il n’est pas d’utilité publique d’envisager d’engager des fonds importants dans un projet nuisible à l’environnement.
Par avance merci Monsieur le Préfet, de prendre en compte ma requête citoyenne, en défaveur vis-à vis de ce projet.
Salutations distinguées
Agnès Gillekens
N° 555 : 1 août 2024 - 08:44
Auteur : Yvan Vallat
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable à l'extension du bassin de baignade de Grande Anse, l'impact sur l'environnement en serait très négatif et les risques sanitaires nombreux.
N° 554 : 1 août 2024 - 08:10
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Protection et respect de la biodiversité du site exceptionnel.
N° 553 : 1 août 2024 - 01:17
Auteur : Gabrielle robin
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je suis opposée à l'extension du bassin de natation de Grande Anse car il mettrait en péril les récifs coralliens. Ces coraux protègent les côtes, notamment lors des cyclones, et ils forment un écosystème unique pour la vie sous marine. Je vous renvoie à la lecture de ce document https://www.coralguardian.org/les-coraux-importants/
L'argent public doit être utilisé pour protéger notre environnement et pour permettre à tous d'en profiter sans le détériorer. Le rôle des collectivités est de soutenir les plus vulnérables, de leur offrir le même accès au services que tout un chacun et, en l'occurrence, ce projet ne leur serait d’aucun secours.
En tant que touriste ayant déjà au l'occasion d'admirer les beautés de la réunion, et amenée à y revenir, je refuse d'être un argument pour réaliser un écocide.
Je me rallie totalement aux arguments portés par Grande Anse en péril https://grandeanseenperil.wixsite.com/grande-anse-en-p-1/news
D'autres possibilités sont envisageables, notamment sur la question des requins. Observons au passage qu'à cause de la surpêche l'homme est nettement plus dangereux pour le requin que l'inverse, et que le plus grand danger pour l'homme est le moustique !
N° 552 : 31 juillet 2024 - 22:29
Auteur : Helene Marie Colette Jeanne Rullon
Son avis : Défavorable
l'eau est une ressource précieuse d'autres manières de cultiver permettent de l'économiser n'augmentez pas la super bassine elles ne devraient meme pas exister
N° 551 : 31 juillet 2024 - 19:33
Auteur : Stéphanie RENIER
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je m'oppose à l'extension du bassin de baignade de grande Anse pour les raisons suivantes :

1)Écologiques :

L'aménagement d'une fosse de natation aurait, à mon avis, un impact négatif sur la santé des coraux du bassin et aux alentours. D'autre part, cela demanderait la déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.

Je suis aussi inquiète de l'inconsistance de la séquence ERC relative à la loi biodiversité 2018.

Ensuite, pour moi il existe des risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.6. De plus, l'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle de zone source de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

En conclusion, cette extension constituerait pour moi un manquement aux responsabilités écologiques qui reviennent aux responsables politiques, face aux problématiques environnementales actuelles.


2) Sociales :

Cette extension ferait partie des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres. Du coup, cela constituerait une amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.


3) Économiques :

Cette extension aurait des impacts socio-économiques non-considérés et serait donc un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

4) Législatives :

Cette extension serait en contradiction avec les stratégies et trajectoires nationales de la Transition Écologique, indispensable et urgente au vu des derniers événements climatiques qui sont de plus en plus nombreux, intenses et rapprochés, en France mais aussi dans le Monde.
D'autre part, je note que le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023, est indisponible.
N° 550 : 31 juillet 2024 - 18:22
Auteur : carolina leitao rodrigues sarmento
Son avis : Défavorable
Bonjour, soucieuse de la préservation de l'environnement, je suis totalement opposée à ce projet. De nombreux projets destructeurs avec des soi disant expertises ont vu le jour à la Réunion et regardez ou nous en sommes. Nous perdons au fil des années le reste de la biodiversité qui caractérise notre ile. Le dernier rapport du conservatoire botanique de mascarin le prouve. Dans le monde les activités humaines ont causés la perte de 68% des espèces vertébrés. Les océans abritent 80% de la vie dans le monde, elles nous font respirer et manger. Nous n'avons plus le temps ni l'argent à gaspiller à modifier sous couvert de soi disant bonnes raisons dans des projets pour aller détériorer un peu plus les aires marines surtout quand elles sont aussi vivantes comme à grand anse. Arrêtez.
Investissez plutôt pour lutter contre la pollution plastique, donner davantage de moyens pour l'éducation à la préservation de l'environnement aux enfants et aux adultes, débétonner, donnez nous de l'air et des énergies plus propres. En 2030 nous sommes sensés être 100% renouvelables, ou en est on??
Les corrompus et les industriels ont déjà assez profiter des ressources de la terre, elle est à bout de souffle et nous aussi.
N° 549 : 31 juillet 2024 - 18:07
Auteur : Nicole Leseigneur
Organisation : Greenpeace
Son avis : Défavorable
Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.

Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;

12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.
N° 548 : 31 juillet 2024 - 18:01
Auteur : Yvette Duchemann
Organisation : SEPT (solidarite écologiste populaire pou nout Tèr
Son avis : Défavorable
Ce projet pour lequel je suis très très défavorable est UN ECOCIDE.
L’inconscience de decideurs qui ne prennent pas en compte les avis des scientifiques.
N° 547 : 31 juillet 2024 - 17:17
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Très bon projet à réaliser.
Cependant autorisé à nouveau les campings ou alors faire un coin c1mping
N° 546 : 31 juillet 2024 - 16:52
Auteur : Laurie DINET
Son avis : Défavorable
Je suis fermement opposée au projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse. Ce projet, tel qu'il est présenté, constitue une menace grave pour l'écosystème fragile de la région et ne tient pas compte des enjeux environnementaux et sociaux à long terme.

Le site de Grande Anse, classé "espace naturel remarquable", abrite l'un des récifs coralliens les mieux préservés de La Réunion. L'extension du bassin entraînerait des conséquences désastreuses pour cet écosystème unique :
- L'augmentation de la turbidité, la sédimentation et la destruction physique des récifs compromettraient leur survie à long terme.
- La stagnation de l'eau dans le bassin favoriserait le développement de bactéries et augmenterait les risques sanitaires.
- La perte d'habitat entraînerait une diminution significative de la biodiversité marine.

Les mesures de compensation proposées sont insuffisantes et ne garantissent pas la restauration de l'écosystème. De plus, le projet ne tient pas compte du rôle essentiel de Grande Anse en tant que zone source pour les récifs coralliens de la région.

Sur le plan social et économique, ce projet soulève de nombreuses interrogations :
- Les arguments avancés en faveur de l'extension du bassin ne sont pas convaincants. Les besoins en matière de baignade pourraient être satisfaits par des solutions alternatives, moins coûteuses et plus respectueuses de l'environnement.
- La dégradation de l'environnement pourrait nuire à l'attractivité touristique de la région et avoir des conséquences négatives sur l'économie locale.
- L'affaiblissement de la barrière de corail augmenterait la vulnérabilité de la côte face aux cyclones et à l'érosion.

Enfin, ce projet est en contradiction avec les objectifs de préservation de la biodiversité fixés au niveau national et international. Il est urgent de mettre en place des mesures de protection renforcées pour les récifs coralliens et de privilégier des solutions durables et respectueuses de l'environnement.

Ce projet doit donc être retiré au profit d'alternatives plus respectueuses de l'environnement et des populations locales.
N° 545 : 31 juillet 2024 - 16:43
Auteur : Claudine Boyer
Son avis : Défavorable
il y a bien assez d'endroits pour se baigner, et beaucoup de choses bien plus importantes à faire pour les réunionnais, en particulier les plus démunis qui ne viendront pas faire trempette là dedans car c'est loin d'être leur premier soucis!
N° 544 : 31 juillet 2024 - 16:40
Auteur : JEAN PAUL boyer
Son avis : Défavorable
il y a tant de choses à faire pour améliorer le quotidien des réunionnais avant de se préoccuper de la baignade des touristes!!!!
N° 543 : 31 juillet 2024 - 16:08
Auteur : Charlie Denis
Son avis : Défavorable
L impact sur les coraux n'est pas assez pris en compte
N° 542 : 31 juillet 2024 - 14:53
Auteur : Sophie Begue
Son avis : Défavorable
Je suis contre ce projet d’extension du bassin de Grand Anse car il va à l’encontre de l’écosystème existant et contre la biodiversité marine.
Faire des travaux de cet ampleur détruirai un écosystème rare et fragile.

La fréquentation du lieu a augmenté depuis que l’espace de pique a été réaménagée il y’a quelques années. Il y a déjà énormément de mondes qui fréquente les lieux actuellement au point que le week end il est impossible de trouver une place pour stationner si on n’arrive pas de très bonne heure.
Je ne comprends pas ce projet et je resterai contre.
On doit préserver cet environnement, cet écosystème.
Ce bassin est magnifique il ne faut pas y toucher!
N° 541 : 31 juillet 2024 - 13:25
Auteur : Elisabeth COPELAND
Son avis : Défavorable
Protéger les récifs coralliens, c'est aussi protéger les humains.
N° 540 : 31 juillet 2024 - 12:58
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Une très bonne opportunité pour les enfants de petite île de pouvoir apprendre le "savoir nager" et de faire profiter à la population et aux touristes un aménagement praticable en toute sécurité.
N° 539 : 31 juillet 2024 - 12:51
Auteur : Fabio Miquel
Son avis : Favorable
Il faut un bassin de baignade et d’apprentissage pour les enfants de Petite Ile. Il faut offrir aux Réunionnais et touristes un autre espace de baignade sécurisé et surveillé sur notre Île.
Bravo pour ce projet.
N° 538 : 31 juillet 2024 - 12:49
Auteur : ALEXIS LALLEMAND
Son avis : Favorable
C'est un très beau projet, de plus il sécurisera la baignade sur ce magnifique site.
N° 537 : 31 juillet 2024 - 12:48
Auteur : Sylvie Duperon
Son avis : Favorable
Les études d'impact me semblent tout à fait sérieuses et cet aménagement est nécessaire. En effet, le bassin actuel n'est plus du tout sécurisé, accès très glissant.
N° 536 : 31 juillet 2024 - 12:30
Auteur : JEAN-MARC STENTELAIRE
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
N° 535 : 31 juillet 2024 - 12:08
Auteur : colette Van Hoeylandt
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
N° 534 : 31 juillet 2024 - 10:57
Auteur : Anais MULLER
Son avis : Défavorable
Je suis contre le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse en raison de son impact négatif sur l'environnement et notamment sur la santé des coraux. Egalement en raison de son impact social. En effet, l'érosion du récif coralien expose davantage les populations lors des évènements climatiques extrêmes, qui deviennent eux de plus en plus fréquents et violents. Il s'agit de plus d'un projet onéreux, qui va à l'encontre de toutes les stratégies et trajectoires nationales.
N° 533 : 31 juillet 2024 - 10:56
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je pense que c'est dommage de faire cette construction à grands anse
N° 532 : 31 juillet 2024 - 10:51
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bouh !!! Honte à vous !!! Ne détruisez pas la nature. Grand anse est connue pour son paysage. Ne touchez à rien. Bouuuuh !!!!
N° 531 : 31 juillet 2024 - 10:47
Auteur : Elise Doucet
Son avis : Défavorable
Stp ne faites pas ca
N° 530 : 31 juillet 2024 - 10:33
Auteur : DANIELLE LAPLAIGE
Son avis : Défavorable
Les impacts négatifs sur l'environnement sont nombreux notamment sur la santé des coraux (fosse de natation, dérivation des eaux pluviales et usées vers les coraux les plus préservés) et les responsables politiques ne respectent pas, avec ce projet, l'engagement environnemental. Ce projet est un gouffre économique qui pourrait être remplacé par des mesures plus sobres. Enfin, la législation en vigueur a t-elle été respectée de bout en bout ?
N° 529 : 31 juillet 2024 - 10:19
Auteur : Annie Paquet
Organisation : Citoyenne
Son avis : Défavorable
Monsieur, Madame,
SVP, Laissez notre terre aussi belle que vous l'avez découverte.
Arrêtez de modifier les lieux d'épanouissement des coraux, Ils sont sí beaux.
Respecter la Mer,notre mer à tous et aux générations futures, c'est se respecter soit.
N° 528 : 31 juillet 2024 - 10:18
Auteur : Noëlle HUMBERT
Son avis : Défavorable
Je pense que ces infrastructures sont un non sens. Elles servent à quoi les exhortations et les promesses du gouvernement pour agir en faveur des écosystèmes et de la biodiversité ? Son accord pour ces travaux est une aberration totale car le développement et la finalité de ceux-ci impacteront le milieu naturel et donc ainsi la sécurité de ses habitants en cas de tsunami et autres typhons, et ce, à cause de la disparition des récifs coraliens. D'autre part, le coût de ce projet est considérable et cet argent doit plutôt être utilisé de façon sensée et assurer une écologie pérenne.
N° 527 : 31 juillet 2024 - 09:56
Auteur : François Girard
Son avis : Défavorable
Bonjour, Je suis un habitué du bassin de Grande Anse où je prend plaisir à observer les coraux et les poissons qui on pris possession des lieux depuis de nombreuses années. On peut observer des spécimens très rares par leur couleur et leur diversité sur un espace aussi réduit. Il est évident que les travaux prévu vont détruire se qui existe avec peut de chance que cela ne se reforme par la suite car les contraintes pour la biodiversité dans le bassin seront beaucoup plus élevées. D'autre part la réduction l'échange de l'eau dans le bassin me semble un risque énorme pour la qualité de l'eau et la vie de la biodiversité.
Pour conclure je pense qu'une autre solutions pourrait être envisager par exemple en créant un bassin de nage sur la partie droite de la plage pour répartir les visiteurs sur deux sites.
Merci de tenir compte de ses remarques
Cordialement
N° 526 : 31 juillet 2024 - 09:48
Auteur : Léna GRASSART-ALENDROIT
Son avis : Défavorable
La préservation de la Biodiversité.
N° 525 : 31 juillet 2024 - 09:45
Auteur : anonyme
Son avis : Ne se prononce pas
Il y a de bonnes idées, des interventions qui sont le bienvenu, d'autre qui sont plus discutables et pour lequel je suis plus réservé.

Par exemple, j'ai des craintes quant aux conséquences de l'agrandissement du bassin qui va faire un appel d'air au tourisme et donc accroitre la pression anthropique sur le milieu et dégradé davantage le milieu et ses habitants et donc, nuire aux individus qui appréciaient la quiétude du milieu. Et en tant que touriste, je préfère largement les milieux sauvages pleine de vie aux milieux artificialisés par la main de l'homme. Sans compter que vos travaux vont causer des dommages importants aux récifs coralliens.

De même que je me pose la question de la nécessité d'une fausse de natation, dont l'aménagement et l'entretien vont couter cher aux contribuables. Pour un bénéfice qui peut être obtenu autrement et à moindre coût. Vous savez, il existe plusieurs méthodes pour apprendre à nager. Par le biais d'outils comme la planche et la bouée, par exemple. Et bon, les lieux peu profonds et adapter pour apprendre à nager ce n'est pas ça qui manque sur l'île de la Réunion. Je ne vois donc pas la nécessitée de construire une fausse de natation dans le bassin du grand Anse.

Et que dire de l'enrochement et la canalisation du talweg qui vont couter 4 millions d'euros aux contribuables selon vos propre estimation. Canalisation qui va se jeter directement dans le milieu ce qui n'est pas convenable. Le traitement des eaux usées doit se faire dans une station prévue à cet effet et non être rejeté directement dans le milieu. Y compris si il s'agit des eaux de pluies qui, avec le ruissellement, va apporter sont lot de déchets et autres substances polluantes dans les eaux du bassin du grand Anse. Le but n'est pas de polluer le bassin et en ce sens la canalisation du talweg n'est pas désirable. Et tenter d'émettre des polluants plus loin que le bassin touristique ce n'est pas répondre à la problématique. Ce serait donc bien plus responsable à raccorder cette canalisation à une station prévue à cet effet plus tôt qu'à la rejeter directement dans le milieu.

Quant à enrocher le bassin pour garantir la sécurité des touristes aux risques requin je m'y oppose. On ne peut pas comme ça s'approprier un milieu pour soi. On a une planète on la partage avec un cortèges d'espèces et d'individus. On apprends à y vivre et à cohabiter ensemble. Ils ont tout autant le droit que nous d'aller dans cet espace non ? Ainsi, un poste de surveillance qui gère la sécurité du bassin et qui garanti la cohabitation et la médiation entre touriste et requin est largement suffisant. Il sensibilise et informe les touristes sur ce risque là et les responsabilisent, afin qu'ils puissent décider par eux mêmes et agir en connaissance de cause et permet, à l'avenir, de développer de bonne relation et comportement et de vivre en bonne intelligence avec les requins. Et il en va de même pour les risques liés au courant. Un drapeau de couleur qui autorise ou non la baignade, avec des explications claires à disposition du public est largement suffisant pour assurer la sécurité et la quiétude des touristes lors de leurs activités dans le grand bassin d'Anse.

Quant aux aménagements pour lequel je suis favorable et que je trouve utile. C'est celui de rendre le milieu accessible aux PMR. Pour qu'ils puissent, eux aussi, bénéficier de ce bassin. C'est le poste de sécurité qui permettra d'avoir un service à disposition et une structure qui permet une médiation entre expression naturelle de la biodiversité et les besoins touristiques. C'est le retrait du muret dit "dangereux" car "glissant" ainsi que tout autres ouvrages en béton, sur le site, qui ont leurs lots de problématiques.

Toujours est il que vous avez réalisé un excellent travail et que beaucoup de choses ont été pensés, réfléchis et structurés. J'espère simplement que mes observations seront prises en compte et que mes inquiétudes seront traitaient avec sérieux et que le travail ira dans ce sens avec de sérieuses corrections ou des abandons de certains éléments du projet qui sont parfois nuisibles au bonne état et fonction écologique du bassin d'Anse. Le tout, payer, parfois cher, par le contribuable.

Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma contribution.
N° 524 : 31 juillet 2024 - 09:35
Auteur : Valérie Pronost
Son avis : Défavorable
Les travaux et l'extension du bassin de nage sont une atteinte à la biodiversité. Pourquoi faut il toujours chercher à faire de l'argent au détriment de la nature?
Quant aux classes primaires c'est un argument social et éducatif très peu convainquant en terme de fréquentation du bassin de nage.
Votre projet est davantage projeté vers un intérêt economico-touristique.
N° 523 : 31 juillet 2024 - 09:27
Auteur : laurent tom
Son avis : Défavorable
je suis contre ce projet destructeur
N° 522 : 31 juillet 2024 - 08:46
Auteur : Lucien Morel
Son avis : Défavorable
La modification du site est une atteinte grave à l’environnement. Les divers coraux et organismes marins seront grandement affectés. Ce projet est une aberration écologique et n’a pas lieux d’être en 2024.
N° 521 : 31 juillet 2024 - 07:46
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Pour me rendre souvent au site de Grande Anse et de préférence en semaine plutôt qu'en week-end et durant les vacances car le site est bondé pour ne pas dire saturé, les places ombragées sous les arbres déjà retenues depuis tôt le matin par les pique-niqueurs voire depuis la veille et le parking saturé jusqu'à loin derrière le parking des cars, je ne comprends pas qu'on veuille attirer d'avantage de monde, ça n'a aucun sens, ça serait au contraire destructeur pour l'environnement et peu attractif.
Quant au projet d'agrandissement du bassin, ce dernier n'est jamais rempli de nageurs au point d'atteindre la saturation parce que les gens viennent surtout pour se détendre sur l'herbe sous les cocotiers. Alors pourquoi vouloir tuer l'écosystème déjà magnifique en place pour agrandir le bassin qui n'est à la base pas ce qui attire directement les usagers de Grande Anse? Là encore ça n'a aucun sens.
Enfin en ce qui concerne les requins, ils sont bien en-dehors du bassin et quand bien-même il faudrait s'en protéger d'avantage, mettre en place une surveillance est la solution la plus simple au problème et créerait de l'emploi.
J'ai le sentiment de voir encore là un énème projet présenté pour d'obscures raisons économiques qu'en tireraient la ville et quelques acteurs économiques en sacrifiant d'une part les récifs coralliens du bassin déjà très fragilisés par la fréquentation humaine, les crèmes solaires, les houles cycloniques et les changements climatiques, et en misant d'autre part sur une attractivité du site renforcée alors qu'il ne peut pas plus accueillir de monde qu'il en reçoit déjà.
En conclusion, je suis farouchement opposée à ce projet d'agrandissement du bassin complètement incohérent avec la fragilité du site et ce dans un contexte de sur fréquentation de l'anse en fin de semaine et durant les vacances, si bien qu'il faudrait plutôt investir les 7 millions à protéger l'anse dans son intégralité que de songer à détruire quelques morceaux du site que ce soit et surtout pas les coraux.
Isabelle Majouan
N° 520 : 31 juillet 2024 - 07:20
Auteur : Alix Vitry
Son avis : Défavorable
La sur occupation des espaces naturels par l'homme est catastrophique où que l'on soit. Des aménagements ont déjà étaient réalisés sur cette espace. On devrait plutôt organiser la gestion flux de visiteurs quitte à en limiter le nombre pour le préserver.....
N° 519 : 31 juillet 2024 - 07:09
Auteur : Nikel Jean Emmanuel ETHEVE
Son avis : Favorable
Je suis Réunionnnais depuis 1730. Je suis né à Petite Île, j'y ai grandi et j'ai apris à nager dans le bassin de Grand'Anse.
Mes 4 enfants y ont appris les rudiments de la nage aussi. Mais ils ont été obligés d'aller à la piscine municipale de St Joseph pour les cours de natation avec l'école, car cette obligation d'enseignement scolaire n'était pas possible à Petite Île.
Je suis TRES favorable à l'extension du bassin qui permettra un jour à mes petits-enfants d'y apprendre la nage et d'être sous la surveillance de maîtres nageurs en toute sécurité.
Il est INDISPENSABLE dans une île entourée d'eau de mer que nos enfants sachent nager dans l'eau salée, moins poluante que le chore. Le projet prévoit une eau propre car renouvellée en permanence, et écologique. Les études présentes dans le dossier sont solides et je fais confiance aux services qui les ont écrites.
Grand'Anse est un PATRIMOINE de Petite Île qu'il faut maintenant moderniser afin de le rendre pérenne.
N° 518 : 31 juillet 2024 - 06:47
Auteur : Patricia ETHEVE-CHARNAY
Organisation : Madame
Son avis : Favorable
Depuis 22 ans que je vis à La Réunion, je vois le bassin actuel se dégrader : le niveau d'eau baisse et le sable rentre. La vie aquatique diminue. Pas à cause de la fréquentation du bassin, mais parce qu'il n'est plus adapté : divers cyclones et fortes houles l'ont rendu dangereux. D'où l'arrêté d'interdiction de baignade...
Je suis plongeuse et je pense, pour avoir assisté à diverses conférence sur le trait de côte et l'ensablement des plages que ce bassin devrait plus s'ouvrir sur la mer. C'est une bonne chose de retirer le muret construit par les Anciens qui ont aménagé ce bassin à une époque où peu de gens venaient se baigner. Aujourd'hui il est insuffisant en taille, même s'il n'y a jamais plus de 30 personnes dans l'eau à se baigner...
Je vois des commentaires demandant une piscine municipale au chole. Mais c'est très poluant, car il faut traiter l'eau et la renouveler souvent. Le projet d'extension avec un renouvellement de l'eau complet en 2h est LA solution. Sur 24H l'eau aura été renouvelée totalement plus de 12 fois !
Aussi, le bassin actuel présente des dangers de baignade : la brèche au sud dûe à l'écroulement des roches et la passe qui s'est ouverte sur le côté ouest peuvent emporter des enfants ou des adultes moins à l'aise dans l'eau lors du reflux des vagues.
Pour protéger la faune existante dans le bassin et en faire une véritable nurserie, il faut agrandir !
N° 517 : 31 juillet 2024 - 06:25
Auteur : Simon Carlier
Son avis : Défavorable
Les travaux vont engendrer une destruction physique des colonies coralliennes du bassin. (la biodiversité exceptionnelle du bassin de baignade de Grande Anse est une richesse fragile)
Aucun besoin augmenter la capacité du bassin actuel vu que le site de Grande Anse est deja surfréquencé.
N° 516 : 31 juillet 2024 - 06:14
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet. C'est une bonne chose pour la population.
Contrairement à ce que Green Peace le dit, il faut sécuriser et développer ces sites et non interdire ou réduire l'accès.

J'ai confiance en Mr le préfet pour prendre la bonne décision sur se projet.
N° 515 : 31 juillet 2024 - 04:47
Auteur : SHEILA GRASSART
Son avis : Défavorable
Il faut préserver la biodiversité, des fouilles ne seront pas sans conséquences. le motif de la sécurisation ne tient pas si nous prenons en compte le nombre d'attaque de requins répertorié. C'est le plus beau site de la Réunion, alors commençons avant tout à faire respecter les règles et les interdictions en cours pour préserver ce site.
N° 514 : 30 juillet 2024 - 21:51
Auteur : Laurent BRIZARD
Son avis : Défavorable
Ce projet d'extension est totalement contradictoire avec la protection de l'environnement exceptionnel de l'île de la Réunion, notamment de ses fonds marins. L'être humain est partie de la nature, il n'est pas observateur et "utilisateur" de la nature. Nous ne pouvons pas continuer à nous arroger le droit de modifier notre environnement. Les conséquences lui seront forcément préjudiciables, donc nous serons préjudiciables. Actuellement, nous mesurons pleinement les conséquences des erreurs du passé et du présent. La situation est dramatique et irréversible de l'avis de tous les spécialistes (cf. rapports du GIEC). Les efforts, insuffisants, consentis et non partagés par tous, devraient, au mieux, seulement ralentir le changement climatique. Ne rajoutons pas un geste à cette situation, d'autant plus à la Réunion. L'argent consacré à ce projet pourrait être utilisé pour aider la population à faire face aux conséquences locales du changement climatique: hausse du niveau des eaux, phénomènes climatiques plus fréquents. Par exemple: amélioration de l'habitat (résistant aux cyclones), recul des zones d'habitat les plus exposées, travaux pour préserver les voies de communication et la sécurité des usagers, travaux de protection des réseaux...
N° 513 : 30 juillet 2024 - 19:22
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 512 : 30 juillet 2024 - 19:13
Auteur : Fabienne OUBRAYRIE
Son avis : Défavorable
1.Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

2.Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

3.Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4.Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

5.Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.

En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.

En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.



À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

6.L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

7.Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.

l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.


Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8.Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

9.Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.

10.Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;

12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.


Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

11.Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;

la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;

la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.



Arguments législatifs

12.Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13.Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 511 : 30 juillet 2024 - 18:54
Auteur : Beatrice Prandi
Son avis : Défavorable
Je demande le retrait de ce projet. Cet espace naturel remarquable est à préserver et doit rester inconstructible. L’aménagement d’une fosse de natation aura un impact sur la santé des coraux du bassin et des alentours. Les coraux sont indispensables aux écosystèmes et jouent un rôle essentiel dans la protection du littoral. La protection de la biodiversité incombe aux responsables politiques. Ils doivent assumer leurs responsabilités écologiques face aux enjeux environnementaux actuels ( dont le dérèglement climatique est une problématique majeure) . »La maison brûle«, les intérêts économiques d’un projet trop coûteux ne doivent pas prévaloir .
N° 510 : 30 juillet 2024 - 18:30
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il faut préserver ce qu'il nous reste de récif corallien, le plaisir des "Hommes" n'est pas plus important
N° 509 : 30 juillet 2024 - 18:02
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour
Ce projet nuit aux récifs coralliens du bassin et des alentours.
Le renouvellement d eau tous les 12 heures n est pas assuré, ce qui entraînera vraisemblablement des problèmes sanitaires.
Les fonds consacrés à ce projet seront mieux employés pour des actions qui respecte l environnement et qui contribue à la transition énergétique.
N° 508 : 30 juillet 2024 - 17:38
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

Arguments sociaux


7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

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Grande Anse en péril
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grandeanseenperil
il y a 6 jours
9 Min

GUIDE À SUIVRE POUR REMPLIR L'AVIS D'ENQUÊTE PUBLIQUE
Dernière mise à jour : il y a 5 jours


L'enquête publique est un outil démocratique qui permet aux citoyennes et aux citoyens de donner leur avis en faveur ou en défaveur d'un projet.

Cette étape est importante et décisive dans le cadre de votre opposition à l'agrandissement du bassin de Grande Anse.
Vous pouvez faire la différence en y participant.



Voici comment participer à l'enquête publique :

Ouvrez la page de l'enquête publique (cliquez !).
Si vous le souhaitez, vous pouvez parcourir les différents documents accessibles sur le site en lien avec le projet, publiés par la commune de Petite-Île.
Pour faciliter votre dépôt d'observation, une liste d'arguments est accessible ci-dessous. Vous pouvez copier-coller les arguments de votre choix et les inscrire dans votre avis d'enquête publique.

Liste des arguments contre le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :


Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.



Arguments sociaux


7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.

Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :

la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.


8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.

Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.


9. Affirmation d'un argument non-fondé.

L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.
Arguments économiques


10. Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.


11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.

Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.

D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.


13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 507 : 30 juillet 2024 - 17:31
Auteur : Reine-claude Amyclas
Son avis : Favorable
Bonjour, je suis favorable à ce projet d'aménagement du site et surtout du bassin de baignade. En l'état, l'accès au bassin me paraît quelque peu dangereux: glissades.
Par rapport aux PMR, est-il envisagé, en plus de leur accès au site, de favoriser des aménagements leur permettant de profiter du bassin en lui même? .
Merci.
N° 506 : 30 juillet 2024 - 17:22
Auteur : Denis SCARENZI
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 505 : 30 juillet 2024 - 16:46
Auteur : Véronique Marsault
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 504 : 30 juillet 2024 - 16:43
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Cela peut offrir une nouvelle jeunesse à notre beau bassin
N° 503 : 30 juillet 2024 - 16:29
Auteur : Annie Azzoug
Son avis : Défavorable
Impact négatif sur la santé des coraux du bassin et alentour.
Risque sanitaire lié au renouvellement insuffisant sur 24 h.
Acheminement eaux usées et pluviales directement sur les récifs.
Risques causés par l'érosion.
N° 502 : 30 juillet 2024 - 16:16
Auteur : Aurélie Brugger
Son avis : Défavorable
Bonjour
Grand anse a déjà subit des travaux en 2021 et 2022. C'est assez. Laisser ce lieu le plus naturel possible. Sinon il va ressembler aux plages de l'ouest bétonné.
Pour apprendre à nager, rien que de mieux qu'une piscine où l'on se sent en confiance, sans vague, on voit ses pieds, pas de sable. Pourquoi ne pas apprendre dans la toute nouvelle piscine de terre sainte ? Ou en construire une petite dans les hauts de Petite île ? Territoire oublié de Petite île.
N° 501 : 30 juillet 2024 - 16:02
Auteur : Marie Nguyen
Son avis : Défavorable
J'émets un avis défavorable à l'entreprise des ces travaux. Pourquoi? Les récifs coralliens réunionnais, qui l'ignore? sont dans un état de délitement avancé. Des récifs indispensables à la survie de la vie marine et par conséquent à notre propre survie. L'autisme ou l'ignorance des politiques sur ce problème alarmant, est stupéfiant.
N° 500 : 30 juillet 2024 - 15:59
Auteur : Sylvain Benusiglio
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable à toute extension artificielle deu bassin de baignade et à toute nouvelle construction en dur qui ne ferait qu'augmenter la fréquentation de Grande-Anses et dénaturerait encore plus ce lieu qui devrait rester le plus possible naturel.
N° 499 : 30 juillet 2024 - 15:35
Auteur : Mireiille URBAIN
Son avis : Défavorable
J'ai lu le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse et y suis défavorable.
Alors que la préservation des récifs coralliens, milieu foisonnant de vie extrêmement fragile et déjà mis à mal par le réchauffement climatique, doit être un objectif privilégie, ce projet favorise sa détérioration, voire à terme sa disparition par des mesures inappropriées qui vont des actions humaines à la présence des eaux usées qui devraient y aboutir.
De plus, ce projet ne tient pas compte des incidences humaines immédiates et futures et des conséquences économiques engendrées.
Bref! Je ne m'étendrai pas sur plusieurs pages pour donner mon avis, des rapports circonstanciés ont été faits et vous ont été remis qui détaillent les dégâts que ce projet d'extension causeraient d'abord à l'environnement puis à tous et tout ce qui gravitent dans cette zone.
Pour moi, c'est NON à ce projet mal pensé pour un profit immédiat dont les conséquences seraient déjà néfastes à court terme et désastreuses à long terme.
N° 498 : 30 juillet 2024 - 15:03
Auteur : Béatrice GRENON
Son avis : Défavorable
D’un point de vue écologique et social, mais également économique et législatif, ce projet doit être abandonné car il est d’un autre temps. Il est important de préserver les coraux du bassin et la biodiversité qui en dépend. L’érosion des coraux présenterait en outre un risque majeur pour la sécurité humaine. Ce projet ne répond pas aux besoins de sobriété économique. Par ailleurs, il est choquant qu’il n’ait pas respecté les stratégies et trajectoires nationales.
Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, il me semble qu’il doit être abandonné.
N° 497 : 30 juillet 2024 - 14:56
Auteur : Monique Brouzes
Son avis : Défavorable
Partout dans le monde, on essaie de redonner de la vie aux océans, aux mers. Les récifs coralliens permettent de: -stocker du CO2,
- de donner de la nourriture aux poissons.... puis à nous....
Alors pourquoi les détruire ?
N° 496 : 30 juillet 2024 - 14:43
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Contre la destruction des sites naturels pourfavoriser le soi disant tourisme au detriment de la nature et proliferation d'ordures.
N° 495 : 30 juillet 2024 - 14:11
Auteur : Pascal SOULIER
Son avis : Défavorable
Liste des arguments contre le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :


Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU*.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

*Broudic, L., Pinault, M. (2022). UTOPIAN – Identification des zones d’enjeux prioritaires de conservation au sein des platiers récifaux de La Réunion. 29 p + annexes.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île. Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion*, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

* Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'un plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’avis de l’Agence Régionale de Santé (ARS), l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

ARS - Avis sur projet.pdf / https://www.democratie-active.fr/enquete-publique-bassin-grande-anse/dossier-enquete-publique-dematerialisee-s1012.html

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles. M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
Le bassin datant de 1987 à un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen était de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%*. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70%** et le changement climatique est indéniable.

À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

*Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État Écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

**Le Mézo, Lionel; Dupuy, Stéphane; Gaetano, Raffaele, 2022, "La Réunion - occupation du sol - carte 2021 (Spot6/7) - 1.5m", https://doi.org/10.18167/DVN1/MR4YT9, CIRAD Dataverse, V1


6. L'étude d'impact environnemental n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse*. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

* Ifrecor, 2021. État de santé des récifs coralliens, herbiers marins et mangroves des outre-mer français. Bilan 2020. 335 pp


Arguments sociaux

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses*. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

* Marie-Dominique Leroux, Russel Elsberry, Esperanza Cayanan, Eric Hendricks, Matthew Kucas, et al.. Recent Advances in Research and Forecasting of Tropical Cyclone Track, Intensity, and Structure at Landfall. Tropical Cyclone Research and Review, ESCAP/WMO Typhoon Committee (TC) and Shanghai Typhoon Institute of China Meteorological Administration (STI/CMA), 2018, 7 (2), pp.85-105. 10.6057/2018TCRR02.02. hal-01722708

9. Affirmation d'un argument non-fondé.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Arguments économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion*. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;
9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

*Pascal N., Leport G., Allenbach M., Marchand C., 2016. “Valeur économique des services rendus par les récifs coralliens et écosystèmes associés des Outre-mer français“ Rapport technique IFRECOR, 56 pages.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023. Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 494 : 30 juillet 2024 - 14:10
Auteur : Lydie Boyer
Son avis : Favorable
C’est un excellent projet, l’accessibilité à la plage par les PMR est un point fort. Il faudrait néanmoins bien veiller que l’agrandissement de la zone de baignade s’accompagne d’un vraie nettoyage des roches et des zones glissantes dangereuses.
N° 493 : 30 juillet 2024 - 13:55
Auteur : FRANCOISE CONQUY
Son avis : Défavorable
Les massifs de coraux sont vitaux pour la biodiversité or : Une étude menée durant 3 ans sur les récifs de l’île ont montré que "Grande Anse abrite le plus de coraux avec un (recouvrement corallien moyen d’environ 54%), alors que la situation est très problématique à l’ouest (recouvrement corallien moyen d’environ 16% sur la pente externe de l'Hermitage - La Saline"). donc destruction des coraux = absolument non.
source : Michelle Bertil • Publié le 30 juillet 2024

« Ce projet est un pari risqué. Aussi bien pendant les travaux avec une destruction d’habitat naturel qu’après, parce que le renouvellement de l’eau ne sera pas assuré comme il le faut. Tout ça prouve qu’on a aucune garantie que les bébés coraux vont revenir dans le bassin » explique Léo Broudic, biologiste marin et doctorants sur l’état de santé des récifs coralliens de La Réunion
donc non à nouveau.

L'argument du Maire de Petite-île, Serge Hoareau, (DVD) déclarant que les coraux disparaissent de toutes façons en raison du changement climatique avertit qu'il prévoit la disparition des coraux, aura un argument pour l'expliquer. L'augmentation du tourisme n'a jamais profité à la biodiversité qui est une urgence climatique vitale .....
N° 492 : 30 juillet 2024 - 13:35
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je demande le retrait immédiat de ce projet. En effet, je pense que ce type de projet n'a plus sa place dans notre monde actuel, ou l'heure est à la protection de l'environnement et de la biodiversité. Je vous demande de ne pas faire aboutir ce projet, je pense qu'il faudrait commencer à penser aux générations futures maintenant avant la pollution de la planète.
N° 491 : 30 juillet 2024 - 13:21
Auteur : Claire Chabre
Son avis : Défavorable
La vie corallienne à Grande Anse est riche, les coraux sont déjà menacés par le changement climatique ; donc il semble encore plus dangereux de rajouter des agressions directes (piétinement, crème solaire)
Le site de baignade est déjà suffisant et rarement « plein » de nageurs.
N° 490 : 30 juillet 2024 - 12:40
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le lieu est et doit rester pittoresque et ne pas devenir un espace artificiel à grande échelle. L'espace naturel doit être préservé le bassin actuel est déjà bien assez grand.
N° 489 : 30 juillet 2024 - 12:03
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.
N° 488 : 30 juillet 2024 - 11:50
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Mise en danger de la vie sous-marine
N° 487 : 30 juillet 2024 - 11:49
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Destruction du récif
N° 486 : 30 juillet 2024 - 11:48
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Trop de pollution
N° 485 : 30 juillet 2024 - 11:24
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Il est grand temps de réaliser qu’il faut respecter et protéger notre environnement, la nature, la planète, estimons les priorités et regardons sur le long terme le résultat de nos actions égocentriques tournées vers un profit immédiat.
N° 484 : 30 juillet 2024 - 11:03
Auteur : corinne lefebvre
Son avis : Défavorable
CONTRE l'extension du bassin de baignade de Grande Anse. La Géomorphologie de la côte a tendance à l'accrétion de la plage justement au niveau du bassin de baignade. Par ailleurs le poste MNS se trouverait en zone aléa submersion marine fort moyen et en zone aléa fort recul du trait de côte. De plus ce site se trouve être dans une zone de protection terrestre et marine. Les milieux naturels marins et terrestre sont à préserver vu le contexte de changement climatique. Respectons les enjeux environnementaux. Pensons à nos enfants !
N° 483 : 30 juillet 2024 - 11:03
Auteur : Suzanne Bouquet
Son avis : Défavorable
La planète est en danger, pourquoi ne pas viser la réduction de notre impact, en particulier sur la faune marine?il y va de la survie Vos enfants et petits enfants.
N° 482 : 30 juillet 2024 - 10:53
Auteur : SAM DASSONVILLE
Son avis : Défavorable
L'extension du bassin de Grande Anse s'avère un non sens écologique autant qu'économique !
N° 481 : 30 juillet 2024 - 09:53
Auteur : eric menglier
Organisation : -
Son avis : Défavorable
Bonjour,
les recifs coralliens semblent être d'une grande fragilité et d'une grande utilité écologique. En ces temps de boulversements généralisés de notre environnement, la raison devrait commander, prioritairement à tout autre considération, de s'abstenir de toute action risquant de les dégrader.
Pour cette raison je suis dévaforable à ce projet.
N° 480 : 30 juillet 2024 - 09:43
Auteur : Elisabeth REVILLION
Son avis : Défavorable
Pourquoi risquer de détruire la vie d'un si beau site avec ces travaux?
N° 479 : 30 juillet 2024 - 09:33
Auteur : helene germain
Son avis : Défavorable
Je suis contre les travaux d'extension du bassin.

La préservation du corail devrait être une priorité à l'heure du réchauffement climatique!

1/ Monsieur le maire avance que la principale cause de mort du corail est le réchauffement. C'est vrai EN PARTIE. Car il refuse de prendre en compte les scientifiques qui se basent sur des données solides et qui avancent de le fait que les travaux augmenteront la turbidité de l'eau et donc empêcher la lumière dont les coraux ont besoin pour leur photosynthèse. Conséquences fragiliser encore plus les coraux voir de les asphyxier totalement à l'heure du réchauffement climatique.

2/ le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, directement sur les récifs coralliens....

3/ D'après le scénarios le plus optimiste de l'ARS elle même, le renouvellement de l'eau du l'eau du bassin ne sera pas suffisante et l'eau sera de mauvaise qualité. Les baigneurs ne pourront donc pas se baigner souvent. Par ailleurs, les scientifiques alertent de la pression supplémentaire sur l'écosystème marin si la qualité de l'eau devient mauvaise.

Monsieur le maire devrait être le garant de la préservation écologique du patrimoine réunionnais.

M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
• Le bassin datant de 1987 à un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
• En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen était de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%*. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
• En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70%** et le changement climatique est indéniable.

À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

Le corail protège nos côtes (barrière naturelle). Le corail est une réserve de biodiversité. Fragiliser le corail a des conséquences sur toute la chaîne alimentaire. Plus de corail, plus de poisson, plus de pêche. WWF prévoit que d'ci 2048, les océans seront vides (pêche industrielle et mort des ecosysteme comme le corail...) .

ALORS, si les arguments principaux avancés pour ce projet sont :
- les requins, pourquoi ne pas simplement ajouter un rocher dans le trou du bassin?
- l'accès au bassin: pourquoi ne pas mettre une simple rampe pour se tenir? et un poste de secours?
- les cours de natation : pourquoi ne pas construire une piscine municipale à Petite Ile ou aller à la nouvelle de Terre sainte?

Non aux travaux du bassin de Grande Anse!

Oui à la préservation du récif corallien!
Préserver le récif corallien c'est sauvegarder la possibilité de pêcher, c'est attirer les touristes pour l'observation de la vie marine, c'est protéger les réunionnais en préservant les côtes réunionnaises face aux futurs cyclones qui seront plus intenses (cf rapport du GIEC)
N° 478 : 30 juillet 2024 - 09:03
Auteur : Brigitte HEMON
Son avis : Défavorable
Pourquoi refaire des erreurs dont on connait les conséquences catastrophiques sur les vies humaines, animales et végétales. Les touristes recherchent la beauté, le naturel et le dépaysement d'un lieu, je ne pense pas qu'un bassin de nage soit ce dont ils recherchent en venant à la Réunion. Un site naturel et protégé voila ce qui attire le plus les touristes.
Et les habitants... ne préfèrent ils pas voir Grande Anse vivante et en bonne santé ? Protégé son lieu de vie c'est protégé sa vie et celle des autres.
N° 477 : 30 juillet 2024 - 08:35
Auteur : James Lech
Organisation : I.A Intelligence de l’Autisme
Son avis : Favorable
Je m’adresse à vous aujourd’hui en tant que citoyen soucieux de l’avenir de nos océans et de la biodiversité marine.

Je souhaite attirer votre attention sur une solution novatrice qui pourrait contribuer de manière significative à la restauration des coraux et à la dépollution de la mer, tout en étant respectueuse de l’environnement et économiquement viable.

Résidant actuellement à l’île de la Réunion, James Lech expert renommé dans le domaine de la biologie marine, la médecine, l’agriculture et bien d’autres domaines encore, a développé une technologie révolutionnaire qui permet de restaurer les récifs coralliens endommagés et de réduire la pollution marine sans recourir à l’utilisation de produits chimiques nocifs.

Cette solution repose sur des méthodes biologiques et physiques, offrant ainsi une alternative durable aux approches traditionnelles.

Grâce à cette technologie innovante, il est possible de stimuler la croissance des coraux et de favoriser leur résilience face aux stress environnementaux. De plus, elle permet de dépolluer les eaux marines en éliminant efficacement les contaminants et les déchets, préservant ainsi l’équilibre écologique des écosystèmes marins.

Je me tiens à votre disposition pour vous fournir de plus amples informations sur cette technologie prometteuse et pour discuter des actions concrètes à entreprendre pour sa mise en œuvre.

Je vous remercie pour votre attention et votre engagement en faveur de la préservation de nos océans.

Cordialement,

James Lech
Stéphane Barret

I.A Intelligence de l’Autisme

Iaaireunion@gmail.com

Jameslech@gmail.com

Barretstphane05@gmail.com
N° 476 : 30 juillet 2024 - 08:29
Auteur : Isa Millet
Son avis : Défavorable
Il est nécessaire de préserver ce site et de ne pas autoriser de constructions et d'extension à la baignade de grand anse. Plus d'impact humain.
Je viens sur cette île et souhaite qu'on la respecte.
N° 475 : 30 juillet 2024 - 08:16
Auteur : Christophe Rouleaud
Son avis : Défavorable
Atteinte à la biodiversité.
Extension rime avec surexploitation.
N° 474 : 30 juillet 2024 - 07:40
Auteur : Christophe Dhennin
Son avis : Défavorable
Je me prononce contre ce projet. En effet, l'extension du bassin de Grande Anse va:

- Amplifier les risques sur la sécurité humaine en lien avec les évènements extrêmes qui seront causés par l'érosion des récifs coralliens

De plus, ce projet est particulièrement onéreux qui peut être remplacé par des projets plus ciblés, économes et plus en phase avec les besoins actuels.
N° 473 : 30 juillet 2024 - 07:37
Auteur : Travis Blackfeet
Son avis : Défavorable
Je ne souhaite pas un agrandissement du bassin de baignade de Grande Anse.
Salutations
N° 472 : 30 juillet 2024 - 06:58
Auteur : brice soquet
Son avis : Favorable
Bonjour, c'est une excellente idée, vivement que ce projet prenne vie.
N° 471 : 30 juillet 2024 - 06:57
Auteur : Marie-Hélène Vittrant
Son avis : Défavorable
Préserver l'environnement est pour moi une priorité absolue.
N° 470 : 30 juillet 2024 - 06:05
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je souhaite fortement que ce projet d’agrandissement du bassin de Grande Anse ne soit pas retenu. Il est grand temps d’arreter De détruire et d’anéantir Notre nature à la Réunion comme ailleurs. Nous détruisons chaque jour en peu de temps ce qui a pris des millions d’années pour permettre le Vie harmonieuse de la Nature sur Terre. SVP SVP prenez conscience de cette catastrophe mondiale , privilégiez la sauvegarde de la Nature dont l’homme fait partie, plutôt que de satisfaire quelques besoins ou idées purement personnelles et égoïstes. MERCI
N° 469 : 30 juillet 2024 - 05:32
Auteur : ARNAUD ANCELIN
Son avis : Défavorable
Il est évident que ces travaux vont engendrer une déstabilisation et une destruction de l'habitat sous marin déjà fragilisé par le réchauffement de l'océan.
De plus, les frais inhérents à une zone de baignade sont excessifs. Il faudrait à mon sens plutôt songer à limiter l'accès au site pour éviter les surfréquentations
N° 468 : 30 juillet 2024 - 05:23
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable sous reserve de proteger la bio diversitee
N° 467 : 30 juillet 2024 - 04:46
Auteur : Florent Duphil
Son avis : Défavorable
La préservation de sites exceptionnels est primordiale pour garder l authenticité de l île.
N° 466 : 30 juillet 2024 - 00:06
Auteur : Marie-Therese VALENTIN
Organisation : Madame
Son avis : Défavorable
Je suis contre ce projet. La plupart des récifs coralliens de La Réunion sont en perdition, mais celui de la Grande Anse abrite les récifs les plus vivants de toute La Réunion. Le bassin de baignade est connecté à ce récif hébergeant une biodiversité exceptionnelle ce qui en fait certainement son attrait. Malgré cela, la commune de Petite-Île envisage l’extension du bassin de baignade de Grande Anse, projet qui met en péril ces trésors et quand on connait la dépendance de la population côtière réunionnaise aux récifs coralliens, je pense qu'il est absurde de vouloir détruire le seul espace de vie sous-marine prolifique restant.

Par rapport aux besoins exprimés, ce projet écocide est en plus inutilement surdimensionné :
- la reconstruction de l'enrochement marin atteindra 6 500m², soit le double de la surface actuelle
- l'enrochement sera si grand que le renouvellement de l'eau ne pourra pas être garanti ce qui favorisera le développement de bactéries comme les staphylocoques ou Escherichia coli
- une fosse de natation de 650m² (environ 22x30m) avec une profondeur maximale de 1,50 m, soit 10% de la surface du futur bassin de Grande Anse,
- une canalisation de 120m environ sous la plage et le bassin de baignade, sera construite pour dévier les eaux pluviales polluées par les différents usages du bassin versant (agriculture, eaux usées domestiques) directement sur le récif corallien.

Sur de nombreux aspects, ce projet est aussi incohérent :

- Sur le plan écologique, les travaux vont détruire les colonies coralliennes du bassin. Les mesures imaginées par la commune de Petite-Île qui songe à un suivi en continu de la turbidité des eaux sont sensées éviter les impacts indirects sur les colonies coralliennes. Mais à quoi bon éviter les impacts "indirects" quand on n'hésite pas à infliger des impacts directs avec des machines de construction qui vont déstabiliser la biodiversité et que des tonnes de sédiments en suspension viendront étouffer les coraux du bassin mais aussi du récif corallien juxtaposé. Les récifs coralliens ne pourront pas revenir à leur état actuel après les travaux, les conditions environnementales (changement climatique notamment) ne se pretant déjà pas à une telle résilience.

- La dégradation des récifs rendra la zone plus vulnérable face aux fortes houles et aux cyclones qui augmentent en intensité ces dernières années.

- Ce projet d’extension du bassin est en totale contradiction avec ces objectifs nationaux de la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées, puisque des lois nationales visent à protéger la biodiversité, notamment la protection de 100% des récifs coralliens en 2025. Alors qu'en 1980 on comptait environ 65% de recouvrement par les coraux, il n'y en a plus qu'à peine 20% en 2024, à ce rythme là et avec de pareils projets, on est sûr qu'en 2025, il n'en restera plus du tout.

Mais ce projet est aussi incohérent sur le plan social :
- Ce projet serait une protection face aux requins. La commune affirme observer de façon récurrente des requins dans le bassin mais ne donne aucune source ni comptage pour étayer ces affirmations. Or, le seul accès des requins est l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Pourquoi si le risque était si grand la commune de Petite-Ile n'a-t-elle pas tenté de fermer cet accès (par exemple par l'installation de blocs basaltiques) si vraiment la protection des usagers était sa préoccupation ?

- Ce projet permettrait d’offrir une capacité de charge supérieure au bassin actuel, qui selon la commune de Petite-Île est atteinte. Mais aucune étude n'est fournie ni sur la croissance du public ni sur son impact sur la biodiversité. Ainsi ce projet, en accueillant encore plus de public, ne ferait qu'accélérer les dommages à l'environnement et à la biodiversité d'autant qu'aucune mesure n’est prévue pour freiner l’augmentation de la fréquentation du site. Il y a donc contradiction entre les obligations de soutenabilité préconisées par France Stratégie et la stratégie locale d’augmenter l’attractivité d’un site touristique sans objectif de limiter l’augmentation de fréquentation. Et ce site restera-t-il longtemps "touristique" quand il n'y aura plus de coraux ni de vie marine ?

- D'ailleurs la population de Petite-Île et les usagers de Grande Anse n'ont pas été sollicités en amont du projet. Cette extension ne répond à aucune demande citoyenne, elle en fait que répondre aux intérêts économiques du tourisme. Et là encore, ces intérêts seront-ils vraiment protégés quand il n'y aura plus de coraux ni de vie marine ?

Pour toutes ces raisons je suis contre ce projet qui ne va pas du tout dans le sens de la préservation du site de Grande Anse qui est classé "espace naturel remarquable” du littoral à préserver (article L.121623 du Code de l’urbanisme), ce qui en fait une zone inconstructible à juste titre.
N° 465 : 30 juillet 2024 - 00:05
Auteur : Angela BERROCQ
Son avis : Défavorable
Il est établi scientifiquement que le récif corallien de Grande Anse (le seul en relativement bon état dans le sud le l'île) constituent une richesse pour la Réunion et ses habitants, et que ces récifs "cohabitent" harmonieusement avec le bassin actuel. Par contre, l’agrandissement de ce bassin entraînerait la destruction de ce récif et serait extrêmement néfaste pour l'environnement, et en fin de compte pour la population, étant donné que les récifs coralliens produisent une partie non-négligeable de l'oxygène dont nous avons besoin pour vivre. Un projet de ce type n'a vraiment aucun sens dans le contexte actuel. Je vous demande de l'annuler immédiatement, et concentrere vos efforts sur la préservation d'un environnement déjà soumis à rude épreuve par le changement climatique.
N° 464 : 29 juillet 2024 - 23:18
Auteur : Caroline Pelletier
Son avis : Défavorable
Je suis contre l aménagement fu bassin de baignade de grande anse.
Laissez ce site simplement, comme il est aujourd'hui !!!
Cessez ce remaniement inutile et agressif pour l environnement !
Cordialement, Mme Pelletier.
N° 463 : 29 juillet 2024 - 23:06
Auteur : Patrick Cormier
Son avis : Défavorable
* Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
* Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
* Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
* À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
* L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.
* Projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Bien cordialement,
Patrick Cormier
N° 462 : 29 juillet 2024 - 23:03
Auteur : Hervé MALRY
Organisation : particulier
Son avis : Défavorable
Je pense que ces travaux concernant le projet de bassin à grande anse est dangereux pour les récifs coralliens car il aura un impact négatif:exemple,la déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île. Il y a également des risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12h. Enfin les responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles n'assument pas leurs responsabilités écologiques. Hervé Malry
N° 461 : 29 juillet 2024 - 23:01
Auteur : Joël JOLIVEL
Son avis : Défavorable
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
Je suis contre ce projet.
N° 460 : 29 juillet 2024 - 22:37
Auteur : Luc CONDAMIN
Organisation : Monsieur
Son avis : Défavorable
La pollution fluviale générée par le projet met en danger les coraux en proximité. De plus, l'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
N° 459 : 29 juillet 2024 - 22:28
Auteur : Nicolas Relland
Son avis : Défavorable
Madame , monsieur ,
Le projet d'agrandissement du bassin de grand anse est tout simplement une aberration. Tout d'abord parce qu il est interdit de construire sur un site protégé. L'argument d utilité publique n'est absolument pas valable . En effet est il d'intérêt publique que les marmailles puisse se baigner dans un bassin plus grand? est il d utilité publique de donner la possibilité au préfet , au maire ou à qui que ce soit de détruire la nature? Cette endroit est toujours plein , le parking bondé et pourtant le bassin ne l'est pas , le prochain projet serat il d'agrandir les parking? Si l'argument écologique par les temps qui court ne suffisait pas, alors l'argument économique devrait décider le génie qui a eu l idée de détruire cette endroit merveilleux, d arrêter ce projet inutile . Le financement de cette destruction écologique sera en effet réalisé grâce aux contribuables, n y a t il pas autre chose a faire avec l'argent des français , et des réunionnais?.. les politiques français ont une maladie bien de chez nous , la maladie de la dépense budgétaire compulsive , s'il vous plait , pour l'avenir de nos enfants , comme pour la beauté de nos richesse naturelle, soignez vous !!
Merci d'enterrer définitivement ce projet de destruction écologique.
Cordialement.
N° 458 : 29 juillet 2024 - 22:21
Auteur : Léa BRUNEAU
Son avis : Défavorable
L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
N° 457 : 29 juillet 2024 - 22:19
Auteur : Lancelot Giraud
Son avis : Défavorable
Ce projet aura un impact écologique, sociale et économique extrêmement grave comme l'a déjà démontré Greenpeace Réunion. En plus il est composé de grave erreur legislatives qui dégrade d'avantage ce projet déjà en tout point négatif. Je vous en conjure pour le respect de tous et toutes ainsi que la biodiversité, notre environnement, nos vies et futur, opposez-vous à ce projet et mettez-y un terme.
Bon courage,
Cordialement et merci d'avance,
Lancelot Giraud
N° 456 : 29 juillet 2024 - 21:54
Auteur : VALERIE LE CORRE
Son avis : Défavorable
NON à l'extension du bassin de Grande Anse.
N° 455 : 29 juillet 2024 - 21:48
Auteur : Mireille MICHARD
Son avis : Défavorable
A l'heure où il devient primordial de privilégier la sobriété, de respecter les équilibres naturels, de prendre soin des milieux marins pour prendre soin des hommes,
ce projet me semble déraisonnable. Il risque de porter atteinte au récif corallien, d'attirer plus de touristes augmentant le bilan carbone et la pollution.
N° 454 : 29 juillet 2024 - 21:10
Auteur : Angélique BOMAL
Son avis : Défavorable
Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones. montib
N° 453 : 29 juillet 2024 - 21:05
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,

L'extension du bassin de baignade de Grande Anse irait à l'encontre des responsabilités écologiques relatives aux problématiques environnementales actuelles.
En particulier, la création d'une fosse de natation aurait des effets néfastes sur la santé des coraux du bassin.
Pour cette raison je suis opposé à cette extension.

Cordialement
N° 452 : 29 juillet 2024 - 20:18
Auteur : Lamia Robert
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 451 : 29 juillet 2024 - 20:18
Auteur : Yvana Yvon
Son avis : Défavorable
Je ne suis pas favorable à ce projet.
En plus du coût financier cette extension va inévitablement détruire la faune et la flore …. Cessons de dominer notre environnement, laissons aux générations futures de la Vie !
N° 450 : 29 juillet 2024 - 20:07
Auteur : prune wolff
Son avis : Défavorable
Voici pourquoi ce projet est une erreur

niveau écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

niveau sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

niveau économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

niveau législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 449 : 29 juillet 2024 - 19:59
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour, la force de l océan étant, par les marées, il est complètement illusoire de vouloir agrandir un bassin de baignade et dénaturer un site déjà trop surchargé et abîmer le corail déjà en danger. Il vaudrait mieux limiter les pietinements qui betonnisent le sol, limiter les voitures par l installation obligatoire de navettes pour s y rendre en haut du site, bien en amont, et interdire les pique nique au vu des restaurants afin d empêcher un squat permanent et une odeur nauséabonde de viande grillée sur tout le site qui empeche la nature de se régénèrer, en particulier les oiseaux. D accord pour les MNS c est évident au vu de la dangerosité des lieux. Et d accord pour la végétalisation.
N° 448 : 29 juillet 2024 - 19:46
Auteur : Christine Sylva
Organisation : Greenpeace
Son avis : Défavorable
Bonjour, ce projet d'extension de bassin est aujourd'hui dépassé à tout point de vue, économique, écologique et social. Il ne remplit de plus pas les conditions légales. Pourquoi cet entêtement, à quelle fin?.
Je vous demande de revoir votre position et de penser à l'avenir. Je vous en remercie.
Christine Sylva
N° 447 : 29 juillet 2024 - 19:35
Auteur : Alan Gonzales
Son avis : Défavorable
Je pense qu’il est temps d’arrêter de détruire la nature pour attirer des touristes
N° 446 : 29 juillet 2024 - 19:35
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Inutile, coûteux, mal étudié, antiécologique, grevant l'avenir pour des générations.
N° 445 : 29 juillet 2024 - 19:25
Auteur : Jean-Michel Amillard
Son avis : Défavorable
Mon avis négatif à l'extension du bassin est explicité dans la page jointe.
Cdt
Amil
N° 444 : 29 juillet 2024 - 19:22
Auteur : Suzanne Bouquet
Son avis : Défavorable
La planète est en danger, pourquoi ne pas viser la réduction de notre impact, en particulier sur la faune marine?il y va de la survie Vos enfants et petits enfants.
N° 443 : 29 juillet 2024 - 19:16
Auteur : Jean Philippe Maillot
Organisation : Particulier et amoureux de la nature
Son avis : Défavorable
Ce site est exceptionnel et n'a pas besoin de ce projet coûteux surtout à l'environnement qui compose ce site.
Il est irrespectueux de lancer des travaux là où la vie marine risque, à cause de l'imprudence de nos élus, de disparaître.

Grand Anse est déjà à saturation (touristique), accroître la capacité du bassin c'est assassiner la vie marine (infections coralliennes, crème solaire, blanchiment des coraux, pollution, etc... )

Je suis totalement contre ce projet, moi étant amoureux de ce site et qui parfois m'arrive de venir profiter de ce site majestueux tel qu'il est, et non avec un bassin olympique.
N° 442 : 29 juillet 2024 - 19:10
Auteur : Tristan Simonet
Son avis : Défavorable
Je ne suis pas d'accord avec ce projet
N° 441 : 29 juillet 2024 - 19:08
Auteur : THIERRY PERES
Son avis : Défavorable
Ce projet ne respecte pas les stratégies écologiques nationales.
Il serait navrant de gâcher un tel joyau écologique
N° 440 : 29 juillet 2024 - 18:36
Auteur : Marc Alain SEVE
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 439 : 29 juillet 2024 - 18:27
Auteur : Bénédicte Furet
Son avis : Défavorable
Le projet de zone de baignade de Grande Anse est néfaste pour les coraux. En effet, cette zone a un rôle d’ensemenceur pour les coraux de la Réunion. Le renouvellement de l’eau n’est pas suffisant et entraînera des problèmes sanitaires et environnementaux. Il ne respecte pas la loi de 2018 sur la biodiversité. Des alternatives plus légères, plus sobres et respectueuses de l’environnement pourraient être recherchées.
N° 438 : 29 juillet 2024 - 18:01
Auteur : anonyme
Son avis : Ne se prononce pas
Bonjour,

je m'oppose à ce projet car il anéantirait la faune et la flore alentours - déjà misent à mal par les activités humaines -.
A l'heure où nous perdons un million d'espèces, il est plus que temps de prendre soin de celles restantes.
Aussi, je pense que le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse est un non sens dans le contexte qui est le nôtre.
Cordialement.
N° 437 : 29 juillet 2024 - 17:59
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Mobiliser des fonds pour faire une extension de baignade me semble être une aberration : nous savons que le tourisme impose une importation massive de produits de tout genre et développe avec lui des pollutions nouvelles. Plutôt que de faire des travaux pour une activité qui concerne peux les locaux il serait judicieux d'employer l'argent nécessaire à une meilleure protection de l'environnement existant et la qualité de vie des locaux et réduire les activités de baignade qui ne sont pas dans les traditions de ce département Le respect des territoires et des hommes me semble être une raison suffisante
N° 436 : 29 juillet 2024 - 17:57
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Détruira le lagon
N° 435 : 29 juillet 2024 - 17:50
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Agrandir encore un espace de loisir en détruisant des zones naturelles et habités par de nombreuses espèces est une mauvaise idée.
L'empreinte de l'homme sur le monde est importante. Ce n'est pas la peine d'en rajouter sauf si c'est utile.
N° 434 : 29 juillet 2024 - 17:48
Auteur : Véronique Hétier
Son avis : Défavorable
Bonjour, je suis défavorable à ce projet pour des questions écologiques.
Tout d'abord l'impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours est certain.
De plus la déviation d'un talweg acheminera les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île aura des conséquences très néfastes.
À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?
N° 433 : 29 juillet 2024 - 17:39
Auteur : Claire Chabre
Son avis : Défavorable
La vie corallienne à Grande Anse est riche, les coraux sont déjà menacés par le changement climatique ; donc il semble encore plus dangereux de rajouter des agressions directes (piétinement, crème solaire)
Le site de baignade est déjà suffisant et rarement « plein » de nageurs.
N° 432 : 29 juillet 2024 - 17:32
Auteur : Marie-Cécile SEIGLE-VATTE
Son avis : Défavorable
. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs corallien
. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Il faut arrêter de détruire La Réunion!
N° 431 : 29 juillet 2024 - 17:22
Auteur : Christian Detchart
Son avis : Défavorable
Stop !
N° 430 : 29 juillet 2024 - 17:16
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ce serait mieux d'avoir une vraie piscine en centre ville pour nager plutôt qu'un bassin sur la mer; laissons les coraux et les poissons tranquilles, on leur fait assez de mal.
N° 429 : 29 juillet 2024 - 17:11
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Contre l'installation d'infrastructures
N° 428 : 29 juillet 2024 - 17:04
Auteur : Sylvette FILONI
Son avis : Défavorable
-Grand Anse abrite le dernier grand récif corallien de la Réunion avec une biodiversité exceptionnelle
- l'agrandissement important du bassin actuel de baignade entrainera forcément (malgré les précautions prises lors des travaux) une pollution et une dégradation des coraux à laquelle il ne sera pas possible de remédier entièrement.
-Le risque requin ne risque-t-il pas au contraire d'être augmenté à marée haute par l'extension du bassin?
- la diminution des coraux nous priverait d'une protection contre les méfaits du dérèglement climatique.
-En outre les lois nationales ont pour objectif de protéger 100 pour cent des récifs coralliens pour 2025.
- Enfin Il nous est difficile de voir peu à peu disparaître les beautés de notre île exceptionnelle pour d'ordinaires gains économiques.
N° 427 : 29 juillet 2024 - 17:02
Auteur : Chantal Martin
Son avis : Défavorable
J'aime cette île depuis que j'y séjourne, depuis plus de 33 ans. Bien sûr qu'il est dommage de ne pouvoir plus se baigner à grande Anse mais je considère que c'est moindre mal par rapport aux dégâts que va occasionner ce projet. Le site est déjà surchargé, n'augmentons pas la pression sur ce très bel environnement
N° 426 : 29 juillet 2024 - 16:51
Auteur : Annie Godart
Son avis : Défavorable
Ce projet me semble dangereux pour l’environnement en général mais davantage pour les coraux et la biodiversité. L’écosystème déjà très fragile pourrait pâtir des travaux. La fréquentation donc plus importante nuira à la qualité de l’eau. De plus, ce projet va à l'encontre de la protection de la nature et des coraux durement victimes du changement climatique. Il serait plus raisonnable et responsable de privilégier un autre axe. Le tourisme est un souci pour la région mais quand la nature n'offrira plus ses merveilles!!!!
N° 425 : 29 juillet 2024 - 16:38
Auteur : Marion Soidriddine
Son avis : Défavorable
Sachant que l'augmentation du bâti nuit à la préservation de la biodiversité et tout particulièrement sur des sites tels que celui de Grande Anse, je suis totalement défavorable à l'extention de ce site de baignade.
N° 424 : 29 juillet 2024 - 16:24
Auteur : Philippe DAVID
Son avis : Défavorable
Contre le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse

Madame, Monsieur le Commissaire enquèteur,
je suis défavorable à ce projet d'extension pour les raisons ci-après :
- de multiples raisons environnementales :
L'impact négatif de l'aménagement de cette fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux environs.
La déviation du talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
La faiblesse de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
Les risques sanitaires liés au renouvellement trop faible de la masse d'eau du bassin sur 12H.
Le manquement aux responsabilités écologiques qui incombent aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
L'étude d'impact environnementale ignore l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
-plusieurs raisons d'ordre social :
Des installations trop complexes aux impacts négatifs auxquelles on doit préférer des solutions plus sobres : Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut y répondre.
L'amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
Affirmation gratuite : L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.
-des raisons économiques :
Des impacts socio-économiques non-considérés : L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue. 28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ; 12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ; 9 millions pour la pêche.
Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.
Un projet onéreux pouvant être remplacé par des projets ciblés et économes : Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Or il existe des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
une piscine bioclimatique à la place d'e cette fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir le savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade. -des raisons juridiques : Non-respect des stratégies et trajectoires nationales : D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Pour respecter cette stratégie nationale, Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Or le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est en contradiction avec la stratégie nationale.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 : Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
Espérant que votre avis saura en tenir compte, je vous prie d'agréer mes civiques salutations.
N° 423 : 29 juillet 2024 - 16:22
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Outre l'impact sur le récif coralien déjà fragilisé par le réchauffement climatique il n'est pas pris dans ce projet d'extension du bassin de baignade les risques d'une surfréquentation touristique de la zone qui pourrait se révéler négative.
N° 422 : 29 juillet 2024 - 16:12
Auteur : Robert CURTET
Son avis : Défavorable
Bonjour
Je me rends régulièrement en Martinique (2 fois par an) et ne peux hélas que constater une dégradation, lente mais effective, du milieu naturel. La forêt martiniquaise a été suffisamment exploitée et détruite pour que l'île m'apparaisse mutilée à ce niveau.
Que restera-t-il de cette île si ses rivages subissent le même sort ?
Une zone classée Natura 2000 l'a été pour des raisons précises en leur temps. Je ne peux comprendre comment une régression deviendrait possible aujourd'hui.
Salutations
N° 421 : 29 juillet 2024 - 16:03
Auteur : Pascale Albert
Son avis : Défavorable
Après avoir consulté les différents documents et données, il me semble que ce projet est dangereux pour l’environnement, en particulier pour les coraux et la biodiversité car les travaux et ensuite l’utilisation de ce bassin vont nuire à la qualité de l’eau et de l’écosystème. De plus, la construction d’une piscine serait certainement moins coûteuse et pourrait être utilisée par plus d’usagers et rapporterait plus d’argent à la commune. Enfin, à une époque où on parle de protection de la nature et de la disparition des coraux un peu partout dans le monde, ce projet va à l’encontre des préoccupations environnementales actuelles d’autant plus qu’il existe des solutions pour éviter de nuire à l’environnement et pour, au contraire, le protéger.
N° 420 : 29 juillet 2024 - 15:45
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Mesdames, Messieurs,
Je suis opposée à ce projet de destruction environnementale de la région sud qui est et doit rester sauvage.
Les matériaux utilisés quels qu'ils soient seront source de détérioration et de pollution, aggravées par la présence d'un trop grand nombre de touristes.
L'enjeu financier pour le Groupe Suez ne doit pas l'emporter sur la conservation de la biodiversité récifale.
Tous unis sauvons la planète pour les générations futures !
N° 419 : 29 juillet 2024 - 15:28
Auteur : Emma de Dietrich
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable à ce projet car :

- la piscine existante est suffisante pour accueillir les baigneurs, comme j'ai pu le constater à chacun de mes passages

- l'accroissement de la fréquentation de ce site remarquable nuirait aux écosystèmes et au charme des lieux

- cet agrandissement se ferait au détriment de l'écosystème marin existant (celui-ci étant déjà très mal en point sur tous les autres sites de baignade de l'île)
N° 418 : 29 juillet 2024 - 15:26
Auteur : Manuelle DALGALIAN
Son avis : Ne se prononce pas
Au stade où la santé de notre planète en est arrivé, nous devons (« nous », c’est-à-dire les décideurs, mais aussi les citoyens vigilants et concernés qui scrutent les décisions) donc nous devons veiller à ce que toutes les décisions soient toujours prises au service de la préservation ou du rétablissement de la santé de la planète. C’est pourquoi le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse me semble aller complètement à l’encontre de cette boussole qui doit guider tous nos choix : la préservation à tout prix de ce qu’il reste de lieux sains sur notre Terre. En effet :

- Le creusement à proximité des zones coralliennes d’une fosse de natation destinée aux classes élémentaires engendrerait pendant les travaux une turbidité de l’eau qui priverait les coraux de la lumière dont ils ont besoin pour vivre. Cette fosse est d’autant moins bienvenue qu’elle peut être remplacée par la construction d’une piscine bioclimatique dans la commune de Petite-Île, à 5 kilomètres de Grande Anse soit 7 minutes par la route…

- Il est également prévu dans ce projet d’acheminer les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens (l’un d’eux est d’ailleurs le plus préservé de toute La Réunion), lesquels constituent un réservoir de biodiversité pour le département. Pourtant nous sommes dans un contexte de fragilité extrême des écosystèmes coralliens dans un contexte de changement climatique et d’intensité croissante d’évènements comme les cyclones. Pourtant, lors de l’étude d’impact, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15 mètres de profondeur, a été considérée "à forte sensibilité écologique"……

- Le projet prévoit aussi une extension et un renforcement de l’enrochement actuel, nécessitant la destruction de zones coralliennes ayant des recouvrements supérieurs à 50%. Aucune mesure d’évitement et de réduction n’ont été proposées (malgré la loi biodiversité de 2018 et la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées), et aucune des mesures de compensation proposées n’a été retenue……

- Par ailleurs, cette extension de l’enrochement empêchera le renouvellement recommandé par l’ARS de 100% de l’eau en 24 heures dans le bassin, entrainant une stagnation et une détérioration de la qualité de l’eau avec un renouvellement laborieux de seulement 98% de l’eau en 24h ! Un bouillon de culture tout à fait propice au développement de Staphylocoques ou d’Escherichia coli par exemple… Risques sanitaires pour les humains et risques pour la survie des colonies coralliennes……

Où est passée la séquence "Éviter, réduire, compenser" selon laquelle « la prise en compte de l’environnement doit être intégrée le plus tôt possible dans la conception d’un plan, programme ou d’un projet (que ce soit dans le choix du projet, de sa localisation, voire dans la réflexion sur son opportunité), afin qu’il soit le moins impactant possible pour l’environnement. Cette intégration de l’environnement, dès l’amont est essentielle pour prioriser : les étapes d’évitement des impacts tout d’abord, de réduction ensuite, et en dernier lieu, la compensation des impacts résiduels du projet, du plan ou du programme si les deux étapes précédentes n’ont pas permis de les supprimer » ? (Publié le 16/05/2019, mis à jour le 02/03/2023, Ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires.)

Des arguments supplémentaires ne manquent pas, mais j’arrête là mon plaidoyer pour le renoncement à ce projet d’autant plus contre-nature qu’on demande aux citoyens d’adapter leurs comportements à la nouvelle donne écologique, et que cette demande hélas se vide de son sens quand l’exemple n’est pas donné par les décideurs.
N° 417 : 29 juillet 2024 - 15:09
Auteur : Anne Calmels
Son avis : Défavorable
Madame, monsieur,
Plus que jamais, il faut protéger les récifs coralliens !
Ce projet me paraît inapproprié, vu l'état de nos océans.
Une grand-mère inquiète pour l'avenir de nos enfants
N° 416 : 29 juillet 2024 - 14:58
Auteur : Delphine Robert
Son avis : Défavorable
Ce bassin ne nécessite pas d’agrandissement. Ce projet tue la nature. Après 17 ans je suis venue à la Réunion je trouve qu’il y a un gros problème au niveau écologique. Pas assez de sensibilisation, de prévention et de mobilisation. Trop de déchets. Notamment près des plages et de la mer. Ce que j’ai pu observer à Grands Bois pas loin de grand’anse. Avant d’agrandir quoi que ce soit il vaudrait mieux s’occuper des déchets qui se retrouvent ensuite dans l’océan. Arrêtons de tout changer, certes ce type de projet ramène du travail mais cela n’est pas rentable pour notre planète et les générations futures sur le long terme. Il faut surtout embaucher des personnes pour nettoyer. Donner une meilleure image de l’île aux touristes et aux habitants au lieu de détruire la nature. Installez aussi des poubelles.
N° 415 : 29 juillet 2024 - 14:56
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Sans entrer dans les détails, Je suis contre ce projet pour les raisons suivantes :
Il est une menace pour la biodiversité
Il représente des risques sanitaires

Ce projet est tout à fait déraisonnable. Il ne DOIT PAS être mis en application.
N° 414 : 29 juillet 2024 - 14:49
Auteur : Sarah Salain
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.
N° 413 : 29 juillet 2024 - 14:45
Auteur : Alan Gonzales
Son avis : Défavorable
Je pense qu’il est temps d’arrêter de détruire la nature pour attirer des touristes
N° 412 : 29 juillet 2024 - 14:45
Auteur : janine lambrechts
Son avis : Défavorable
bonjour,
Encore une parcelle de la TERRE qui va disparaître au profit d’intérêt majeur surtout que c'est une zone humide. C'est une hérésie puisque l'île est entourée d'eau.
A cette allure là de quoi vont hériter nos enfants ? un désert dû à l'inconscience de certains.
N° 411 : 29 juillet 2024 - 14:41
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ne jouons avec les lois M. le Préfet.
N° 410 : 29 juillet 2024 - 14:24
Auteur : francoise roussel
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je note que partout, les biodiversités s'effondrent, les phénomènes climatiques s'aggravent (sécheresses, inondations, incendies..)que les populations humaines sont durement impactées par tous ces évènements mais...que l'on continue à nier ces faits en saccageant davantage et toujours plus de Nature, d'espaces vitaux indispensables à notre survie.
Quelle triste image que celle de ce monde acharné à se détruire, quel cauchemar!
En France il y a eu les accords de Paris censés, entre autre, brider la production de CO2 mondial, il y a des scientifiques qui alertent sans relâche par le biais du GIEC, les populations autochtones qui partout dans le monde tentent de faire entendre raison aux industriels, politiques, lobbys etc. Nous avons des promesses gouvernementales mais les faits manquent.
Ce projet est insensé comme tant d'autres car il fragilise un peu plus un écosystème déjà durement impacté : les océans. Les océans et leurs coraux qui blanchissent et se meurent à cause du réchauffement de leurs eaux et des pollutions multiples (plastiques, chimiques, sonores,...), les océans et leurs populations qui déclinent à cause de la surpêche, des forages miniers en cours et à venir, de la prédation sans limite de l homme.
La raison doit s'imposer, il faut, Madame, Monsieur, utiliser vos forces et vos pouvoirs à la défense de la Vie sur Terre et non concourir à son anéantissement.
Je vous remercie très sincèrement
N° 409 : 29 juillet 2024 - 14:20
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Cette extension aura un impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours. La déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
N° 408 : 29 juillet 2024 - 14:19
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Le dossier déposé est très complet, et très bien ficelé... Il faut le lire dans son intégralité et non pas le survoler en y tirant des conclusions hâtives, sur la destruction des espèces coralliennes ou autres...
Toutes les mesures règlementaires seront bien engagées et respectées, les services de l’État et tous les autres acteurs de ce projet semblent avoir travaillé sur ce projet depuis des années, pour la bonne prise en compte de tous ces enjeux environnementaux. Il faut donner une chance à ce bassin de se reconstruire, tout en conservant son aspect naturel..
N° 407 : 29 juillet 2024 - 14:18
Auteur : Martine Masseguin
Son avis : Défavorable
Je connais bien La Réunion parce que j y ai de la famille et m’y rends régulièrement
Je regrette beaucoup la betonisation de l île
Ce projet me semble rentrer dans ce cadre par la mise en péril des massifs coralliens,les risques sanitaires qui n ont pas été bien mesurés
Je pense que l augmentation de la population du tourisme et du besoin sans cesse croissant des personnes ne doit pas se réduire à une augmentation de la destruction de l environnement il faut imaginer d autres solutions.dans ce cas la construction d une piscine me parait plus adaptée aux problèmes environnementaux auxquels nous sommes confrontés
N° 406 : 29 juillet 2024 - 14:16
Auteur : Marc et Claudine Romain
Son avis : Défavorable
Arrêtez de vouloir régenter notre merveilleuse nature qui a mis des millions d’années à se construire! Voyez où nous en sommes avec le changement climatique et toutes ses catastrophe! pauvres bipèdes imbus d’eux mêmes!
N° 405 : 29 juillet 2024 - 14:10
Auteur : anne marie jaussaud
Organisation : annejaussaud2000
Son avis : Défavorable
J'adhère à tous les arguments énoncés par les défenseurs du patrimoine naturel qui est menacé par les aménagements touristiques. On ne peut pas être indifférent à la transformation d'un site protégé pour le plaisir de quelques uns. Ces travaux ne visent pas le bien être de la population mais la satisfaction des catégories privilégiées qui ont les moyens de profiter d'installations dont l'utilité n'est pas prouvée. Les lieux de baignades sont-ils en nombre restreints sur l'île ? Doit-on accueillir toujours plus de touristes là où le milieu naturel a été jusque là préservé ? Le coût de l'aménagement n'est-il pas disproportionné par rapport au bénéfice économique pour la région ? Le gain (s'il a été bien pris en compte) profitera à qui ? L'équilibre du milieu est primordial et l'homme en lutte contre la nature est une construction de l'esprit. Les requins ? Voilà un argument choc. La sécurité : ne va-t-on pas au devant du danger ? L'accès à tous (handicapés compris): quel intérêt ? Ce projet est une absurdité et c'est la démonstration encore une fois que ce qui est à l'oeuvre ici est la destruction du bien commun.
N° 404 : 29 juillet 2024 - 14:09
Auteur : Raphael BIZET
Son avis : Défavorable
Les espaces naturels doivent être protégés et non saccagés. Je me souviens de Grande Anse et de sa plage corallienne, la beauté et la biodiversité de ce site doivent absolument être sanctuarisées.
N° 403 : 29 juillet 2024 - 14:05
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Cette extension aura des conséquences négatives sur l'environnement, les coraux et la biodiversité. De plus, elle présente des risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de l'eau et des risques de sécurité liés aux événements climatiques causés par l'érosion des récifs coralliens. Enfin, ce projet onéreux peut être substitué à des solutions plus sobres, économes.
N° 402 : 29 juillet 2024 - 14:03
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le site de Grand Anse est naturellement magnifique. Préservons-le. Préservons le patrimoine naturel de notre île, il est notre grande richesse. Protégeons au contraire ce site des dégradations humaines. Aménager des sites de pique-nique, oui. Concevons-les de manière minimaliste. Uniquement en bois. Pas autre chose. Mettre des poubelles , les faire vider régulièrement.
N° 401 : 29 juillet 2024 - 14:02
Auteur : Catherine MYLLE
Son avis : Défavorable
Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau
du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du
bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une
détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’avis de l’Agence Régionale de Santé
(ARS), l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du
projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le
scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les
Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de
l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence
des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne
garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.
N° 400 : 29 juillet 2024 - 14:01
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Un grand oui à 100%
N° 399 : 29 juillet 2024 - 13:59
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Plus que favorable pour ce projet d'extension et d'amélioration du bassin de Grande Anse.
N° 398 : 29 juillet 2024 - 13:52
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il faut renoncer au projet d'extension du bassin de Grande Anse et de fosse de natation afin de protéger les récifs coralliens, et non détruire cette biodiversité exceptionnelle au service des seuls intérêts économiques, et sans que la population de Petite-Île et les usagers de Grande Anse n'ait été sollicitée à aucun moment. Ce projet est en totale contradiction avec les lois nationales visant à protéger la biodiversité qui s'effondre, notamment la protection de 100% des récifs coralliens en 2025. Irresponsabilité écologique, risques sanitaires, incohérence au vu de la stratégie nationale, ce projet est une aberration face aux conséquences du changement climatique, et un déni de démocratie. Pourquoi ne pas prévoir une piscine bioclimatique qui réponde au besoin de la population à la place de cette fosse de natation (dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île) ?
N° 397 : 29 juillet 2024 - 13:51
Auteur : Jean_Michel Navarro
Son avis : Défavorable
projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne
N° 396 : 29 juillet 2024 - 13:48
Auteur : Laurent DUBET
Son avis : Défavorable
Le bassin de baignade de Grande Anse est déjà une artificialisation qui a eu un impact sur le vivant ; j'ai eu le plaisir de m'y baigner comme des très nombreuses autres personnes locales et touristes et j'aurais plaisir à y retourner occasionnellement, tel que le lieu est aujourd'hui, sans plus d'urbanisation et activités. Y faire des travaux d'agrandissement ne peut qu'être délétère en termes de biodiversités aussi bien marines que terrestres et augmentera encore l'impact entropique déjà à la limite du soutenable.

De rappeler que La Réunion est le 3ème lieu dans le monde avec la pire biocapacité* (capacité à produire une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation, notamment la séquestration du dioxyde de carbone) !

Aussi, je donne un avis défavorable à ce projet.

* sources :
https://climate.selectra.com/fr/empreinte-carbone/pays-pollueurs#la-pollution-dans-le-monde
https://data.footprintnetwork.org/?_ga=2.31071158.8...#/
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/biodiversite-reunion-train-perdre-toute-vie-vegetale-unique-monde-109436/
N° 395 : 29 juillet 2024 - 13:44
Auteur : Danielle Laventurier
Son avis : Défavorable
Je suis entièrement contre ce projet parce que :
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
Des impacts socio-économiques non-considérés.
Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.


Cordialement
N° 394 : 29 juillet 2024 - 13:41
Auteur : Xavier Hoarau
Son avis : Défavorable
Gardons notre nature
N° 393 : 29 juillet 2024 - 13:38
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Bonjour Monsieur, je suis une Petite Iloise et je connais grande anse depuis toujours. Ce projet me semble très ambitieux, onereux et peu respectueux de l environnement. En effet nous n avons pas connaissance de l impact écologique ni du coût.les arguments de Monsieur le Maire qui veut que tout les enfants de la ville sachent nager me semblent infondés. Quand est il du bien commun ? Cela va surtout attirer plus de touristes et détériorer ce site qui est classé zone naturelle remarquable. Nous sommes davantage dans une démarche respectueuse de notre patrimoine naturel et ce projet, aux risques environnementaux pour le récif coralien en devenir et l impact humain sont totalement infondés. J espère, monsieur le maire que vous prendrez en compte les besoins de vos citoyens de manière plus judicieuse et je vous remercie d'avance pour la réflexion que vous porterez à ce projet. Bien cordialement.
N° 392 : 29 juillet 2024 - 13:37
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 391 : 29 juillet 2024 - 13:34
Auteur : Anne Jandin
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Étant née et ayant grandi à la Réunion, le bassin de Grande Anse est un lieu que je connais bien. Chaque année lors de mon retour dans la famille je vois l'évolution de l'île. Le site de Grande Anse vient de subir une grande période d'aménagements. Économiquement, faire subir une nouvelle période de travaux à cet endroit ne serait pas judicieux. De plus, le récif corallien de la Réunion commence à se remettre des dégâts subits par la pêche et le tourisme depuis la mise en place du parc national marin. Il faut beaucoup plus de temps à la nature pour se rétablir qu'aux Hommes à le détruire.Il est primordial de laisser la nature tranquille, qu'elle puisse se reconstruire et continuer à nous apporter ce dont nous avons besoin (air et nourriture).
Le bassin actuel de Grande Anse est suffisant pour ses utilisateurs et est entretenu naturellement par la marée. Agrandir cet espace demanderait un financement supplémentaire afin de l'entretenir correctement, et éventuellement des postes de secours avec des maîtres nageurs sauveteurs en plus sur cette plage. Un coût supplémentaire considérable annuellement pour la mairie.
Un agrandissement du bassin retirerait la quiétude et chamboulerait l'organisation du lieu. Les usagers quotidiens y viennent d'abord pour faire leur sport, manger (restaurant, pique nique), se faire masser ou se promener. L'eau n'est pas l'atout principal de ce lieu, il ne faut pas risquer l'équilibre actuel des espaces pour privilégier un coin baignade déjà existant et pas primordial.
J'espère réellement que la voie des usagers sera entendue et que ce projet n'aboutira pas.
N° 390 : 29 juillet 2024 - 13:30
Auteur : Isabelle SABATHIER
Son avis : Défavorable
Ce projet détruira le site coralien de la Grande Anse, et toute la biodiversité qu il abrite !
Ne permettez pas un tel saccage d espace naturel ! Au contraire, il est de notre devoir de préserver ce qui reste, pour notre propre survie !
N° 389 : 29 juillet 2024 - 13:29
Auteur : Christiane FERREZ
Son avis : Défavorable
Bonjour,
L'aménagement d'une fosse de natation aura des conséquences désastreuses sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
De plus, les eaux usées, qui sont pires que les eaux pluviales, risquent de polluer les récifs coralliens. Quand on sait que depuis 1870, plus de la moitié de ces écosystèmes vivants ont disparu de la surface du globe (rapport IPBES 2019), on ne peut pas se permettre d'en perdre à nouveau. Bien qu'ils soient en meilleure santé que d'autres récifs, les récifs français restent menacés. De multiples phénomènes et pressions sont à l'origine de la dégradation de ces milieux : épisodes de blanchissement, proliférations d'Acanthaster planci L. ou astérie couronne d'épine (une espèce d'étoile de mer), sédimentation, pêche, réchauffement climatique, cyclones, blooms algaux (augmentation rapide de la concentration d'algues), etc. La bonne santé des récifs coralliens est un enjeu majeur car ils abritent plus du quart des espèces marines et sont de ce fait un réservoir essentiel de biodiversité. Ils sont à l'origine de nombreux services écosystémiques : protection côtière, fourniture de produits piscicoles et aquacoles, tourisme, etc.
En s'engageant d'ici 2025 à protéger 100 % de ses récifs notamment au travers de ses aires marines protégées, la France fait de la protection de ces écosystèmes un enjeu de premier ordre. N'attendons pas 2025 pour agir.
Cordialement.
N° 388 : 29 juillet 2024 - 13:24
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 387 : 29 juillet 2024 - 13:22
Auteur : Beatrice Rebourcet
Son avis : Défavorable
La zone de baignade existe déjà. L agrandissement met en péril les coraux et la biodiversité . Il vaudrait mieux aménager ailleurs des zones de baignade plus nombreuses mais moins grandes avec moins d impact écologiques. Et mieux réparties sur le territoire de l île.
N° 386 : 29 juillet 2024 - 13:15
Auteur : Lisa Fluchaire
Son avis : Défavorable
Ce projet de fosse aura un impact négatif sur la santé des coraux alentours d'autant plus qu'il y aura un déversement des eaux usées et pluviales sur les récifs préservés de l'île.
L'urgence environnementale n'est plus a prouver et ce projet va a l'encontre des actions que doivent réaliser nos politiques.
N° 385 : 29 juillet 2024 - 13:15
Auteur : Christophe LAVERGNE
Son avis : Favorable
Concernant le projet d’extension du bassin de Grande Anse, je lis sur les réseaux sociaux certains propos basés sur des arguments discutables. Les personnes n’ayant pas tous les éléments de ce projet, sont généralement contre cet aménagement, prétextant que cela va impacter l'environnement et dénaturer le site.
La Ville de Petite-Ile travaille depuis longtemps sur ce projet. La mise en œuvre du projet d’extension du bassin de Grande Anse prend du temps, justement parce que la Ville est soucieuse d’impacter le moins possible le site, le paysage et la biodiversité, dans le respect des règlementations en vigueur telle que la loi littorale. L’objectif est d’intégrer le bassin à son environnement avec des aménagements minimalistes afin qu’il soit le plus naturel possible.
A la demande de la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DEAL), un inventaire exhaustif de la faune marine a été réalisé et montre que le bassin actuel est une véritable pouponnière, très riche en espèces différentes de poissons, de coraux, d’hippocampes, de crustacés, d’échinodermes, de nudibranches, … Par ailleurs, l'Agence Régionale de Santé a également exigé que l'eau du futur bassin soit bien renouvelée. Ce point essentiel est la condition sine qua non qu’une communication entre l'intérieur et l'extérieur du bassin puisse se faire. Ce qui va donc favoriser les échanges d’eau, de matériaux, d’organismes vivants dans les deux sens, et la régénération de la vie marine à l’intérieur du bassin.
Dès le début des travaux d’extension du bassin, un coordonnateur environnemental sera chargé de surveiller la bonne santé de la faune et de la flore. Les impacts des travaux sur la morphologie du fond marin et la vie marine seront surveillés de près et minimisés (balisage, tapis de protection des coraux, …). A plus long terme, ce bassin se transformera en véritable aquarium et nurserie pour les organismes marins. Le bassin pourrait ainsi devenir une Aire Marine Educative, support pédagogique pour nos jeunes générations. Signalons que la piscine d’eau de mer de Mare Longue à Saint-Philippe et le bassin de Grande Anse sont deux projets totalement différents. L’extension de ce dernier sera réalisée avec un enrochement naturel comme actuellement.
Enfin, lorsque le projet sera achevé, les usagers du bassin devront avoir un comportement responsable et respectueux. Des Maitres-Nageurs Sauveteurs seront missionnés pour prévenir les dégradations à l’intérieur du bassin. Ils vont en particulier surveiller que personne n’aille marcher dans la zone Est du bassin où le recouvrement corallien est le plus important. En effet, l’état de la biodiversité du bassin actuel est impacté par les baigneurs qui piétinent les coraux !
Nou lé kapab vive en harmonie ek la nature et preserv sat nou nana.
Christophe LAVERGNE, docteur ès Science en Ecologie
N° 384 : 29 juillet 2024 - 12:58
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je ne vais pas reprendre les différents arguments(écologiques,sociaux,économiques,législatifs) auxquels je souscris. Je vois dans le projet extension du bassin de baignade une augmentation de l'accueil touristique.Or,tout excès de touristes est source de nuisances et ne répond pas au respect de l'environnement qui comprend aussi le respect des personnes vivant dans cet environnement.
N° 383 : 29 juillet 2024 - 12:47
Auteur : LISA BOYER
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable à ce projet d'extension du bassin, car cela implique :
- la destruction du récif corallien, déjà en mauvais état
- l'impossibilité à ce récif de se constituer dans le nouveau bassin, compte tenu des dimensions du mur qui empêche le renouvellement quotidien de l'eau du bassin
- des constructions ne respectant pas le cadre naturel qui demanderait à être préserver
- encore plus de béton sur l'île
- des travaux allant à contre-courant (sans mauvais jeu de mots) des enjeux écologiques et de préservation de notre Nature !!!!
N° 382 : 29 juillet 2024 - 12:36
Auteur : Vincent bello
Son avis : Défavorable
Je fréquente régulièrement ce site.
L'aménagement terrestre est une réussite.
A certaines périodes, vacances et week-ends, il est déjà saturé. En augmenter l'attractivité est un choix avant tout économique et écologique.
Sacrifier la partie marine est un choix politique à moyen et long terme. Nous sommes responsables de ce que nous faisons et laissons faire.
L'augmentation des zones aménagées est sans limite.
L'argument de l'apprentissage de la nage est fallacieux et électoraliste. Apprendre à nager en détruisant l'environnement pour ensuite être en sécurité en piscine.
J'espère que les décideurs sauront prendre de la hauteur et sortiront du mirage que toujours plus est mieux. Ce littoral mérite une gestion responsable non mercantile.
N° 381 : 29 juillet 2024 - 12:25
Auteur : Julie Baconnais
Son avis : Défavorable
Tout d'abord, il existe un impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé
des coraux du bassin et aux alentours ; il existet également des risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau
du bassin.
Cette extension marquerait un manquement aux responsabilités écologiques incombées aux
responsables politiques face aux problématiques environnementales
actuelles.
Ce projet occasionnerait aussi une amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements
extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Les impacts socio-économiques sont également à considérer :
l’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services
écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45
millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
● 28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
● 12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les
infrastructures et de dédommager les ménages) ;
● 9 millions pour la pêche.
Enfin, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve
de 100% des récifs coralliens de la France.
Merci d'agir dans le bon sens !
N° 380 : 29 juillet 2024 - 12:15
Auteur : Pierre-Marie FRANCOIS
Son avis : Défavorable
Ce projet ne peut que favoriser le surtourisme, nocif pour l'environnement et contraire à l'indispensable transition dans notre mode de vie
Il est par ailleurs inacceptable que des édiles et des autorités institutionnelles défendent trop souvent de façon partisane des intérêts privés au lieu de défendre l'Intérêt de la Collectivité
N° 379 : 29 juillet 2024 - 12:02
Auteur : Vincent MINAZZOLI
Son avis : Défavorable
Le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse doit être abandonné.

En premier lieu pour des raisons écologiques : en effet, les massifs coralliens du bassin et de ses alentours, dont on connaît le rôle dans l'équilibre des écosystèmes, seraient fortement menacés.

L'argument avancé selon lequel la construction du bassin de 1987 a préservé la biodiversité ne tient pas : tout d'abord, par le simple constat que le recouvrement corallien de la Réunion était de 65% en 1987, contre 20% à l'heure actuelle; en second lieu par le fait que le projet actuel suppose un enrochement beaucoup plus lourd que le précédent, ne permettant plus à l'eau de circuler aussi facilement, et par conséquent à la vie corallienne de s'y installer.

Non seulement l'étude d'impact suppose une résilience corallienne non-prouvée scientifiquement, de même qu'elle ne tient pas compte d'un probable rôle d'ensemenceur (ou de zone source) du récif actuel pour l'ensemble des récifs de la Réunion.

Elle ne tient pas compte non plus du rôle majeur des récifs coralliens dans la protection aux événements climatiques extrêmes (fortes houles et cyclones) : un très grand nombre de personnes, d'infrastructures sociales (établissements scolaires), commerciales, ne sont pas inondés grâce à la présence et à la bonne santé de ces récifs. C'est donc également pour des raisons économiques et sociales que ce projet doit être abandonné, et enfin pour des raisons financières : d'autres projets (comme la création d'une piscine bioclimatique, ainsi que des aménagements pour augmenter la sécurité face au risque requin) seraient bien moins onéreux que les 7 millions d'euros prévus pour ce projet d'un autre temps, climaticide et néfaste pour la bio-diversité.

Espérant être entendu,

Vincent Minazzoli
N° 378 : 29 juillet 2024 - 12:00
Auteur : MAEVA DAVIS
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU*.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île. Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion*, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'un plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’avis de l’Agence Régionale de Santé (ARS), l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles. M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
● Le bassin datant de 1987 à un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
● En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen était de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%*. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
● En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70%** et le changement climatique est indéniable.

À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

6. L'étude d'impact environnemental n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse*. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.
Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

Arguments sociaux

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
● la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
● l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses*. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.


9. Affirmation d'un argument non-fondé.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.

Arguments économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion*. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
● 28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
● 12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;
● 9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
● une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
● la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
● la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.

Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023. Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.

Conclusion : eu égard au nombre largement majoritaire des avis défavorables de la population consultée, ce projet doit être honnêtement abandonné. Il y a bien d'autres projets bénéfiques pour tous, le vivant, la Nature , l'ile...qui devraient être favorisés...tels que le respect absolu du DPM (domaine public maritime) son accès, chemins pêcheurs réhabilités... et sa protection, respect du littoral et du milieu marin par la cessation d'une pression funeste d'un tourisme préjudiciable, contraire au bien être général , anti environnementale à transformer totalement.
N° 377 : 29 juillet 2024 - 11:54
Auteur : Jean-françois Bernacci
Organisation : Moi même.
Son avis : Défavorable
Détruire un site remarquable du littoral pour agrandir un basin ,c'est une honte,la défense de l'environnement doit passer avant les intérêts financiers, merci ,non a l'agrandissement du bassin,merci.
N° 376 : 29 juillet 2024 - 11:52
Auteur : jacques françois davioud
Son avis : Défavorable
ecocidaire,anti-social,aberration économique,contraire au droit.
N° 375 : 29 juillet 2024 - 11:50
Auteur : Chantal Coulhon
Son avis : Défavorable
Merci de ne pas détruire cet Espace Naturel Protégé de Grand'Anse.
Nous sommes et vous êtes responsables de sa préservation.
MERCI.
N° 374 : 29 juillet 2024 - 11:48
Auteur : camille sallin
Son avis : Défavorable
puisque ce lieu est considéré comme un espace naturel à préserver, il est aberrant d'agrandir le bassin de baignade .
N° 373 : 29 juillet 2024 - 11:45
Auteur : Damien Götti
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 372 : 29 juillet 2024 - 11:44
Auteur : Manon Squadrelli
Son avis : Défavorable
Je trouve que c'est un projet ecocide qui va nuire à la biodiversité marine de l'île de la Réunion qui se porte déjà très mal.
D'un point de vue environnementale et même touristique, car avec une île où la biodiversité marine est moins importante on diminue l'intérêt des plages de la Réunion. De plus les plages de la Réunion où il est possible de se baigner ne sont pas sur fréquenté, il n'y a donc a mon sens aucun intérêt pour développer un tel projet Pour une île déjà si fragile et avec un équilibre précaire.
Ce n'est pas lui rendre service si on l'aime profondément.
N° 371 : 29 juillet 2024 - 11:43
Auteur : SYLVIE HOME
Organisation : PARTICULIERE
Son avis : Défavorable
La communauté scientifique dit que la biodiversité est mise à mal par les changements climatique. Je suis contre toute modification du site de Grande Anse classé "espace naturel remarquable” du littoral à préserver. La modification du bassin prévue est un non sens incommensurable et la privation pour les générations futures de cet espace.
N° 370 : 29 juillet 2024 - 11:36
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je souhaite la protection et préservation des fonds marins avant tt .
N° 369 : 29 juillet 2024 - 11:27
Auteur : Christine Lecca
Son avis : Défavorable
Je suis opposée à ce projet car sa réalisation dégraderait l'état des récifs coralliens.
N° 368 : 29 juillet 2024 - 11:25
Auteur : Enzo Baudry
Son avis : Défavorable
L'extension du bassin de baignade de Grande Anse menace les récifs coralliens environnants, essentiels pour la biodiversité marine et la protection côtière. La construction et l'augmentation des sédiments étoufferaient les coraux, perturbant leur écosystème fragile et entraînant la perte d'habitats pour de nombreuses espèces marines. Les coraux agissent comme des barrières naturelles contre l'érosion côtière et les tempêtes, et leur destruction augmenterait la vulnérabilité des côtes. Enfin, les coraux jouent un rôle crucial dans le cycle du carbone, et leur perte aggraverait les effets du changement climatique à l'échelle globale.
N° 367 : 29 juillet 2024 - 11:24
Auteur : Michel Guérin
Son avis : Défavorable
Vu l'ampleur des ravages actuels contre la nature, je suis contre tout ce qui l'endommage & détruit nos écho systèmes devenus si fragiles.
N° 366 : 29 juillet 2024 - 11:22
Auteur : Julie Fournet
Son avis : Favorable
. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 365 : 29 juillet 2024 - 11:19
Auteur : Patricia Faggio
Son avis : Défavorable
Mon avis est négatif.
Le projet est onéreux et peut être remplacé par des plus petits projets ciblés et moins chers.
L'atteinte à la biodiversité est importante sur les coraux du bassin et des alentours, sur le renouvellement de l'eau du bassin.
N° 364 : 29 juillet 2024 - 11:19
Auteur : Nathalie Hébrard
Son avis : Défavorable
Trop d'enjeux écologiques négatifs. Nous sommes dans une période où l'environnement à besoin d'être protégé !
N° 363 : 29 juillet 2024 - 11:17
Auteur : françoise lombard-farille
Son avis : Défavorable
La sauvegarde de la biodiversité doit passer avant les profits. Les lieux de baignade ne manquent pas, les espaces préservés se réduisent dramatiquement.
Laissons une planète vivante à nos héritiers.
N° 362 : 29 juillet 2024 - 11:15
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le site de Grand Anse doit resté un espace naturel remarquable
Laurence
N° 361 : 29 juillet 2024 - 11:12
Auteur : BEATRICE POTIER
Son avis : Défavorable
Voici les raisons principales de mon refus de ce projer :
- Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours, une des dernières zones coralliennes préserver de la Réunion
- La séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018 qui est là juste pour dire qu’on applique la loi mais qui semble bien médiocre au regard des enjeux actuels.
- Des installations complexes aux impacts négatifs, alors que des installations plus sobres sont possibles. Du coup, un projet très onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
N° 360 : 29 juillet 2024 - 11:11
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
1) Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m)qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort
recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU*. Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

2)Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses*. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

3) Des impacts socio-économiques non-considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion*. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
● 28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
● 12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les
infrastructures et de dédommager les ménages) ;
● 9 millions pour la pêche.
Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif.
Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.


4)Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale
N° 359 : 29 juillet 2024 - 11:10
Auteur : Quentin Dugnat
Son avis : Défavorable
Ecologiquement irresponsable, le site de grande anse est bien assez grand tel qu'il l'est aujourd'hui et il faut le préserver. L'écosystème présent dans le bassin est complexe et rare, n'allez pas encore détruire le peu de biodiversité qu'il reste à la Réunion pour plaire aux tourisme. Nous détruisons déjà bien assez le lagon entre autre pour aller modifier ce bassin qui est magnifique et suffisamment grand. Déjà qu'il est détruit par la crème solaire et autre absurdité humaine n'en rajoutez pas une couche s'il vous plaît. Respekt nout île, respekt la nature.
N° 358 : 29 juillet 2024 - 11:09
Auteur : Mireille FEUILLIE
Son avis : Défavorable
La destruction d'un paysage naturel entraine des conséquences dramatiques pour l'environnement: les coraux, traitements des eaux usées et de pluie
Et pour quelle raison l'agrandir ?
N° 357 : 29 juillet 2024 - 11:04
Auteur : Véronique Gauvain
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.
N° 356 : 29 juillet 2024 - 11:04
Auteur : Christophe Blanchet
Organisation : Altair
Son avis : Défavorable
Arrêtons cette fuite en avant des aménagements urbains ! Cet espace naturel est protégé, pourquoi encore utiliser un passe-droit sous le prétexte bidon d'une utilité publique. Merci de prendre en compte mon avis de simple citoyen dans ce pays où seuls les grands, forts et puissants sont respectés et décident pour leurs intérêts seuls.
N° 355 : 29 juillet 2024 - 11:04
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


Des impacts socio-économiques non-considérés.

L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.

28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.
N° 354 : 29 juillet 2024 - 10:58
Auteur : mireille laurent
Son avis : Défavorable
Stop à la bétonisation Merci de preserver quelques refuges pour les suivants !
N° 353 : 29 juillet 2024 - 10:57
Auteur : André Masson
Son avis : Défavorable
Projet délirant en complète contradiction avec la préservation de la biodiversité, l'économie locale, la vie sociale, pour différentes raisons énumérées ci-dessous
Liste des arguments contre le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :

Créé le 24.07.2024 / Modifié le 25.07.2024

Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU*.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

*Broudic, L., Pinault, M. (2022). UTOPIAN – Identification des zones d’enjeux prioritaires de conservation au sein des platiers récifaux de La Réunion. 29 p + annexes.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île. Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion*, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

* Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'un plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’avis de l’Agence Régionale de Santé (ARS), l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

ARS - Avis sur projet.pdf / https://www.democratie-active.fr/enquete-publique-bassin-grande-anse/dossier-enquete-publique-dematerialisee-s1012.html

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles. M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
● Le bassin datant de 1987 à un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
● En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen était de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%*. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
● En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70%** et le changement climatique est indéniable.

À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

*Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État Écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

**Le Mézo, Lionel; Dupuy, Stéphane; Gaetano, Raffaele, 2022, "La Réunion - occupation du sol - carte 2021 (Spot6/7) - 1.5m", https://doi.org/10.18167/DVN1/MR4YT9, CIRAD Dataverse, V1


6. L'étude d'impact environnemental n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse*. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

* Ifrecor, 2021. État de santé des récifs coralliens, herbiers marins et mangroves des outre-mer français. Bilan 2020. 335 pp


Arguments sociaux

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
● la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
● l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses*. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

* Marie-Dominique Leroux, Russel Elsberry, Esperanza Cayanan, Eric Hendricks, Matthew Kucas, et al.. Recent Advances in Research and Forecasting of Tropical Cyclone Track, Intensity, and Structure at Landfall. Tropical Cyclone Research and Review, ESCAP/WMO Typhoon Committee (TC) and Shanghai Typhoon Institute of China Meteorological Administration (STI/CMA), 2018, 7 (2), pp.85-105. 10.6057/2018TCRR02.02. hal-01722708

9. Affirmation d'un argument non-fondé.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Arguments économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion*. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
● 28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
● 12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;
● 9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

*Pascal N., Leport G., Allenbach M., Marchand C., 2016. “Valeur économique des services rendus par les récifs coralliens et écosystèmes associés des Outre-mer français“ Rapport technique IFRECOR, 56 pages.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
● une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
● la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
● la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023. Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 352 : 29 juillet 2024 - 10:57
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ce projet est une aberration écologique quand va t'on arrêter ces projets déments et disproportionnés et de véritables agressions environnementales.pourtant nous avons toutes les données en main et la connaissance des désastres annoncés.quels en catastrophe et mépris envers l'humanité et le futur de notre planète de nos enfants.
N° 351 : 29 juillet 2024 - 10:56
Auteur : Isabelle Ousset
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Le site de Grande Anse est classé "espace naturel remarquable” du littoral à préserver.
Je ne vois pas l'utilité d'une telle extension.

Cordialement,
Isabelle Ousset
N° 350 : 29 juillet 2024 - 10:53
Auteur : Pierre Moreau
Son avis : Défavorable
Il me semble que ce projet manque aux responsabilités écologiques face aux problématiques environnementales actuelles.
Le courrier du 13 juin 2023 d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration publique n'est pas disponible.
N° 349 : 29 juillet 2024 - 10:52
Auteur : Yves Levilain
Organisation : Greenpeace
Son avis : Favorable
Bonjour, pourquoi vouloir toujours détruire la nature, au profit de quelques-uns ? Vous, les politiciens
veulliez respecter les avis du plus grand nombre. La terre nous donne tout, respectons la.
N° 348 : 29 juillet 2024 - 10:50
Auteur : Brigitte Macé
Son avis : Défavorable
Le projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse sera très destructeur, car il faudra creuser 1 mètre sur une surface de 350 m2; cela va produire une turbidité d l'eau qui endommagera les coraux à proximité, car ils seront privés de lumière. Ce bassin de baignade pourrait être remplacé par un projet de construction de piscine bioclimatique dans la commune de Petite Ile.
De plus, le talweg actuel qui collecte les eaux pluviales et usées de la zone sera déplacé pour éviter les risques sanitaires dans le bassin de baignade projeté, et ira polluer une zone très sensible au niveau écologique: les récifs coralliens ne sont déjà pas en bon état à cause du réchauffement climatique, et des cyclones dorénavant plus nombreux et plus forts.
La zone d'enrochement projetée implique la destruction de zones coralliennes, alors que ces dernières doivent être protégées. Aucun projet de protection ni de mesures de compensations n'ont été mis en place.
De plus, il existe des risques sanitaires car l'enrochement du bassin va limiter le renouvellement de l'eau, qui va se détériorer.Je vous demande donc de ne pas réaliser ce projet destructeur.
N° 347 : 29 juillet 2024 - 10:41
Auteur : muriel knezek
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion*, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.
Cordialement
N° 346 : 29 juillet 2024 - 10:39
Auteur : Christine Lyraud
Son avis : Défavorable
Bonjour, il faut arrêter de détruire nos paysages qu'ils soient terrestres ou marins. La préservation des récifs coralliens est une priorité; la protection sanitaire des eaux aussi. Risques accrus face aux évènements extrêmes. De plus les stratégies et trajectoires nationales ne sont pas respectés.Ceci est un résumé de toutes les raisons qui me poussent à voter contre ce projet. Merci d'avoir pris le temps de me lire. Salutations
N° 345 : 29 juillet 2024 - 10:34
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
L'aménagement d'une fosse de natation aura un impact négatif sur la santé des coraux du bassin et aux alentour; ce projet va à l'encontre des responsabilités écologiques et aux problématiques environnementales actuelles.
N° 344 : 29 juillet 2024 - 10:33
Auteur : Véronique Hulin-Texier
Son avis : Défavorable
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Grande Anse en péril
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grandeanseenperil
il y a 5 jours
9 Min

GUIDE À SUIVRE POUR REMPLIR L'AVIS D'ENQUÊTE PUBLIQUE
Dernière mise à jour : il y a 4 jours


L'enquête publique est un outil démocratique qui permet aux citoyennes et aux citoyens de donner leur avis en faveur ou en défaveur d'un projet.

Cette étape est importante et décisive dans le cadre de votre opposition à l'agrandissement du bassin de Grande Anse.
Vous pouvez faire la différence en y participant.



Voici comment participer à l'enquête publique :

Ouvrez la page de l'enquête publique (cliquez !). 
Si vous le souhaitez, vous pouvez parcourir les différents documents accessibles sur le site en lien avec le projet, publiés par la commune de Petite-Île.
Pour faciliter votre dépôt d'observation, une liste d'arguments est accessible ci-dessous. Vous pouvez copier-coller les arguments de votre choix et les inscrire dans votre avis d'enquête publique.

Liste des arguments contre le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse :


Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.
"
https://grandeanseenperil.wixsite.com/grande-anse-en-p-1/post/guide-%C3%A0-suivre-pour-remplir-l-avis-d-enqu%C3%AAte-publique#:~:text=Join%20us%20on,climatique%20est%20ind%C3%A9niable.
N° 343 : 29 juillet 2024 - 10:33
Auteur : Catherine GEROUX
Son avis : Défavorable
Ce projet met gravement en danger les coraux si fragiles et le déviation d'un talweg aura des conséquences catastrophiques sur les écosystèmes coralliens. Il faut préserver la beauté et éviter à tout prix la détérioration de cette eau.
N° 342 : 29 juillet 2024 - 10:30
Auteur : Gaelle Sainsaulieu
Son avis : Défavorable
Cela sera dommageable pour l'écosystème de cette endroit .
Ne faites pas ça s'il vous plaît. Il y a suffisamment d'endroit pour se baigner à la reunion.
Merci.
N° 341 : 29 juillet 2024 - 10:29
Auteur : marie-anne pasturel
Son avis : Défavorable
Stop à la destruction des milieux naturels; arrêtez d'attaquer les paysages !!stop aux grands travaux qui polluent et perturbent l'environnement!
du respect svp pour les animaux aqquatiques!! fichez leur la paix!!!
N° 340 : 29 juillet 2024 - 10:29
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Je ne suis pas favorable à ce projet étant donné son coût élevé et non convaincu de son utilité.
Voir en détail les arguments dans le PDF joint.
En vous remerciant.

Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 339 : 29 juillet 2024 - 10:29
Auteur : Marie Laure Guillou
Son avis : Favorable
Bonjour.
Je suis absolument défavorable à ce projet d'extension de cette fosse de natation qui aura un impact nuisble sur les coraux et la biodiversité marine.
Salutations.
N° 338 : 29 juillet 2024 - 10:27
Auteur : Odile Monchy
Son avis : Défavorable
Je ne suis pas favorable a l extension de la baignade qui limitera et detruira le littoral a preserver selon la loi L 121623 du code de l urbanisme.
N° 337 : 29 juillet 2024 - 10:25
Auteur : NICOLAS RAVAT
Organisation : Particulier
Son avis : Défavorable
Avec un dossier aussi léger il n'est pas concevable que ce projet aboutisse. Je m'oppose à ce projet pour beaucoup de raisons :
- Il s'agit d'une zone naturelle protégée. Il faut donc la protéger et pas la détruire comme c'est el cas dans ce projet.
- les récifs coralliens vont être détruits si ce projet voit le jour.
- un coût délirant qui aura comme conséquence une destruction de la zone naturelle protéger.
- les compensations sont risibles, les évitements minimes et la réduction des impacts vraiment vraiment insuffisant

Merci de ne pas valider ce projet.
N° 336 : 29 juillet 2024 - 10:25
Auteur : Sophie Talayrach
Son avis : Défavorable
Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :

une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.
N° 335 : 29 juillet 2024 - 10:24
Auteur : Jean-Marc Deniel
Son avis : Défavorable
À l'heure du rechauffement climatique il est I mportant de tenir nos Engagements ecologiques.non seulement l' etude d' impact est incomplete en n' incluant pas l' Hypothese d' ensemenceur du site mais il existe d' autres possibilites moins onereuses et plus responsable au niveau environnementaux.
N° 334 : 29 juillet 2024 - 10:23
Auteur : Lydie Rech
Son avis : Défavorable
-Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
-Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île
-Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
-Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
-Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles
-L'étude d'impact environnemental n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
-Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
-Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
-Des impacts socio-économiques non-considérés.
-Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
-Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
-Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.

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N° 333 : 29 juillet 2024 - 10:21
Auteur : Carole Cernobori
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je suis défavorable à ce projet d'extension qui aura un impact sur la dégradation de la biodiversité.
Je pense que notre rôle est de favoriser la protection d'espaces naturels utiles à la Vie, et non l'inverse.
Merci
N° 332 : 29 juillet 2024 - 10:17
Auteur : Michel SIMON
Son avis : Défavorable
Non à l'extension de la baignade de la Grande Anse.
Laissez respirer la nature !
N° 331 : 29 juillet 2024 - 10:17
Auteur : Dominique Hanot
Son avis : Défavorable
Je suis contre cet énième projet humain destructeur ! La race humaine est la pire prédatrice de la planète. Il est temps de revenir au respect de la vie alentour et d’arrêter ces projets néfastes.
N° 330 : 29 juillet 2024 - 10:15
Auteur : Méryl Pinque
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Je m'oppose à ce projet pour des raisons écologiques.
Il faut préserver la nature sauvage, pas la détruire.

Je dénonce :

1) L'impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.

Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.

Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.


2) La déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.


3) L'inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.

L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.


4) Les risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.

L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.


5) Le manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?

Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?


6) L'étude d'impact environnementale qui n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.


Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.
N° 329 : 29 juillet 2024 - 10:14
Auteur : Martin Rousseau
Son avis : Défavorable
Les arguments sont évidemment écologique. Il est plus que temps de cessé le développement foncier dans un objectif de zéro artificialisation net. L'île à déjà perdue plus de la moitié de sa forêt originelle au profit de l'urbanisation et de l'agriculture.
Ces travaux vont avoir un impact conséquent sur les récifs coralliens qui sont déjà dans un état dégradé et de nombreux travaux existent pour justifier de leur état et de l'importance de les conserver, même pour des intérêts économiques.
Il est urgent de penser l'urbanisme sur du long terme et cesser de se tirer une balle dans le pied en répondant seulement à des intérêts économique de court termes...
N° 328 : 29 juillet 2024 - 10:14
Auteur : Nicolas NEIERTZ
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je suis tout à fait opposé à ce projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse dans la commune de Petite-Ile à la Réunion, compte tenu des dégradations qu'il ne manquera pas d'avoir sur la santé des coraux du bassin et aux alentours, qui sont parmi les récifs coralliens les plus préservés de l'île. La loi biodiversité de 2018 prévoit une séquence "éviter, réduire, compenser" qui n'a pas été respectée, les responsables politiques manquant ainsi à leurs responsabilités écologiques. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion. La réduction du renouvellement de la masse d'eau du bassin occasionnera des risques sanitaires.
Pourtant, des solutions plus sobres sont possibles, qui éviteraient l'érosion des récifs coralliens et l'amplification consécutive des risques de sécurité humaine. Des solutions moins onéreuses, ciblées et économes auraient des impacts socio-économiques moindres.
Enfin, ce projet est en contradiction avec les stratégies et trajectoires nationales. Le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est d'ailleurs pas disponible.
Bien cordialement,
Nicolas Neiertz
N° 327 : 29 juillet 2024 - 10:11
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je trouve que ce projet de bassin est un manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles. De plus il mettrait en péril la biodiversité, notamment les coraux à proximité.

En bref, il est important de laisser cette espace classé " espace naturel remarquable " NATUREL !
N° 326 : 29 juillet 2024 - 10:09
Auteur : Claude ROCHAT
Son avis : Défavorable
Ce site étant classé "espace naturel du littoral" je demande le respect de l'ensemble des règles et restrictions imposées par un tel classement.
N° 325 : 29 juillet 2024 - 10:08
Auteur : Philippe Elia
Son avis : Défavorable
Quand allez vous faire preuve de discernement et écouter les arguments d'ONG sérieuse comme Green peace ?
L'avenir de nos enfants vous importerez donc si peut ?
N° 324 : 29 juillet 2024 - 10:06
Auteur : corinne bousser
Son avis : Défavorable
Monsieur Le Prefet,

Notre impacte sur le monde du vivant amène notre planète à une situation critique, les études et arguments scientifiques le démontrent depuis de nombreuses années.
Je suis contre des interventions sur des milieux naturels protégés surtout à des fin d'exploitation de loisirs.
Notre impacte est déjà suffisamment destructeurs pour le fonctionnement économique et sociétal du monde.
Mes respectueuses salutations
Corinne Bousser
N° 323 : 29 juillet 2024 - 10:05
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je ne souhaite pas une extension. De la baignade afin de réserver le littoral
N° 322 : 29 juillet 2024 - 10:03
Auteur : gallia valette-pilenko
Son avis : Défavorable
je suis défavorable à ce projet pour les raisons suivantes :
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 321 : 29 juillet 2024 - 10:03
Auteur : Virginie Michel
Son avis : Défavorable
Ridicule ,le bassin existant est suffisamment grand et s'en contenter évitera d'occasionner des dommages lors des travaux dagrandissemnet
N° 320 : 29 juillet 2024 - 10:02
Auteur : Marc-André Lureau
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.

Arguments sociaux :
7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens
9. Affirmation d'un argument non-fondé.

Arguments économiques :
10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.

Arguments législatifs :
12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
N° 319 : 29 juillet 2024 - 10:02
Auteur : sébastien nogrette
Organisation : particulier
Son avis : Défavorable
contre tout projet de bassine
N° 318 : 29 juillet 2024 - 10:00
Auteur : Jean Pérochon
Son avis : Défavorable
Non à ce projet mortifère pour les récifs coralliens, il est encore temps de le remplacer par un ou des projets moins onéreux et plus respectueux de l'environnement et de la biodiversité.
N° 317 : 29 juillet 2024 - 09:58
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Arguments écologiques :

1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU*.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

*Broudic, L., Pinault, M. (2022). UTOPIAN – Identification des zones d’enjeux prioritaires de conservation au sein des platiers récifaux de La Réunion. 29 p + annexes.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île. Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion*, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

* Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'un plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’avis de l’Agence Régionale de Santé (ARS), l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

ARS - Avis sur projet.pdf / https://www.democratie-active.fr/enquete-publique-bassin-grande-anse/dossier-enquete-publique-dematerialisee-s1012.html

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles. M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
Le bassin datant de 1987 à un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen était de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%*. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70%** et le changement climatique est indéniable.

À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

*Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État Écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

**Le Mézo, Lionel; Dupuy, Stéphane; Gaetano, Raffaele, 2022, "La Réunion - occupation du sol - carte 2021 (Spot6/7) - 1.5m", https://doi.org/10.18167/DVN1/MR4YT9, CIRAD Dataverse, V1


6. L'étude d'impact environnemental n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse*. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

* Ifrecor, 2021. État de santé des récifs coralliens, herbiers marins et mangroves des outre-mer français. Bilan 2020. 335 pp


Arguments sociaux

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses*. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

* Marie-Dominique Leroux, Russel Elsberry, Esperanza Cayanan, Eric Hendricks, Matthew Kucas, et al.. Recent Advances in Research and Forecasting of Tropical Cyclone Track, Intensity, and Structure at Landfall. Tropical Cyclone Research and Review, ESCAP/WMO Typhoon Committee (TC) and Shanghai Typhoon Institute of China Meteorological Administration (STI/CMA), 2018, 7 (2), pp.85-105. 10.6057/2018TCRR02.02. hal-01722708

9. Affirmation d'un argument non-fondé.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Arguments économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion*. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;
9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

*Pascal N., Leport G., Allenbach M., Marchand C., 2016. “Valeur économique des services rendus par les récifs coralliens et écosystèmes associés des Outre-mer français“ Rapport technique IFRECOR, 56 pages.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023. Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 316 : 29 juillet 2024 - 09:58
Auteur : Cathy Levaufre
Son avis : Défavorable
Entièrement d accord avec les analyses de greenpeace
Arrêtons de saccager la nature !
N° 315 : 29 juillet 2024 - 09:57
Auteur : CYRIL DURDUX
Son avis : Défavorable
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU*.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

*Broudic, L., Pinault, M. (2022). UTOPIAN – Identification des zones d’enjeux prioritaires de conservation au sein des platiers récifaux de La Réunion. 29 p + annexes.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île. Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion*, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

* Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'un plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’avis de l’Agence Régionale de Santé (ARS), l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

ARS - Avis sur projet.pdf / https://www.democratie-active.fr/enquete-publique-bassin-grande-anse/dossier-enquete-publique-dematerialisee-s1012.html

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles. M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
• Le bassin datant de 1987 à un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
• En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen était de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%*. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
• En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70%** et le changement climatique est indéniable.

À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

*Broudic, L., Pinault, M., Claud, R, (2024). UTOPIAN 2023-2024 - État Écologique des récifs coralliens de La Réunion. 24 p + annexes.

**Le Mézo, Lionel; Dupuy, Stéphane; Gaetano, Raffaele, 2022, "La Réunion - occupation du sol - carte 2021 (Spot6/7) - 1.5m", https://doi.org/10.18167/DVN1/MR4YT9, CIRAD Dataverse, V1


6. L'étude d'impact environnemental n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse*. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.

* Ifrecor, 2021. État de santé des récifs coralliens, herbiers marins et mangroves des outre-mer français. Bilan 2020. 335 pp


Arguments sociaux

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
• la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
• l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses*. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

* Marie-Dominique Leroux, Russel Elsberry, Esperanza Cayanan, Eric Hendricks, Matthew Kucas, et al.. Recent Advances in Research and Forecasting of Tropical Cyclone Track, Intensity, and Structure at Landfall. Tropical Cyclone Research and Review, ESCAP/WMO Typhoon Committee (TC) and Shanghai Typhoon Institute of China Meteorological Administration (STI/CMA), 2018, 7 (2), pp.85-105. 10.6057/2018TCRR02.02. hal-01722708

9. Affirmation d'un argument non-fondé.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Arguments économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion*. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
• 28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
• 12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;
• 9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

*Pascal N., Leport G., Allenbach M., Marchand C., 2016. “Valeur économique des services rendus par les récifs coralliens et écosystèmes associés des Outre-mer français“ Rapport technique IFRECOR, 56 pages.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
• une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
• la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
• la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.


Arguments législatifs

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.
N° 314 : 29 juillet 2024 - 09:55
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
La création du bassin de nage bétonné (de 1m50) va détruire l'entièreté des communautés coralliennes dans le bassin de Grand Anse. L'expansion de ce bassin n'est pas nécessaire.
N° 313 : 29 juillet 2024 - 08:22
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Bonne initiative pour la commune
N° 312 : 29 juillet 2024 - 07:43
Auteur : Olivier Sorres
Son avis : Favorable
Ce projet est utile à la population de Petite-Ile afin de disposer d'un lieu sécurisé et naturel pour l'apprentissage et la pratique de la natation
N° 311 : 28 juillet 2024 - 21:06
Auteur : Emilie Maes
Son avis : Défavorable
𝗥𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲𝘀 𝘀𝗮𝗻𝗶𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗹𝗶𝗲́𝘀 𝗮𝘂 𝗿𝗲𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗶𝗻𝘀𝘂𝗳𝗳𝗶𝘀𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗱'𝗲𝗮𝘂 𝗱𝘂 𝗯𝗮𝘀𝘀𝗶𝗻 𝘀𝘂𝗿 𝟭𝟮𝗛.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendrer une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidence des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.
N° 310 : 28 juillet 2024 - 18:27
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Impacts écologiques :
1. Impact négatif de l'aménagement d'une fosse de natation sur la santé des coraux du bassin et aux alentours.
Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser environ 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité de l'eau lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.
Cette fosse de natation à destination des classes élémentaires peut être remplacée par un projet de construction de piscine bio-climatique dans la commune de Petite-Île.

2. Déviation d'un talweg qui achemine les eaux pluviales et usées directement sur les récifs coralliens les plus préservés de l'île.
Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.

3. Inconsistance de la séquence ERC (Éviter - Réduire - Compenser) relative à la loi biodiversité 2018.
L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de l'enrochement actuel. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une zone d'enrochement d’environ 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort de zones coralliennes avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Protégées). Des mesures de compensation ont été proposées, telles qu'une plan de gestion du site sur dix ans, ainsi qu'un projet de transplantation corallienne. Aucune de ces mesures de compensation n’ont été retenues par les services de l'État (ex : DEAL). Pour cause : - un plan de gestion après destruction du site n'est pas considéré comme une compensation - la transplantation corallienne n'est pas une compétence identifiée sur le territoire.

4. Risques sanitaires liés au renouvellement insuffisant de la masse d'eau du bassin sur 12H.
L'enrochement du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h selon le scénario le plus pessimiste. Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin et la modification de l'hydrodynamisme actuel ne garantit pas la survie des colonies coralliennes présentes.

5. Manquement aux responsabilités écologiques incombées aux responsables politiques face aux problématiques environnementales actuelles.
M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Il s'appuie sur la réussite écologique, économique et sociale du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 1987 et 2024 ?
Le bassin datant de 1987 a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler avec de faibles contraintes et aux larves coralliennes de s’y implanter. En 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environ 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler avec autant de facilité et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer.
En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment que le recouvrement moyen étaient de l’ordre de 65%. En 2024, le recouvrement corallien de La Réunion est estimé à environ 20%. Les récifs coralliens étant en 2024 plus vulnérables, une recolonisation corallienne dans ce contexte ne peut être envisagée de la même manière.
En 1987, l’artificialisation des sols du sud de l'île était encore faible et le changement climatique était une prédiction. En 2024, les sols de Petite-Île sont artificialisés à plus de 70% et le changement climatique est indéniable.


À l'heure du défi climatique et de l'érosion de la biodiversité, est-il encore raisonnable et responsable de porter un projet aux impacts écologiques forts sans le moindre fondement scientifique d'une potentielle résilience corallienne ?

6. L'étude d'impact environnementale n'inclut pas l'hypothèse du rôle d'ensemenceur (ou de zone source) de Grande Anse pour les récifs de La Réunion.
Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourraient jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.

Cette hypothèse impliquant de forts enjeux sociaux et écologiques doit être étudiée avant la validation du projet afin de déterminer si Grande Anse joue un rôle de zone source pour les récifs coralliens de La Réunion.


Impact social

7. Des installations complexes aux impacts négatifs substituables à des solutions plus sobres.
Deux arguments avancés par la commune en faveur de l’extension du bassin de baignade de Grande Anse sont :
la protection face au risque requin : la commune de Petite-Ile affirme des observations récurrentes de requins dans le bassin sans pour autant donner les sources de ses propos. Le seul accès potentiel pour un requin d'entrée et de sortie est par l’ouverture à l’ouest du bassin lors des marées hautes. Si le risque requin est l'une des raisons principales du projet d’extension du bassin de Grande Anse, alors l’installation de blocs basaltiques pour fermer l’ouverture ouest peut répondre à cette problématique.
l'autorisation de baignade dans le bassin de Grande Anse : l'interdiction de baignade dans le bassin établie en 2014 peut être levée par la présence d’un poste de secours.

Ces installations devraient éviter drastiquement les impacts négatifs sur les colonies coralliennes par rapport au projet actuel.

8. Amplification des risques de sécurité humaine liés aux évènements extrêmes causés par l'érosion des récifs coralliens.
Le projet Futurisks, coordonné par l’université de La Rochelle (LIENSs), a repris les scénarios du Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) pour faire des prévisions à fine échelle sur La Réunion. Les résultats sont clairs : les cyclones à venir seront de plus en plus intenses. Dans la mesure où la barrière récifale nous protège des fortes houles et des cyclones, proposer des projets d'aménagement sans fondements scientifiques relatifs à la résilience du récif est un risque grave pour la sécurité humaine face aux évènements extrêmes.

9. Affirmation d'un argument non-fondé.
L’un des arguments en faveur de l'extension du bassin est l'augmentation de la capacité de charge du bassin actuel. Selon la commune de Petite-Ile, la capacité de charge du bassin actuel est atteinte. Cependant, aucune étude n'a été menée pour valider cet argument.


Impacts économiques

10. Des impacts socio-économiques non-considérés.
L’Initiative Française pour les récifs coralliens (IFRECOR) a évalué les services écosystémiques des récifs de La Réunion. À eux seuls, c’est une valeur de 45 millions d’euros chaque année qui nous est rendue.
28 millions d’euros viennent du tourisme bleu ;
12 millions pour la protection côtière (nous évitant de reconstruire les infrastructures et de dédommager les ménages) ;

9 millions pour la pêche.

Ce sont 1 500 sociétés, 4 000 emplois et environ 15 000 personnes qui dépendent du récif et de son bon état de santé. Ce sont 4 200 ménages, 30 000m² d’infrastructures scolaires et plus de 200 bâtiments commerciaux qui chaque année ne sont pas inondés grâce aux récifs. Ce sont 400 pêcheurs qui tirent leur revenu du récif et 800 ménages qui extraient un complément de revenu et de protéine du récif. Au vu de cette forte dépendance, venir agrandir un bassin de baignade dont les impacts et la résilience du récif ne peuvent pas être garantis représente un danger économique et social. D’autant plus que le récif de Grande Anse pourrait jouer le rôle d'ensemenceur des récifs du sud et de l’ouest de La Réunion.

11. Un projet onéreux pouvant être substitué à des projets ciblés et économes.
Le projet actuel est estimé à 7 millions d’euros. Voici des options pouvant limiter le coût financier et les impacts écologiques tout en répondant aux objectifs principaux du projet :
une piscine bioclimatique à la place d'une fosse de natation pour répondre au besoin d'acquérir la compétence du savoir-nager pour les classes élémentaires de Petite-Île ;
la fermeture de l'entrée ouest du bassin actuel par la pose de blocs basaltiques plutôt que l'agrandissement du bassin pour répondre au risque requin ;
la construction d'un poste de secours comme il est prévu dans l'actuel projet pour autoriser la baignade.

12. Non-respect des stratégies et trajectoires nationales.
D’ici 2025, la Stratégie Nationale pour les Aires Protégées prévoit la mise en réserve de 100% des récifs coralliens de la France. Si les représentants politiques s'alignent avec la trajectoire nationale, alors Grande Anse doit être placée sous protection réglementaire. Le projet d'agrandissement du bassin de Grande Anse va nécessairement engendrer des dégâts directs et indirects sur les coraux du bassin et sur le récif le plus préservé de l’île. Sans garantie d’une résilience du site, ce projet est une incohérence au vu de la stratégie nationale.

13. Non disponibilité du courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023.
Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune de Petite Ile, le site de Grande Anse est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Pour déroger à cette mise en statut, une déclaration d’utilité publique émanant du préfet est obligatoire. Cependant le courrier d'avis sur la recevabilité du dossier de déclaration d'utilité publique (DUP), du 13 juin 2023 n'est pas accessible sur les documents partagés dans l'avis d'enquête publique.
N° 309 : 28 juillet 2024 - 09:58
Auteur : Anouk Piteau
Son avis : Défavorable
L'agrandissement du bassin de baignade ne fera qu'augmenter la pression sur le site de grand anse deja bondé chaque weekend, et servira les intérêts touristiques plutot que des interets locaux.

La construction d'un tel ouvrage en milieu marin aura pour conséquence la perturbation de la faune, riche en ce lieu, et unique au monde.

Quelle retombée pour les réunionnais ? Plus de tourisme de masse, donc plus d'urbanisation à proximité dans les prochaines annees comme c'est le cas de st paul à trois bassin. Laissons le sud sauvage et arrêtons d'en faire le nouveau st gilles.
N° 308 : 27 juillet 2024 - 19:46
Auteur : Eric Turpin
Organisation : Perso
Son avis : Favorable
Trop bien, cela va permettre d’attirer plus de gens sur la plage!
Et ça améliore l’espèce naturel
Au top !
N° 307 : 27 juillet 2024 - 19:08
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Défavorable
N° 306 : 27 juillet 2024 - 17:51
Auteur : zonta zonta
Son avis : Défavorable
L'actuel bassin suffit, à condition de savoir s'en contenter afin de privilégier le respect du vivant dans son espace biologique et non quelques ambitions financières. La Réunion doit montrer l'exemple en matière de protection de la faune et flore marines et non dériver vers la cupidité et la stupidité réunies à y perdre son âme...
N° 305 : 27 juillet 2024 - 09:00
Auteur : Eric Turpin
Organisation : Perso
Son avis : Favorable
Trop bien, cela va permettre d’attirer plus de gens sur la plage!
Et ça améliore l’espèce naturel
Au top !
N° 304 : 27 juillet 2024 - 05:59
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis de la quarantaine et je suis une sudiste. La plage de Grand Anse et son bassin représentet pour moi les moments de joie de mon enfance quand on descendais la piste poussiéreuse en 404 bâchée, mon adolescence quand on bachait les cours d histoire du lundi après midi au lycée et enfin l'age adulte pour les multitudes fois oû entre amis nous y allons pour le pique-nique et depuis quelques années la possibilité de faire de la marche ou de la course à pied.
GRAND ANSE est ma plage préférée depuis toujours car elle a cet àspect sauvage. UNIQUE

Je ne souhaite pas de nouveaux travaux sur cette zone qui va nous priver de l accès au bassin durant plusieurs mois.
Je ne souhaite pas l'agrandissement du bassin, les travaux et bruits qui dérangent et détruisent la faune marine et terrestre de cet ecosysteme.
J ai fais des études en biologie à l université de Saint Denis. Nous savons qu un ecosysteme est fragile. Les travaux envisagés sont colossaux.

Ayez une oreille attentive pour ceux qui souhaitent protéger la nature. Ne pensez pas que nous sommes dans un monde de bisousnours ! Non! Nous voulons laisser derrière nous un environnement le plus authentique.
Grand Anse est authentique et nous l'aimons pour cela. Preuve de l'affluence constante des week end et pendant les vacances et jours fériés.
Si nous souhaitons un site de baignade sécurisé, tous nous savons oû aller, aiĺleurs!

Cet ailleurs n'est pas si loin, Manapany, Saint Pierre. Petite-ile, elle a son charme authentique. Gardons le. Parfois nous avons tous besoin de voir des choses simples et non sophistiqué et c'est cela petite ile.
Le projet n 'a pas pour vocation d attirer plus de monde sur le site, je n y crois pas mais d offrir un site de baignade sécurisé. Cependant toujours au détriment de la faune et de la flore. Je pense qu'une partie de la nouvelle génération à conscience que les projets colossaux ont leurs limites et cette idée d'agrandissement fait partie des projets colossaux auquel nous devons mettre des limites. Je dis non au projet d agrandissement du bassin de Grand Anse.

Cordialement.
N° 303 : 27 juillet 2024 - 05:56
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis de la quarantaine et je suis une sudiste. La plage de Grand Anse et son bassin représentet pour moi les moments de joie de mon enfance quand on descendais la piste poussiéreuse en 404 bâchée, mon adolescence quand on bachait les cours d histoire du lundi après midi au lycée et enfin l'age adulte pour les multitudes fois oû entre amis nous y allons pour le pique-nique et depuis quelques années la possibilité de faire de la marche ou de la course à pied.
GRAND ANSE est ma plage préférée depuis toujours car elle a cet àspect sauvage. UNIQUE

Je ne souhaite pas de nouveaux travaux sur cette zone qui va nous priver de l accès au bassin durant plusieurs mois.
Je ne souhaite pas l'agrandissement du bassin, les travaux et bruits qui dérangent et détruisent la faune marine et terrestre de cet ecosysteme.
J ai fais des études en biologie à l université de Saint Denis. Nous savons qu un ecosysteme est fragile. Les travaux envisagés sont colossaux.

Ayez une oreille attentive pour ceux qui souhaitent protéger la nature. Ne pensez pas que nous sommes dans un monde de bisousnours ! Non! Nous voulons laisser derrière nous un environnement le plus authentique.
Grand Anse est authentique et nous l'aimons pour cela. Preuve de l'affluence constante des week end et pendant les vacances et jours fériés.
Si nous souhaitons un site de baignade sécurisé, tous nous savons oû aller, aiĺleurs!
Cet ailleurs n'est pas si loin, manapany, saint Pie
Le projet n 'a pas pour vocation d attirer plus de monde sur le site, je n y crois pas mais d offrir un site de baignade sécurisé. Cependant toujours au détriment de la faune et de la flore. Je pense qu'une partie de la nouvelle génération à conscience que les projets colossaux ont leurs limites et cette idée d'agrandissement fait partie des projets colossaux auquel nous devons mettre des limites. Je dis non au projet d agrandissement du bassin de Grand Anse.

Cordialement.
N° 302 : 27 juillet 2024 - 04:38
Auteur : Gabriel ALEZAN
Son avis : Défavorable
Rénover l'accès au bassin existant me paraît suffisant comme projet. Un agrandissement avec adjonction de postes de secours et compagnie va dénaturer ce site magnifique. Agrandir dans quel but: en cas d'affluence, le site est déjà vite saturé. Donc non, pas de ce projet svp.
N° 301 : 26 juillet 2024 - 16:04
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour, pour des raisons écologiques, sociales et économiques je suis contre cette extension de bassin.
N° 300 : 26 juillet 2024 - 14:41
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable à cette extension
Il faut une meilleure accessibilité au bassin
N° 299 : 26 juillet 2024 - 13:57
Auteur : Lauriane DURIF
Son avis : Défavorable
Je suis contre ce projet qui aboutira à un impact négatif sur la biodiversité marine, notamment les coraux alors qu'une alternative avec une piscine bioclimatique peut être trouvée à Petite-Ile, ou encore la fermeture de l'accès ouest du bassin actuel pour limiter le risque requin.
N° 298 : 26 juillet 2024 - 13:56
Auteur : Julien Gigan
Son avis : Défavorable
Bonjour,
La Réunion depuis l'arrivée de l'homme dégradent ses espaces naturels. Nous avons défricher 50% de l'ile particulièrement sur la côte. Des espèces menacées en pagaille : le dans les airs tuit tuit, papangue; sur terre lézard de Manapany, lézard des hauts, dans la mer baleine à bosse, le grand dauphin de l'océan indien. Tout ça c'est à cause nos activités, notre négligence. Et en même temps on fait partie de cette vie, on dépend de toute cette vie.
Les intérêts des élus et du secteur privée s'acharnent pour leur propres intérêts financiers à bétonner, dénaturer et trouvent n'importe quel prétexte pour chacun de leur projet aberrant. Et tout ça nous met de plus en plus en danger. Le vivant s'écroule dans le monde et l'homme est l'architecte suicidaire de cette situation.
MAIS on peut faire tout le contraire à TOUS les niveaux. Et sur ce sujet de trouver des projets durables et réelment UTILES, il y en plein qui peuvent renverser la tendance et favoriser la vie de la plus grande partie des espèces dont la notre.
A la Réunion, nous sommes ultra dépendants aux énergies fossiles : investissons dans le solaire pour nos besoins essentiels. Nous sommes ultra dépendants aux denrées venus d'ailleurs, arrêtons de bétonner et investissons dans l'agriculture durable partout. Nous sommes ultra dépendants aux voitures, investissons dans des transports durables. Nous avons la possibilité de faire de l'education dés le plus âge et réapprendre la sobriété, le respect du vivant plutôt que la compétition à tout prix et qui néna le plus gros loto.
Enormément de personnes se battent sur l'ile pour inverser les choses et pour que l'on arrête d'engraisser les pollueurs, destructeurs de nature qui ne pensent qu'à leur intérêt à court terme et ceux de leurs camarades.
Je n'oublie pas chacun de ces projets inutiles que ces élus et ces lobbys ont mis ou veulent mettre en place. Les nombreux gros centres commerciaux, le parc du volcan, l'agrandissent du bassin de grand anse. Zot la choisi zot camp, zot sa trouv un paquet de moun devant zot pou un monde plus juste et pou met a zot en face de zot responsabilités.
N° 297 : 26 juillet 2024 - 13:14
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour, pour des raisons écologiques, sociales et économiques je suis contre cette extension de bassin.
N° 296 : 26 juillet 2024 - 11:32
Auteur : Joseph et marie Christelle Odon
Son avis : Favorable
Avis favorable au projet.
On pourra enfin se baigner sans faire des km et éviter la circulation. En plus cela va servir aux enfants des écoles pour apprendre à nager.
Ils faut juste penser aux places de parking. Essayer d'agrandir l'espace car quand il y a des bus, ils prennent beaucoup de place.
N° 295 : 26 juillet 2024 - 10:46
Auteur : Karl LEMARCHAND
Son avis : Défavorable
Bonjour, vous trouverez ci-dessous différents arguments détaillés défavorable à ce projet :
1. Le projet prévoit de creuser une fosse de natation de 350m² (équivalent de 30x22m) qui va atteindre 1,5m en profondeur maximale. Bien que l’emprise de cette fosse ne soit pas sur des zones coralliennes, elle est positionnée sur une profondeur moyenne d’environ 50cm. En cela, il est prévu de creuser 1m de fond sur toute l’emprise de la fosse de natation à proximité de deux zones à fort recouvrement corallien. La turbidité lors des travaux par une pelle mécanique va priver les coraux de leur source d’énergie qui est la lumière. Des seuils de turbidité lors des travaux sont prévus pour limiter ces impacts, toutefois, les seuils de 15 NTU et 20 NTU restent très élevés pour une moyenne de turbidité en temps normal d’environ 0,50 NTU.
2. Actuellement, un talweg (cours d’eau) collectant les eaux pluviales et usées de la zone se déverse dans le bassin de baignade. Pour éviter les risques sanitaires (Staphylocoque, Escherichia coli), le projet prévoit une canalisation passant sous la plage et sous le bassin pour déboucher dans le récif corallien de Grande Anse. Or, cette zone allant du bassin de baignade jusqu’à 15m de profondeur a été considérée à forte sensibilité écologique lors de l’étude d’impact. En parallèle, selon une étude de 2024 relative à l’évaluation de l’état écologique des récifs coralliens de La Réunion, cette même zone contient le récif corallien le plus préservé de toute La Réunion (recouvrement corallien moyen d’environ 50%, en comparaison, la pente externe jusqu’à 15m de fond de l’Hermitage – La Saline à un recouvrement corallien moyen d’environ 16%). Ainsi, le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit d’acheminer des eaux pluviales et usées directement au sein d’un réservoir de biodiversité à l’échelle de La Réunion, et ce, dans un contexte d’effondrement des écosystèmes coralliens, de changement climatique et d’augmentation de l’intensité des événements extrêmes comme les cyclones.
3. L’extension du bassin de baignade de Grande Anse prévoit un renforcement et un prolongement de la digue actuelle. Le bassin va passer de 3 500m² à 6 500m² avec une digue d’environs 10m de large pour une hauteur d’environ 2m. L’emprise de cette extension va impliquer la destruction physique, c’est-à-dire la mort, de zone corallienne avec des recouvrements supérieurs à 50%. Bien que la surface d’impact ait été calculée, aucune mesure d’évitement et de réduction n’a été proposée en cohérence avec les exigences nationales en termes de protection des récifs coralliens (Stratégie Nationale pour les Aires Marines). Aucune mesure de compensation n’a également été retenue.
4. La digue du bassin va s’agrandir et ainsi, limiter le renouvellement de l’eau du bassin. Cette dernière va avoir tendance à stagner, ce qui peut engendre une détérioration de la qualité de l’eau. Selon l’Agence Régionale de Santé, l’eau du bassin doit être renouvelée à 100% en moins de 12h. Or, au vu du projet de construction, l’eau du bassin sera renouvelée à 98% en 24h ! Le risque de développement bactériologique comme les Staphylocoques ou Escherichia coli n’a pas été anticipé à la hauteur des attentes de l’Agence Régionale de Santé. En plus des risques sanitaires, le temps de résidences des masses d’eau dans le bassin va rendre vulnérables les colonies coralliennes présentes.
5. M. le maire de la Petite-Ile assure que le bassin pourra accueillir une biodiversité similaire à celle d’aujourd’hui. Or, il n’a aucune preuve de cet avancement si ce n’est son espoir et l’exemple du bassin construit en 1987. Ce qui diffère entre 2024 et 1987 ? Le bassin actuel a un enrochement léger, permettant à l’eau de circuler librement et aux larves coralliennes de s’y implanter, or en 2024, l’extension prévue est un enrochement fort avec une largeur d’environs 10m pour une hauteur de 2m. L’eau ne pourra plus circuler librement et la vie corallienne aura de grandes difficultés à venir s’y installer. En 1987, les récifs coralliens de La Réunion étaient resplendissants. Les scientifiques estiment à des recouvrements moyens de l’ordre de 65%., aujourd’hui, les récifs se meurent. En 1987, l’artificialisation des sols du sud était encore légère et le changement climatique une prédiction, or, en 2024, c’est plus de 70% d’artificialisation des sols de la Petite-Ile et nous sommes face à un changement climatique. Au vu de ce contexte, l’espoir de M. le maire est spéculatif, or, à l’heure du défi climatique et de la biodiversité, reposer un projet aux impacts écologiques forts sur un simple espoir n’est pas responsable.
6. Le taux de recouvrement corallien record du récif de Grande Anse et la forte richesse de biodiversité corallienne pourrait jouer le rôle de zone source. En écologie, nous parlons de zone source quand un site à forte productivité biologique va ensemencer les sites voisins par l'effet des conditions environnementales. Le site de Grande Anse semble être un site source qui ensemence les récifs de Saint-Pierre et de l'ouest réunionnais. Le courant dominant de La Réunion va du sud-est vers le nord-ouest, ce qui transporte la masse d'eau de Grande Anse jusqu'au Cap La Houssaye. À cela s'ajoute la stratégie de reproduction des coraux qui vont pondre des millions d’œufs ou de larves dans la masse d'eau où ils vont dériver avec les courants. Ainsi, les œufs fécondés ou les larves pourraient être amenés dans les récifs du sud et de l'ouest. Les récifs de l'ouest ont un pouvoir de résistance et de résilience fortement affaibli à cause des différentes pressions auxquelles ils font face. Aujourd'hui, et depuis 40 ans, la tendance est à la baisse. Si le site de Grande Anse se retrouve lui-même menacé, c'est un potentiel de résilience des récifs de l'ouest qui va être réduit en plus de la perdition de la biodiversité du site. Ce qui laissera la porte ouverte aux impacts sur la population face aux cyclones qui se font de plus en plus menaçants en réponse au changement climatique.
7. Grande Anse est un territoire communal. Selon le Plan Local d’Urbanisme (PLU)1 de la commune de Petite Ile, c’est une zone naturelle à protéger. Grande Anse, en incluant le bassin de baignade est également considéré comme un « espace naturel remarquable du littoral à préserver en application de l’article L.121623 du Code de l’urbanisme, ce qui induit une zone inconstructible à quelques exceptions limitativement énumérées à l’article R.121-5 dudit code. » Une déclaration d’utilité publique émanant du préfet a permis de passer outre cette réglementation. Or, bien que le dossier de déclaration d’utilité publique soit bien publié pour l’avis d’enquête publique, l’arrêté préfectoral n’est pas public. Ce document devrait être public pour laisser le soin d’appréciation des citoyen.nes sur l’argumentaire déployé pour faire passer le projet comme d’utilité publique.
N° 294 : 26 juillet 2024 - 10:05
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Super idée
N° 293 : 26 juillet 2024 - 09:13
Auteur : Caroline POIRIER
Son avis : Défavorable
Bonjour,
je ne souhaite pas d'agrandissement du bassin de grande Anse. Je souhaite préserver le récif corallien.
Pourquoi ne pas faire une piscine ailleurs plutôt que de risquer de détruire le plus beau récif de l'île?
N° 292 : 26 juillet 2024 - 08:38
Auteur : MARIE VERONIQUE MAINFROI
Son avis : Favorable
C'est un projet de grande envergure très intéressant, ça permettra de sécuriser la zone de baignade et la rendre plus agréable et aussi la création d'emploi tout en préservant l'environnement. Je suis pour ce projet à 100%
N° 291 : 26 juillet 2024 - 08:28
Auteur : Célia GOBEAUT
Son avis : Défavorable
L'étude d'impact indique clairement, entre autres dégradations environnementales induites par le projet, la destruction directe d'une partie du récif corallien sans qu'aucune solution alternative ne soit présentée en termes d’évitement. Étant donné la richesse spécifique et les nombreux services écosystémiques fournis par les récifs coralliens, il semble invraisemblable qu'un projet de tel nature soit aujourd'hui permis par les autorités. Il est, en outre, en total opposition avec toutes les politiques publiques visant à la protection des récifs coralliens. Par conséquent, j'émets un avis défavorable au projet dans son état actuel.
N° 290 : 25 juillet 2024 - 18:05
Auteur : Gwenaelle Karrer
Son avis : Défavorable
Il y a de beaux coraux et pas mal de poissons, j'ai peur que cela ne soit plus le cas après travaux
N° 289 : 25 juillet 2024 - 17:54
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le projet me paraît disproportionné. Pourquoi ne pas amélioré celui que nous avons déjà en fermant l'accès ouest qui est dangereux en cas de houle, supprimer le muret en béton à l'avant du bassin et préserver l'espace aquatique le plus possible, qui est un véritable aquarium à ciel ouvert. Une multitude de poissons juvéniles, de coraux et d'autres espèces marines sont observables comme nulle part ailleurs d'autre dans le lagon reunionnais, accessible aux enfants et adultes même ceux qui ne sont pas à l'aise dans l'eau. C'est un espace magnifique qu'il est primordial et de notre devoir de protéger!
N° 288 : 25 juillet 2024 - 17:46
Auteur : anonyme
Son avis : Ne se prononce pas
Il faudrait plutôt voir en priorité le problème de parking ou éventuellement des navettes si le parking se trouve éloigné
N° 287 : 25 juillet 2024 - 15:28
Auteur : Betty Barret
Son avis : Favorable
Le bassin est important pour les poissons et les coraux ect...ici que pour la population.
N° 286 : 25 juillet 2024 - 15:07
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable
N° 285 : 25 juillet 2024 - 15:06
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable
N° 284 : 25 juillet 2024 - 15:06
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable
N° 283 : 25 juillet 2024 - 15:05
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable
N° 282 : 25 juillet 2024 - 15:04
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable pour nos enfants
N° 281 : 25 juillet 2024 - 10:57
Auteur : Cécile Ahmed Abdi
Organisation : FNE 04
Son avis : Défavorable
S'il vous plaît, préservez le vivant qui est votre patrimoine touristique !
N° 280 : 25 juillet 2024 - 10:39
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Pourquoi ne pas laisser la nature vivre au lieu de la détruire par profil des hommes. On n a pas encore compris les conséquences ??
N° 279 : 25 juillet 2024 - 09:57
Auteur : Guy Garcia
Son avis : Favorable
Je suis favorable à l'agrandissement du bassin. Uniquement si les coraux sont préservés. Le bassin possede une flore et faune qui en font un bassin unique à la réunion.
Si les engins, machines, doivent abîmer cette richesse, comprenez que je préfère que l'agrandissement ne se fasse pas.
N° 278 : 25 juillet 2024 - 09:31
Auteur : Reine Marie Malet
Son avis : Favorable
Certains aiment la montagne et d’autres préfèrent la mer. C’est mon cas. Se baigner dans la mer est devenu un rêve dans le sud. Alors ce bassin est souhaitable pour pouvoir profiter des bienfaits de l’océan en toute sécurité.
N° 277 : 25 juillet 2024 - 08:29
Auteur : Fabrice LAURET
Son avis : Favorable
ENFIN ! après 9 ans d'études, après toutes ces années, voilà enfin ce projet qui est mis en oeuvre, pour nous, les Réunionnais !
J'en avais assez de fréquenter le site avec mes enfants, sans pouvoir profiter de l'océan en sécurité.
Et sur la question de la protection de coruax, la mairie semble avoir mis tout en oeuvre pour que cela soit maîtrisé. De toutes façons, ils n'ont pas le choix, vu que le projet est suivi par l'Etat.
Donc un grand oui pour le bassin de baignade !
N° 276 : 25 juillet 2024 - 08:24
Auteur : Bernadette LAURET
Son avis : Favorable
L'agrandissement du bassin me plaît comme projet, car il montre qu'il y a une réelle ambition pour développer les activités nautiques à La Réunion. je suis aussi très sensible à la protection des coraux, mais le projet me semble placer cette volonté au-dessus de toute autre. Je fais confiance à nos pouvoirs publics pour ne pas abîmer le récif, et permettre aux Réunionnais de pouvoir être sensibilisés aux enjeux de la protection des coraux.
je suis mamie de plusieurs petits enfants, et je veux qu'ils puissent se baigner à Grande-Anse en toute sécurité.
N° 275 : 25 juillet 2024 - 08:21
Auteur : Gérald LAURET
Son avis : Favorable
Je suis favorable. La Réunion manque de site de baignades sécurisés, et ce projet me semble très sérieux, porté par la mairie de Petite-Ile. Il y a une réelle volonté de protéger l'écosystème présent. De toutes façons, le risque zéro n'existe pas et il faut que nos pouvoirs publics prennent l'ambition de développer des aménagements pour que les Réunionnais puissent renouer avec leur océan.
N° 274 : 25 juillet 2024 - 07:29
Auteur : Christophe Poelman
Son avis : Défavorable
J'aime le bassin de grand anse tel qu'il est
N° 273 : 24 juillet 2024 - 19:07
Auteur : Maxence MULDER
Son avis : Défavorable
Madame, Monsieur,

Je souhaite par la présente exprimer mon opposition au projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse, présenté dans le cadre de cette enquête publique. Mes réserves sont principalement d'ordre écologique et environnemental.

1. Impact sur les écosystèmes marins :
Le projet envisage la reconstruction et l'extension de la digue marine ainsi que la création d'une fosse de natation, ce qui impliquerait une destruction des récifs coralliens existants. Cette n-ième détérioration
de la biodiversité marine serait une véritable catastrophe écologique mettant inévitablement en péril la faune et la flore locales.

2. Redondance des infrastructures de baignade :
Les communes environnantes offrent déjà plusieurs alternatives pour la baignade à des tarifs très attractifs, comme les piscines publiques et le nouveau complexe nautique à Terre Sainte. De plus, des sites naturels tels que le bassin de Manapany et le lagon de Saint Pierre proposent des zones de baignade en pleine mer, rendant l'extension du bassin de Grande Anse inutile.

3. Dégradation observée et augmentation de la fréquentation :
Sur les dix dernières années, les habitués du lieu ont observé une dégradation marquée de la qualité écologique du bassin de Grande Anse, qui est passé d’un écosystème riche et diversifié à ce que l’on pourrait désormais qualifier de « cimetière aquatique ». L'augmentation de la fréquentation a exacerbé cette détérioration, notamment à cause du piétinement des fonds marins par les baigneurs.

4. Artificialisation et perte de caractère naturel :
L'extension prévue du bassin de baignade contribue à l'artificialisation d'une anse qui était autrefois un havre de verdure et de tranquillité naturelle.

Je questionne donc la pertinence de poursuivre un tel projet d’agrandissement qui semble non seulement redondant mais aussi dommageable pour l'environnement déjà fragilisé de notre région. Est-il nécessaire d’aggraver cette situation et de continuer à transformer un site naturel en un espace artificiel au détriment de son intégrité écologique ?

Je vous remercie de prendre en considération ces observations.

Bien respectueusement,
Maxence MULDER
N° 272 : 24 juillet 2024 - 17:13
Auteur : Daisy ETHEVE
Son avis : Défavorable
Réaménager le bassin existant en y apportant des améliorations techniques qui assureront une meilleure sécurité et un accès plus aisé me parait suffisant. Cet endroit doit rester le plus discret possible et être un lieu de détente non une copie de boucan caniot ...
N° 271 : 24 juillet 2024 - 13:46
Auteur : Marie BONNEVIALLE
Son avis : Favorable
ce bassin de baignade est vraiment a preserver pour la securtie des baigneurs et dans le respect de l'environnement. ce devrait etre juste une protection contre les courants et requins...surtout pas de beton. les ilots d'enrochements pour favoriser la vie marine : bonne idee !
N° 270 : 24 juillet 2024 - 13:35
Auteur : Dominique BARRET
Son avis : Favorable
Excellent projet si attendu, permettront aux enfants d apprendre à nager en plein air sur le site de Grand Anse, faire profiter aux familles. Merci à notre Maire et son équipe.
N° 269 : 24 juillet 2024 - 12:56
Auteur : Tony BARRET
Son avis : Favorable
J'ai appris à nager dans une commune voisine n ayant pas de piscine sur ma commune, aujourd'hui le projet de bassin naturel porté par notre municipalité est une aubaine pour nos enfants , savoir nager est primordiale, profitez de ce bassin en famille, amis, pouvoir se rafraîchir en toute sécurité.. je soutiens votre projet.Merci
N° 268 : 24 juillet 2024 - 12:33
Auteur : Jasmine BARRET
Son avis : Favorable
Savoir nager est aussi primordial que de savoir marcher. Ce projet de bassin est attendu par nos familles de Petite -iLe depuis bien longtemps pour initier nos enfants à la natation sur notre beau site de Grand-Anse en plein air et de se rafraîchir en famille.
Peu de famille puisse s' offrir le luxe d accompagner leur enfant dans les communes avoisinantes pour des cours de piscine.
Grand merci au Maire et à son équipe pource magnifique projet.
N° 267 : 24 juillet 2024 - 11:06
Auteur : Francenège Barret
Son avis : Favorable
C'est important d'avoir un bassin sécurisé pour pouvoir nous baigner. C'est intéressant pour les élèves de pouvoir enfin apprendre à nager à Petite-Île.
N° 266 : 24 juillet 2024 - 09:01
Auteur : Margaux SORET
Son avis : Défavorable
Il est impensable de laisser se construire une infrastructure qui pourrait nuire à la biodiversité déjà fragile de ce lieu. La Réunion subit une bétonnisation honteuse et de masse qui ne vise qu'aux profits des plus riches et sans regard pour le vivant. Protégeons notre patrimoine en ne cautionnant pas ces projets mortifères qui portent atteinte à la vie de l'île.
N° 265 : 24 juillet 2024 - 06:34
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
La piscine actuelle de Grande Anse est un site remarquable et qui recèle une biodiversité incroyable et inattendue lorsqu'on met la tête sous l'eau. Ce serait alors paradoxal, car alors que l'objectif initial est de faciliter la découverte de ce patrimoine naturel par le plus grand nombre, ce trésor serait dégradé par l'extension et le surcreusement du bassin.
N° 264 : 24 juillet 2024 - 04:51
Auteur : Thérèse G.
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet car il prend en compte la préservation de l'environnement marin.
En créant des espaces de baignade autorisés, désignés et surveillés, la pression sur les écosystèmes marins environnants est réduite. Actuellement interdit d’accès par arrêté municipal de nombreuses personnes brave cet interdit et font n’importe quoi. Grâce au poste de MNS, et au personnel formé, les zones sensibles pourront être mieux protégées, et je constate que des initiatives de conservation sont déjà intégrées dans la conception et la gestion du bassin. Bravo !!!! un dossier bien monté qui arrive à allier préservation de l’environnement et développement de l’activité.
N° 263 : 23 juillet 2024 - 18:29
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Il me semble que les récents aménagements de la plage de Grande Anse ont permis de garder le côté naturel de celle-ci mais a également provoqué des afflux massifs le week end. Agrandir le bassin serait une porte ouverte à une surfréquentation nocive à l'environnement et gâcherait l' authenticité qui caractérise et fait le charme de cette plage. Le charme du Sud Sauvage est d'être sauvage, et non surpeuplé !
N° 262 : 23 juillet 2024 - 15:08
Auteur : Suzanne Hugues
Son avis : Favorable
Je suis très favorable au projet car le site de grande anse est, et pourra devenir grâce à ce projet de bassin de baignade autorisé une attraction touristique majeure, attirant davantage de visiteurs locaux et internationaux. Il offre une expérience unique qui peut stimuler l'économie locale en augmentant les recettes dans les commerces, les restaurants et les hébergements dans la zone.
N° 261 : 23 juillet 2024 - 14:45
Auteur : Jean Marie Felix
Son avis : Favorable
Je suis favorable au projet. Le baignade est interdite actuellement et la réhabilitation du bassin permettra aux usagers du site de bénéficier d’un bassin sécurisé et de qualité.
N° 260 : 23 juillet 2024 - 14:43
Auteur : Paul Jean
Son avis : Favorable
Après lecture attentive des différents éléments du dossier je suis très favorable à ce projet. Ce nouveau bassin de baignade en mer offre un environnement sécurisé (ce qui n’est pas le cas actuellement car interdit) pour les nageurs de tous âges et différents niveaux de compétence. Les risques associés aux courants marins forts, aux marées et aux prédateurs marins sont considérablement réduits, rendant la baignade plus sûre.
N° 259 : 23 juillet 2024 - 13:31
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
+
N° 258 : 23 juillet 2024 - 12:58
Auteur : Eric Hoareau
Son avis : Favorable
Ce projet a le mérite de prendre en compte plusieurs aspects :
1/ environnementaux : les études du dossier semblent abordés les points essentiels de protection de la biodiversité, du récif Corallien, de faune et de la flore marine. Petite précision pour celles et ceux qui connaissement pas ce site et qui font des commentaires : la barrière corallienne de Grande Anse se trouve à l’arrière du bassin actuel à une cinquantaine de mètre du rivage. Le bassin n’impacte pas ce récif qui il est vrai est particulièrement beau. Par contre l’érosion et le dérèglement climatique sont les facteurs essentiels de l’état du récif corallien de la Réunion.
2/ societaux : ce site est le lieu privilégié des réunionnais qui aiment la nature. Ceux qui viennent profiter du site, de sa beauté de sa nature préservée même après les travaux de l’arrière plage. Cette municipalité a su écouter et entendre les vrais amoureux de la nature. Pas celles et ceux qui viennent mettre le désordre et polluer le site avec leur sono, leurs tentes ou encore leur corde.
3/ sécuritaire : un bassin sécurisé et un plan d’eau surveillé permettront à chacun d’apprécier la baignade en eau de mer, loin de l’inquiétude requin et des forts courants marins
Pour ces raisons, je suis favorable à ce projet
N° 257 : 23 juillet 2024 - 12:51
Auteur : STEPHANIE LAURET
Son avis : Favorable
Je suis pour ce projet car à la lecture des documents ( nombreux et trés complet) il prend en compte l'aspect environnemental et sécuritaire. En effet, on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs, ici le risque est maitrisé n'en déplaise à certains qui critique et se font les sauveurs de la nature, mais qui n'hésitent pas à plonger dans le bassin, et piétiner le corail malgrés l'interdiction par arrété municipal.

certains sont contre le projet, veulent que le bassin soit protégé mais demande aussi qu'on installe un accés moins glissant!!! auriez vous l'intention de vous y baigner !!! ou de pratiquer des activités qui sont interdite dans le but de proteger le bassin ?
N° 256 : 23 juillet 2024 - 12:41
Auteur : André SHUNKIN
Son avis : Favorable
Mon avis est favorable s
N° 255 : 23 juillet 2024 - 11:30
Auteur : Sophie Maurin
Son avis : Favorable
Bon projet. La baignade actuelle est petite et ifficile d'accès (corail important et peu de profondeur). Par contre l'agrandissement du bassin risque d'augmenter l'affluence d'une plage déjà difficile d'accès certains jours comme le WE. Peut être faudrait il prévoir un Parking a distance avec système de navettes ?
N° 254 : 23 juillet 2024 - 09:54
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Bonjour, je pense que ce projet pour Petite-Ile et la Réunion devrait être validé. En effet ce bel équipement serait un atout pour enfin rendre la baignade possible et légal. De plus avec le risque requin, ce projet pourrait pallier à cette problématique. Aussi, nos enfants pourront apprendre à nager dan dans un environnement naturel, sans être agressés par les différents produits chimiques indispensables pour entretenir une piscine. Je suis tout à fait favorable à ce beau projet, bravo à tous ceux qui œuvrent pour que cela soit possible.
N° 253 : 23 juillet 2024 - 09:43
Auteur : Emmanuelle Mussard
Son avis : Favorable
Je suis extrêmement favorable à ce beau projet pour Petite-Ile et pour la Réunion. En effet cela légitimera la baignade dans un cadre sécurisé. Cela permettra également d'apporter une réponse à la problématique requin. Il faut que ce projet devienne réalité.
N° 252 : 23 juillet 2024 - 07:52
Auteur : Aubin Philippe
Son avis : Défavorable
Grande anse comporte deja un bassin, celui-ci me semble deja suffisamment grand car les dimanche (jour de pique-nique) il n'est jamais plein. Par risque de requin ? Vue la hauteur de la dalle rocheuse il est impossible qu'un requin dangereux pour l'homme s'y trouve, cependant les vagues et courants peuvent etre dangereux. Augmenté la capacité de baigneurs augmentera le rique d'accidents. De plus ce lieu touristique est deja énormément fréquenté, je ne penses pas que le rendre d'autant plus soit une bonne chose pour son côté authentique et sa faune.
N° 251 : 23 juillet 2024 - 07:45
Auteur : Latimy HOARAU
Son avis : Favorable
Personnellement je suis très favorable à ce projet d'extension et de réhabilitation du bassin de baignade de Grande Anse.
Ce projet correspond à un réel besoin au regard de la fréquentation très importante du site que ce soit en semaine ou le weekend et surtout pour les Petite-Ilois et pour le développement de la Commune.
Il serait souhaitable de bien le sécuriser et permettre à nos enfants d'apprendre à nager sur sa Commune.


AVIS TRES TRES FAVORABLE A CE BEAU PROJET.
N° 250 : 23 juillet 2024 - 07:29
Auteur : Sophie Félix
Son avis : Favorable
Il est important d'avoir un espace sécurisé pour la baignade tout en gardant le charme de ce lieu.
N° 249 : 23 juillet 2024 - 06:40
Auteur : Jennifer Carles
Son avis : Ne se prononce pas
Bonjour,
La préservation de la biodiversité présente dans le bassin et autour ne semble pas être la priorité du projet alors qu'elle constitue un des nombreux joyaux du territoire. Ce projet ne devrait pouvoir sortir qu'à l'unique condition que les impacts environnementaux soient les plus minimes possibles. Il semblerait que le projet se concentre davantage sur une course aux équipements que sur un véritable besoin qui soit en harmonie et dans le respect du vivant.
Mettez un masque et plongez dans le bassin, que voyez-vous ? A votre avis, que verrez-vous lorsque les travaux seront en cours et que verrez-vous à la réception ?
Ne saccagez pas les richesses qu'il reste encore sur notre territoire.
N° 248 : 23 juillet 2024 - 06:00
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Destruction du milieu naturel
N° 247 : 23 juillet 2024 - 04:26
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour

Défavorable de ce projet, il faudrait laisser la nature, cette biodiversité de poisson et fond marins tranquille.

Ces coraux est déjà en voie de disparition et vous voulez encore réaliser des travaux dans ce bassin !!

Il y en a marre de détruire notre belle nature surtout sur ce site de grand anse.

À bon entendeur
N° 246 : 23 juillet 2024 - 03:33
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Non à la destruction du récif
N° 245 : 22 juillet 2024 - 19:10
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Depuis toujours (30 ans en ce qui me concerne) les enfants apprenent à nager avec des palmes masque et tuba dans ce bassin, motivés par l'attrait des poissons et coraux.
Apprendre à nager à quelques enfants de la commune dans ce bassin est une hérésie. Contre l'effet de destruction de la faune et des coraux qui attirent beaucoup plus de touristes que ce bassin n'attirera d'enfants
N° 244 : 22 juillet 2024 - 19:07
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Peu de publicité est faite sur le projet connexe d'hôtel sur le site, qui est la vraie motivation de cet aménagement. Or, ce projet va entraîner des pb de taille avec l'évacuation des eaux usées.
Cordialement
N° 243 : 22 juillet 2024 - 19:05
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Les requins de petite taille entrent depuis toujours dans les lagons de l'île lors des cyclones. Ce ne peut être un argument.
Cordialement
N° 242 : 22 juillet 2024 - 19:03
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour.
Y a-t-il un projet alternatif de bassin de baignade à un coût certainement moindre que les 7 millions d'euros engagés dans ce projet?
Cordialement.
N° 241 : 22 juillet 2024 - 18:46
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il faut protéger la biodiversité et le paysage.
N° 240 : 22 juillet 2024 - 15:23
Auteur : julie ruiz
Organisation : particulier
Son avis : Défavorable
Doute très important sur la préservation du récif coralien et de la biodiversité du bassin
=> creuser pour une profondeur 1.50m va forcément impacter sur les coraux existants qui sont situés en grand partie à 50 cm en moyenne
=> la perturbation des pelles va impacter la qualité de l'eau, vibration turbidité et donc impacter les coraux et la biodiversité
=> réaliser une canalisation qui passera sous le bassin aura un impact sur les coraux
=> le renforcement de la digue actuelle freinera le renouvellement de l'eau et sera défavorable pour les coraux et la qualité de l'eau
=> c'est une bioviversité exceptionnelle qui a mis plus de 10 ans à se créer et étant donnée le réchauffement de l'eau les conditions actuelles ne sont pas identique pour dire que dans 10 ans le résultat sera le même
Sécuriser l'accès au bassin semble nécessaire car glissant et dangereux+++ mais pourrait se faire sans impacter les coraux mettre un revêtement antidérapant sur la roche glissante excitante et accès au bassin par la gauche là où il y a que du sable

Si besoin de faire un bassin de baignade pourquoi ne pas le faire à coté du bassin soit en dehors du bassin sur le reste de la plage où il n'y a pas de coraux et peu de poissons? soit sécuriser le bassin existant pour le snorkeling et créer un 2ème bassin pour la baignade?
N° 239 : 22 juillet 2024 - 14:05
Auteur : Mickaël FELIX
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet de réhabilitation et d'extension du bassin de baignade de Grande Anse.
Les habitants de Petite-Ile ont appris à nager dans ce bassin. Aujourd'hui, il n'est plus praticable et même dangereux. Nos enfants doivent pouvoir profiter à leurs tours d'un espace de baignade adapté et sécurisé.
Ce projet est un enjeux majeur pour le développement de la Commune et pour son rayonnement. Je suis convaincu que toutes les mesures seront prises pour garantir la biodiversité. Les travaux ne concernent d'ailleurs pas la zone proche du Piton avec sa biodiversité exceptionnelle.
N° 238 : 22 juillet 2024 - 11:47
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
La nature sauvage d un parc naturel se respecte. Aménagez plutôt une piscine plein air sur un terrain.
N° 237 : 22 juillet 2024 - 07:52
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Grand anse est un site naturel magnifique.
Il est certes prisé des touristes et reçois de plus en plus de personnes (observations personnelles), mais notre rôle est de valoriser tout en le préservant.

Ce projet risquerait d'une part d'endommager la biodiversité présente et d'autre part de gâcher le paysage en attirant plus de personnes et d'activités.

A mon sens le rôle de la mairie est d'aménager et valoriser mais sans façonner d'avantage et et de façon majeure la biodiversité et le paysage actuel.

Ce projet ne me semble donc pas adapté.
N° 236 : 22 juillet 2024 - 02:03
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je souhaite protéger l’île de toutes sur constructions, notamment creuser la plage pour y mettre un tunnel.
N° 235 : 21 juillet 2024 - 20:18
Auteur : Elise GILLON-BAVARO
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable au projet d'extension du bassin car ces travaux menacent la biodiversité exceptionnelle de la zone : les récifs coralliens y sont les plus riches, vivaces et développés de la Réunion et il serait dommage de les mettre en danger. En effet, des travaux aussi importants vont mettre en mouvement dans l'eau de grandes quantités de sédiments qui vont la troubler, priver les coraux de lumière et les étouffer physiquement quand ces sédiments leur retomberont dessus. Or, il est impossible de contrôler les mouvements de ces sédiments dans l'eau, et donc de contrer le dommage qui adviendra aux coraux du fait de ces travaux. Il est très peu probable que le récif ressorte indemne de ces travaux, même si ces derniers ne s'y attaquent pas directement.
Par ailleurs, la canalisation prévue va déverser directement des eaux polluées à proximité immédiate du récif corallien, qui est la principale richesse du lieu et risque d'être soumis à une pollution accentuée.
Si le bassin actuel est saturé, il convient plutôt de mettre en œuvre une politique visant à contenir la surfréquentation des lieux, comme cela se fait de plus en plus dans les lieux touristiques.
N° 234 : 21 juillet 2024 - 20:08
Auteur : Camille Fransolet
Son avis : Défavorable
Site naturel auquel il ne faut pas toucher . La plus belle plage de la réunion.
N° 233 : 21 juillet 2024 - 19:43
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis contre
N° 232 : 21 juillet 2024 - 17:17
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il est beaucoup plus important de sauvegarder ce qu'il reste de biodiversité corallienne à Grande Anse — à une époque où nous savons tous que le dérèglement climatique et la sur-exploitation humaine la détruit — que d'agrandir un bassin naturel pour augmenter sa fréquentation, et donc effectivement augmenter aussi son attrait touristique. Les temps ne sont plus au tourisme ! Quant au prétexte des requins, il est plus facile et surtout économique de boucher leur point d'entrée...
Quand donc prendrons-nous au sérieux le futur de nos enfants et de leur descendance, hein ?
N° 231 : 21 juillet 2024 - 16:36
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 230 : 21 juillet 2024 - 15:42
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ce projet va détruire les colonies de coraux du récif, dont la résilience est déjà fortement impactée par les changements climatiques.
Ces coraux en outre protègent de la houle lors des cyclones.
Alors que la préservation de la biodiversité et des espaces naturels se doit d'être une priorité , ce projet est en contradiction avec les objectifs nationaux et internationaux affichés.

Contre les requins il existe des méthodes plus fiables et suffisantes qui n'impactent pas les coraux, comme fermer l'ouverture est par des blocs basaltiques.

Ce projet qui ne répond qu'à des intérêts économiques en lien avec le tourisme, qui se doit d'être limité dans ce contexte de protection environnementale, n'a pas été soumis à l'approbation de la population locale.
N° 229 : 21 juillet 2024 - 14:06
Auteur : Patricia SAME
Son avis : Défavorable
Bonjour,

L'extension du bassin de baignade de Grande Anse pose le problème des coraux. Ce sont des être vivants en mauvaise santé comme dans le reste du monde. En effet, les coraux blanchissent et finissent par mourir. Or, les coraux abritent de nombreuses espèces de poissons : ce sont leur habitats. Si ces habitats sont détruits, les poissons ne vivront pas.

Donc, je vous demande en tant que commissaire enquêteur, de donner un avis très défavorable à l'enquête publique concernant l'extension du bassin de baignade de Grande Anse.
N° 228 : 21 juillet 2024 - 12:04
Auteur : Cyrille DOLIN
Son avis : Défavorable
Je suis trés défavirable à une atteinte supplémentaire à une barrière de corail encore trop jeune pour subir de telles amputations.
N° 227 : 21 juillet 2024 - 10:35
Auteur : Leo Mourterou
Son avis : Défavorable
Le projet va détruire les coraux naturels présents
N° 226 : 21 juillet 2024 - 09:38
Auteur : Ambroise Roudeau
Organisation : Privée + MFR de Saint-Pierre
Son avis : Défavorable
Bonjour Monsieur le commissaire,
Je me permets de vous envoyer mes observations quant au projet d’extension du bassin de Grande Anse.
Fervent défenseur des paysages et de la nature reunionnaise je vais d’abord donner mon avis personnel puis je vais vous faire une demande professionnelle.
Avis personnel :
Je suis titulaire d’un master 2 en gestion des littoraux et des mers, et pense être compétent dans le domaine pour apporter un avis extérieur au projet. D’un point de vu touristique (puisque c’est l’objectif du projet) l’extension et la facilitation à la baignade est en soi une idée pouvant améliorer la baignade des usagers et des scolaires au sein du bassin, même si l’argument de la crise requin n’en ai pas un pour moi. Grand utilisateur de ce site de Grande Anse, au sein du bassin il n’y a aucun risque requin et en dehors la baignade est interdite et tres peu de personne ose s’aventurer dans l’eau (sachant qu’il y aura toujours des contrevenants à l’interdiction). Mais une chose me choc et n’apparaît pas dans l’enquête proposé au public. Ce sont les enjeux environnementaux sur place. Grande anse et l’arrière de son bassin contient un des récifs coralliens les plus préservés de l’île, il est d’utilité public et est un site patrimonial unique. Les récifs coralliens de l’île sont en mauvaise santé de façon générale. La déviation de la ravine menant au bassin va directement impacter la turbidité de l’eau derrière le bassin. Cette turbidité plus importante va entraîner sans nul doute le récif, créant du blanchiment de corail et la mort progressive des coraux présents. Ce récif est une « maison à poisson » et pépinière de juvéniles, il est aussi un lieu touristique de plongée. Sa disparition serait alors une perte importante pour le site. De plus de petit récifs coralliens sont à l’intérieur du bassin et des travaux ne feront qu’augmenter leur mortalité voir les faire disparaître. Le bassin est un lieu touristique pour le snorkeling, mais la perte des récifs coralliens entraînera également la perte de la biodiversité marine apprécié par les touristes lors de ces séances de baignades. Il est de mon devoir de citoyen de vous avertir (même si vous devez déjà le savoir), mais il est de votre devoir de prendre en compte ces enjeux environnementaux qui devraient être centrales dans le débat. Je pense que ce projet touristique devrait plus prendre en compte ces enjeux car de nos jours, des sites classés/préservés attirent un public différent du public actuel de grande anse, la diversification du public touché est peut être un meilleur atout que la volonté d’optimiser le marché touristique actuel de Grande Anse.

D’un point de vue professionnel cette fois ci :
Je suis formateur à la MFR de Saint Pierre pour un bac professionnel en Gestion des milieux naturels et de la faune. J’aimerais beaucoup que mes élèves puissent voir à quoi ressemble une réunion de ce projet afin qu’ils arrivent à identifier les acteurs et qu’ils comprennent les conflits d’usages que cela engendre à travers un cas concret. Je ne sais pas dans quelle mesure cela est possible mais vous pouvez me contacter à l’adresse mail suivante (ambroise.roudeau@mfr.asso.fr) afin que l’on voit les modalités d’une potentielles « participation » en tant qu’observateur des élèves de la MFR de Saint pierre.

Je vous remercie d’avance et espère que cette enquête public sera bénéfique et prise en compte de la meilleure des manières lors des décisions,

Cordialement,
Ambroise Roudeau
N° 225 : 21 juillet 2024 - 08:18
Auteur : Reine Marie Malet
Son avis : Favorable
Certains aiment la montagne et d’autres préfèrent la mer. C’est mon cas. Se baigner dans la mer est devenu un rêve dans le sud. Alors ce bassin est souhaitable pour pouvoir profiter des bienfaits de l’océan en toute sécurité.
N° 224 : 21 juillet 2024 - 01:17
Auteur : France-Line Ethève
Son avis : Favorable
Pour moi, ce projet est essentiel. Il porte l’ambition d’une vraie prise en compte des enjeux écologiques du site, qui est extraordinaire. Ce bassin de baignade permettra aux visiteurs d’être en sécurité dans leur mise à l’eau. Et surtout, à Petite-Ile, nous pourrons bénéficier d’un espace d’apprentissage de la natation qui favorise le savoir-nager pour tous les enfants de la commune.
N° 223 : 21 juillet 2024 - 01:13
Auteur : Rico Etheve
Son avis : Favorable
Le projet du bassin de baignade est extrêmement important pour Petite-Ile. Je suis favorable à ce projet car il permet de concilier la préservation de la nature et la sécurisation des baigneurs. Aujourd’hui, cela n’est plus possible d’accueillir autant de monde sur le site et fermer les yeux sur la fait que de nombreuses personnes se baignent chaque jour sans que cela soit encadré.
N° 222 : 20 juillet 2024 - 20:01
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
A lire les commentaires ont dirait plein de gens qui arrivent de l'extérieur. Reste zot kaz ! Nous on souhaite un bassin sécurisé pour nos enfants et profiter de la mer. Et zot lé couillon comment ? C'est écrit que ça sera pas touché la ou il y a les coraux ! C'est pour ça que y agrandi le bassin l'autre côté pour protéger la zone où sa n'a la vie. Franchement donner son avis et rien lire c'est vraiment n'importe quoi ! C'est dire non pour non ! Disons les même que y ve pas enlever les chiens à l'étang salé !
N° 221 : 20 juillet 2024 - 19:20
Auteur : Maryline Bessonart
Son avis : Défavorable
Le lieu a été aménagé pour le pique-nique le bassin lui est parfait comme ça. Moins de baignade, moins de destruction des fonds marins . Quand on voit la catastrophe dans le lagon de l hermitage. Arrêtons de vouloir coloniser la mer et de détruire les espaces naturels
N° 220 : 20 juillet 2024 - 17:11
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 219 : 20 juillet 2024 - 17:07
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 218 : 20 juillet 2024 - 17:02
Auteur : Amandine Barret
Son avis : Favorable
Super projet !
N° 217 : 20 juillet 2024 - 16:45
Auteur : Maryline Bessonart
Son avis : Défavorable
Le lieu a été aménagé pour le pique-nique le bassin lui est parfait comme ça. Moins de baignade, moins de destruction des fonds marins . Quand on voit la catastrophe dans le lagon de l hermitage. Arrêtons de vouloir coloniser la mer et de détruire les espaces naturels
N° 216 : 20 juillet 2024 - 11:35
Auteur : Maryline Bessonart
Son avis : Défavorable
Le lieu a été aménagé pour le pique-nique le bassin lui est parfait comme ça. Moins de baignade, moins de destruction des fonds marins . Quand on voit la catastrophe dans le lagon de l hermitage. Arrêtons de vouloir coloniser la mer et de détruire les espaces naturels
N° 215 : 20 juillet 2024 - 09:07
Auteur : Maryline Bessonart
Son avis : Défavorable
Le lieu a été aménagé pour le pique-nique le bassin lui est parfait comme ça. Moins de baignade, moins de destruction des fonds marins . Quand on voit la catastrophe dans le lagon de l hermitage. Arrêtons de vouloir coloniser la mer et de détruire les espaces naturels
N° 214 : 20 juillet 2024 - 07:30
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Vous allez dénaturer le lieux pour vous remplir les poches de qui ce projet ? Vous allez détruire l'espace corallien qu'il y a dans le bassin très fragile cette d'équilibre et les requins arrêtez de les faire porter le chapeau de votre volonté de vous remplir les poches le requin il est dans son élément qui es la mer et ce lieu ne vous appartient pas ! Laisser tel que c'est, c'est déjà très beau !
N° 213 : 20 juillet 2024 - 07:01
Auteur : Stéfan Mussard
Son avis : Favorable
Bonjour,
Je suis très favorable à ce projet car celui-ci permettrait de palier au risque requin présent à la Réunion, d’enjoliver notre site de Grand Anse mais aussi d’amener plus de touristes vers notre plage.
Ce projet faciliterais l’apprentissage de la nage dans un espace sécurisé et adapté.
N° 212 : 20 juillet 2024 - 05:51
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,
J'ai vu évoluer ce bassin en 30 ans.
Il paraît dès à présent important de préserver l'état actuel des coraux qui servent d'abri aux populations d'animaux marins qui ont élu lieu de vie dans le récif ainsi constitué.
En espérant que ce soit prévu.
Bonne journée.
Un résident.
N° 211 : 19 juillet 2024 - 22:35
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au projet d agrandissement.
Il faut trouver une solution pour préserver une partie des coraux.
Merci à vous
N° 210 : 19 juillet 2024 - 19:12
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Un projet qui va encore, une fois de plus, détérioré l'espace naturel. La Réunion devient de plus en plus betonné....aménagé détruisant ainsi son patrimoine naturel et culturel. Il serait bien que nos enfants apprennent à grandir sur ile qui préserve son environnement et non qui le détruit et le pollue.
N° 209 : 19 juillet 2024 - 18:16
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je ne pense pas qu’agrandir le bassin soit une bonne idée, il y a déjà trop de fréquentation à cet endroit
N° 208 : 19 juillet 2024 - 13:30
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Pour l’agrandissement du bassin à Grand-Anse !
N° 207 : 19 juillet 2024 - 11:23
Auteur : Stephanie GAUTRET
Son avis : Défavorable
Par pitié, laissons un monde vivant à nos enfants, laissons sa place à la nature. Ce bassin est suffisant en l état et absolument magnifique. De toutes façons, ce site ne peut accueillir davantage de personnes que ce qu il fait déjà sur les jours de pointe et le bassin n est pas saturé. Vive la Nature libre, préservons notre île !
N° 206 : 19 juillet 2024 - 11:06
Auteur : Elisabeth Manceau
Son avis : Défavorable
Les travaux envisagés vont détruire la bio diversité de Grand Anse, et en particulier les coraux , qui permettent le recrutement des larves des animaux marins qui peuplement le récif.
Ces travaux vont à l’encontre de la préservation de l’avenir de notre île pour les générations futures.
N° 205 : 19 juillet 2024 - 06:13
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il faut laisser notre belle plage de Grand Anse naturelle
N° 204 : 19 juillet 2024 - 06:11
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Cet aménagement est nécessaire au vu de la fréquentation actuelle et à venir du site. Et ce sera un atout supplémentaire pour l attrait de la commune
N° 203 : 19 juillet 2024 - 04:11
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Je suis favorable au principe de sécurisation du site mais défavorable à une modification de l’aspect naturel.

L’augmentation de la superficie du bassin de baignade est par exemple à prohiber. L’effet probablement voulu par les porteurs du projet d’adapter le site à la forte affluence d’usagers locaux et de touristes toujours plus croissante risque d’être inverse, car cela retirerait toute la beauté naturelle de ce site. Sa valeur touristique et l’impact dans les esprits des locaux ne pourront qu’être majoritairement dégradés.

Je vous propose une solution opérationnelle : la mise en place de quota de visiteurs dans les périodes de fortes affluences. Ce genre de dispositif est déjà expérimenté et maîtrisé en Corse par exemple, ou dans les domaines côtiers et îles françaises souffrant du tourisme de masse.
Une gestion de l’accès devrait se faire conjointement via le service touristique de la Commune de Petite-Ile, la police municipale avec le soutien de l’Etat via la gendarmerie nationale.

En conclusion, l’évolution de notre société et du climat nous témoigne un nécessaire changement de paradigmes: mieux vaut réguler nos usages de la nature plutôt que de chercher à l’adapter à nos usages.
N° 202 : 18 juillet 2024 - 21:57
Auteur : Maya Couthenx
Son avis : Défavorable
Je n’approuve pas et n’accepte pas que le littoral de notre ile soit dénaturé de la sorte !
Il faut préserver notre île et non la détruire .
N° 201 : 18 juillet 2024 - 16:11
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le récit sera détruit avec ce projet dévastateur et pollueur.
N° 200 : 18 juillet 2024 - 15:17
Auteur : Marine Touneji
Son avis : Défavorable
Laisse nout ti bout la terre en paix.. i rét a nou rienk sa minm.
N° 199 : 18 juillet 2024 - 14:51
Auteur : Ludovic Meier
Son avis : Défavorable
Le bassin existant nécessite certes une rénovation pour l’accès aux Handicapé et au plus jeunes sur ses bordures accidentés…
Le projet d’accueillir un centre, MNS et louable….
Mais de là, à dénaturer, Si il est question de casser du corail vivant,…
De plus, il y a des Pied De noni (malai) des vacoas et un badamier magnifique, alors, en plus du corail, il faut faire attention à ne pas détruire l’environnement!
je voudrais quand même rajouter que ce lieu est un spot. De Surf de renommer mondial et Très préservé des locaux, Malgré l’interdit, préfectoral d’enseigner, le Surf dans le sud de l’île, La déformation du bassin, risquerait d’endommager les mouvements de l’inertie de l’eau, créant de magnifiques vagues!
en résumé, ce lieu nécessite bien une présence d’un centre de secours nautique, il pourrait aussi se prêter À la pratique nautique du Surf pour les amateurs avertis et Professionnel.
Faire l’agrandissement de ce bassin peut devenir un désastre, écologique et social.
Marin
N° 198 : 18 juillet 2024 - 14:48
Auteur : Jonas Djerari
Organisation : Citoyen
Son avis : Défavorable
En tant qu'usager régulier des lieux, j'estime que la création d'un poste MNS est essentiel en revanche les travaux de modifications du bassin et du trait de côte en général ne sont pas nécessaires et risque de causer de dégradations futures au sein de la baie mais également aux alentours (accélération de l'érosion, modifications des habitats etc.)
N° 197 : 18 juillet 2024 - 13:54
Auteur : Eric VIENNE
Son avis : Défavorable
Je suis totalement contre ce projet d’agrandissement du bassin de Grand Anse.
Regardez ce que ce genre de projet à fait de la plage des roches noirs à St Gilles les Bains.
À trop vouloir maîtriser la nature, on la modifie et détruit le paysage de l’île, favorise l’érosion de sa côte, jusqu’à en faire disparaître son sable….
À qui va encore profiter ce projet.
Qui est l’avide aux dents longues qui compte s’en mettre pleins les poches avec pour projet de modifier ce que la nature nous offre de plus beaux ?
De plus il n’y a déjà plus de place pour que les gens puissent se garer sur le site, vous allez devoir détruire quoi d’autre pour favoriser son accès à un plus grand nombre ?
Gardez plutôt cet argent pour ré emménager le site de Manapany que vous avez urbanisé puis laissé à l’abandon.
N° 196 : 18 juillet 2024 - 13:21
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Ce projet correspond à un réel besoin au regard de la fréquentation très importante du site (notamment le week-end), et de la qualité des équipements récemment déployés en arrière plage (restaurants, sanitaires, places pour grillades).
Le dossier parait par ailleurs très abouti sur le plan technique et environnemental
AVIS TRES FAVORABLE
N° 195 : 18 juillet 2024 - 12:42
Auteur : Jonathan Barre
Son avis : Défavorable
C’est un lieu qui n’a pas besoin d’être changer par un projet.
N° 194 : 18 juillet 2024 - 09:26
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il ne faut pas toucher à la plage de sable blanc. Il faut vraiment l'INTERDIRE AUX CHIENS déjà trop nombreux qui defequent PARTOUT (rarement tenus en laisse. Si vous doublez le bassin, vous devez TRIPLER la capacité des PARKINGS déjà engorgés, saturés. Les toilettes publiques (la plage pue) doivent être ouvertes au public jusqu'à au moins 20h en été... Peut-être doit-on faire payer l'entrée, (l'accès au domaine) pour "financer l'entretien des sentiers et de la plage,,, et ainsi rendre les gens un peu RESPONSABLE. Si certaines choses ne relèvent pas de votre compétence, merci de bv faire suivre. (maire??).
N° 193 : 18 juillet 2024 - 09:13
Auteur : Fabrice Fontaine
Son avis : Défavorable
Laissez Grand Anse comme s’est!!!
N° 192 : 18 juillet 2024 - 09:11
Auteur : Fab Fontaine
Son avis : Défavorable
Stop
N° 191 : 18 juillet 2024 - 09:09
Auteur : Marie Fontaine
Son avis : Défavorable
Non tout simplement
N° 190 : 18 juillet 2024 - 09:07
Auteur : Rolland Fontaine
Son avis : Défavorable
Pourquoi faire,
Non!!!!
N° 189 : 18 juillet 2024 - 09:05
Auteur : Brice Fontaine
Son avis : Défavorable
Non laissons ce lieu naturel
N° 188 : 18 juillet 2024 - 09:03
Auteur : Huland Fontaine
Son avis : Défavorable
Ce lieux est déjà trop saturé
Préservons l’actuel
N° 187 : 18 juillet 2024 - 09:02
Auteur : Fabrice Fontaine
Son avis : Défavorable
Non non et non
Laissez ce coin tranquille, ce lieu est déjà saturé
N° 186 : 18 juillet 2024 - 08:50
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ce lieu pittoresques doit garder son charme originel !
N° 185 : 18 juillet 2024 - 08:07
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
On ne touche pas à notre grand anse naturel
N° 184 : 18 juillet 2024 - 07:57
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
On ne touche pas a ma grand anse svp
N° 183 : 18 juillet 2024 - 07:40
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Dégradation de la biodiversité du bassin déjà existant. Ce bassin est le lieu de reproduction de coraux et de poisson, venir l’agrandir c’est déranger tout cela et mettre en péril un écosystème
N° 182 : 18 juillet 2024 - 07:11
Auteur : Nathalie VELIA
Son avis : Défavorable
Ce bassin a trouvé son équilibre et la faune s'y développe paisiblement. Ne rien toucher c'est respecter la nature.
De plus l'endroit est encore plein de charme et n'a pas besoin d'être encore urbanisé qu'il ne l'est.
N° 181 : 18 juillet 2024 - 05:33
Auteur : Marie Pierre VESOUL
Organisation : Ma famille
Son avis : Favorable
Préservons notre patrimoine "péi" et nos écosystèmes naturels pour l'avenir de nos "zenfan".
N° 180 : 18 juillet 2024 - 04:56
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Destruction du paysage naturel de grande anse.
N° 179 : 18 juillet 2024 - 04:49
Auteur : Marc Hoarau
Son avis : Défavorable
Un projet qui manque de cohérence et de vision :
- Impacts importants sur l'environnement et notamment sur les poissons et coraux du site
- Une artificialisation du site ce qui lui fera perde son charme
- Une déviation des eaux des ruissellement via un système qui ne favorise pas l'infiltration (mauvaise gestion des eaux pluviales)

Bref un projet non necessaire mais surtout non souhaitable
N° 178 : 18 juillet 2024 - 04:44
Auteur : Marc Roussin
Son avis : Défavorable
Un projet qui aura des conséquences environnementales importantes en plus de dénaturer le site.
N° 177 : 18 juillet 2024 - 04:10
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Ce serait vraiment génial de refaire ce bassin qui est aujourd'hui dangereux à l'accès.
N° 176 : 17 juillet 2024 - 22:51
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Laissons la nature telle qu’elle est
N° 175 : 17 juillet 2024 - 22:05
Auteur : Linda Ferrand
Son avis : Défavorable
Je pense qu'il est primordial de laisser ce site tel qu'il est afin de préserver son charme. Merci de ne pas dénaturer ce site et de laisser la nature reprendre ses droits si nécessaire.
N° 174 : 17 juillet 2024 - 20:53
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il est hors de question de détruire un milieu naturel riche et indispensable pour créer un espace de baignade. Île de la Réunion protégez votre patrimoine écologique et votre biodiversite c'est ça qui fait votre richesse. Pour la baignade les gens iront à l'île Maurice !!
N° 173 : 17 juillet 2024 - 20:35
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Arrêt bétonner partout !!!
N° 172 : 17 juillet 2024 - 20:31
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Je suis défavorable à ce projet pour plusieurs raisons :

1. Le temps de l’aménagement, l’accès au site sera restreint. Hors, c’est un lieu de détente privilégié pour les habitants du sud sauvage, mais aussi pour les touristes.

2. Ce projet fragilise voir détruit l’écosystème existant : déplacer la roche, le creusage et ses vibrations, les allées venues des engins, l’installation des canalisations,… bref que de dérangements pour la faune aquatique. Mais aussi pour les personnes habitant autour du site.
Nous savons, nous réunionnais, que Grand Anse n’est pas une plage de baignade. Il y en a d’autre sur l’île et nous pouvons nous déplacer si nous avons envie. Détruire le peu de naturel que nous avons sous prétexte d’amélioration est contre productif. Pourquoi les gens viennent a grand anse? Parce qu’elle est telle qu’elle est et pas autrement.

3. Plusieurs personnes proposent la construction d’une piscine en centre ville de st Joseph. Peut être qu’il serait plus utile d’utiliser l’argent et l’énergie à construire et entretenir des structures accessibles à tous public plutôt que détruire le sol réunionnais.
Repeindre les écoles, refaire les parcs pour enfants, les pistes cyclables, les parcs, protéger la faune et la flore, construire et nettoyer une piscine municipale, entretenir les stades et gymnases, proposer des activités pour enfants gratuites. Bref, des projets utiles au service des citoyens : si vous ne savez pas quoi faire des fonds dont vous bénéficiez, voilà quelques idées.

Cordialement
Une réunionnaise fière de son île et prête à se battre pour qu’elle reste aussi naturelle que possible.
N° 171 : 17 juillet 2024 - 19:43
Auteur : Benjamin Folio
Son avis : Défavorable
Contre la dégradation des milieux naturels pour la faune et la flore
N° 170 : 17 juillet 2024 - 19:01
Auteur : Julien Chopinaud
Son avis : Défavorable
Bonjour,
Je pense qu'agrandir le bassin de baignade est une mauvaise idée. Il faut aménager le bassin actuel pour que ce soit plus sécurisé mais avec la même superficie. Sinon, vous abimerez le lagon.
Rénovez la plage pour qu'elle soit accessible aux PMR et placez un poste mns pour la sécurité.
Donc modernisez la situation actuelle sans toucher au reste du lagon très fragile.
Cordialement
N° 169 : 17 juillet 2024 - 18:55
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bien que je puisse comprendre l’envie de dynamiser le territoire
Je trouve que ce projet ne prend pas en compte.limpact long termes sur l'environnement ́ la culture
L'authenticité, l'histoire ́ la qualité de.vie est mise à mal par ce.projet
S’il vous plaît ne le votez.pas
N° 168 : 17 juillet 2024 - 18:25
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable
N° 167 : 17 juillet 2024 - 17:57
Auteur : Mathieu Buis
Son avis : Défavorable
Ce projet entraînerait une détérioration irréversible de l écosystème récifal.
L'eau polluée seras ramené sur la plage et le récif par la houle.
N° 166 : 17 juillet 2024 - 17:15
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 165 : 17 juillet 2024 - 17:04
Auteur : Eric VIENNE
Son avis : Défavorable
Je suis totalement contre ce projet d’agrandissement du bassin de Grand Anse.
Regardez ce que ce genre de projet à fait de la plage des roches noirs à St Gilles les Bains.
À trop vouloir maîtriser la nature, on la modifie et détruit le paysage de l’île, favorise l’érosion de sa côte, jusqu’à en faire disparaître son sable….
À qui va encore profiter ce projet.
Qui est l’avide aux dents longues qui compte s’en mettre pleins les poches avec pour projet de modifier ce que la nature nous offre de plus beaux ?
De plus il n’y a déjà plus de place pour que les gens puissent se garer sur le site, vous allez devoir détruire quoi d’autre pour favoriser son accès à un plus grand nombre ?
Gardez plutôt cet argent pour ré emménager le site de Manapany que vous avez urbanisé puis laissé à l’abandon.
N° 164 : 17 juillet 2024 - 14:36
Auteur : Chloé Maillot
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable au projet. Agrandir le bassin endommagera le côté naturel du site et ne fera qu'attirer de plus en plus de monde ce qui dégrade le site depuis des années. Il n'est plus du tout agréable d'y aller. Un entretien du bassin et un possible aménagement d'accès au bassin peut cependant être une bonne idée pour le public qui souhaite en profiter.
N° 163 : 17 juillet 2024 - 13:52
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Laisser ce bassin tel qu’il est ,ce sera une catastrophe pour la biodiversité
N° 162 : 17 juillet 2024 - 13:51
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Arrêter la destruction des endroits naturel à la réunion
N° 161 : 17 juillet 2024 - 11:47
Auteur : Reinhard Seiwald
Son avis : Favorable
C’est important cet espace de baignade sécurisé dans le Sud
N° 160 : 17 juillet 2024 - 11:38
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet. Après une lecture attentive du dossier, j’ai bien compris qu’il y a deux objectifs de préservation :
- le premier concerna la préservation de la faune et de la flore sous-marine. En agrandissant le bassin vers l’ouest, on décale la zone des baigneurs loin de la zone coralienne à préserver.
- le second est la sécurisation de l’homme : en réhabilitant le bassin avec des roches massives naturelles, il s’agit de réconcilier le Réunionnais avec l’océan.
N° 159 : 17 juillet 2024 - 10:08
Auteur : Margot Landon
Son avis : Favorable
Je suis très favorable à ce projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse. Cela permettra aux enfants l'apprentissage de la natation en toute sécurité et dans un cadre naturel.
N° 158 : 17 juillet 2024 - 09:05
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis très favorable à ce projet. Le bassin de grande-anse est actuellement interdit à la baignade, sa protection se délite et les conditions sont de plus en plus dangereuses pour la baignade mais également pour la protection des coraux qui par la destruction de l'enrochement sont voués à disparaître. Le projet, quand on prend le temps de le lire, vient réparer l'enrochement existant et augmenter la surface de baignade protégée, et non pas par l'ajout de béton, mais dans la continuité de ce qui est présent sur site (enrochement). Le projet a été remanié afin de sortir des zones à protéger et de rediriger la présence des baigneurs dans un espace dédié à la nage en dehors des coraux d'intérêt qu'ils abîment et détruisent par leur présence (marche sur les coraux, masque et tuba non respectueux).
Il y a même la volonté de sauver ce qui va être détruit par l'extension du bassin, en mettant en place de la transplantation de coraux.
Il ne s'agira pas d'augmenter et d'attirer de plus en plus de touristes, mais de pouvoir offrir une baignade respectueuse de l'environnement et protégée/ sécurisée, pour tout ceux qui utilisent ce site malgré l'interdiction de baignade. La remise en état de la protection en enrochement sur le bassin, va permettre également de créer des conditions favorables pour le développement de coraux, qui n'auraient jamais existés si des hommes n'avaient pas créé à l'origine ce bassin. Il faut rappeler que ce bassin n'est pas naturel et a été créé par l'homme. Ce sont les conditions générées par la protection en roches qui ont permis aux coraux de se développer, et de créer ce site exceptionnel.
N° 157 : 17 juillet 2024 - 08:32
Auteur : Samy Abed
Son avis : Défavorable
L'impacte sur le corail sra
N° 156 : 17 juillet 2024 - 06:40
Auteur : Tarik BENLALI
Son avis : Défavorable
Ce projet constitue une menace supplémentaire pour le corail.
N° 155 : 17 juillet 2024 - 06:37
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 154 : 17 juillet 2024 - 05:25
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je vous avoue être étonné par certains commentaires. A leur lecture, j’ai l’impression que les personnes n’ont pas consulté le dossier d’enquête publique. Beaucoup de questions soulevées trouvent leur réponse dans les études réglementaires et environnementales. Certes, il s’agit d’un volumineux dossier mais il faut prendre le temps de l’analyser pour prendre la mesure de l’importance qui a été accordé au respect de la biodiversité, de la faune et de la flore marine et des mesures qui seront prises pendant la phase chantier. Il est regrettable que celles et ceux qui s’expriment ne prennent pas le temps nécessaire à la bonne compréhension de ce dossier.
Ce projet va permettre de sécuriser le bassin de baignade, préserver et valoriser l’écosystème et garantir aux baigneurs un
Plan d’eau surveillé.
Je suis donc très favorable à ce projet.
N° 153 : 17 juillet 2024 - 03:19
Auteur : Jean-Marc GANCILLE
Son avis : Défavorable
Bonjour

L'artificialisation de ce qu'il reste de milieux naturels sur notre île, par ailleurs déjà surfrequentés par les humains, pose de lourdes questions écologiques voire éthiques lorsqu'existe des alternatives.
La faune et les récifs marins exceptionnels que recèle actuellement le bassin de Grande Anse sont déjà fragilisés par des usages nombreux et souvent irrespectueux.
Ils constituent pourtant un témoignage précieux de la richesse patrimoniale de l'île qui ne saurait être sacrifié sur l'autel des loisirs, au risque de dégrader encore davantage des écosystèmes dont les humains demeurent dépendants pour la viabilité écologique même de leur milieu de vie.
Le site de grande Anse est un joyau de La Réunion déjà malmené par la densité de ses usages humains, merci de ne pas le condamner pour des motifs futiles.
Respectueusement
N° 152 : 16 juillet 2024 - 23:07
Auteur : Gianni Hoareau
Son avis : Défavorable
Vraiment terrible ce qui va arriver pour ce magnifique site de Grand-Anse! Tout d’abord une destruction de la faune et la flore pour commencer ensuite se sera le tour de cette beauté de barrière de corail avec ces magnifiques poissons que je m’aventure a allé voir depuis ma plus jeune âge! Je suis contre tous cela j’en pleure déjà! Triste de ce qui va arriver et tous cela pour le touriste et nos politiciens! Et nous créoles vous nous demandez notre avis?
N° 151 : 16 juillet 2024 - 22:30
Auteur : Émile Payet
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable car c’est l’une des plus belles plages de l’île et de l’océan indien( j’ai même envie de dire au monde)… de plus c’est également l’une des seules barrières de coraux du sud, ça serait défiguré notre paysage et surtout porté atteinte à la flore de grand anse que de bétonner , ferrailler ,creuser dans les fondations de cette baie unique et naturelle !!!
La capacité d’accueil du site est déjà saturée plus assez de place de parking, ce site se situe dans une crique qui elle n’est pas extensible .
Il y aurait déjà des améliorations qui auraient pu être faites depuis plusieurs années pour la sécurité des baigneurs sans pour autant enlever,arracher, détériorer le naturel pour le remplacer par l’artificiel qui nous ne pourrons pas dire combien de temps ça va tenir ou résister au éléments , à la puissance naturelle….

Nou néna un paradi ke mèr natur la créé ,façonné composé depuis plusieurs décennies…allon arét brisé carré le naturel pour faire mieux svp … Nou l’a toujours vu que lé impossible de battre la nature
Cordialement
N° 150 : 16 juillet 2024 - 21:44
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ce projet d'agrandissement sera trop impactant pour le récif corallien. Un aménagement de l'accès au bassin est nécessaire car impossible pour les PMR. Mais un simple aménagement du bassin existant suffirait.
Ce site est magnifique qu'il le reste!
N° 149 : 16 juillet 2024 - 20:39
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Pourquoi modifier ce bassin qui se suffit à lui même. De plus cela impacterai la biodiversité de ce bassin alors qu’aujourd’hui on devrait tout faire pour la préserver .
De plus il est déjà suffisamment difficile d’accéder à ce lieu le week end du fait du monde présent. pourquoi vouloir attirer plus de monde? Respectons ce lieux tel qu’il est et préservons le.
N° 148 : 16 juillet 2024 - 20:17
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Peut etre penser a rapprocher les douches. Et aussi un moyen de station pour les personnes en fauteuil.
N° 147 : 16 juillet 2024 - 19:17
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Cette plage reste un des derniers joyau naturel de l île. Le site est apprécié tel quel. Préservons sont éco système, ses coraux, sa faune et sa flore. Il est déjà saturé en fréquentation. Plus de monde égal plus de pollution, plus de déchets ect... Il vient d être réaménager.
Laissons ce lieu dans son authenticité c' est cela qui fait son charme.
N° 146 : 16 juillet 2024 - 18:43
Auteur : Veronique LAVERGNE
Son avis : Ne se prononce pas
je viens régulièrement dans le bassin de Manapany en masque et tuba pour y faire des photos sous marines de la biodiversité exceptionnelle qu'il y a dans ce bassin.
Malheureusement , beaucoup de gens se baignent dans ce bassin avec des chaussures pour se protéger les pieds des coraux et oursins et pietinent régulièrement ces derniers.

Il serait souhaitable de faire un bassin en 2 parties:
- la partie existante que l'on réserverai à l'observation sous marine avec des panneaux d'informations sur la richesse et fragilité de ce milieu
- une deuxième partie pour la baignade en agrandissant le bassin à droite (face à la mer) avec un espace sécurisé avec un sol uniforme sans coraux

comme ca les plagiste aurait 2 options de baignades et la biodiversité sera préservée
N° 145 : 16 juillet 2024 - 17:15
Auteur : Gianni Hoareau
Son avis : Défavorable
Vraiment terrible ce qui va arriver pour ce magnifique site de Grand-Anse! Tout d’abord une destruction de la faune et la flore pour commencer ensuite se sera le tour de cette beauté de barrière de corail avec ces magnifiques poissons que je m’aventure a allé voir depuis ma plus jeune âge! Je suis contre tous cela j’en pleure déjà! Triste de ce qui va arriver et tous cela pour le touriste et nos politiciens! Et nous créoles vous nous demandez notre avis?
N° 144 : 16 juillet 2024 - 16:00
Auteur : Morgane Legrand
Son avis : Défavorable
Ne polluez pas cet endroit si beau et naturel avec des choses artificielles et un poste MNS qui va ramener trop de monde encore...
N° 143 : 16 juillet 2024 - 14:29
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis très favorable au projet qui prend en compte la préservation de la biodiversité au sud du bassin et son développement pour permettre la baignade. Cela fait un peu plus de 10 ans qu’il est interdit de s’y baigner, et malheureusement beaucoup de gens entrent dans le bassin. C’est lorsqu un drame se produit que des critiques sont émises pour dire pourquoi rien n a été fait. Aussi sécuriser le site, l agrandir dans le respect des normes en vigueur, accompagner la pratique de la baignade actuelle, proposer la surveillance du site par des Maîtres nageurs : enfin…
En lisant les documents, on voit qu il y à déjà quelques années d études sur le sujet et qu il y a eu quelques échanges entre les services de l État et la commune. Le projet a évolué et été amélioré. Il y a eu une phase de consultation du public et le projet a encore été revu et bonifié.
Il faut de la persévérance pour réaliser un tel projet.
Au vu de beaucoup de commentaires, beaucoup ont oublié la période dite de crise Requins, avec des manifestations pour réclamer des mesures.
On voit que des arrêtés d interdiction de baignade ne sont pas suffisants.
Aussi, l accompagnement d activités de baignade en toute sécurité est bienvenue.
N° 142 : 16 juillet 2024 - 12:34
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il est important de préserver l'environnement
N° 141 : 16 juillet 2024 - 11:16
Auteur : Juliette Janin
Son avis : Défavorable
Contre du béton et encore du béton. Gardons notre nature ! Ça va dénaturer grand anse
N° 140 : 16 juillet 2024 - 11:10
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Aucune considération du milieu marin et de son écosystème. Tout cela pour faire une "piscine". Si nous voulons nager en piscine nous avons déjà le nécessaire sur St Pierre et les autres communes. Nous préférons observer les coraux et les poissons que faire de la natation en milieu naturel. Ce projet est complètement inapproprié.
N° 139 : 16 juillet 2024 - 10:36
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis totalement défavorable à ce projet d'extension du bassin, les risques de disparition de la dernière barrière de corail du sud sauvage serait un désastre écologique. Je pense que le territoire de la Petite-Ile est assez grand pour la mise en place de projet touristique qui ne denaturerait pas les paysages ainsi que l'environnement déjà suffisamment menacé.
N° 138 : 16 juillet 2024 - 10:20
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ne détruisez pas notre écosystème déjà si fragile
N° 137 : 16 juillet 2024 - 10:09
Auteur : Eric VIENNE
Son avis : Défavorable
Je suis totalement contre ce projet d’agrandissement du bassin de Grand Anse.
Regardez ce que ce genre de projet à fait de la plage des roches noirs à St Gilles les Bains.
À trop vouloir maîtriser la nature, on la modifie et détruit le paysage de l’île, favorise l’érosion de sa côte, jusqu’à en faire disparaître son sable….
À qui va encore profiter ce projet.
Qui est l’avide aux dents longues qui compte s’en mettre pleins les poches avec pour projet de modifier ce que la nature nous offre de plus beaux ?
De plus il n’y a déjà plus de place pour que les gens puissent se garer sur le site, vous allez devoir détruire quoi d’autre pour favoriser son accès à un plus grand nombre ?
Gardez plutôt cet argent pour ré emménager le site de Manapany que vous avez urbanisé puis laissé à l’abandon.
N° 136 : 16 juillet 2024 - 09:45
Auteur : Laurence Provot
Son avis : Défavorable
Bonjour,
je suis favorable à l'extension du bassin de baignade mais je souhaite que les coraux présents et les êtres vivants présents soient entièrement préservés sans être transférés ou faire l'objet de mesure compensatoire. Il s'agit bien ici d'évitement en priorité. Je souhaite que le caractère naturel des fonds soit préservé ce qui n'est pas le cas avec cette proposition. Je recommande que le pétitionnaire propose d'autre scénarios d'aménagement prenant en compte de manière plus importante la biodiversité qui s'est développé dans le bassin actuel comme si elle était protégée. En effet la stratégie nationale sur les aires protégés prévient 100% de protection des récifs coralliens et une stratégie locale Snap valide bien ce principe. Il n'est pas admissible de les détruire même si ils sont susceptibles de repousser ultérieurement vu le mauvais état de santé des récifs coralliens à La Réunion. Cordialement.
N° 135 : 16 juillet 2024 - 09:25
Auteur : Eric VIENNE
Son avis : Défavorable
Je suis totalement contre ce projet d’agrandissement du bassin de Grand Anse.
Regardez ce que ce genre de projet à fait de la plage des roches noirs à St Gilles les Bains.
À trop vouloir maîtriser la nature, on la modifie et détruit le paysage de l’île, favorise l’érosion de sa côte, jusqu’à en faire disparaître son sable….
À qui va encore profiter ce projet.
Qui est l’avide aux dents longues qui compte s’en mettre pleins les poches avec pour projet de modifier ce que la nature nous offre de plus beaux ?
De plus il n’y a déjà plus de place pour que les gens puissent se garer sur le site, vous allez devoir détruire quoi d’autre pour favoriser son accès à un plus grand nombre ?
Gardez plutôt cet argent pour ré emménager le site de Manapany que vous avez urbanisé puis laissé à l’abandon.
N° 134 : 16 juillet 2024 - 09:24
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
dans le projet qui est présenté l'impacte sur la vie sous Marine est négliger .
N° 133 : 16 juillet 2024 - 09:08
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Cela va créer trop de pollution dans l’océan.
N° 132 : 16 juillet 2024 - 08:55
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis pour
N° 131 : 16 juillet 2024 - 07:31
Auteur : Kévin NORY
Son avis : Défavorable
Au vu des informations portées à ma connaissance dans la description du projet dans cette enquête, ainsi que de mes connaissances environnementalistes, une des actions me semble néfaste et non acceptable.
Le bassin de Grand' Anse est, bien que artificiel, un hot spot de diversité et abritant des coraux en relativement bon état. Son agrandissement, si bien réaliser (construction de l’extension sans touché au bassin existant, puis ouverture du bassin, pour diminuer au maximum le stress sur les coraux), peut permettre d'augmenter l'espace pour cet écosystème, tout en diminuant les pressions lié à la trop grande densité de baigneurs dans le bassin, et évidemment de donner plus d'espaces aux baigneurs.
Toutefois, bien que la création d’une fosse de natation creusée dans le bassin (déroctage) sur l'extension du bassin soit nécessaire pour retirer le beach-rock, réaliser de tel travaux dans le bassin existant consisterais ni plus ni moins à détruire cet écosystème pourtant si riche, et c'est de mon point de vue inacceptable.
En réfléchissant et en pensant ce projet différemment, il y a là une réelle opportunité de faire de la plage de Grand'Anse une plage à la fois touristique et présentant des écosystèmes variés et riche (bassin corallien, reboisement de l'arrière plage en projet...), chose plus que rare à la Réunion, et ainsi se démarqué des plages de l'Ouest.
J'espère que le message est bien passé,
Bien cordialement,
M. Nory
N° 130 : 16 juillet 2024 - 07:27
Auteur : Eva Hoarau
Son avis : Favorable
Bonjour,

Est-ce que les coraux présent dans le bassin seront détruit? Ou bien existe-t-il une solution pour les récupérer et les remettre en place suite aux travaux?

Est-ce qu’un accès pour personnes à mobilité réduite est prévu ? Avec une rampe d’accès au bassin par exemple ?

Est-ce que l’ensablement est prévu sur toute la surface en amont du bassin? Même la ou il y a actuellement une zone très rocheuse ? D’où proviendrai ce sable ?

J’espère que vous pourrez répondre à mes question.

Dans l’attente de votre retour.
Cordialement,
Eva Hoarau
N° 129 : 16 juillet 2024 - 07:22
Auteur : Beatrice Mussard
Son avis : Défavorable
Le 16 juillet 2024
Bonjour
Je suis contre l'endiguement de la plus de Grand Anse . Contre la destruction des coraux et contre la destruction du cycle du sable . C'est l'une des plus belles plage au monde .
Je suis contre car elle fait partie du Sud Sauvage. Et je ne suis pas pour qu elle devienne une plage balnéaire.
N° 128 : 16 juillet 2024 - 06:49
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Destruction du corail en creusant.
N° 127 : 16 juillet 2024 - 06:47
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Pollution rejet d’eau douce dans la mer.
N° 126 : 16 juillet 2024 - 04:34
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Cela va détruire la biodiversité marine de la zone
N° 125 : 16 juillet 2024 - 04:04
Auteur : Sullivan Picard
Son avis : Favorable
Je suis du sud et parfois entre amis nous partons à grand anse, le seul problème c'est qu'il est dangereux de se baigner ! Avec le bassin comme proposé serait parfait. Favorable et surtout impatient y fait longtemps y doit faire !
N° 124 : 16 juillet 2024 - 03:16
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Super projet.
Hâte de voir commencer les travaux
N° 123 : 16 juillet 2024 - 00:14
Auteur : Émile Payet
Son avis : Défavorable
Je suis défavorable car c’est l’une des plus belles plages de l’île et de l’océan indien( j’ai même envie de dire au monde)… de plus c’est également l’une des seules barrières de coraux du sud, ça serait défiguré notre paysage et surtout porté atteinte à la flore de grand anse que de bétonner , ferrailler ,creuser dans les fondations de cette baie unique et naturelle !!!
La capacité d’accueil du site est déjà saturée plus assez de place de parking, ce site se situe dans une crique qui elle n’est pas extensible .
Il y aurait déjà des améliorations qui auraient pu être faites depuis plusieurs années pour la sécurité des baigneurs sans pour autant enlever,arracher, détériorer le naturel pour le remplacer par l’artificiel qui nous ne pourrons pas dire combien de temps ça va tenir ou résister au éléments , à la puissance naturelle….

Nou néna un paradi ke mèr natur la créé ,façonné composé depuis plusieurs décennies…allon arét brisé carré le naturel pour faire mieux svp … Nou l’a toujours vu que lé impossible de battre la nature
Cordialement
N° 122 : 15 juillet 2024 - 23:37
Auteur : Luckman Asvat
Son avis : Favorable
En tant qu’ancien résident et natif réunionnais, j’estime que ce projet est une grande avancée pour la population réunionnaise et notamment pour les sudistes. J’espère que ces travaux pourront se réaliser dans les plus brefs délais.
N° 121 : 15 juillet 2024 - 23:02
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Dénaturer n est pas une solution
Il vaut mieux se concentrer sur les zones existante étant sale pointe du diable....
N° 120 : 15 juillet 2024 - 22:23
Auteur : Fares Djemili
Son avis : Défavorable
Ce projet d'extension du bassin de baignade est déraisonnable. En plus de complètement perturber l'écosystème locale de la plage et de gacher la beaute du site, il ne répond à aucun besoin. Je n'ai jamais vû le bassin déborder de monde en plus de 20ans.
C'est du gachis d'argent publique!
Utilisez le plutot pour améliorer les transports publiques pour diminuer les bouchons, améliorer l'état des routes et tout ce dont on a vraiment besoin sur l'ile.
N° 119 : 15 juillet 2024 - 22:21
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
C'est un projet non nécessaire qui va impacter la biodiversité et le paysage.
N° 118 : 15 juillet 2024 - 21:37
Auteur : Élise Vidal
Son avis : Défavorable
Contre
N° 117 : 15 juillet 2024 - 20:26
Auteur : Alexis Bruant
Son avis : Défavorable
Avis défavorable.
N° 116 : 15 juillet 2024 - 20:23
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Défavorable
N° 115 : 15 juillet 2024 - 19:54
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Avis défavorable
N° 114 : 15 juillet 2024 - 19:13
Auteur : Bastien Morelli
Son avis : Défavorable
Je suis contre
C'est une plage qui est parfaite telle qu'elle est
Tous les gens autour de nous l'adorent comme ça. On n'a pas besoin d'abîmer l'environnement en faisant des travaux qui ne sont pas nécessaires
De plus la plupart des gens y vont pour faire des pique nique en famille sur l'herbe pas pour se baigner
Je suis absolument contre
N° 113 : 15 juillet 2024 - 19:11
Auteur : Lea Martins
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Pour moi et notre famille la plage de grande Anse est la plus belle de l'île : elle est naturelle et c'est ce qui fait son charme. Bien sûr le bassin n'est pas très grand mais c'est déjà génial d'en profiter. Peut être juste aménager l'entree du bassin car très glissant mais pour nous préserver l'autenticite du lieu est le plus important. Pourquoi mettre un poste de surveillance pour les requins alors que le bassin est fermé ? Cela n'a pas de sens. Je pense que l'urbanisation de ce site n'est pas privilégier, surtout que le tourisme de masse a tendance a abîmer l'écosystème.
N° 112 : 15 juillet 2024 - 18:52
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Il faut préserver ce site
N° 111 : 15 juillet 2024 - 18:49
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le site de Grand Anse doit garder son charme naturel et sauvage à mon avis.
N° 110 : 15 juillet 2024 - 18:10
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Franchement très beau projet.
N° 109 : 15 juillet 2024 - 17:58
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je pense que c'est un projet qui répondra aux attentes des reunionnais et aussi des touristes pour la région du sud sauvage.
N° 108 : 15 juillet 2024 - 17:48
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
La canalisation d’eau douce va polluer l’océan.
N° 107 : 15 juillet 2024 - 17:46
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Cela va produire trop de pollution dans la mer.
N° 106 : 15 juillet 2024 - 17:45
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis contre, car cela va détruire le corail.
N° 105 : 15 juillet 2024 - 17:42
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Destruction du récit
N° 104 : 15 juillet 2024 - 17:16
Auteur : Jules Cordillot
Son avis : Défavorable
Défavorable
N° 103 : 15 juillet 2024 - 17:02
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le préjudice sur l'environnement serait trop important au moment des travaux et à l'issue de ceux-ci avec une présence touristique encore plus grande.
N° 102 : 15 juillet 2024 - 16:53
Auteur : Pierre-Émile Georger
Son avis : Défavorable
En raison des effets néfastes sur la biodiversité et l'état du site, comportant encore à ce jour de nombreuses espèces et l'île disposant déjà d'autres endroits pour la pratique de la nage je suis défavorable à la réalisation de ce projet.
N° 101 : 15 juillet 2024 - 16:12
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis totalement favorable à ce projet pour promouvoir la bonne qualité de vie de la Petite Île.
N° 100 : 15 juillet 2024 - 16:01
Auteur : Arnaud Lecomte
Son avis : Favorable
La priorité doit être portée à la protection de la faune et de la flore lors de ce projet. La biodiversite de ce bassin de part sa petite taille et la variété d espèces s'y trouvant est exceptionnelle. Cette richesse est à valoriser et à préserver.
N° 99 : 15 juillet 2024 - 15:33
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Cet endroot est beau et utilisé tel quel depuis des années avec plaisir. Nul besoin de le modifier.
N° 98 : 15 juillet 2024 - 15:10
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Grande Anse est riche de biodiversité, marine et terrestre. Le spot est magnifique tel qu'il est. Il ne nécessite aucune SURconstruction, aucun SURdeveloppement.

Protez nout zarlor !
N° 97 : 15 juillet 2024 - 15:07
Auteur : Anouck Baudouin
Son avis : Défavorable
Avis défavorable
N° 96 : 15 juillet 2024 - 15:04
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
C’est un très beau projet , respectueux de l’environnement en utilisant de la verdure et des coraux naturels, sans y détruire ceux qui actuellement repoussent sur le site de grande anse !

De plus une bonne initiative pour les jeunes qui pourront apprendre à nager sur ce bassin , qui sera évidemment respectueux de l’environnement en son fonctionnement, ce qui n’est pas le cas d’une piscine municipale qui elle pollue ( gestion des eaux usées…) ect…

Je suis favorable à ce beau projet en tant que petite-ilois
N° 95 : 15 juillet 2024 - 14:45
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour, un poste de secours implanté sur la plate-forme en arrière, derrière les vacoas, oui. Mais pas au devant sur la plage, une chaise haute qui se déplace, comme sur les plages du sud ouest de la France. La plage de grand anse est considérée comme la plus belle de l'île, et naturelle, pourquoi la dénaturer? Quand au bassin , elle regorge d'une faune et d'une flore visible en si peu d'espace, il serait dommage de la massacré. Nous avons tous de l'eau à nos robinets, de multiple endroit de baignade. Je souhaite qu'on garde la plage aussi belle qu'elle l'est aujourd'hui.
N° 94 : 15 juillet 2024 - 14:44
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Avis défavorable
N° 93 : 15 juillet 2024 - 14:41
Auteur : Claire Beguinot
Son avis : Défavorable
Avis défavorable pour la conservation des espèces et la beauté de la nature
N° 92 : 15 juillet 2024 - 14:37
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Super idée
N° 91 : 15 juillet 2024 - 14:35
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Je suis contre ce projet
N° 90 : 15 juillet 2024 - 14:15
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Le bassin de baignade est assez grand et suffisant pour se baigner.
Les travaux engendrés porteraient atteinte au milieu aquatique et végétal.
N° 89 : 15 juillet 2024 - 14:00
Auteur : Arthur Choeur
Son avis : Défavorable
Avis défavorable pour le maintien de la biodiversité et du paysage.
N° 88 : 15 juillet 2024 - 13:46
Auteur : marie BIZ
Son avis : Défavorable
il ne faut pas toucher et denaturer ce petit coin de paradis tres fragile ! il doit rester tel qu'il est, c'est une veritable petite nurserie avec de nombreuses especes, un fragile microcosme et le projet va tout casser !!!! déplorable
N° 87 : 15 juillet 2024 - 13:42
Auteur : Didier Etheve
Son avis : Favorable
Un espace « naturel » pour l’observation de la biodiversité diversité pourrait être intéressante, actuellement dans une partie du bassin nous avons de magnifiques poissons.
Il est important de limiter l’impact sur la biodiversité
N° 86 : 15 juillet 2024 - 13:28
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Projet important et très attendu sur la commune de petite île.
N° 85 : 15 juillet 2024 - 12:51
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Ne pas dénaturer grand anse Grand Anse n'a pas pour vocation de se transformer en "parc de loisirs" komela la réunion lé pu la Réunion 😓
N° 84 : 15 juillet 2024 - 11:14
Auteur : Jennifer Vienne
Son avis : Favorable
Très bonne idée en préservant au maximum la faune et la flore de cet endroit incroyable, effectivement l’accès au bassin est très glissent
et dangereux en cas de houle.
Le travail d’aménagement déjà effectué pour les aires de pique-nique et autres sont aussi très intéressante
Bravo pour le travail déjà effectué
N° 83 : 15 juillet 2024 - 10:56
Auteur : Christine Hairon
Organisation : Découvertes en Terres Signées
Son avis : Défavorable
Bonjour, je suis guide accompagnatrice touristique et j’effectue régulièrement des visites pédagogiques avec des scolaires en qualité de PREN (partenaire relais pour l’éducation nationale) via le Parc National de La Reunion. Je sensibilise les enfants au respect de leur environnement ce qui comprend la faune et flore et l’aspect culturel. Aussi quand je parle de ce bassin je leur montre les photos des espèces en tout genre qui y vivent et les informe d’éviter la baignade pour préserver l’écosystème et aussi de par la dangerosité du site.
Ils acceptent volontiers de ne pas pouvoir se baigner si c’est pour préserver leur milieu naturel et sont meme favorables à une interdiction totale, choix qu’ils émettent eux même sans que je leur dicte quoi que ce soit. Ces enfants sont la génération qui pourra enfin prendre conscience des dégâts que nous faisons subir à notre environnement et mettrons en place les actes nécessaire pour préserver la biodiversité. Aussi je ne comprends pas pourquoi nous devons systématiquement arranger les lieux à notre propos et non à celui de la préservation du site et du milieu marin. Grand Anse fait partie de l’aire d’adhésion du Parc national, alors je ne comprends pas ce projet de travaux encore une fois et dont on pourrait se passer. Être assis et profiter du site tél qu’il est est deja amplement agréable et suffisant selon moi. Je suis donc défavorable à ces aménagements de bassin.
N° 82 : 15 juillet 2024 - 10:47
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Il nous manque un bassin sécurisé et surveillé à grand anse
N° 81 : 15 juillet 2024 - 10:37
Auteur : Marie Payet
Son avis : Favorable
C’est un beau projet. Depuis la crise Requin, l île a été touchée économiquement notamment au niveau touristique : les gîtes et les hôtels ont vus pendant quelques années la fréquentation baissée.
Il a fallu beaucoup d mobilisation pour redresser l image de l Ile.
Alors un projet qui permet de sécuriser enfin la baignade en mer tant attendue est un projet qui s inscrit comme une solution.
Ensuite le projet propose un poste de MNS.
Le projet prend en compte la renaturation du site avec des endémiques.
Le projet préserve la zone de biodiversité marine et la mise en place d’un coordonnateur environnemental est un gage de sérieux pour le suivi des travaux.
La proposition d un plan de gestion du site est une bonne idée à suivre en tant que citoyen .
Les panneaux de sensibilisation et d informations seront importants pour suivre les travaux et la gestion du site ultérieure.
N° 80 : 15 juillet 2024 - 10:11
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Mon observation porte sur la profondeur du bassin de baignade qui ne serait que de 1,50m. En effet j’estime cela insuffisant, la profondeur pourrait aller jusqu’à 2m à mon humble avis.
Merci
N° 79 : 15 juillet 2024 - 08:48
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis totalement favorable à ce projet pour promouvoir la bonne qualité de vie de la Petite Île.
N° 78 : 15 juillet 2024 - 08:02
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Le site a besoin de cela afin de compléter l'offre touristique.
N° 77 : 15 juillet 2024 - 06:28
Auteur : Danielle Gigan
Son avis : Favorable
C’est une bonne nouvelle depuis le temps !
De plus si cela prend en compte le respect de l’environnement.
Un bassin de baignade conforme à l’apprentissage et loisir pour nos jeunes, tous les Petit-Ilois ainsi que nos visiteurs. Je suis très favorable.
N° 76 : 14 juillet 2024 - 19:53
Auteur : Olivier Fort
Son avis : Favorable
Le bassin actuel de Grande-Anse est dangereux car l'enrochement est défectueux et la violence de certaines vagues peut projeter des baigneurs contre le mur en béton. La municipalité a pris un arrêté d'interdiction malgré cela, de très nombreux baigneurs continuent à nager chaque jour dans le bassin. La municipalité a donc prévu de renforcer l'enrochement en doublant presque la surface du bassin.Elle a choisi de ne pas détruire des coraux qui se développent à l'ouest tout comme à l'intérieur du bassin et donc de diminuer la surface initialement prévue.
Ce bassin sera équipé d'un petit espace de 650 m2 pour l'apprentissage de la natation essentiel car nos élèves du primaire n'ont pas de possibilité d'apprendre à nager alors que c'est un apprentissage obligatoire tandis que les collégiens sont obligés de traverser Saint Joseph pour des créneaux piscine. Ceci implique des trajets longs en bus.
Ce choix est intelligent car il utilise une particularité géographique, le fait que l'eau est à 26 degrés ou plus entre fin octobre et début avril ce qui permettra aux élèves de respecter les normes de température d'eau imposées par l'Education Nationale. Ce bassin utilise également la nature. L'eau contrairement aux piscines classiques n'aura pas besoin de machines ou de produits de filtration ni d'être changée une à deux fois par an.
Tout ceci se fera naturellement ce qui représente une économie conséquente en coût de fonctionnement. Pas de chauffage non plus donc des coûts diminués tout comme la pollution induite par le chauffage.
Grande-Anse est un fleuron touristique pour les Réunionnais mais aussi pour les vacanciers extérieurs. C'est pour cela que le bassin actuel est fortement utilisé malgré son danger.Il est donc nécessaire de le remettre aux normes afin que la population puisse continuer à l'utiliser mais en toute sécurité et toute légalité.
Un espace MNS est également prévu au dessus des pans végétalisés pour permettre une srveillance constante de la baignade et une aide aux enseignants. L'accueil PMR est évidemment prévu au niveau du local et vers la plage.
Ce projet a été réfléchi avec la population mais aussi avec plusieurs associations écologiques afin de respecter les règles de biodiversité tout en répondant à l'ensemble des demandes imposées par la DEAL et autres...
Ce projet est nécessaire, utile pour les élèves et la population, respectueux de la nature et donc économique pour le budget de fonctionnement de la commune.
N° 75 : 14 juillet 2024 - 19:23
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je trouve que le bassin de Grand-anse mérite cette extension et Petite-Ile aussi.
Cela aideras à valoriser notre ville, et d’avoir une sécurité renforcé pour les locaux et des tourismes.
Donc je suis poûr l’extension du bassin De Grand-anse.
Bonne chance et Merci.
N° 74 : 14 juillet 2024 - 19:23
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je trouve que le bassin de Grand-anse mérite cette extension et Petite-Ile aussi.
Cela aideras à valoriser notre ville, et d’avoir une sécurité renforcé pour les locaux et des tourismes.
Donc je suis poûr l’extension du bassin De Grand-anse.
Bonne chance et Merci.
N° 73 : 14 juillet 2024 - 13:41
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis totalement favorable à ce projet pour promouvoir la bonne qualité de vie de la Petite Île.
N° 72 : 14 juillet 2024 - 13:40
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Franchement très beau projet.
N° 71 : 14 juillet 2024 - 09:47
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
La plage de grande anse est un endroit idyllique qui mérite un bassin d’exception!
Favorisons ces travaux qui permettront au plus grand nombre de ce baigner dans un merveilleux paysage de cette côte sauvage et accueillante.
N° 70 : 14 juillet 2024 - 09:34
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Ce site est magnifique. Nous adorons y venir ! Mais malheureusement nous ne pouvons pas nous baigner. Hâte que le bassin soit réaménagé et ouvert au public. Nous sommes favorables à ce projet
N° 69 : 14 juillet 2024 - 09:32
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Nous n’avons pas de piscine municipale à Petite-Ile. L’extension du bassin offrirait un espace de baignade sécurisé à tous les habitants de Petite-Ile, et aussi à tous les Réunionnais et les touristes du monde entier ;)
N° 68 : 14 juillet 2024 - 09:30
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Pour l’agrandissement du bassin à Grand-Anse !
N° 67 : 14 juillet 2024 - 09:21
Auteur : Anne Gaëlle ROSOLEN-ANTOU
Son avis : Favorable
Nous sommes favorables à l’extension du bassin de baignade à Grand-Anse. Nous avons hâte d’avoir un lieu destiné à l’apprentissage de la natation pour nos enfants dans notre commune, à quelques minutes de chez nous.
N° 66 : 13 juillet 2024 - 15:40
Auteur : Stéphanie Robert
Son avis : Défavorable
Je suis totalement contre ce projet de destruction d'un espace naturel de petite île ils vont continuer détruire le peu de vie (poisson corail etc) de ce bassin et espace maritime encore un peu sauvage et protégé de tout ce surtourisme tt ces travaux et cette pollution qui va avec comment peut on encore aujourd'hui envisager une telle solution alors que le réchauffement climatique est un problème mondial et monsieur le maire lui décide sûrement pour des raisons politiques de détruire un tel espace alors que à petite ile c'est pas la place qui manque pour construire 3 bassin de nage comme toutes les communes de l'île même des communes plus petite que la notre (entre deux salazie Cilaos st Philippe....) possèdent une piscine et pas la peine de parler de budget parce que le budget de ces communes sont encore plus faible que celui de petite île alors totalement contre la destruction de la grande anse de la nature
N° 65 : 13 juillet 2024 - 12:10
Auteur : Tristan Prugnieres
Son avis : Favorable
L espace de baignade actuel n est pas sécurisé les enfants ne peuvent pas y aller.
N° 64 : 13 juillet 2024 - 09:54
Auteur : Faustine Lebon
Son avis : Favorable
Je suis favorable au projet du site de Grand anse. Pour moi un tels site sans pourvoir s’y baigner est très dommage
N° 63 : 13 juillet 2024 - 09:29
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Très favorable à ce projet surtout que nous ne disposons pas de piscine municipale.
N° 62 : 13 juillet 2024 - 09:10
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au projet du bassin de baignade sur le site de Grand-Anse.Contrairement aux piscines municipales,
l'eau reste propre et limpide, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser des produits chimiques onéreux, néfastes pour l'environnement et pas toujours bien tolérés par les peaux fragiles.
N° 61 : 13 juillet 2024 - 08:53
Auteur : Danielle Gigan
Son avis : Favorable
C’est une bonne nouvelle depuis le temps !
De plus si cela prend en compte le respect de l’environnement.
Un bassin de baignade conforme à l’apprentissage et loisir pour nos jeunes, tous les Petit-Ilois ainsi que nos visiteurs. Je suis très favorable.
N° 60 : 13 juillet 2024 - 07:56
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
C’est un très bon projet pour la promotion de la ville de Petite- île
N° 59 : 13 juillet 2024 - 07:48
Auteur : Deborah Grondin
Son avis : Favorable
Je suis favorable à la réalisation de ce projet. Un site magnifique mérite un bassin de baignade ce genre. Donc je dit un grand oui pour ce projet
N° 58 : 13 juillet 2024 - 07:40
Auteur : Faustine Lebon
Son avis : Favorable
Je suis favorable au projet du site de Grand anse. Pour moi un tels site sans pourvoir s’y baigner est très dommage
N° 57 : 13 juillet 2024 - 07:40
Auteur : Faustine Lebon
Son avis : Favorable
Je suis favorable au projet du site de Grand anse. Pour moi un tels site sans pourvoir s’y baigner est très dommage
N° 56 : 13 juillet 2024 - 07:27
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 55 : 13 juillet 2024 - 07:26
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 54 : 13 juillet 2024 - 07:25
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 53 : 13 juillet 2024 - 07:24
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 52 : 13 juillet 2024 - 07:23
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 51 : 13 juillet 2024 - 07:23
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 50 : 13 juillet 2024 - 07:21
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Je suis favorable au bassin de baignade
N° 49 : 13 juillet 2024 - 06:41
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Depuis l'interdiction de baignade pour des raisons de sécurité le site de grand anse a perdu un zone pour profiter d'activités aquatique. Ce projet pourrait permettre de rendre au site un de ses plus beau attrait.
N° 48 : 12 juillet 2024 - 20:12
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Les dépenses ne seront pas à le hauteur de nos attentes
N° 47 : 12 juillet 2024 - 18:15
Auteur : Edith NOEL
Son avis : Favorable
L’extension du bassin de baignade de Grand Anse ne pourrait qu’être un atout supplémentaire à l’attractivité du site.
N° 46 : 12 juillet 2024 - 18:11
Auteur : Cyrielle MOREL
Son avis : Favorable
Bonjour
Je suis heureuse de voir que la plage de grand anse va être réaménager car elle est devenu dangereuse et peu agréable à la baignade
Par contre je reste septique sur la grandeur car plus il y aura de baigneurs plus l eau sera polluée et il ne faudrait pas que les fonds du bassin soient abimes c est un des plus beau fond marin de la Réunion accessible à tous
J y suis 3 fois par semaine j habite à côté j espère juste que vous ne dénaturerez pas le site et SURTOUT que ça ne fasse pas un bassin comme à boucan ou l eau est sale car l eau ne circule plus assez
Merci de votre écoute
N° 45 : 12 juillet 2024 - 18:02
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Serait-il possible également de créer des casiers avec fermeture côté des douches afin de pouvoir y déposer ses affaires personnelles et éviter les vols?
N° 44 : 12 juillet 2024 - 17:34
Auteur : Magali Perrotte
Son avis : Favorable
Favoriser l'accès aux PMR se déplaçant en fauteuil.
Il existe des Tiralo.
Je souhaite juste pouvoir profiter de cette magnifique plage avec ma fille même si nous sommes en fauteuil roulant.
N° 43 : 12 juillet 2024 - 16:10
Auteur : Emilie Barret
Son avis : Favorable
Tres favorable à ce projet d'extension du bassin de baignade de Grande Anse. Très beau projet, on l'attend depuis longtemps
N° 42 : 12 juillet 2024 - 14:33
Auteur : Matthieu AUDIT
Organisation : CROQUE BOL DE GRAND ANSSE
Son avis : Favorable
Moi je trouve que ces super
N° 41 : 12 juillet 2024 - 14:33
Auteur : Matthieu AUDIT
Organisation : CROQUE BOL DE GRAND ANSSE
Son avis : Favorable
Moi je trouve que ces
N° 40 : 11 juillet 2024 - 19:10
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Nous sommes favorable à ce projet dynamique pour le site de grand anse
En effet apporterait plus d'espace de nage sécurisée dans un cadre magnifique.
N° 39 : 11 juillet 2024 - 17:41
Auteur : Andree Hablizig
Son avis : Favorable
Lieu agréable, il manque juste un bassin sécurisé pour profiter avec les enfants. Ça sera enfin bientôt le cas !
N° 38 : 11 juillet 2024 - 13:23
Auteur : Nawel BENTOUMI
Son avis : Favorable
Ça serait super que la piscine naturelle de Grande ANSE soit agrandie car c est trop petit actuellement quand il y a bcp de monde.
N° 37 : 11 juillet 2024 - 12:05
Auteur : Myriam LEVENEUR
Organisation : Administré
Son avis : Favorable
Je duos favorable au développement de Petite Île et au bassin mais le site est déjà saturé les week-ends.
Quels solutions :
-parkings?
-gestion des déchets ?
- gratuit ou payant ?
-incivilités non sanctionnés ?
N° 36 : 11 juillet 2024 - 11:35
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Super projet hâte de pouvoir en profiter
N° 35 : 11 juillet 2024 - 11:19
Auteur : Manon Mohr
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet car ce bassin est pour l'instant difficile d'accès
N° 34 : 11 juillet 2024 - 11:16
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Très bon projet!
N° 33 : 11 juillet 2024 - 06:26
Auteur : Jean-Francois Sorres
Son avis : Favorable
Depuis le temps qu'on attend c'est une très bonne nouvelle pour les gens de Petite Île et du Sud.
N° 32 : 10 juillet 2024 - 22:34
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
L’extension sera très bénéfique
N° 31 : 10 juillet 2024 - 18:07
Auteur : Christine CORDENOS
Son avis : Favorable
La création d un bassin de natation et d un poste de secours me paraît absolument nécessaire. En tant qu ancienne enseignante, j ai beaucoup regretté que les élèves des hauts de Petite Île ne puissent pas bénéficier de séances de natation.
Si ce projet permet également de préserver la richesse de la biodiversité du bassin actuel, alors la plage de Grand Anse, ce lieu magnifique cochera toutes les cases!
N° 30 : 10 juillet 2024 - 17:31
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable en prenant toute les mesures nécessaire de la faune et de la flore durant les travaux.
N° 29 : 10 juillet 2024 - 17:30
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable en prenant toute les m
N° 28 : 10 juillet 2024 - 16:54
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Le bassin de Grande-Anse représente regorge d’une biodiversité exceptionnelle. Elle est aussi très appréciée par les baigneurs qui peuvent être amené à découvrir cette biodiversité.
Il est toutefois important de noter que les aménagements prévus doivent impacter le minimum possible la biodiversité existante.
N° 27 : 10 juillet 2024 - 16:51
Auteur : Adrien Common
Son avis : Favorable
Superbe projet d’aménagement! Enfin une vrai zone de baignade sécurisé dans le sud avec en plus des considérations écologiques… hâte de voir le projet aboutir
N° 26 : 10 juillet 2024 - 16:23
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable au projet
N° 25 : 10 juillet 2024 - 15:32
Auteur : Ludovic Malet
Son avis : Favorable
C'est un projet très important pour la sécurisation de la baignade, c'est un endroit magnifique pour pique-niqué et à l'avenir pouvoir profiter pleinement de la mer.
N° 24 : 10 juillet 2024 - 14:04
Auteur : Stéphanie Ethève
Son avis : Favorable
Je suis ravie de ce projet, car enfin nous pourrons nous baigner à Grande Anse. La mairie a piloté les études avec sérieux. Cela a pris du temps. J’espère que la zone de baignade sera accessible tout le temps.
N° 23 : 10 juillet 2024 - 13:44
Auteur : Stéphanie Ethève
Son avis : Favorable
Je suis ravie de ce projet, car enfin nous pourrons nous baigner à Grande Anse. La mairie a piloté les études avec sérieux. Cela a pris du temps. J’espère que la zone de baignade sera accessible tout le temps.
N° 22 : 10 juillet 2024 - 13:34
Auteur : Nicolas Etheve
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet de bassin de baignade. Les études ont montré tout le sérieux de cet aménagement et la prise en compte des enjeux écologiques. Il est important de pouvoir donner aux Réunionnais un lieu de baignade sécurisé. Grande Anse est un lieux touristique incontournable, et mérite cet aménagement.
N° 21 : 10 juillet 2024 - 13:33
Auteur : Serge Barret
Son avis : Favorable
Attendu par la population depuis longtemps, Ce projet apportera un attrait supplémentaire à ce beau site unanimement apprécié.
N° 20 : 10 juillet 2024 - 13:23
Auteur : France May POTIN
Son avis : Favorable
Petite iloise de naissance , grand Anse c est toute mon enfance . Mes grands parents avaient la charge du four à chaux à l'époque et on a grandit a grand Anse . Ce site se doit d être amélioré pour une question évidente de sécurité tout en gardant son authenticité .
N° 19 : 10 juillet 2024 - 12:39
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Il est très important de préserver la biodiversité du site.
N° 18 : 10 juillet 2024 - 12:02
Auteur : Pascal Blancard
Son avis : Favorable
Il est important de garder ce bassin, pour de multiples raisons.
N° 17 : 10 juillet 2024 - 11:39
Auteur : Marie Clarisse Suzanne
Son avis : Favorable
Étant Petite îloise, j'ai vu le site de Grande Anse s'enjoliver et aujourd'hui offrir à tous un aménagement du bassin plus grand et sécurisé est une suite logique à cette belle évolution. Merci pour ce beau projet.
N° 16 : 10 juillet 2024 - 11:27
Auteur : Pascal SUZANNE
Son avis : Favorable
Avec pour vocation de devenir un bassin d’apprentissage en autre, ce bassin de la plage de Gande Anse sera vraiment un point fort pour que tous y trouve son bonheur.
N° 15 : 10 juillet 2024 - 11:20
Auteur : Corinne VIRAMA Ercama
Son avis : Favorable
Une chance d'avoir un bassin de baignade naturel sur l'un des plus beaux sites de la Réunion
N° 14 : 10 juillet 2024 - 11:19
Auteur : Marie Natacha Lebon
Son avis : Favorable
Ce bassin de baignade est très important, nous en avons besoin. Nous avons un magnifique site et ce bassin viendra l'embellir.
N° 13 : 10 juillet 2024 - 11:10
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable au projet
N° 12 : 10 juillet 2024 - 11:10
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Favorable au o
N° 11 : 10 juillet 2024 - 11:03
Auteur : Hugues BRIOIS
Son avis : Favorable
Pour un complexe de baignade structurant par son èconomie sociale et economique. Un rèèquilibrage de l'attraction touristique règional ultra-pèriphèrique de haute sècuritè paliant les effets nèfastes du "risque requin". Un sud sauvage plus ouvert sur la mer.
N° 10 : 10 juillet 2024 - 10:51
Auteur : anonyme
Son avis : Favorable
Gader notre patrimoine naturel
N° 9 : 10 juillet 2024 - 10:44
Auteur : Jean Daniel Grondin
Son avis : Favorable
C'est un atout touristique pour le sud sauvage un plus pour les joies de la natation pour cette génération et celle à venir.. ce bassin apportera aussi d'autres support pour les coraux et permettra à la faune et la flore marine de se développer dans de bonnes conditions autour de l'enrochement et a l'intérieur de celle ci.. un exemple à suivre pour toutes les communes du littoral bravo pour ce projet
N° 8 : 10 juillet 2024 - 10:27
Auteur : Julien Hoarau
Son avis : Favorable
L'installation d'un bassin de baignade sur notre site s'inscrit parfaitement dans la continuité des aménagements réalisés sur l'arrière-plage et viendra considérablement renforcer l'attractivité de la zone. En offrant une nouvelle attraction, ce bassin attirera non seulement les résidents locaux, mais également des touristes en quête de destinations alliant détente et activités nautiques, augmentant ainsi la fréquentation du site. De plus, cette installation contribuera à diversifier les activités disponibles, rendant la zone encore plus attrayante pour un public varié. En favorisant un cadre sécurisé et convivial pour la baignade, ce projet encouragera également des pratiques de loisirs sains et respectueux de l'environnement, renforçant ainsi l'attrait global du site pour les familles et les amateurs de plein air.
N° 7 : 10 juillet 2024 - 09:48
Auteur : Nicolas ramin
Son avis : Favorable
Je trouve bien l amélioration du bassin de grande anse car la baignade est dangereuse ce projet ramène la sécurité, protection. depuis un certains le bassin demande à être renove aussi je suis pour se projet.
N° 6 : 10 juillet 2024 - 09:37
Auteur : Nicolas Etheve
Son avis : Favorable
Je suis favorable à ce projet de bassin de baignade. Les études ont montré tout le sérieux de cet aménagement et la prise en compte des enjeux écologiques. Il est important de pouvoir donner aux Réunionnais un lieu de baignade sécurisé. Grande Anse est un lieux touristique incontournable, et mérite cet aménagement.
N° 5 : 10 juillet 2024 - 09:26
Auteur : Arnoux Patricia
Son avis : Favorable
Je vis à Grand Anse depuis 40 ans.
J’ai grandi en haut de la falaise de Grand anse et chaque semaine le plaisir familial était d’aller se baigner dans la bassin, surtout pendant les fortes chaleurs.
Ce bassin est un atout certain pour faire du sport dans l’eau et de profiter des vagues pour les amateurs, les passionnés et les familles en toute sécurité.
N° 4 : 10 juillet 2024 - 09:08
Auteur : Beatrice Fix
Son avis : Favorable
Enfin! Depuis le temps que nous attendons cet aménagement, je suis grand ansoise et les années passant j'ai vu le bassin , seul endroit autorisé pour la baignade, devenir de plus en plus dangereux, l accès non fermé sur le côté droit d'ailleurs et un aspirateur humain.
Je ne vois que le positif à venir pour ce projet!
Baignade sécurisé,les enfants de la commune pourront utiliser ce site pour apprendre à nager également dans les meilleurs condition
N° 3 : 10 juillet 2024 - 09:05
Auteur : Julien Hoarau
Son avis : Favorable
L'installation d'un bassin de baignade sur notre site s'inscrit parfaitement dans la continuité des aménagements réalisés sur l'arrière-plage et viendra considérablement renforcer l'attractivité de la zone. En offrant une nouvelle attraction, ce bassin attirera non seulement les résidents locaux, mais également des touristes en quête de destinations alliant détente et activités nautiques, augmentant ainsi la fréquentation du site. De plus, cette installation contribuera à diversifier les activités disponibles, rendant la zone encore plus attrayante pour un public varié. En favorisant un cadre sécurisé et convivial pour la baignade, ce projet encouragera également des pratiques de loisirs sains et respectueux de l'environnement, renforçant ainsi l'attrait global du site pour les familles et les amateurs de plein air.
N° 2 : 8 juillet 2024 - 10:55
Auteur : Catherine Langevin
Son avis : Favorable
Très bonne initiative la réhabilitation de ce bassin. La baignade devient de plus en plus dangereuse, accès très glissant, petit muret de protection dangereux en cas de houle car les enfants sont projetés contre ce mur.
N° 1 : 8 juillet 2024 - 09:08
Auteur : anonyme
Son avis : Défavorable
Bonjour,

Je suis défavorable au projet d'extension du bassine baignade de Grande Anse. Tout d'abord, il est clair, et a été prouvé par l'étude d'impact, que le projet d'aménagement aurait un impact fort sur la biodiversité marine. Je ne vois pas comment les travaux décrits pourraient permettre d'éviter la destruction des coraux. Des méthodes de transplantation ont été évoquées, mais seraient, honnêtement, irréalisables. Comment peut-on fermer les yeux devant une telle richesse faunistique et floristique ? Il suffit d'ouvrir le livret réalisé par l'association Vie Océane pour se rendre compte de la biodiversité qui peuple le bassin. Comment peut-on accepter de renoncer et de détruire celle-ci ? Énormément de poissons peuplent ce bassin et retrouvent refuge. Et on anéantirait cette faune uniquement pour permettre à des marmailles d'apprendre à nager ? Honnêtement, je souhaiterai avoir le nombre de personnes ayant explicité clairement leur besoin vital d'avoir un bassin de baignade à Petite-île. Il existe des piscines municipales pour apprendre à nager, et je ne pense pas qu'il soit vital d'avoir un bassin naturel. Or, il est question de mettre en péril la survie de milliers d'individus dans le bassin, sans parler de la fosse creusée qui causera également énormément de dégâts. Je pense qu'il vous suffit d'aller questionner les visiteurs du site de Grande Anse pour vous rendre compte que ce projet ne sera pas bien accueilli. Il suffit de leur évoquer la durée des travaux, pour que les gens soient complètement retissants. Les travaux fermeraient le site aux habitués, aux plongeurs, aux photographes, aux touristes, aux observateurs de baleines. En clair, il suffit d'aller interroger les gens présents sur le site pour vous rendre compte que ce projet n'a pas lieu d'être, qu'il serait uniquement synonyme de destruction massive de biodiversité et frein aux activités habituelles des usagers de ce site magnifique. Sans compter que ce projet va à l'encontre totale de la SNAP (Stratégie Nationale pour les Aires marines Protégées). La fiche 16 de ce document stipule clairement que le bassin de Grande Anse est dans une zone de protection et que les coraux ne peuvent être impactés. Alors allons-y, détruisons le patrimoine de La Réunion, détruisons des espèces que l'on ne peut voir nul part ailleurs, juste pour un confort dont on peut se passer ...